« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller
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15 janvier 2026
par Christophe Lavernhe
De par sa nature intrinsèquement destructrice (par le pillage et la spéculation financière), le système politico-économique occidental n’est plus capable de surmonter les crises qu’il génère. Refusant à prendre les mesures de fond qui nous permettraient d’en sortir par le haut, nos « élites » paniquent. Dans le paradigme de compétition dont elles n’arrivent pas à s’extraire (je ne peux gagner que si tu perds), les fenêtres d’opportunité qui s’offrent encore à elles pour tenter de combler l’écart avec les pays des BRICS+++ sont en train de se refermer et l’avance de ces derniers devient irratrapable.
A cet égard, les Etats-Unis et l’Europe voient la Chine, en pleine effervescence créative, comme le défi ultime. Pour se prémunir d’une telle concurrence,
« les élites occidentales (…) ont choisi de militariser la concurrence elle-même, traitant le développement économique, les avancées technologiques et la coopération diplomatique des puissance non occidentales comme des problèmes militaires requérant des solutions militaires »
.
Sûr du soutien de l’Etat profond américain dont sa société est une pièce maitresse, Peter Thiel, patron avec Alex Karp de la firme Palentir (spécialiste du logiciel d’analyse de données à grande échelle) affirme ainsi que « la concurrence c’est fait pour les losers (les perdants) » [3]. Les patrons de la Tech américaine travaillent le gouvernement fédéral pour qu’ils les aident à imposer, par la force s’il le faut, un monopole mondial dans leur spécialité.
Cela dit, avec ou sans Palentir, la plupart des conflits actuellement en cours de par le monde sont le résultat d’une volonté de domination occidentale qui n’arrive plus à s’affirmer. L’Alliance atlantique, dominée par des pays va-t-en-guerre, désire pareillement passer en force sans en être capable. Les « losers » ne sont donc pas ceux qu’on croit. Et le fait qu’ils s’accrochent les rend terriblement dangereux.
On le constate à travers la volonté irréaliste et suicidaire de la part des Européens de doubler la mise face aux forces russes mais aussi celle des néo-conservateurs américains d’étendre l’Otan en Asie. Les deux nous mènent - à plus ou moins brève échéance - vers une guerre de haute intensité à partir de l’un de ces théâtres. C’est du moins ce que nous promettent les autorités civiles et militaires de notre pays, mais aussi celles du Royaume Uni, de l’Allemagne et de l’Otan pour ne citer qu’elles. La conflictualité « se déploie désormais dans tous les domaines et en amont du conflit ouvert » constatait déjà en 2017 la Revue Stratégique de défense et de sécurité nationale [4]. Une conflictualité à même de contrecarrer la pacification des relations internationales voulue par la majorité du Sud Planétaire.
Dans ce contexte et faute de pouvoir produire suffisamment d’armes, de munitions, de soutiens logistique pour neutraliser l’adversaire en cas de conflit de haute intensité, les Etats-Unis ont concocté une nouvelle doctrine qui consiste d’abord à se donner du temps.
A une domination qui ne peut plus se justifier par la prospérité, l’innovation ou le consentement, les capitales de l’Alliance atlantique opposent une coercition diffuse, jusqu’à avoir rattrapé leur retard (c’est du moins le but affiché).
Pour cela, il faut changer les caractéristiques de la guerre pensent-elles. « D’épisodique et régionale » la guerre doit devenir « trans-régionale et globale ». On y abandonne le principe « d’interventions ponctuelles et limitées » en faveur « d’un engagement simultané dans tous les domaines » [5] :
« Le système westphalien de conflits délimités entre états nations souverains fait place à un engagement permanent et partout (…) Les théâtres de guerre séparés deviennent, dans ce système « post-westphalien », les nœuds interconnectés d’un réseau de chantage planétaire ».
Parce qu’elles offrent la possibilité de maintenir des foyers de déstabilisation, les plaies héritées du passé sont maintenues ouvertes ou peuvent être réveillées n’importe quand au gré de déclarations hostiles, d’exercices militaires surprise ou d’incidents mis en scène. Concrètement on évite la résolution des conflits ainsi que l’illustre l’exemple tragique de ce qu’il se passe en Palestine ou en Ukraine. Mais aussi autour de Taiwan, au Vénézuela, dans de nombreux pays africains etc.
Outre que cela consolide le lobby militaro-industriel occidental, la multiplication d’accrochages de basse intensité est censée épuiser l’adversaire non-occidental. La mobilisation vers la guerre permet également d’occulter le déclin de nos économies civiles, tout en préparant les conflits de haute intensité.
Mais chaque jour qui passe met ce scénario à mal. Ne serait-ce que parce qu’il active de multiples solidarités entre pays partageant le sentiment d’être menacés par cette doctrine de guerre tous azimuts.
Selon la National Defense Strategy de 2018, le problème pour les Etats-Unis est désormais principalement de répondre aux menaces de ce qu’elle appelle les « puissances révisionnistes » (sous entendu toutes celles qui rejettent la suprématie occidentales), principalement la Russie et la Chine (et aussi la Corée du Nord et l’Iran). C’est sur le plan de la protection aérienne que les Etats-Unis ont le plus perdu. Leurs routes d’approvisionnement traditionnelles sont devenues vulnérables, et les bases statiques (800 bases américaines autour du globe) peuvent devenir des pièges mortels face aux dangers venus du ciel.
Les « trous » existants dans le « dôme de fer » israélien, constatés lors du dernier conflit avec l’Iran en juin 2025 en sont un exemple. Rappelons que le dôme de fer a été développé conjointement par Israël et l’armée américaine, pour défendre le territoire israélien, mais aussi comme terrain d’expérimentation mettant en oeuvre l’IA et les dernières technologies. Pour riposter, l’Iran a utilisé de puissants missiles balistiques qui sont venus saturer la défense du dôme de fer, provoquant des dégâts largement occultés par le narratif officiel israélien. Précisons que Téhéran disposerait d’un arsenal de 2 000 missiles balistiques.
Plus généralement, la vulnérabilité occidentale est liée à la « prolifération » des systèmes de défense anti-aérienne multi-couches, des tirs de précision dans la profondeur, des systèmes de guerre électronique et des moyens cyber offensifs et défensifs. Un nombre croissant de pays à qui les Etats-Unis ont affublé l’étiquette « adversaire » ou « ennemi » sont désormais en mesure de « contester » la liberté d’action dont les forces américaines ont pu bénéficier, remettant en cause l’aptitude à la manœuvre interarmées qui conditionne la domination américaine.
C’est dans cette atmosphère de contestation générale du primat américain que l’Army ne veut (ou plutôt ne peut) pas rester focalisée sur la conduite des « batailles ». Elle se prépare plutôt à mener toutes formes d’opérations dans le cadre d’une « compétition stratégique » de nature globale visant à mettre au pas le bloc révisionniste, où qu’il soit et quand il le faut. La persistance des foyers de tension soigneusement entretenus vise à dérouter l’adversaire, le faire douter dans un contexte d’éternels recommencements.
Cette doctrine porte un nom : l’ambiguïté stratégique. Elle brouille les intentions de sorte que les adversaires doivent se préparer à tous les scénarios et défendre tous les fronts, tout le temps. L’effet de surprise lié à l’imprévisibilité peut aussi donner à des moyens limités un effet multiplicateur sur le terrain. La fait d’alléguer en flux continu de l’existence de menaces diverses contribue aussi à alimenter la psychose dans le public, ce qui le prépare à la guerre. En Europe, chaque jour qui passe égrène sont lot d’évènements allégués et montés en épingle, destinés à accroitre l’inquiétude : déraillement de train suspects en Pologne (sur les lignes ravitaillant l’Ukraine), incendies d’entrepôts logistiques au Royaume Uni et en Allemagne, coupure inexpliquées de câble sous-marins en Baltique, brouillages GPS affectant l’aviation civile etc.
Si l’ambiguïté stratégique relève plus du discours diplomatique ou de la communication d’informations vers le grand public (conditionnements, propagande), l’incertitude opérationnelle intervient avant et durant l’intervention armée.
Ce que les stratèges américains ont nommé Opérations Multi-Domaines (Multi Domain Operations, MDO) permet de prolonger l’incertitude sur le terrain, avant et durant l’intervention armée.
Le document rédigé en 2018 sur la stratégie nationale de défense le résume ainsi :
« Soyez (...) opérationnellement imprévisible... notre déploiement dynamique des forces, notre posture militaire et nos opérations doivent introduire un élément d’imprévisibilité pour les décideurs adverses... manœuvrez vos concurrents dans des positions défavorables, contrecarrez leurs efforts, éliminez leurs options tout en développant les vôtres ».
La Rand corporation affirme au même moment que « l’imprévisibilité opérationnelle, c’est rendre l’adversaire incertain sur la façon dont les Etats-Unis vont combattre ». La meilleure façon de faire précise la Rand est de mettre au point et d’expérimenter plusieurs méthodes d’action qui demanderont chacune une réplique adaptée, différente de toutes les autres, de la part de l’ennemi.
Des attaques multiples, menées en collaboration étroite entre les domaines terrestre, maritime, spatial, aérien, cybernétique et électromagnétique visent à coordonner les effets et provoquer des dilemmes chez l’adversaire. On y intègre aussi celui de l’information, l’espace extra-atmosphérique… et le cerveau humain qui, pour les stratèges de l’Otan, est devenu le nouveau domaine opérationnel. La Russie est par exemple accusée de mener une guerre permanente contre les esprits européens, pour briser la volonté de résistance.
Ces attaques impliquent aussi le recours à différents types d’acteurs, sortes de mercenaires (voire de groupes terroristes) il est question de forces « de substitution » ou auxiliaires locaux (aussi appelés proxys). Ces modalités d’opération entrent dans le cadre de stratégies dites « hybrides » ou de « zones grises ». Les limites traditionnelles de la notion de conflit s’estompent, instaurant une lutte d’influence dont les enjeux sont les « alliés et partenaires » (pays de l’Otan, de l’AUKUS [6]...) ainsi que « les Etats vulnérables de la ligne de partage » (Ukraine, Turquie, Inde...).
La France s’inscrit en plein dans ces « nouveaux modes de conflictualité », notre Président de la République reprend à son compte l’ambiguïté stratégique : « la frontière entre compétition et confrontation, qui nous permettait de distinguer le temps de paix du temps de crise ou de la guerre, est aujourd’hui profondément diluée (…) Elle laisse place à de multiples zones grises où, sous couvert d’asymétrie ou d’hybridité, se déploient des actions d’influence, de nuisance, voire d’intimidation, qui pourraient dégénérer » (extrait de son discours sur la stratégie de défense et de dissuasion le 7 février 2020).
Mais entre ce qui est visé et la réalité, l’écart est encore manifeste. Les OMD supposent acquises de nombreuses conditions qui ne sont que très rarement réunies. Les communications doivent notamment éviter les brouillages et rester fluides entre les différents domaines. En Ukraine par exemple, on peut observer que la guerre électronique menée par la Russie perturbe avec succès les réseaux ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance) locaux tout en brouillant le GPS, en dégradant les drones et en interférant avec les tirs guidés de précision.`
La guerre de demain telle qu’elle est pensée au Pentagone sera aussi faite par des unités de taille réduite (composant une mosaïque), assemblées en vue de combattre de manière fluide et décentralisée, sans structure préalablement définie. Les éléments individuels d’une mosaïque – des petits drones par exemple - sont vulnérables, mais ensemble, ils représentent un réel danger. Même si un adversaire parvient à neutraliser plusieurs pièces de la mosaïque, l’ensemble peut réagir instantanément selon les besoins pour obtenir l’effet global souhaité.
Dans le cadre des Opérations Multi-Domaines que l’on vient de décrire, les responsables de la DARPA américaine (Defense Advanced Research Projects Agency) mettent en avant ce concept de guerre mosaïque pour qualifier les nouvelles configurations rendues possibles par les progrès dans la communication entre machines :
« petits fragments en grand nombre, interopérables, faibles et fragiles pris isolément, les drones peuvent être agencés dans un contexte spécifique pour tuer. Un même drone peut être une fois un capteur, une autre fois une munition vagabonde, un leurre, ou un brouilleur. Chaque drone est autonome. Il a été doté de données communes à tous les autres drones et peut s’intégrer très rapidement à une configuration locale de force. Le commandement humain fournit les grandes lignes de l’intention ; les algorithmes assemblent des forces opérationnelles à partir de tout ce qui se trouve à proximité et en réseau. L’orchestration est instantanée et, idéalement, intraçable ».
Contrairement aux systèmes monolithiques et aux architectures rigides actuels, dont le développement prend des décennies au point où certains systèmes militaires deviennent obsolètes avant même d’être livrés, de tels systèmes sont moins coûteux et moins complexes fait valoir l’État Major. La guerre mosaïque utilise aussi l’interopérabilité entre machines et IA pour mettre en réseau des systèmes en partie habités (par l’homme) et en partie non habités :
« La guerre mosaïque nous est présentée comme l’archétype de la résilience : un force distribuée qui ne peut être décapitée, qui survit en se dispersant plus vite qu’elle ne peut être à son tour frappée. »
Il existe une hypothèse sous-jacente à cette guerre apparemment « joyeuse » que veulent mener les occidentaux au XXIeme siècle, c’est que nos adversaires, contrairement à nous, sont fragiles, centralisés et incapables de se recomposer de manière adaptative. Ici perce à nouveau « la vision civilisationnelle de supériorité qui sous-tend la vision stratégique globale du monde. ». Une vision qui amène de nombreux stratèges occidentaux à sous-estimer la capacité des nations apparemment moins avancées à surpasser leurs manœuvres.
A l’échelle globale, la guerre mosaïque repose sur un réseau unifié, véritable architecture planétaire. Sur le papier, il permet par exemple à « un capteur situé en Afrique de déclencher une frappe dans le Pacifique, tandis que l’analyse est effectuée en Allemagne et au Colorado. »
Sorte de meta-réseau, le cyberespace inclut l’informatique, Internet, les réseaux subsidiaires, les technologies numériques, en particulier lorsqu’il s’agit de contrôle, de communication ou de sécurité. Pas de drapeau, pas de bases dans le cyberespace. Ce qui demeure c’est le maillage de l’espace, avec la possibilité d’y fonctionner d’une façon décentralisée. Au sein de ce réseau qui stipule avant tout l’interopérabilité, la puissance coercitive circule.
Mais attention, celui qui accepte d’en être membre accepte la loi en vigueur. Cela se fait à travers l’alignement sur les normes qui régissent le fonctionnement des infrastructures, de la logistique, des finances et de la communication. Au plan militaire plus spécifiquement :
« Grâce à l’infrastructure numérique, les alliés intégreront leurs forces armées dans un système technologique dirigé par les États-Unis dont ils ne pourront se dissocier sans renoncer à leur propre capacité opérationnelle »
Cet embrigadement fait écho au chantage exercé auprès des acteurs économiques qui acceptent de commercer en dollars. Ils doivent se soumettre aux conditions américaines (extraterritorialité du droit, taxes, sanctions et interdits divers). Voilà une bonne dizaine d’années que les territoires du Sud planétaire ont entamé la longue marche pour se désengager du système dollar. Ils ont aussi très bien compris – Chine en tête – à quel point la mise en place d’une infrastructure réseau indépendante de l’Occident collectif est un élément vital.
Voilà un exemple de ce que cela donne sur le terrain, à Gaza en l’occurence. Les entreprises technologiques américaines (Palantir à nouveau, et Dataminr) sont intégrées au centre de coordination civilo militaire (CMCC) partenariat public/privé élaboré par les Américains :
« Elles contribuent au modèle sécuritaire baptisé « alternative safe communities », qui propose de regrouper des civils palestiniens dans des zones clôturées, surveillées et connectées aux systèmes prédictifs des firmes américaines. L’IA identifierait les « comportements à risque » en suivant téléphones, déplacements et traces numériques. Ces sociétés ne se contentent pas de fournir des outils. Elles co-écrivent, avec les Etats, l’architecture sécuritaire de l’après-guerre. Cette fusion entre l’appareil militaro diplomatique et l’industrie du big data pose une question fondamentale : que devient la liberté quand la puissance publique délègue à des société privées le pouvoir de surveiller, cibler et contrôler des populations entières ? » [7]
Plus généralement, à Gaza ou bien en Ukraine qui pilote réellement ? Ce ne sont pas les peuples, consultés ni sur l’état de belligérance (est-on en guerre ou non ?), ni sur l’emploi de nouvelles armes, ni sur l’apparition d’outils de contrôle redoutables, ou sur l’élargissement de l’Otan. Ce sont à peine les ministres, à la fois complices et dépassés par la complexité technique des dossiers.
L’obstacle sur lequel l’humanité bute à l’aube du deuxième quart du 21e siècle, c’est donc la prééminence de ces intérêts militaro-financiers privés qui se substituent au pouvoir souverain des peuples, reléguant les nations porteuses de l’intérêt général au rang d’annexes « juridico-policières ».
Dans ce type de contexte international, les enjeux diplomatiques, militaires, les règles d’attribution de marchés privés, la multiplication des acteurs (incluant les organismes internationaux, supranationaux et autres ONG..), rend le fonctionnement général difficilement déchiffrable pour la plupart des intervenants.
Ce n’est pas le cas pour les sociétés qui organisent les processus de délibération/décision. Elles imposent des pratiques managériales qui compartiment les problèmes et entretiennent l’opacité. A travers l’élaboration de structures qui permettent de concentrer le pouvoir de décision sans attirer l’attention, de fixer la rémunération des sous-traitants, d’attribuer les budgets de façon à rémunérer au mieux le secteur militaro-industriel, le tout dans une logique de maximisation du profit et de rétrocommissions à des fins politiques.
Plutôt que de rechercher des terrains d’entente et de négociation, les élites occidentales préfèrent donc « gérer » l’opposition orchestrée entre les deux blocs que nous venons de décrire. La guerre généralisée reste, à leurs yeux, le dernier recours. C’est leur façon de repousser l’écroulement inévitable du système financier occidental. Elles peuvent pour cela compter sur l’aide active des gouvernements qu’elles ont réussi à subvertir. Pour nous européens la subversion est emmenée par le trio Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer. Sous peine d’écroulement, nous devons sortir de cette logique de bloc, très vite.
[1] https://themindness.substack.com/p/weaponizing-time-part-ii-the-global
[2] Les sources de la chercheuse sont les publications de think-tanks privés (tels la Rand Corporation, le CSIS, la Heritage Foundation), les médias qui en sont les relais (Wall Street Journal, Financial Times) et enfin les publications des organismes officiels au coeur de la bureaucratie permanente des Etats Unis et de l’Otan. Ces positions officielles reflètent souvent des politiques qui leur ont été soufflées par les lobbyistes, cabinets des conseil et autres agents d’influence extérieurs.
[3] Si l’on prend l’exemple français, Palentir n’a effectivement aucun concurrent. Voilà dix ans que les autorités françaises ont choisi Palentir comme partenaire exclusif de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), au coeur des services de renseignement français, pour exploiter nos données les plus sensibles. Et l’on a appris le 15 décembre 2025 que le contrat qui lie la France à cette société va être renouvelé pour les trois prochaines années…
[4] https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/2017-revue_strategique_dsn_cle4b3beb.pdf
[5] Selon le Plan de réseau unifié de l’armée 2.0 pour Army Unified Network Plan 2.0, ou AUNP, auquel fait écho l’Analyse prospective stratégique de l’OTAN pour 2023 établie par l’Otan.
[6] Acronyme de l’anglais Australia, United Kingdom et United States
[7] https://www.lecourrierdesstrateges.fr/gaza-la-big-tech-us-au-coeur-des-operations-militaires-israeliennes/