« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Helga Zepp-LaRouche : Nicolas de Cues et la République américaine

9 juillet 2026

Intervention d’Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller, lors de la réunion électorale de Diane Sare à Philadelphie, le 5 juillet 2026.

Nicolas de Cues et la République américaine

Bonjour.

Je vous salue tous chaleureusement et vous félicite en tant que véritables représentants de la République d’Amérique, qui célèbre aujourd’hui son 250e anniversaire.

Je tiens à vous remercier tout particulièrement, Diane, d’être candidate indépendante à la présidence, portant haut la voix de mon défunt mari, Lyndon LaRouche, et d’avoir organisé cet événement qui, sans aucune exagération, compte parmi les rares célébrations remarquables défendant les véritables principes de la Révolution américaine, au milieu de tant de parodies et de banalisations de ce tournant historique.

C’est pour rétablir la vérité sur ce qu’a été cette Révolution américaine et sur le sort réservé à sa tradition et à sa mémoire, et raviver ses principes non seulement pour les États-Unis, mais pour le monde entier, que nous organisons cet événement aujourd’hui.

La renaissance des principes de la Révolution américaine, ou du moins la tentative de les restaurer, arrive à point nommé, car le monde est véritablement au bord du précipice. Le danger d’une guerre nucléaire mondiale n’a jamais été aussi imminent – bien plus dangereux que la crise des missiles de Cuba – avec deux théâtres d’opérations régionaux [Ukraine, Iran] sur le point de dégénérer.

Le monde tel qu’il a été en grande partie façonné par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, pendant la Guerre froide, avec ses deux blocs, et l’ordre mondial post-Guerre froide, s’est effondré.
La tentative d’instaurer un ordre mondial unipolaire, basé sur l’illusion que les États-Unis pourraient éternellement dominer le monde (illusion reposant dès le départ sur la relation privilégiée anglo-américaine) a subi un revers retentissant. De ce fait, le monde est aujourd’hui plongé dans le désarroi et le chaos. La fameuse déclaration du président Trump selon laquelle le droit international est superflu, a bel et bien contribué à faire voler en éclats tout cet ordre.

On a vu que lorsque l’Union soviétique s’est désintégrée en 1991, cela s’est fait de manière étonnamment pacifique : pas de chars, pas de fusillades, juste une transition avec quelques incidents, essentiellement pacifique, comme pour la réunification allemande.

A l’opposé, je ne crois pas que si les États-Unis venaient à se désintégrer (ce qui est d’ailleurs sur le point d’arriver, compte tenu de l’éclatement de la bulle financière), leur dissolution serait aussi pacifique que celle de l’Union soviétique. C’est pourquoi votre candidature, Diane, revêt une importance stratégique capitale.

Aujourd’hui, la grande question que bon nombre d’individus se posent à travers le monde, parfois avec désespoir, est la suivante : où trouver une issue ?

Car le rôle et l’avenir des États-Unis constituent le facteur le plus important, voire le seul facteur déterminant, pour répondre à cette question. Le 14 avril dernier, une lettre ouverte a été publiée en réaction à la nouvelle guerre d’agression non provoquée lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Elle a été signée par de nombreuses personnalités éminentes, dont plusieurs collaborent avec nous au sein de l’IPC et dont l’intégrité morale et intellectuelle est incontestable.

Le texte dit notamment :

« Aux peuples du monde, aux penseurs, aux érudits et à ceux qui croient en la justice. Pendant 249 ans, soit toute leur existence depuis 1776, les États-Unis ont réalisé un palmarès d’atrocités digne d’une époque pré-civilisée et plus sombre. Cet empire prédateur s’est construit sur les ruines des nations, du génocide de près de 5 millions d’autochtones à l’esclavage brutal de 4 millions d’Africains, en passant par le lynchage de plus de 4000 citoyens noirs sous le régime de Jim Crow. »

Si cette affirmation, qui dénonce ces atrocités de toute leur existence, était exacte, alors il n’y aurait que bien peu d’espoir pour la planète, voire aucun.

Le problème, c’est que la véritable histoire des États-Unis est méconnue. Un récent sondage de l’Institut Cato, qui n’est certes pas une institution à vocation humaniste, a révélé que seulement 39 % des gens de la génération Z associent les célébrations du 250e anniversaire à la Déclaration d’indépendance. Près de la moitié de la population (46 %) ignore la véritable signification de cet anniversaire et seulement 53 % des personnes interrogées l’associent à la Déclaration d’indépendance. 77 % savent que George Washington fut le premier président, mais 58 % ont déclaré ignorer l’objectif principal de la Constitution américaine.

On trouverait sans doute des chiffres encore plus alarmants en sondant les deux chambres du Congrès, car sinon, il serait inconcevable qu’elles aient réservé douze ovations au roi Charles III lors de son récent discours. Il affirmait alors que le constitutionnalisme américain puisait ses racines dans une ancienne tradition constitutionnelle anglo-britannique, et même s’il n’a pas cité de philosophes, son argumentation sous-entendait évidemment John Locke, Thomas Hobbes, Mandeville, etc. Bien que le roi d’Angleterre ait purement et simplement réécrit l’histoire américaine et effacé toute trace de sa Révolution, les membres du Congrès et les sénateurs ne s’en sont même pas rendu compte.

Je tiens à affirmer ici, très clairement, car cela ne va malheureusement pas de soi, que la Révolution américaine a marqué une rupture radicale avec le système oligarchique européen de l’époque, avec ses monarchies et son féodalisme. Si l’on considère la longue histoire de l’humanité, je la comparerais non pas au premier pas de l’homme sur la Lune par la mission Apollo en 1969, mais à un événement antérieur : l’ascension de Youri Gagarine, lorsque, le 12 avril 1961, il quitta la Terre pour la première fois pendant 108 minutes. Ce fut le premier pas de l’humanité dans l’espace. Et ce fut une véritable révolution, car on ignorait jusqu’alors si le corps humain pouvait supporter l’apesanteur et si la technologie permettant d’envoyer un homme dans l’espace serait réellement opérationnelle.

En ce sens, la Déclaration d’indépendance représente un changement de phase révolutionnaire et non linéaire. Et même si cela a déjà été mentionné, je le répète : la Déclaration d’indépendance affirme :

« Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes : que tous les hommes sont créés égaux ; qu’ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables ; que parmi ces droits figurent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Que pour garantir ces droits, des gouvernements sont institués parmi les hommes, et que leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Et lorsque toute forme de gouvernement devient destructrice de ces fins, le peuple a le droit de la modifier ou de l’abolir et d’instituer un nouveau gouvernement, en fondant son action sur les principes et en organisant son pouvoir de la manière qui lui semblera la plus apte à assurer sa sécurité et son bonheur. »

Ce fut un tournant décisif. Jusque-là, l’idée que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils possèdent des droits inaliénables donnés par Dieu, que le gouvernement n’est légitime qu’avec le consentement des gouvernés, était perçue comme une aberration.

Alors que la plupart des récits de la Révolution américaine se contentent d’évoquer le thé et les impôts, et la volonté des Américains de s’emparer des revenus légitimes des Britanniques, pour la première fois, le peuple était souverain. Pour les puissances coloniales britanniques, c’était une idée complètement absurde.

Tony Chaitkin, que nous entendrons parler dans un instant, cite dans son livre Who We Are (Qui nous sommes) la réponse britannique à la Déclaration du Congrès américain : un essai de quatre pages rédigé par Jeremy Bentham, qui devint par la suite le plus important agent de renseignement de Lord Shelburne, futur Premier ministre britannique de 1782 à 1783. Pour Bentham, leur théorie du gouvernement était absurde et visionnaire.

Il écrivait :

« Ce qu’ils appellent vérité évidente, tous les hommes, nous disent-ils, sont créés égaux. Cette rareté est une découverte récente. Nous apprenons maintenant, pour la première fois, qu’un enfant, dès sa naissance, possède la même force naturelle que son parent, la même force politique que le magistrat. »

La raison de cette réaction historique réside dans le fait que la Déclaration d’indépendance s’attaquait au cœur même du système impérial et colonial oligarchique. Dès lors que tous les hommes sont créés égaux, il n’existe plus ni roi, ni princesse, ni seigneur, ni comte, ni aucun autre titre superflu. L’idée même de noblesse n’est pas une simple question d’opinion. Elle sous-entendait que la plupart des gens étaient des esclaves, des subalternes, des sujets, et que seule la noblesse bénéficiait de privilèges, que la société tout entière était organisée de manière à servir les privilèges d’une minorité. Joseph de Maistre, écrivain au service de l’oligarchie au XIXe siècle, en donne une description particulièrement scandaleuse dans ses Lettres à un gentilhomme russe sur l’Inquisition espagnole. Il affirme que seuls les nobles sont bons par nature, dotés de droits divins, tandis que les masses sont mauvaises. Elles sont enclines au crime et doivent donc être contrôlées et opprimées par un État fort dirigé par la monarchie. Il déclare notamment que le bourreau est le véritable fondement de l’ordre social.

Le problème, c’est que l’on ne saisit pas l’importance capitale de la Révolution américaine, faute de connaissances historiques. Cette lacune est délibérée : sans histoire, impossible de comprendre le présent. Jusqu’au XVe siècle, en Europe et sans doute partout dans le monde, tous les régimes étaient oligarchiques. Seule une petite élite détenait des privilèges, maintenant délibérément le peuple dans l’ignorance, car plus le peuple est ignorant, plus le pouvoir est facile à exercer. L’abandon de ce système oligarchique et l’avènement de l’État-nation, synonyme de souveraineté, furent un processus long, complexe et ardu. Il fallut des siècles pour que, à partir de ces structures impériales supranationales, comme l’Empire romain et la papauté, émerge la notion d’État souverain, au terme d’une longue et laborieuse évolution.

Ce phénomène politique s’est produit pour la première fois en France sous le règne de Louis XI, de 1461 à 1483. Durant ce règne, le revenu de la population a doublé en vingt ans.

Parallèlement, Nicolas de Cues, sans conteste le plus grand penseur du XVe siècle, a marqué l’avènement de la modernité par ses écrits révolutionnaires dans de nombreux domaines : sciences naturelles, droit, philosophie. Sa première œuvre majeure, la Concordance catholique, contient notamment le chapitre 14, intitulé « Les Idées fondamentales », anticipant les idées essentielles de la Déclaration d’indépendance.

L’introduction démarre ainsi :

« Toute législation est fondée sur le droit naturel. Puisque nous sommes tous libres par nature, tout pouvoir coercitif découle de l’élection et du consentement des sujets. La juridiction ainsi créée n’est valable en soi que si elle est conforme à la loi et au canon. Car, puisque nous sommes tous libres par nature, tout gouvernement, qu’il consiste en une loi écrite ou qu’il s’agisse d’une loi vivante incarnée par un prince, par laquelle les sujets sont contraints de s’abstenir de mauvaises actions et orientent leur liberté vers le bien par la crainte du châtiment, ne peut provenir que de l’accord et du consentement des sujets. Car si les hommes sont créés égaux en puissance et également libres par nature, la véritable autorité, légitimement ordonnée, d’un souverain commun qui leur est égal en puissance ne peut être établie naturellement que par l’élection et le consentement des autres, et la loi est établie par consentement. »

C’était là une véritable révolution. C’était la première fois que ces idées étaient formulées avec une telle clarté, et cela marque un tournant décisif. Sans ces propos de Nicolas et leur mise par écrit, le long chemin qui a mené à la Déclaration d’indépendance américaine aurait été impossible. Il développe cette idée dans le livre 3 de la Concordance, au chapitre 4, où apparaît pour la première fois le concept de système représentatif de gouvernement.

(( « En résumé, toute autorité légitime découle du consentement électif et de la libre soumission. Le peuple possède un siège divin en vertu de son égalité de naissance et des droits naturels égaux de tous les hommes. Ainsi, toute autorité émanant de Dieu comme de l’homme lui-même est reconnue comme divine lorsqu’elle résulte du consentement commun des sujets. Celui qui est établi dans l’autorité comme représentant de la volonté de tous peut être appelé homme public ou citoyen, père de tous, régnant sans arrogance ni orgueil au sein d’un gouvernement légitime et établi. Tout en se reconnaissant comme l’enfant de tous ses sujets en tant que collectivité, qu’il agisse comme leur père, individuellement. Tel est l’état d’union spirituelle divinement ordonné, fondé sur une harmonie durable, qui guide au mieux une communauté dans la plénitude de la paix vers le but de la béatitude éternelle. » )]

Cette idée de gouvernement représentatif est une caractéristique fondamentale de la république. Dans le livre 3, chapitre 12, Nicolas de Cues décrit pour la première fois un système fondé sur la méritocratie. Aujourd’hui, cependant, on peut se demander quels gouvernements fonctionnent réellement selon ce principe.

Il écrit :

« Le roi doit présider un conseil où sont débattues les affaires relatives au gouvernement des États, et il doit décider de chaque question par consentement avec le conseil des nobles et des évêques qui lui sont soumis. À cette fin, le souverain doit faire participer à un conseil quotidien avec lui les sujets les plus compétents, choisis dans toutes les régions du royaume. Ces conseillers doivent représenter tous les habitants du royaume, à l’instar des cardinaux assistant le pontife romain, tels qu’ils ont été décrits précédemment. Ces conseillers doivent défendre constamment l’intérêt public qu’ils représentent, prodiguant des conseils et servant d’intermédiaires appropriés permettant au roi de gouverner et d’influencer ses sujets, et à ces derniers, en temps opportun, de l’influencer en retour. La grande force du royaume réside dans ce conseil quotidien. Les conseillers doivent être nommés à leurs fonctions par un accord lors d’une assemblée générale du royaume, et ils doivent être tenus publiquement, par serment, de parler ouvertement dans l’intérêt public. »

Il s’agit là encore d’un tournant décisif, pourtant méconnu. On attribue généralement à Nicolas de Cues un rôle de visionnaire, pour avoir développé des idées qui devinrent célèbres par la suite, mais il est crucial de souligner bien davantage l’importance de son œuvre pour l’avènement d’une véritable république.

Car ces idées de liberté naturelle, de consentement des gouvernés, de représentation par les urnes et de méritocratie ont mis 343 ans à se concrétiser, traversant les réflexions de nombreux penseurs, érudits et écrits, avant de trouver leur application politique dans la Déclaration d’indépendance. L’idée de coexistence pacifique des religions, développée dans le magnifique dialogue socratique De Pace Fidei, et le concept révolutionnaire et absolument remarquable de la Coincidentia Oppositorum (la coïncidence des opposés), selon lequel l’un prime sur le multiple, constituent, en tant que méthode de pensée et de résolution des conflits, un tournant majeur vers la modernité.

C’est vraiment une belle coïncidence historique que ces idées aient été puissamment mises en lumière avec la réception par le pape Léon XIV, le premier pape américain de l’histoire, de la 38e médaille de la Liberté, il y a deux jours à Philadelphie, où il a cité la Déclaration d’indépendance et appelé les gens à s’engager à nouveau à défendre ces idées.

Ainsi, la pensée de Nicolas de Cues influença la Déclaration d’indépendance et, de facto, la Constitution. Mais il fut également impliqué indirectement dans la Révolution américaine. Avec Paolo Dal Pozzo Toscanelli, médecin, astronome, mathématicien et cartographe de renom, avec qui il entretint une amitié de plus de quarante ans, ils étudièrent ensemble pendant quatre ans, de 1417 à 1423, à Padoue, grande ville universitaire qui était à la fois le centre d’un réseau de scientifiques et de philosophes influents, et qui créa un climat incroyablement stimulant autour de la Renaissance italienne et du Concile de Florence.

Toscanelli influença considérablement les idées mathématiques de Cues, et réciproquement, celui-ci influença profondément la pensée de Toscanelli. De cette influence naquit l’idée, débattue par tous les Européens instruits du XVe siècle, d’atteindre l’Asie, terre d’épices et de nombreuses autres richesses, par voie maritime vers l’ouest. Il existait de nombreuses cartes célèbres, notamment celles de Toscanelli, qui reflétaient la méthode de pensée de Nicolas sur l’infini et la coïncidence des contraires comme contexte crucial pour développer de telles idées nouvelles sur l’ordre du monde.

A la mort de Nicolas de Cues. Toscanelli était présent à son chevet et joua un rôle déterminant dans son testament. Dix ans plus tard, en 1474, il écrivit à Fernando Martínez, chanoine de Lisbonne, proche allié et collaborateur du roi portugais Alphonse V, puis à Christophe Colomb en 1480, l’exhortant à financer la réalisation de ce projet d’atteindre l’Orient par voie maritime occidentale, une route qu’il jugeait beaucoup plus rapide.

L’une des difficultés rencontrées lors de ces recherches réside dans la disparition de nombreux documents, notamment la quasi-totalité de l’œuvre de Toscanelli.

Cependant, Nicolas le mentionne bien dans son dialogue sur la quadrature du cercle et fait référence à Fernando Martínez, au moins comme personnage secondaire, dans le dialogue « De Li Non Aliud » (Sur Dieu comme non-Autre).

Lorsque Christophe Colomb arriva en Amérique, plus précisément sur une île des Bahamas, le 12 octobre 1492, il crut avoir atteint des îles proches des Indes. Les premiers récits espagnols et portugais concordent : tous décrivent ces îles comme proches de l’Inde. Seul Amerigo Vespucci sema le doute, car il constata que le littoral de ce qu’il découvrit était bien trop étendu pour qu’il s’agisse de l’Asie.

C’est pourquoi, dans ses lettres, il le nomma Mundus Novus, le Nouveau Monde. Vous vous souvenez sans doute de la magnifique Symphonie du Nouveau Monde d’Antonin Dvořák, et du poème poignant de Friedrich Schiller, « Colomb », qui suggère que c’est une intuition, une sorte de prescience, qui mena le navigateur à la découverte de l’Amérique. Ce n’est qu’en 1507 que le cartographe allemand Martin Waldseemüller publia une carte du monde où il nomma pour la première fois ce nouveau continent « Amérique », en hommage à Amerigo Vespucci.

Nous entendrons d’autres intervenants aborder les idées et les luttes qui ont façonné l’histoire de cette Amérique. Par exemple, la question reste à creuser de savoir si George III a sombré dans la folie suite à la perte de la colonie américaine, ou s’il n’a connu que des accès de colère ponctuels.

Quoi qu’il en soit, les Britanniques n’ont jamais renoncé à l’idée d’anéantir la Révolution américaine. Ils ont d’abord tenté une reconquête par la voie militaire avec la guerre de 1812. Ils ont soutenu la Confédération pendant la guerre de Sécession contre l’Union.

Puis, réalisant que la colonie américaine ne pouvait être reconquise militairement, ils optèrent pour la subversion, en convainquant l’establishment américain d’adopter le modèle de l’Empire britannique comme fondement de leur domination commune sur le monde – la « relation spéciale ». H.G. Wells, dans son ouvrage Open Conspiracy, décrit cela très clairement. Et force est de constater que cette conspiration a malheureusement été couronnée de succès.

Aujourd’hui, l’Occident est dirigé par une oligarchie financière calquée sur l’Empire britannique, qui bafoue les principes de la Déclaration d’indépendance. C’est pourquoi la campagne présidentielle de Diane Sare doit impérativement réussir à restaurer les idées fondamentales de la Déclaration d’indépendance, le système économique américain d’Alexander Hamilton, la politique étrangère de John Quincy Adams et, surtout, la vision de Lyndon LaRouche d’un nouvel ordre économique mondial juste, fondé sur une coopération avec les pays du Sud sur un pied d’égalité, dans la lignée des politiques de Franklin D. Roosevelt et de John F. Kennedy.

Le dialogue sur les contributions les plus précieuses de toutes les grandes cultures et civilisations est une composante essentielle de la campagne de Diane. C’est pourquoi nous devons collaborer avec elle à l’échelle internationale afin de corriger l’image erronée d’une Amérique comme un enchaînement ininterrompu d’atrocités pendant 250 ans, et de ramener les États-Unis aux idéaux élevés proclamés notamment lors de la Première Guerre d’Indépendance, première guerre anticoloniale de l’histoire.
La Déclaration d’indépendance proclame les droits de tous les peuples du monde. Lorsque j’ai fondé l’Institut Schiller, j’ai délibérément choisi le texte de la Déclaration d’indépendance, en n’en modifiant que cinq ou six mots afin de le rendre universel. En ce sens, elle devient la constitution et le fondement du nouvel ordre que nous sommes en train de bâtir.

En tant que citoyenne du monde et patriote, mais citoyenne d’un pays développé, j’apporte mon soutien sans réserve à Diane pour la présidence. J’invite toutes les personnes de bonne volonté, partout dans le monde, à en faire autant.

Merci.

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