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Une perspective chinoise pour un paradigme post-COVID

4 août 2020

Ding Yifan, directeur adjoint, Institut de recherche sur le développement mondial, Centre de recherche du développement de la Chine

L’épidémie montre que l’humanité est une communauté de destin commun

La pandémie de Covid-19 a pris le monde entier par surprise. Non seulement l’économie s’est trouvée paralysée et la vie menacée, mais les habitudes de vie des gens ont également été chamboulées. De plus, de nombreux pays n’ont pas été en mesure de freiner efficacement la propagation du virus car ils n’ont aucune expérience. Bien que de nombreuses institutions tentent d’en produire, la protection fournie par un vaccin, à supposer qu’il soit mis au point, peut s’avérer de courte durée car le virus évolue très rapidement.

Face à l’épidémie, nous, les humains, sommes très vulnérables. Si nous ne sommes pas unis et ne travaillons pas ensemble pour la vaincre, la pandémie se prolongera et nous en subirons les conséquences.

Je voudrais souligner quatre points.

1. Lorsque l’épidémie éclata en Chine, de nombreux pays l’aidèrent en lui fournissant divers matériels de prévention et de lutte, notamment des masques. Des pays comme le Japon reprirent des dictons d’anciens classiques chinois pour les afficher sur des colis de matériel médical afin d’exprimer les relations étroites entre les pays d’Asie de l’Est. Lorsque la situation épidémique en Chine fut maîtrisée, tandis que la situation au Japon et en Corée du Sud s’intensifiait, la Chine leur envoya à son tour une grande quantité de matériel pour les aider à combattre l’épidémie.

2. Beaucoup de ces histoires touchantes ont également eu lieu entre des sociétés chinoises et américaines. Alors que la situation épidémique aux États-Unis s’aggravait, les entreprises chinoises fournirent aux États-Unis une grande quantité de matériel, ainsi que des masques, des vêtements de protection, des lunettes de protection, des ventilateurs et des réactifs pour les tests à base d’acides nucléiques.

3. Cependant, la dissension politique au sein des États-Unis a fait de la Chine un bouc émissaire malgré elle. Certains membres du Congrès et sénateurs radicalisés rivalisent avec les faucons de l’administration Trump pour afficher leur intransigeance vis-à-vis la Chine. Cette attitude n’aide pas les Américains à combattre l’épidémie, mais exacerbe la méfiance entre les deux pays, rendant la coopération plus difficile entre les gouvernements chinois et américain pendant et après l’épidémie.

4. Le fait est que l’économie mondiale n’est pas complètement sortie de la dernière crise financière de 2008. Une nouvelle crise est arrivée entretemps. L’épidémie la rendra plus profonde et plus difficile à gérer, car nous sommes confrontés à un dilemme : restaurer l’économie et empêcher la propagation du virus. Les plus grandes économies du monde doivent élargir leur coopération et prendre d’un commun accord des mesures non seulement pour utiliser leurs « plans de relance » en vue d’aider la population en difficulté, mais aussi pour investir dans les infrastructures., telles que des autoroutes, des ponts et des moyens de communication, mais aussi pour de nouvelles infrastructures, notamment le rétablissement des conditions sanitaires pour la prévention des épidémies et le traitement massif des malades, ainsi que les dispositifs permettant de prendre la température des personnes à distance, etc.

Ce n’est qu’en rétablissant la confiance entre les grandes puissances que nous pourrons nous unir pour vaincre le virus et ramener la société humaine sur la voie du développement harmonieux.