« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller
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Table ronde de l’EIR
27 juillet 2026
Invitation à la Table ronde d’urgence de l’Executive Intelligence Review, le 31 juillet à 17h00. Cette Table ronde s’inscrit dans continuité de la Coalition internationale pour la paix
Alors que les conflits en Iran et en Ukraine s’enveniment et menacent de dégénérer en une troisième guerre mondiale nucléaire, il est devenu évident que, pour que l’humanité survive, nous devons trouver et mettre en œuvre un moyen d’instaurer une paix durable pour tous, fondée sur le développement, la sécurité et, par-dessus tout, la reconnaissance de la dignité humaine pour tous. Ces deux derniers mois, un nouvel élément stratégique est apparu, nous rapprochant considérablement de cet objectif.
Le récent voyage du pape Léon XIV en Espagne, conjugué à la publication de sa première encyclique, Magnifica Humanitas , le 15 mai, a lancé un appel à l’humanité pour qu’elle s’unisse dans la recherche de la paix et du développement pour toutes les nations, en mettant fin une fois pour toutes au colonialisme sous toutes ses formes. Cet appel s’appuie sur le concept de la dignité essentielle de l’Homme (« Le désir de bonté, de beauté et de vérité est inscrit dans l’ADN même de l’humanité »). Il applique cette approche au problème terrible des migrations forcées à l’échelle mondiale, qui touche des centaines de millions de migrants désespérés, ainsi que les pays d’accueil : « Nous parlons avant tout d’êtres humains créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et non de catégories juridiques ou de problèmes à gérer. »
Ce faisant, le pape a respecté son engagement antérieur envers la méthode de la coïncidence des contraires du cardinal Nicolas de Cues du XVe siècle, et il s’est exprimé non seulement au nom des catholiques, mais aussi au nom de milliards d’autres personnes de confessions diverses qui partagent cette vision. Il a introduit un principe qui, s’il est diffusé et appliqué à l’échelle mondiale, peut jouer un rôle majeur dans la construction d’une nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement.
Comme l’écrivait Helga Zepp-LaRouche, rédactrice en chef d’EIR et fondatrice de l’Institut Schiller, dans une déclaration du 17 juin au sujet de l’encyclique du pape :
« De tous les discours importants et urgents prononcés récemment par des hommes politiques et des experts de nombreux pays afin d’empêcher que la situation stratégique ne dégénère en une catastrophe anéantissant l’humanité, l’intervention du pape Léon XIV – avec son encyclique Magnifica Humanitas et les allocutions prononcées lors de son récent voyage en Espagne – est, à mon sens, de loin la plus importante. Lorsque les historiens se pencheront plus tard sur la question de savoir ce qui, espérons-le, s’est avéré être le facteur décisif ayant conduit la civilisation occidentale, en pleine crise spirituelle et culturelle, à changer de cap, ils constateront le rôle joué par le Pape et la volonté d’un nombre suffisamment important de croyants et de personnes de bonne volonté de prendre ses paroles à cœur et d’opérer un changement de politique… »
« Parallèlement, il indique la voie de sortie de la crise, qui est à portée de main, à savoir que les gens se remémorent l’idéal le plus élevé de la vision chrétienne de l’humanité et le mettent en pratique… »
« Parmi les différents aspects de ces politiques [occidentales ratées], qui constituent autant d’éléments constitutifs de la nouvelle Tour de Babel, figurent l’idolâtrie du profit au détriment des plus pauvres, les intérêts financiers qui alimentent les tensions et les conflits pour maintenir l’industrie de guerre en activité, et le soutien aux formes modernes d’esclavage. »
Mme Zepp-LaRouche a ensuite cité l’encyclique du pape Magnifica Humanitas :
« 81. Le traitement réservé aux migrants, aux réfugiés et aux personnes contraintes de se déplacer en raison de la pauvreté, de la violence, des changements climatiques et des catastrophes environnementales constitue aujourd’hui un test révélateur de la justice sociale… Cela implique de promouvoir le droit de demeurer dans son pays d’origine en paix et en sécurité, en s’attaquant aux causes profondes qui poussent les gens à migrer, notamment celles liées aux injustices économiques et à la crise climatique. Lorsque ces droits sont respectés, la migration peut devenir une occasion de rencontre et d’enrichissement mutuel entre les peuples. »
Puis, elle a insisté : « Au lieu de s’accrocher à une mentalité néocolonialiste inhumaine, les gouvernements de l’Europe et des États-Unis sont appelés à s’engager immédiatement dans une coopération internationale visant à éradiquer complètement la pauvreté et le sous-développement dans tous les pays de cette planète. »
Ces tâches sont à la fois immédiates et réalisables. Mme Zepp-LaRouche déclarait lors d’une intervention en ligne le 17 juin : « Le continent africain comptera 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050. Cela signifie que si l’on veut gérer la crise migratoire de manière humaine, nous devons créer un milliard d’emplois productifs au cours des 25 prochaines années. Ce serait un changement radical et bienvenu par rapport à la politique actuelle. Parallèlement, une coopération tripartite avec les pays BRICS permettrait aux gouvernements et aux pays européens de sortir de la crise économique. (...) Et pour les États-Unis, le même raisonnement s’applique. Si l’on observe la crise migratoire à la frontière américano-mexicaine, c’est précisément l’approche que les États-Unis devraient adopter pour l’ensemble de l’hémisphère occidental. Au lieu de chercher à chasser la Chine d’Amérique latine, ils devraient s’allier avec elle et construire des infrastructures comme le port de Chancay, déjà existant au Pérou, en le reliant à une ligne ferroviaire transocéanique raccordant l’Atlantique au Pacifique. Il s’agirait ensuite de connecter ce port à d’autres grands projets d’infrastructure. Cela permettrait également de s’attaquer aux causes profondes du problème migratoire en Amérique latine. »
La conjugaison d’une situation mondiale extrêmement dangereuse et de cette nouvelle perspective stratégique porteuse d’espoir exige une réflexion approfondie de la part des penseurs avec une réelle vision du futur qui s’intéressent à cette question international. Tel est l’objectif du prochain dialogue de la Table ronde d’urgence de l’EIR, qui se tiendra le 31 juillet et se composera de deux panels : I) Le pape Léon XIII et le Dialogue des civilisations ; II) Le développement, synonyme de milliards d’emplois, de zéro réfugiés et de zéro guerres.
La table ronde débutera à 17h00 le vendredi 31 juillet et sera diffusée en direct en anglais sur YouTube, ainsi qu’en interprétation simultanée en espagnol, en allemand et en français sur Zoom. Plus de détails, notamment la liste des intervenants, seront communiqués ultérieurement.