« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller
3.
Helga Zepp-LaRouche
Voici un moment unique dans toutes nos vies, ce moment où nous sommes rassemblés pour honorer la vie et la mémoire de Lyn, si cher à chacun d’entre nous.
Lyn a changé la vie de la plupart d’entre nous, le plus profondément. Et nous nous demandons, « où en aurais-je été, si je n’avais eu l’incroyable privilège d’avoir pu rencontrer Lyn, ce penseur le plus créateur de notre époque ». Si l’on regarde autour de soi au sein de notre société, nous voyons tant de vies perdues, d’êtres humains se noyant dans la cupidité, courant après l’argent, des objets, l’accumulation de divertissements – certains pouvant obtenir un succès matériel. Ils gagnent alors beaucoup d’argent, mais leur âme a été depuis longtemps absorbée par le désir de posséder. Beaucoup échouent. Ils ne parviennent pas à joindre les deux bouts.
Lyn, pour beaucoup d’entre nous, a ouvert personnellement les portes menant à une véritable humanité, et dans les innombrables discussions qu’il a eues au cours de sa longue vie, il a marqué la vie de milliers de personnes, aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Il a réellement changé leurs vies et les a profondément touchées, dans la plupart des pays, sur les cinq continents de notre planète. Voilà Lyn se mettant à parler à de nombreux groupes et individuellement à beaucoup de jeunes. Il enthousiasme des pêcheurs péruviens. Il s’entretient de leur métier avec des fabricants de chaussures italiens. Il parle à des élus italiens et à des dirigeants du monde entier. Il apprend à des chefs d’entreprise ce qu’est l’économie physique. Il parle à des syndicalistes, à des enseignants, à des étudiants. Il s’adresse aux plus grands musiciens du monde, il ouvre la porte de la vérité et de la connaissance à tant et tant d’êtres humains. Et nombre d’entre eux ont dit que Lyn connaissait mieux qu’eux-mêmes leur domaine de compétence, qu’il était plus expert qu’eux et capable de changer la direction de leur pensée.
L’existence de Lyn aura été un miracle. Il a défié tous les obstacles en mobilisant la puissance de son esprit. Il s’est senti, lorsqu’il était un jeune adolescent, comme un “vilain petit canard” qui ne pourrait pas s’adapter à l’environnement banal qui l’entourait. Devenu un jeune adulte, il avait déjà la force intérieure qui lui permit de rejeter toute corruption intellectuelle. Cependant, Lyn a ajouté quelque chose à ce talent : il a manifesté aux yeux de tous une rigueur et une application intellectuelles hors du commun. Il était vraiment un être humain voué à la recherche de la vérité, un penseur universel, un conquérant dans le domaine des idées qui ajouta des éléments nouveaux à pratiquement tous les domaines fondamentaux de la connaissance : les sciences naturelles, la musique classique, la poésie, l’histoire... Norbert Brainin (le premier violon du Quator Amadeus, Ndt), après deux jours d’intenses discussions avec lui, s’écria : « Cet homme en sait bien plus que moi-même sur la musique ! » L’on pourrait dire la même chose sur la connaissance que Lyn avait de l’histoire, l’histoire des Etats-Unis, l’histoire de l’Union soviétique, de l’Afrique, de la philosophie européenne. Dans tous ces domaines, et j’en ai sans doute oublié plus que la moitié, il a fait des découvertes fondamentales constamment enrichies de percées qualitatives.
A partir de ce savoir universel, il développa sa propre science de l’économie physique et de nombreux experts et chercheurs de plusieurs pays ont reconnu qu’il s’agit de la méthode économique allant le plus loin dans le domaine de l’économie réelle.
La motivation ayant guidé ce travail de Lyn a été – et demeure – l’amour de l’humanité. Quand il se concentrait sur un projet, il y travaillait 20 heures par jour et il produisait, au meilleur de ses capacités, 60 à 80 pages, avec les notes de bas de page correspondantes, en sorte que les services de rédaction n’avaient rien à y changer.
Il ne pouvait pas supporter l’idée de la répression du potentiel des personnes maintenues en état de pauvreté, et donc il ne pouvait pas souffrir l’idée de la pauvreté dans les pays en développement, et c’est ainsi que naquit en lui la haine de l’empire comme la forme de gouvernement qui impose cela aux peuples. Mais il ne pouvait pas davantage supporter l’oppression qui résulte des idées fausses concernant les lois de l’univers physique, car ce sont de telles erreurs qui conduisent à l’auto-destruction des cultures et des civilisations. Je n’ai jamais vu ou entendu personne qui ne soit si absolument concentré sur les changements nécessaires à réaliser face au système d’oppression, si absolument concentré sur la volonté de le remplacer par sa propre vision d’un monde plus humain et plus beau.
Cette vision des choses lui a permis de reconnaître très tôt les conséquences dévastatrices de la contre-culture du rock, du sexe marchandise et de la drogue. Regardez où en sont les États-Unis aujourd’hui, en termes culturels ! Si Lyn était devenu président – et, au vu de bonnes tendances de la campagne électorale de 1984 et de celle de l’Illinois en 1986, il aurait pu le devenir – ceci n’aurait jamais eu lieu.
S’il n’y avait pas eu les politiques néolibérales de l’establishment néoconservateur, il aurait pu réorganiser le monde. Pensez aux changements qu’il avait tenté d’initier : le développement de l’Amérique latine auquel il a travaillé avec le président José Lopez Portillo, la magnifique idée que l’Inde allait pouvoir surmonter la pauvreté, par la réalisation d’un projet de 40 ans pour développer le Sous-continent,qu’il a conçu avec Indira Gandhi.
Il avait été au bord de surmonter la division du monde en deux blocs – l’OTAN et le Pacte de Varsovie - grâce à son projet d’Initiative de défense stratégique (IDS), ainsi qu’à son appel à en finir avec la géopolitique et à incarner l’idée que l’humanité est une.
Imaginez un instant ce qui se serait passé si l’on avait adopté sa proposition d’utiliser les percées scientifiques et technologiques développées dans le cadre de l’IDS comme moteur permettant de fournir aux pays les plus pauvres les nouveaux principes physiques et les technologies de pointe nécessaires à leur développement. Ce transfert massif de technologie aurait permis à ces pays de faire de sauter des étapes technologiques vers les modes les plus avancés de production. Appliquées durant quelques décennies, ces politiques auraient abouti une réduction de la pauvreté en Afrique, en Asie et aux États-Unis. Une génération plus tard, les enfants auraient eu déjà accès a une éducation de haut niveau, et les jeunes du secteur en développement aurait pu en bénéficier. Aux États-Unis, un débat public aurait eu lieu sur les propositions faites par Lyn lors de sa belle intervention à la conférence « Nourriture pour la paix » de Chicago,en 1988,où il proposa de transformer les déserts africains dans des jardins luxuriants, afin de produire assez de nourriture pour la population mondiale. Le grand débat aux Etats-Unis ne serait pas à propos des épisodes de Games of Throne, mais plutôt sur la Théorie de la Relativité générale d’Einstein et sur les lois de l’Univers.
[Lyn] aurait aussi incité les musiciens à approfondir les principes de composition rigoureuse développés par les grands compositeurs qui se sont succédés, entre Bach et Brahms. Il aurait fait en sorte que les chercheurs aient une compréhension profonde du principe de la vie, afin de découvrir la solution permettant de guérir la plupart des maladies.
La créativité en tant que telle serait le bien le plus prisé de la société et tous auraient eu accès à la joie de la découverte, dans le contexte d’une nouvelle renaissance intellectuelle à l’échelle internationale. Et nous, qui avons travaillé avec Lyn, avons eu le privilège de goûter à ce que signifie vivre dans un monde d’idées. Si Lyn avait pu devenir Président, cet esprit de la Renaissance serait devenue une force intellectuelle hégémonique aux Etats-Unis comme dans le reste du monde. Les États-Unis ont eu la grande chance de voir naître sur leur territoire un citoyen avec un esprit si beau et une telle vision prophétique.
Lyn et moi même avons un jour rencontré un évêque à Rome pour qui Lyn était un homme de la Providence, et je suis tout à fait d’accord avec lui : sa vie et son travail ont été tout à fait en phase avec l’intention de la Création. C’est une tragédie pour le peuple américain et pour tous les autres pays, que les puissances de ce monde, aient pu, pour le moment, faire dérailler ses efforts.Une pensée future sera, cependant, nous pouvons l’espérer, associée aux idées de Lyn.
Car, la vision de Lyn d’un monde pleinement développé prenant la forme d’un Pont terrestre mondial, est déjà en train de se réaliser : un nouveau type de relations internationales parmi les nations émerge, un dialogue entre les cultures classiques des Nations est en train de remplacer la confrontation, une coopération internationale s’organise en vue de l’exploration de la Lune et d’une mission vers Mars. Ses ennemis, qui sont aussi ceux de l’humanité et du bien -des peuples, pourront, sans doute,s’imposer à court terme.Mais ils sont déjà hantés par les Érinyes. Ils auront pu cacher leurs crimes pendant une courte durée, mais les pouvoirs les plus élevés de la loi naturelle projetteront,la lumière sur leurs crimes.
Lyn, au contraire, a mérité la vie éternelle. Sa vie est désormais dans la simultanéité de l’éternité. Sa pensée et ses idées transcendent tous les espaces et tous les temps. Il se trouve, comme dans l’Ecole d’Athènes de Raphaël , en compagnie de Socrate et de Platon, de Confucius, de Kepler, de Leibniz, de Bach, de Beethoven, d’Einstein et de Vernadski et des autres grands penseurs de tous les temps et de toutes les cultures. Mon bien-aimé Lyn, tu es immortel.
4.
Voici la vidéo (en anglais) de la commémoration organisée en hommage à Lyndon LaRouche le 8 juin aux Etats-Unis. S’il est bien entendu impossible de communiquer l’ampleur et la profondeur des contributions apportées par M. LaRouche à la science, l’histoire, la gouvernance, l’économie, et plus encore dans une célébration de trois heures, les centaines de participants réunis à Manhattan et les centaines d’autres suivant en direct l’événement par Internet dans tous les Etats-Unis en ont été profondément émus et, dans bien des cas, étonnés par la vie et le caractère de ce grand esprit de notre époque.
L’allocution d’introduction par Helga Zepp-LaRouche a été suivie par des clips vidéo de plusieurs discours prononcés au fil des années par LaRouche, entrecoupés de morceaux de musique classique particulièrement chers à LaRouche, interprétés par des solistes et par la chorale de l’Institut Schiller.
Les clips en question portaient sur sa vision de la nature de l’homme et la nécessité de remettre à l’honneur la culture classique et l’optimisme scientifique dans le monde entier, y compris pour renverser la dégénérescence actuelle du monde occidental et lancer une nouvelle Renaissance universelle. Sa conviction intime que la musique classique avant tout représente le meilleur moyen d’éveiller le potentiel créateur de tous a trouvé toute son expression dans les discours entendus et aussi dans les œuvres chorales et instrumentales des grands compositeurs de Bach à Brahms en passant par Beethoven, comme dans les spirituals afro-américains. Pour la conclusion du programme musical, le public s’est joint à la chorale pour chanter la prière Ave Verum Corpus de Mozart, qui évoque le triomphe de l’homme in mortis examine, dans l’épreuve de la mort. La célébration s’est terminée sur une interprétation de Taps, la sonnerie traditionnelle pour clairon seul en mémoire des morts, en honneur d’un vrai soldat pour le futur de l’humanité.
C’est suite à cette commémoration que l’Institut Schiller a décidé de préparer la vidéo présentée en haut de cette page pour exposer la véritable histoire du procès de Lyndon LaRouche. Ce documentaire sera le fer de lance de la campagne pour ...
5.
Beaucoup de citoyens américains sont consternés de voir que le très respecté New York Times et la cabale du procureur spécial Robert Mueller cherchent à traîner en justice le président des Etats-Unis Donald Trump pour haute trahison, simplement pour avoir rencontré le président russe Vladimir Poutine et discuté avec lui, et aussi parce qu’il a osé s’interroger sur le rôle de l’OTAN, qu’il juge « obsolète », ou encore pour avoir limogé le directeur du FBI James Comey, bien que la Constitution l’y autorise.
Les gens découvrent avec stupéfaction qu’à la demande du renseignement britannique, de hauts responsables des services de sécurité américains (FBI et CIA) et du Parti démocrate se sont engagés et continuent à s’activer dans ce qu’il faut bien appeler un coup d’Etat contre le président élu des Etats-Unis.
Pour beaucoup d’entre vous qui lisez ces lignes, vous êtes outrés de voir que ces individus, même s’ils n’ont pas encore atteint leur but, peuvent se livrer à une telle manœuvre et semblent agir en toute impunité ! Et vous vous interrogez, vous et vos amis : « Comment est-ce possible ? »
Pour trouver la réponse à cette question, ... Lire la suite