« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Pourquoi il faut lire « Principes non-mathématiques de la science »

10 mars 2020

Depuis tout(e) petit(e), on vous a dégoûté(e) des maths ? Vous n’avez jamais compris l’intérêt de jouer avec les formules abstraites et les équations compliquées ? Depuis, vous vous sentez « largué(e) » par les grands enjeux scientifiques ? Ce livre est fait pour vous...

« Principes non-mathématiques de la science », par Pierre Bonnefoy. Nouvelle édition revue et corrigée, éditée par l’Institut Schiller, janvier 2020.

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Si d’un point de vue personnel, c’est plutôt libérateur de se rendre compte que « la science » ce n’est pas forcément la même chose que les « mathématiques », d’un point de vue citoyen ça l’est tout autant… Tous les jours, les représentants pour qui nous votons sont amenés à prendre des décisions directement ou indirectement scientifiques. Qu’ils touchent à l’énergie, la santé, la nourriture, l’environnement, la recherche ou l’éducation, ces choix sont bien souvent décisifs pour nous et nos enfants. Alors ne serait-il pas plus légitime et rassurant qu’on ne laisse plus ces dirigeants s’en remettre à la seule parole des « experts » ? N’avons-nous pas notre mot à dire ? Pour cela, il va falloir apprendre à démystifier les « mathématiques », ce langage codé par lequel les initiés ont un peu trop pris l’habitude de s’approprier... la connaissance et le pouvoir.

Soyons tous des scientifiques !

C’est précisément ce que tente de faire Pierre Bonnefoy dans « Principes non-mathématiques de la science ». En nous faisant reparcourir l’histoire et la philosophie des sciences, il nous apprend même des secrets ignorés par la plupart des chercheurs aujourd’hui !

On y découvre, par la voix d’Einstein, le cheminement de Kepler ou encore de Leibniz, que pour faire une percée scientifique, « l’imagination est plus importante que le savoir » ; que les théories apprises et codifiées par les experts mathématiques sous forme d’équations sont nécessairement… fausses (!) ; que l’hypothèse et l’acte de découvrir sont en fait antérieurs à l’expression mathématique de la découverte elle-même ; enfin, que l’intention morale, civique, voire politique du chercheur, est fondamentale.

Mais attention, entendons-nous bien ! Non pas que les théories mathématiques soient inutiles : ce sont plutôt des béquilles, nécessaires pour avancer... mais jusqu’à un certain stade. Le moment vraiment intéressant dans la science, c’est quand une théorie apprise se trouve soudain mise en défaut... par un paradoxe ou par une expérience : c’est là que jaillit la découverte !

En bref : découvrir, ce n’est pas apprendre et répéter ; c’est même plutôt le contraire...

Pour conclure, avant de vous laisser découvrir le livre : sans doute n’avez-vous jamais osé envisager cette question terrifiante : « Les experts sont-ils incompétents ? » Et pourtant, l’histoire des sciences regorge d’exemples passionnants où des percées fondamentales ont été faites par des individus extérieurs à la « caste » du domaine scientifique en question.

En lisant cet ouvrage, vous ne deviendrez pas un expert, mais vous serez peut-être mieux armé pour juger comment pense l’expert qui parle à la société…

PS : Quelques menus passages du livre (chapitre 5) pourront sembler à certains un peu ardus. Ne vous effrayez surtout pas et n’hésitez pas à les survoler ! Si nombreux sont les lecteurs fâchés avec les maths qui ont apprécié le livre, c’est que le fil historique et philosophique est de loin plus important. Et c’est d’ailleurs tout l’enjeu des découvertes scientifiques !

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