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Coalition internationale pour la paix

« Le plan Oasis doit être la principale référence pour l’avenir » #112

29 juillet 2025

Compte-rendu de la réunion du vendredi 25 juillet 2025

Dennis Speed a introduit la réunion en rappelant que c’est un 25 juillet que le président américain Harry Truman pris la décision de larguer des bombes atomiques sur le Japon, un acte aussi monstrueux qu’inutile. Une fois ce contexte sratégique remis en mémoire, Helga Zepp-LaRouche a enchaîné avec un aperçu stratégique, en commençant par rappeler que nous célébrons également le 80e anniversaire de la conférence de Potsdam, au cours de laquelle les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale ont discuté de l’ordre qu’elles souhaitaient instaurer en Europe après la guerre.

Il existe aujourd’hui, a-t-elle souligné, une « amnésie totale » en Europe concernant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, alors que l’Europe réarme pour se préparer à une nouvelle guerre mondiale alors que : « personne ne peut dire qu’il n’est pas témoin des horreurs qui se déroulent à Gaza. » Malgré cela, la conférence des Nations unies sur la solution à deux États pour Israël et la Palestine, prévue les 28 et 29 juillet à New York, ne semble pas devoir accueillir de personnalités de haut niveau. Elle a néanmoins appelé tout le monde à continuer de promouvoir le plan Oasis. Sur le front ukrainien, elle a ajouté que l’instabilité y prédominait actuellement.

Quant à la situation stratégique globale, « le seul contrepoids » consiste en la récente publication de documents classifiés par la directrice du Renseignement national américain Tulsi Gabbard, mais « les médias grand public s’efforcent clairement de minimiser leur importance ». Ces nouveaux documents montrent non seulement que le ’Russiagate’ était une fraude, mais aussi qu’il était lié aux services de renseignement britanniques, dans le but d’empêcher toute normalisation des relations entre les États-Unis et la Russie.

Afin de souligner le rôle que les citoyens engagés peuvent jouer, Mme Zepp-LARouche a conclut en citant Naledi Pandor : « Nous devons absolument donner suite à ce que le Dr Pandor a dit lors de notre conférence Schiller. » Nous devons élargir la portée et l’impact de la CIP.

Dans une présentation vidéo préenregistrée, le professeur Richard Anderson Falk a passé en revue les mesures judiciaires internationales prises contre le génocide israélien et le travail du nouveau tribunal populaire de Gaza, qui vise à stimuler l’engagement de la société civile. Falk est professeur émérite de Droit international à l’université de Princeton, président du conseil d’administration de l’Euro-Mediterranean Human Rights Monitor et ancien rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens de 2008 à 2014. Falk a averti que malgré les décisions judiciaires rendues sur les crimes d’Israël, il existe un « vide juridique » causé par les vetos américains au Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui signifie que « l’ONU est paralysée » dans l’application de la loi. Nous avons besoin de « plus qu’un engagement verbal pour mettre fin à ce génocide », a-t-il déclaré, ajoutant que les gouvernements arabes se sont « montrés passifs ». (Son interview complète, réalisée le 23 juillet, sera publiée dans l’hebdomadaire EIR du 1er août 2025).

Le jeune militant Jose Vega a rendu compte du rassemblement organisé le 24 juillet aux Nations Unies par l’organisation LaRouche. Ce rassemblement a été l’occasion de rencontrer d’autres militants personnes venues des États-Unis et d’autres pays pour manifester. Certains d’entre eux avaient décidé de faire une grève de la faim pour attirer l’attention sur la famine à Gaza.

Dennis Small est intervenu sur les événements importants pour la paix et le développement - ignorés par les médias occidentaux - qui allaient bientôt avoir lieu comme, par exemple, la prochaine réunion des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai, qui se tiendra à Tianjin, en Chine, du 31 août au 2 septembre, et qui réunira le président Xi Jinping, le président Vladimir Poutine et peut-être le Premier ministre Narendra Modi.

Jacques Cheminade, président du parti Solidarité et Progrès en France, a rendu compte de la mobilisation des militants français pour mettre fin au génocide à Gaza. Les médias français commencent à s’y intéresser. Il a conclu en déclarant que « le plan Oasis doit être la principale référence pour l’avenir ».

Larry Johnson, l’ancien analyste de la CIA, a déclaré que nous entrions dans une « période intéressante d’impuissance américaine », mais que les États-Unis étaient « toujours capables de causer beaucoup de chaos et de morts ». De son point de vue, la guerre en Ukraine sera réglée militairement, et non à la table des négociations et il a ajouté que la cause profonde de la guerre « est très, très simple : c’est l’expansion de l’OTAN vers l’Est ». Revenant sur le thème de l’impuissance des États-Unis, Johnson a déclaré que « Trump se vante d’envoyer du matériel militaire inexistant en Ukraine ». Trump veut augmenter la production militaire tout en menant une guerre économique contre la Chine, une stratégie autodestructrice car nous dépendons de la Chine pour les fournitures essentielles à la production militaire. La volonté des États-Unis d’intimider la Russie et la Chine par des sanctions économiques a incité les pays du BRICS à commencer à mettre en place un système économique alternatif. « Chaque menace proférée par Donald Trump à l’encontre du BRICS » ne fait que renforcer le mouvement vers des structures alternatives destinées à remplacer la domination américaine. Les pays du Sud ont pris conscience qu’ils « n’ont plus à être otages de l’Occident ».

A la question concernant la conviction persistante de l’establishment américain selon laquelle nous devrions dicter notre politique au reste du monde, Dennis Small a fait ressortir un point crucial mais difficile à être compris pour nombre de citoyens : « La raison de cette arrogance... n’est pas seulement une stupidité phénoménale. Si leur système veut survivre, il ne peut pas faire autrement. » L’oligarchie financière n’a aucun moyen de maintenir son énorme bulle spéculative autrement qu’en imposant un régime autoritaire au reste du monde. Il a fait remarquer que le nouvel engouement de Trump pour la cryptomonnaie est une approche encore pire que ce qu’ils faisaient auparavant. Ils vont exactement dans la mauvaise direction. La bonne direction est de travailler avec les BRICS, et non de s’y opposer.

Helga Zepp-LaRouche a observé que la politique américaine offre une sécurité militaire au reste du monde, mais pas de développement. La Chine, en revanche, offre un véritable développement. Elle a déclaré que si les États-Unis forçaient le monde entier à choisir entre eux et la Chine, « l’Occident perdrait cette bataille ». L’Occident insiste sur la rivalité, sur la géopolitique. Le grand prêtre néoconservateur Francis Fukuyama a écrit un livre dans lequel il proclamait La fin de l’histoire. « Combien de temps cette prévision a-t-elle duré ? »

Elle a ensuite adressé une question à Larry Johnson : « concernant les révélations de la directrice du renseignement national Gabbard, qui est le plus puissant, Trump ou l’État profond ? » Pour Johnson, c’est « l’État profond ». Il a toutefois ajouoté que, selon lui, il pense qu’ils auraient pu divulguer ces documents pendant le premier mandat de Trump mais qu’ils le font maintenant pour détourner l’attention de l’affaire Epstein. Cependant, il a convenu que les membres du cabinet d’Obama qui ont orchestré l’imposture du ’Russiagate’ devraient être poursuivis en justice.

A l’occasion d’une remarque sur la manière dont les médias occidentaux couvrent de manière biaisée les tirs israéliens contre des Palestiniens qui font la queue pour avoir quelque nourriture, Dennis Small est revenu sur ce qu’il qualifie comme « une empreinte britannique ».

En effet, Britanniques ont cherché de tout temps à convaincre l’espèce humaine que nous sommes des loups les uns pour les autres« , selon la doctrine du philosophe britannique Thomas Hobbes : Homo homini lupus. L’Institut Schiller avait d’ailleurs intitulé sa récente conférence à Berlin  »L’homme n’est pas un loup pour l’homme" redonner un sens des réalités . La créativité nous distingue de toutes les autres espèces : l’homme est fondamentalement bon par nature et de naissance, comme l’affirme le dixième et dernier principe des Dix principes d’une nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement de Helga Zepp-LaRouche. Il a donc la pleine capacité de faire le bien, s’il ne se laisse pas détourner de cet objectif ...

Dans ses conclusions, Larry Johnson a prédit que les prochains mois seront très importants et que nous assisterons à une conclusion rapide de la guerre en Ukraine.

Helga Zepp-LaRouche a rappelé aux participants qu’il y a 50 ans Lyndon LaRouche avait proposé en même temps le Plan Oasis et la Banque internationale de développement. Ensemble, ces initiatives auraient créé un monde totalement différent aujourd’hui.

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