« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Table ronde de l’EIR

Une alternative à la guerre et au pillage dans les Amériques

29 août 2026

Une table ronde d’urgence de l’Executive Intelligence Review et de la Coalition Internationale pour la Paix aura lieu le vendredi 4 septembre à 17h00, l’horaire habituel de la réunion hebdomadaire de celle-ci.
De même, le lien zoom pour la connexion est le même que celui utilisé pour la Coalition internationale pour la paix :
https://7r9t6.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeFuBlCQMBxRXKOLVa0CS/DTXt_e_yd2vV

La table ronde sera également retransmise en direct sur la chaîne YouTube de l’Institut Schiller. Toutes les informations seront mises dans la description de la vidéo YouTube de la table ronde (le lien de la vidéo est toujours créé en avance).


Liste préliminaire des intervenants

Première session : 17h - 19h

  • Helga Zepp-LaRouche (Allemagne), fondatrice de l’Institut Schiller : Une nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement pour mettre fin à la guerre et au pillage
  • Roberto Amaral (Brésil), ancien ministre des Sciences et de la Technologie du premier gouvernement Lula (2003) : L’avenir du Brésil : science, technologie, innovation et souveraineté
  • Général (à la retraite) Edwin Patterson Monsalve (Pérou), universitaire et professeur de géopolitique et de géostratégie : Le port de Chancay au Pérou et les réseaux de développement et d’intégration en Amérique du Sud
  • Paulo Nogueira Batista, Jr. (Brésil), économiste qui a été directeur exécutif au FMI pour le Brésil et dix autres pays, ainsi que cofondateur et vice-président de la Nouvelle Banque de développement créée par les BRICS : La nouvelle doctrine Monroe et les prétentions des États-Unis à une hégémonie incontestée dans l’hémisphère occidental
  • Prof. Zhang Weiwei (Chine), professeur de relations internationales à l’université Fudan de Shanghai : Le rôle de la Chine dans le développement des pays du Sud
  • Colonel (à la retraite) Pedro Baños (Espagne), analyste géopolitique : Pourquoi l’Espagne ne doit pas se joindre à la guerre de l’OTAN contre la Russie et l’Iran

Deuxième session : 19h30 - 21h30

  • Dennis Small (États-Unis), directeur ibéro-américain de l’EIR : Le corridor ferroviaire biocéanique d’Amérique du Sud, une transformation planétaire à l’échelle d’un siècle
  • Donald Ramotar (Guyana), ancien président du Guyana (2011-2015) : Une politique de bon voisinage entre les nations d’Amérique du Sud
  • Sara Madueño de Vásquez (Pérou), chef du bureau de l’EIR à Lima : « L’effet Chancay » à la veille de la visite du pape au Pérou
  • Estevão Damacena (Brésil), mouvement de jeunes de l’Institut Schiller : Les vulnérabilités économiques matérielles du Brésil et comment les surmonter

Invitation

Le sous-secrétaire américain à la Guerre pour la politique, Elbridge Colby - ce même responsable du Pentagone qui prône actuellement un virage vers les armes nucléaires tactiques, afin de mieux mener une guerre nucléaire contre la Russie et la Chine - était également le principal auteur du document de Stratégie de Sécurité Nationale (National Security Strategy SSN) publié par l’administration Trump en décembre 2025. Ce document appelle à chasser tous les projets de développement économique chinois des Amériques et à polariser fortement l’Amérique latine et les Caraïbes selon un clivage droite-gauche afin de permettre à Wall Street de prendre le contrôle total de cette zone regroupant 33 nations souveraines et quelque 673 millions d’habitants, avec la possibilité, si nécessaire, d’interventions militaires américaines directes pour imposer la politique des banquiers. La politique anti-migrants concomitante de l’administration Trump n’est rien d’autre qu’une version actualisée du précepte malthusien de l’agronome Rockefeller William Paddock : réduire de moitié la population mexicaine en « fermant la frontière puis les regarder crier ».

L’économiste américain Lyndon LaRouche a longtemps défendu une politique diamétralement opposée à celle de Colby : les États-Unis devaient coopérer avec la Chine sur de grands projets en Amérique latine (comme partout dans le monde) et rechercher l’unité au sein d’un consensus de nations souveraines aux gouvernements politiquement divergents, à l’instar de John Quincy Adams et Franklin Delano Roosevelt – ce dernier qui était étroitement allié au Brésilien Getúlio Vargas et au Mexicain Lázaro Cárdenas. LaRouche a promu comme projet phare de cette intégration ibéro-américaine la construction d’un corridor ferroviaire bi-océanique, tel que celui reliant le port péruvien de Chancay, sur le Pacifique, au port brésilien d’Ilhéus, sur l’Atlantique, un projet actuellement à l’étude par les gouvernements du Brésil, du Pérou et de la Chine.

LaRouche envisageait un tel corridor ferroviaire bi-océanique comme l’épine dorsale d’un réseau continental de lignes à grande vitesse, reliant l’Amérique centrale, le Mexique, les États-Unis et le Canada au projet de tunnel sous le détroit de Béring, puis l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la Soie en Asie. Il prévoyait la création de centaines de villes le long de ces corridors ferroviaires de 100 km de large, avec des millions d’emplois qualifiés créés et des projets scientifiques de pointe menés dans les domaines de l’énergie nucléaire, de la minéralogie, des sciences spatiales et autres. Il proposait l’intégration des trois grands fleuves d’Amérique du Sud – l’Orénoque, l’Amazone et le Río de la Plata – ainsi que d’autres canaux et aménagements hydrauliques afin d’accroître considérablement la production alimentaire, notamment dans les plaines orientales (Colombie et Venezuela), le Cerrado (Brésil) et la Pampa (Argentine).

L’émergence d’une industrialisation de haute technologie, à commencer par de grands projets de développement, constitue la seule approche efficace pour créer des emplois en Amérique latine et résoudre les causes profondes de la crise migratoire. Cette politique rejoint les propos tenus par le pape Léon XIV lors de sa visite en Espagne en juin 2026, qui préconisait de résoudre la crise migratoire par le développement économique des pays d’origine. Le pape devrait se rendre en Argentine, en Uruguay et au Pérou en novembre prochain.

Ce conflit politique – dépeuplement malthusien ou grands projets d’intégration économique et physique – atteint aujourd’hui son paroxysme en Amérique latine avec l’élection présidentielle du 4 octobre prochain au Brésil, pays membre fondateur des BRICS. La City de Londres et Wall Street ont tout mis en œuvre pour empêcher la réélection du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et, à cette fin, ont instrumentalisé l’administration Trump pour mener une guerre économique et politique contre le Brésil. L’une de leurs plus grandes craintes est que Lula et la présidente du Pérou, Keiko Fujimori ; malgré leurs divergences idéologiques ; puissent coopérer, sur des projets d’infrastructures communs, tels que le Corridor bi-océanique, bénéfiques aux deux pays. « Comptez sur le Brésil pour construire ensemble une Amérique du Sud plus prospère, intégrée, démocratique et souveraine », écrivait Lula à Fujimori dans un message de félicitations daté du 3 juillet, jour de son investiture.

Londres et Washington ont lancé une attaque similaire contre l’Afrique du Sud, autre membre fondateur des BRICS, pour des raisons analogues.

Face à cette attaque, le président Lula a défendu avec vigueur la souveraineté du Brésil et son droit au développement. Dans une tribune publiée le 26 juillet dans le Washington Post , il écrivait : « L’Amérique latine et les Caraïbes n’ont besoin ni de porte-avions patrouillant leurs eaux, ni de droits de douane punitifs. Ce qui nous manque, ce sont des partenaires fiables et prévisibles… Dans ce vide, d’autres pays se sont proposés comme alternatives, offrant un programme constructif susceptible de favoriser le développement économique et social. » Pour être « un partenaire digne de nos intérêts de développement », les États-Unis devraient cesser de « diviser le monde en zones d’influence et de poursuivre des entreprises néocoloniales pour l’acquisition de ressources stratégiques ».

La table ronde EIR / CIP réunira des experts brésiliens et péruviens qui présenteront le projet du port de Chancay et du corridor bi-océanique, illustrant parfaitement le type de grands projets d’infrastructure nécessaires pour instaurer la paix par le développement à l’échelle mondiale. D’autres participants de renommée internationale débattront des changements politiques plus larges dont les relations Nord-Sud ont un besoin urgent au niveau mondial.

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