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	<title>Institut Schiller</title>
	<link>https://www.institutschiller.org/</link>
	<description>Tout en promouvant la paix par le d&#233;veloppement &#233;conomique et le respect de la souverainet&#233; des nations, l'Institut Schiller est &#233;galement actif dans le dialogue des cultures, en mettant l'emphase sur une meilleure compr&#233;hension de l'&#171; avantage d'autrui &#187;, concept inspir&#233; du Trait&#233; de Wesphalie (1648) ayant mis fin &#224; la Guerre de trente ans en Europe.</description>
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		<title>Institut Schiller</title>
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		<title>L'approche Leibnizienne de la science &#233;conomique
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		<dc:date>2022-05-20T15:45:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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&lt;p&gt;Le trait caract&#233;ristique de la machine &#224; combustion est la relation fonctionnelle existant entre l'accroissement de puissance fournie &#224; de telles machines et l'accroissement du pouvoir des ouvriers &#224; accomplir un travail. &#192; partir de l'examen de cette relation fonctionnelle, Gottfried Leibniz (1646-1716) a d&#233;fini les notions de puissance, de travail et de technologie au sein m&#234;me de la Science Physique. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude de cette relation fonctionnelle, &#233;tendue &#224; partir du cas sp&#233;cifique de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L113xH150/leibniz-f5530.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2178 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.institutschiller.org/IMG/jpg/leibniz.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH664/leibniz-bc24e.jpg?1775216849' width='500' height='664' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le trait caract&#233;ristique de la machine &#224; combustion est la relation fonctionnelle existant entre l'accroissement de puissance fournie &#224; de telles machines et l'accroissement du pouvoir des ouvriers &#224; accomplir un travail. &#192; partir de l'examen de cette relation fonctionnelle, Gottfried Leibniz (1646-1716) a d&#233;fini les notions de puissance, de travail et de technologie au sein m&#234;me de la Science Physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de cette relation fonctionnelle, &#233;tendue &#224; partir du cas sp&#233;cifique de la machine &#224; combustion &#224; tous les autres aspects du processus de production, constitue le sujet de l'&#233;conomie physique. L'&#233;conomie physique est une partie int&#233;grante de la Science Physique prise dans son ensemble ; l'&#233;tude de l'&#233;conomie politique, constamment gouvern&#233;e par les principes de l'&#201;conomie Physique, est la science &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte pratique du d&#233;veloppement par Leibniz de la science &#233;conomique &#233;tait son intention de r&#233;volutionner l'exploitation mini&#232;re, les manufactures et le transport fluvial par l'emploi g&#233;n&#233;ralis&#233; de machines &#224; vapeur au charbon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collaborateur de Leibniz, Denis Papin (1647-1714), a &#233;t&#233; le premier &#224; d&#233;velopper une machine &#224; vapeur efficace, qui a propuls&#233; efficacement un bateau sur une rivi&#232;re. Plus tard, des plagiats de l'invention de Papin firent leur apparition en tant qu'inventions britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Apr&#232;s que Papin a d&#233;montr&#233; la possibilit&#233; de faire naviguer une barque mue par une machine &#224; vapeur, il alla en Angleterre en emportant ses plans avec lui et disparut peu apr&#232;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Leibniz expliquait que le d&#233;veloppement de la production industrielle par des machines &#224; vapeur aliment&#233;es au charbon exigeait une am&#233;lioration qualitative dans l'exploitation des mines de charbon et de fer. Cette am&#233;lioration impliquait l'application de la machine &#224; vapeur &#224; des exploitations mini&#232;res, telles le pompage de l'eau, comme condition pr&#233;alable &#224; l'application des potentialit&#233;s du charbon &#224; la production industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a &#233;t&#233; le c&#339;ur du programme &#233;conomique que Leibniz a fourni &#224; la Russie de Pierre 1er ; c'est pourquoi la Russie a progress&#233; au point que son rythme de d&#233;veloppement minier et manufacturier au cours du XVIIIe si&#232;cle a surpass&#233; celui de la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution dans l'exploitation mini&#232;re inspir&#233;e par l'influence de Leibniz s'est &#233;tendue depuis les centres cam&#233;ralistes de l'Allemagne jusqu'en Am&#233;rique du Nord et du Sud et m&#234;me jusqu'au Japon.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Bien s&#251;r, l'Allemagne &#233;tait d&#233;j&#224; au XV&#232;me si&#232;cle un centre de technologie mini&#232;re. Cependant, la r&#233;gion d'Allemagne dans laquelle &#233;tait concentr&#233;e cette technologie mini&#232;re fut brutalement plong&#233;e dans un &#233;tat de quasi-barbarie par la guerre civile de 1525-1526 et ses terribles cons&#233;quences. Les effets ruineux de la Guerre de Trente Ans (1618-1648) ont accentu&#233; ces probl&#232;mes. Ce n'est qu'apr&#232;s la victoire du Cardinal Mazarin sur les Habsbourg en 1653 que l'Allemagne, ruin&#233;e et d&#233;peupl&#233;e, a pu entamer son r&#233;tablissement. Les forces engag&#233;es dans la reconstruction de l'Allemagne, dont Leibniz lui-m&#234;me faisait partie, s'adress&#232;rent &#224; la France pour obtenir la science et la technologie n&#233;cessaires &#224; leur dessein. C'est au cours de la vie adulte de Leibniz, et post&#233;rieurement &#224; celle-ci, que l'Allemagne a recouvr&#233; son r&#244;le essentiel dans le d&#233;veloppement de la technologie mini&#232;re.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Bien que le premier &#233;crit de Leibniz au sujet de l'&#233;conomie politique &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233; et &#201;conomie&lt;/i&gt; date de 1671, ses travaux sur les machines &#224; vapeur ont v&#233;ritablement commenc&#233; &#224; Paris au cours de la p&#233;riode 1672-1676, pendant laquelle il se trouvait aupr&#232;s de l'Acad&#233;mie des Sciences, institution fond&#233;e par Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), l'associ&#233; et le successeur de Mazarin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les collaborateurs de Leibniz les plus remarquables au cours de cette p&#233;riode, on trouve un autre prot&#233;g&#233; de Colbert, Christiaan Huyghens (1629-1695), dont la conception des machines &#224; combustion est &#224; l'origine des principes des moteurs &#224; explosion &#224; essence et &#224; diesel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement des machines &#224; vapeur modernes date des travaux de L&#233;onard de Vinci (1452-1519) &#224; la fin du XVe si&#232;cle. L'effort pour d&#233;velopper le charbon comme combustible industriel fut entam&#233; &#224; la fin du XVIe si&#232;cle par les cercles anglais associ&#233;s au grand scientifique William Gilbert (1544-1603).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; C'est Gilbert qui a jet&#233; les bases de la connaissance moderne du champ magn&#233;tique terrestre (voir, par exemple, De Magnete, 1600) et qui a &#233;galement d&#233;couvert le ph&#233;nom&#232;ne des plasmas magn&#233;tiques. Son influence a &#233;t&#233; g&#233;n&#233;ralement sous-estim&#233;e, car il fut non seulement un opposant d&#233;termin&#233; des Cecil et de Francis Bacon au sein de l'entourage imm&#233;diat de la Reine Elizabeth, mais aussi la cible privil&#233;gi&#233;e de Bacon, qui s'effor&#231;a d'extirper l'influence de la m&#233;thode scientifique de Cues, L&#233;onard de Vinci, Kepler et d'autres dans la Grande-Bretagne du XVII&#232;me si&#232;cle.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement encore, au regard du d&#233;veloppement par Leibniz de la science &#233;conomique, L&#233;onard a aussi &#233;labor&#233; les principes de la conception de machines, jetant la base des travaux de Huyghens, de Leibniz et, plus tard, de l'&#201;cole Polytechnique de Lazare Carnot (1753-1823) et de Gaspard Monge (1746-1818).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de moindre action de Leibniz, qui se trouve au centre de sa d&#233;finition du concept de &#171; technologie &#187; (ou de &#171; polytechnique &#187;, selon l'expression fran&#231;aise d'alors), est d&#233;riv&#233; des principes g&#233;om&#233;triques de la conception de machines employ&#233;s par L&#233;onard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de moindre action est si central &#224; la science &#233;conomique qu'il faut ajouter ici quelques mots sur le d&#233;veloppement de ces principes g&#233;om&#233;triques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relativement &#224; toute p&#233;riode connue de l'Histoire, la rapidit&#233; du d&#233;veloppement de la science physique en Europe, du XVe au milieu du XIXe si&#232;cle, est sup&#233;rieure de plusieurs ordres de grandeur &#224; celle de toute autre p&#233;riode ou de toute autre branche de la culture humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; ce d&#233;veloppement puisse &#234;tre port&#233; au cr&#233;dit des contributions d'un seul savant, l'on peut dire qu'aucune des d&#233;couvertes de la physique math&#233;matique moderne, en particulier, n'aurait pu &#234;tre possible sans l'&#339;uvre du Cardinal Nicolas de Cues (1401-1463) que ses &#233;crits comme &lt;i&gt;De la docte ignorance&lt;/i&gt;, firent conna&#238;tre dans toute l'Europe et au-del&#224;. Le Cusain &#233;mit une hypoth&#232;se h&#233;liocentrique qui, dans une version modifi&#233;e, a &#233;t&#233; employ&#233;e et prouv&#233;e par Johannes Kepler (1571-1630), le fondateur de la physique math&#233;matique moderne.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Au cours du XVII&#232;me si&#232;cle, le J&#233;suite Robert Fludd, Galil&#233;e, Ren&#233; Descartes, et les cercles de l'Acad&#233;mie Royale de Londres de William Petty, se sont efforcer de discr&#233;diter le m&#233;rite scientifique de l'&#339;uvre de Kepler. Cependant, ces critiques ont &#233;t&#233; imparablement r&#233;fut&#233;es par Gauss, qui d&#233;montra que Kepler avait pr&#233;cis&#233;ment pr&#233;dit les valeurs harmoniques de l'orbite de l'ast&#233;ro&#239;de Pallas, et apporta la solution &#224; la d&#233;termination des fonctions elliptiques. Kepler appara&#238;t aujourd'hui comme le premier &#224; avoir &#233;tabli un ensemble complet de lois math&#233;matiques rendant compte de l'action au sein de l'Univers et, &#224; ce titre, comme le fondateur de la physique math&#233;matique moderne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Plus directement encore aux origines du principe de moindre action de Leibniz, Nicolas de Cues op&#233;ra une r&#233;volution dans la g&#233;om&#233;trie, en reconsid&#233;rant dans son int&#233;gralit&#233; le probl&#232;me de la quadrature du cercle pos&#233; par Archim&#232;de (environ 287-212 av. J-C). Il annon&#231;a qu'il avait d&#233;couvert une m&#233;thode sup&#233;rieure &#224; celle d'Archim&#232;de, d&#233;couverte connue aujourd'hui sous l'appellation de th&#233;or&#232;me isop&#233;rim&#233;trique en topologie, appel&#233; par le Cusain le principe du minimum-maximum [&lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Appendice-1-Le-principe-de-maximum-minimum.html&#034;&gt;&lt;strong&gt;Appendice 1&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;couverte est &#224; la base du principe de moindre action de Leibniz, la cl&#233; pour la mesure de toute technologie (polytechnique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me d&#233;couverte, sous sa forme plus avanc&#233;e employ&#233;e par Karl Gauss (1777-1855), Lejeune-Dirichlet (1805-1859) et Bernhard Riemann (1826-1866), est &#224; la base de la m&#233;thode LaRouche-Riemann d'analyse &#233;conomique, le sujet de ce livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant la production en &#201;gypte de ce que l'on conna&#238;t aujourd'hui sous le nom des treize livres d'Euclide, &lt;i&gt;Les &#233;l&#233;ments&lt;/i&gt;, la g&#233;om&#233;trie grecque classique &#233;tait, suivant notre terminologie contemporaine, une g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique. Il s'agit d'une forme de g&#233;om&#233;trie qui exclut tous les axiomes, les postulats et les m&#233;thodes d&#233;ductives formelles d'obtention des preuves associ&#233;s aux th&#233;or&#232;mes d'Euclide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule forme d'existence auto-&#233;vidente [&lt;i&gt;self-evident&lt;/i&gt;], en g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique, est l'action circulaire ; les d&#233;finitions de la ligne droite et du point sont d&#233;riv&#233;es du pliage d'un cercle sur lui-m&#234;me. En g&#233;om&#233;trie, toute figure doit &#234;tre construite en n'utilisant rien d'autre que la seule action circulaire, plus la droite et le point ainsi d&#233;finis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La red&#233;couverte par Nicolas de Cues que l'action circulaire &#233;tait une forme d'existence auto&#233;vidente dans l'espace visible, la preuve isop&#233;rim&#233;trique, a r&#233;volutionn&#233; la g&#233;om&#233;trie europ&#233;enne parmi les successeurs du Cusain tels Luca Pacioli (1450-1520) et le collaborateur de Pacioli, L&#233;onard de Vinci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux du Cusain, de Pacioli, de L&#233;onard et des successeurs de L&#233;onard, tels Albrecht D&#252;rer (1471-1528) et l'&#201;cole de Rapha&#235;l (Raffaelo Sanzio, 1483-1520), ont constitu&#233; la base des travaux de Kepler, de G&#233;rard Desargues (1591-1661), de Pierre Fermat (1601-1665) et de Blaise Pascal (1623-1662), tous contributeurs &#224; l'&#339;uvre de Leibniz, directs ou indirects mais essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de Gauss, Dirichlet et Riemann sont bas&#233;s sur cette m&#234;me m&#233;thode g&#233;om&#233;trique.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Riemann &#233;tait un &#233;l&#232;ve de Jacob Steiner, l'auteur des programmes de g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique &#224; destination de l'enseignement secondaire. Les collaborateurs de Lyndon LaRouche ont rassembl&#233;, &#224; partir d'archives italiennes, des copies de notes r&#233;dig&#233;es par le math&#233;maticien Enrico Betti (1823-1892), relatant les conversations qu'il eut avec Riemann au cours de l'exil de ce dernier en Italie. L'influence de Riemann a inspir&#233; Betti et ses collaborateurs, qui cr&#233;&#232;rent la grande &#233;cole de physique math&#233;matique de ce pays. Dans ces notes, Riemann insiste sur l'importance de l'&#233;ducation de futurs scientifiques &#224; l'aide d'une formation rigoureuse aux travaux de Steiner sur la g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;div class='spip_document_2179 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.institutschiller.org/IMG/jpg/solides_platoniciens.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH393/solides_platoniciens-e0bd4.jpg?1775216849' width='500' height='393' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le sujet principal des travaux sur la g&#233;om&#233;trie de Pacioli et de L&#233;onard, a port&#233; sur la ma&#238;trise du principe des cinq solides platoniciens extrait du &lt;i&gt;Tim&#233;e&lt;/i&gt; de Platon (environ 427-347 av. J-C).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les traductions anglaises ayant d&#233;lib&#233;r&#233;ment falsifi&#233; le dialogue du &lt;i&gt;Tim&#233;e&lt;/i&gt; de Platon, et plus particuli&#232;rement celle de Benjamin Jowett, qui trahit le texte chaque fois qu'il se trouve en d&#233;saccord avec les conceptions du philosophe grec, Lyndon LaRouche a fait &#233;tablir une nouvelle traduction en 1978. Jusqu'&#224; ce que C&#244;me de M&#233;dicis, au cours du XVe si&#232;cle, ait re&#231;u des collections de manuscrits provenant de Gr&#232;ce, le &lt;i&gt;Tim&#233;e&lt;/i&gt; &#233;tait la seule &#339;uvre de Platon qui soit bien &#233;tudi&#233;e en Europe Occidentale ; avec le &lt;i&gt;Critias&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Lois&lt;/i&gt; il a une importance fondamentale car il r&#233;unit implicitement la somme des connaissances scientifiques de Platon. Parmi les dialogues de Platon, c'est sur le &lt;i&gt;Tim&#233;e&lt;/i&gt; que tous les fondateurs de la science physique moderne en Europe ont surtout concentr&#233; leur attention.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est la preuve que dans l'espace visible (&#171; Euclidien &#187;), seules cinq esp&#232;ces de poly&#232;dres r&#233;guliers peuvent &#234;tre construites par les m&#233;thodes de la g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces cinq esp&#232;ces sont :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le t&#233;tra&#232;dre r&#233;gulier ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le cube ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'octa&#232;dre ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le dod&#233;ca&#232;dre &#224; douze faces ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'icosa&#232;dre &#224; vingt faces.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt; &lt;div class='spip_document_2180 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH644/1-14-667c6.jpg?1775216849' width='500' height='644' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;(1), (3) et (5) ont pour faces des triangles &#233;quilat&#233;raux &#233;gaux ; les faces du dod&#233;ca&#232;dre sont des pentagones r&#233;guliers &#233;gaux. Pacioli a construit une preuve de ce th&#233;or&#232;me dans ses &lt;i&gt;Proportions divines&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Divine Proportione&lt;/i&gt;, 1494).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une preuve plus rigoureuse a &#233;t&#233; donn&#233;e par Leonhard Euler (1707-1783), preuve qui est au centre du d&#233;veloppement par Euler de la topologie sur la base de l'&lt;i&gt;analysis situs&lt;/i&gt; de Leibniz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On prouve facilement que chacun des quatre autres solides platoniciens est d&#233;riv&#233; du dod&#233;ca&#232;dre ; &#224; ce propos, on montre &#233;galement que la Section d'Or, m&#233;thode g&#233;om&#233;trique synth&#233;tique employ&#233;e pour la construction d'un pentagone r&#233;gulier ou d'un dod&#233;ca&#232;dre, est le trait caract&#233;ristique de l'unicit&#233; des cinq solides platoniciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conception de l'Acropole d'Ath&#232;nes est l'&#233;clatante d&#233;monstration du fait que les contemporains de Platon et ses pr&#233;d&#233;cesseurs de la Gr&#232;ce Classique utilisaient une g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique construite &#224; partir de la Section d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, en comparant l'&#339;uvre d'Albrecht D&#252;rer avec les rapports harmoniques employ&#233;s pour la conception de l'Acropole, on peut montrer que les Grecs classiques comprenaient le principe red&#233;couvert par Pacioli et L&#233;onard de Vinci suivant lequel tous les processus vivants se distinguent g&#233;om&#233;triquement des processus non vivants par le fait essentiel que la morphologie de la croissance des processus vivants et des fonctions d&#233;termin&#233;es par cette croissance est celle d'un mod&#232;le autosimilaire de croissance, tel que l'autosimilarit&#233; est dans un rapport harmonique congruent avec la Section d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2181 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH403/2-6-07fc0.jpg?1775216849' width='500' height='403' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Reconnaissons que, pour ces raisons, diverses sectes ont tent&#233; de lire de myst&#233;rieuses propri&#233;t&#233;s dans le Pentagone et la Section d'Or. Il n'y a rien de mystique dans tout cela, pour quelqu'un qui conna&#238;t l'&#339;uvre de Gauss et de Riemann s'y rapportant. Avant d'arriver au terme de ce texte, le lecteur, lib&#233;r&#233; de toute mystification, aura compris les rudiments de ce sujet et leur indispensable fonction dans la science &#233;conomique. Pour les besoins de ce chapitre, il nous suffira d'effleurer ici quelques points directement &#224; l'origine des d&#233;couvertes de Leibniz en science &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, la signification de la relation de la Section d'Or &#224; la morphologie des processus vivants commence &#224; prendre sens une fois que l'on a reconnu pourquoi ce que l'on appelle une s&#233;rie de Fibonacci (L&#233;onard de Pise, probablement &#226;g&#233; de 30 ans environ, quand il &#233;crit son &lt;i&gt;Liber Abaci&lt;/i&gt; en 1202) converge vers une valeur d&#233;termin&#233;e par la Section d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH415/3-7-fe4b2.jpg?1775216849' width='500' height='415' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Une s&#233;rie de Fibonacci est une s&#233;rie g&#233;om&#233;trique (s&#233;rie de nombres entiers d&#233;termin&#233;s g&#233;om&#233;triquement) qui estime avec pr&#233;cision la croissance des populations, y compris celle des populations de cellules. Quand les nombres dans la s&#233;rie deviennent mod&#233;r&#233;ment grands, le rapport de deux nombres successifs dans la s&#233;rie converge rapidement vers la valeur de la Section d'Or. Avec une simple observation des plantes, on peut ainsi retrouver la d&#233;couverte de Pacioli et de Vinci en ce qui concerne la vie v&#233;g&#233;tale. Les travaux de L&#233;onard sur l'anatomie des hommes, des chevaux, et d'autres organismes vivants consistaient principalement en une &#233;tude scientifique du m&#234;me principe de la Section d'Or. Non seulement les formes du corps humain, par exemple, sont d&#233;termin&#233;es par le principe de la Section d'Or, mais la dynamique de la morphologie des fonctions corporelles aussi.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Nous clarifierons plus loin les raisons pour lesquelles la Section d'Or appara&#238;t dans certaines cat&#233;gories de processus ; il n'y a rien de magique dans les nombres. Une fois que l'on a compris la raison d'&#234;tre de la Section d'Or, on ne peut plus &#234;tre tent&#233; de superposer des &#171; propri&#233;t&#233;s &#187; &#224; ce rapport ou &#224; n'importe quel autre nombre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Parmi les nombreuses branches de la science moderne fond&#233;es par lui, principalement sur la base de ces principes g&#233;om&#233;triques, L&#233;onard de Vinci a appliqu&#233; ses &#233;tudes de la dynamique anatomique &#224; la conception des armes, des outils et des machines. En ce qui concerne les armes, par exemple, la connaissance de la dynamique de l'anatomie a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour les concevoir et les d&#233;velopper, comme s'il s'agissait d'outils, en tirant avantage des potentialit&#233;s optimales des mouvements vigoureux du corps du combattant, de mani&#232;re &#224; ce qu'il porte le plus efficacement possible l'attaque contre l'adversaire en le mutilant ou en le tuant. C'est en partant du m&#234;me point de vue, qu'il a d&#233;velopp&#233; les principes de la conception de machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la simple conception des machines actionn&#233;es m&#233;caniquement, on &#233;tudie les mouvements de l'ouvrier fabriquant un type de produit. L'observateur en d&#233;duit quels aspects de ces mouvements sont essentiels au travail effectu&#233;. Ces mouvements essentiels sont incorpor&#233;s dans une machine &#224; laquelle on fournit de l'&#233;nergie : &#233;nergie animale, &#233;nergie hydraulique, &#233;nergie &#233;olienne, &#233;nergie calorifique... Ainsi, l'ouvrier utilisant cette machine a un plus grand pouvoir de production que le m&#234;me ouvrier sans la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, en g&#233;n&#233;ral, la puissance appliqu&#233;e au travail par une machine n'est pas la m&#234;me que celle fournie &#224; la machine en tant que telle. Une machine tr&#232;s simple, une lame de couteau, illustre ce point : la pression exerc&#233;e par l'ar&#234;te aiguis&#233;e de la lame est bien sup&#233;rieure &#224; la pression exerc&#233;e sur le manche du couteau. La puissance est davantage concentr&#233;e. Nous mesurons une telle concentration de puissance comme accroissement de la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci mesure la concentration de puissance par centim&#232;tre de mouvement ou par m&#232;tre carr&#233; de la section d'action ou par m&#232;tre cube du volume d'action. Si on imprime une impulsion instantan&#233;e d'une tonne-poids &#224; une machine, et si cette pouss&#233;e est concentr&#233;e mille fois sur une surface de travail donn&#233;, on applique une impulsion instantan&#233;e &#224; cette surface de travail au maximum &#233;gale &#224; mille tonnes-poids. Dans notre texte, nous mesurerons fr&#233;quemment notre flux &#233;nerg&#233;tique en kilowatts et notre densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique en kilowatts par kilom&#232;tre carr&#233; ou par m&#232;tre carr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re mesure des effets de la conception de machines est la comparaison entre l'effort humain requis pour faire fonctionner la machine, et la quantit&#233; de travail fournie par l'op&#233;rateur employant la machine. Si la machine est actionn&#233;e par autre chose que l'effort musculaire humain, nous devons mesurer le co&#251;t de production de l'&#233;nergie animale, de l'&#233;nergie hydraulique, de l'&#233;nergie &#233;olienne ou de l'&#233;nergie calorifique en consid&#233;rant l'effort humain consenti par la soci&#233;t&#233; pour s'organiser et fournir cette &#233;nergie &#224; la machine. Nous pouvons le consid&#233;rer comme le co&#251;t en capital n&#233;cessaire &#224; la fourniture de cette &#233;nergie. Nous devons ensuite comparer les variations du co&#251;t en capital par op&#233;rateur utilisant telle ou telle classe particuli&#232;re de machines avec les variations de son d&#233;bit correspondant &#224; cette utilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette comparaison conduit &#224; une fonction math&#233;matique. Imaginez un graphe sur lequel on porte en ordonn&#233;es l'accroissement du d&#233;bit de production par op&#233;rateur et en abscisses l'accroissement du co&#251;t en capital de l'&#233;nergie &#224; fournir par op&#233;rateur. Maintenant, &#233;tendez le champ de cette fonction math&#233;matique en ajoutant un axe des Z. Sur celui-ci, on porte l'accroissement de la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique correspondant &#224; l'effort consenti par la machine. Jusqu'&#224; la fin du livre, nos r&#233;f&#233;rences &#224; une fonction math&#233;matique de ce type d&#233;signeront la fonction tridimensionnelle identifi&#233;e ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la transmission au travail, &#224; travers la machine, de la puissance fournie &#224; son entr&#233;e, une partie de cette puissance est perdue sous forme de &#171; chaleur &#187; ou autre. Le taux de perte est particuli&#232;rement int&#233;ressant quand nous accroissons significativement la concentration de puissance, la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique de l'effort appliqu&#233; au travail. Nous rencontrons &#224; ce point une consid&#233;ration curieuse, amusante. Nous tendons &#224; accomplir de bien plus grands d&#233;bits de travail avec une fraction de la puissance fournie &#224; la machine &#224; un niveau &#233;lev&#233; de densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique, qu'avec toute la puissance fournie &#224; la machine &#224; un niveau de densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique relativement moins &#233;lev&#233;. Il appara&#238;t ainsi que moins de puissance accomplit plus de travail qu'une plus grande quantit&#233; de puissance : c'est l&#224; l'un des aspects curieux de la science &#233;conomique qui touche plus ou moins directement &#224; ses fondements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre aspect g&#233;n&#233;ral de la fonction math&#233;matique qui nous int&#233;resse au plus haut point est le ph&#233;nom&#232;ne de la &#171; diminution des taux de retour sur investissements &#187;. &#192; partir de quel moment les accroissements du co&#251;t en capital par op&#233;rateur, ou de la densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique ne nous permettent-ils plus le m&#234;me taux de croissance de la production que lors des pr&#233;c&#233;dentes augmentations de l'intensit&#233; du co&#251;t en capital, ou de la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique, ou des deux combin&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes principes s'appliquent &#224; l'agriculture. Nous mesurons la production de l'agriculture de deux mani&#232;res :&lt;br class='autobr' /&gt;
1. la production par t&#234;te ;&lt;br class='autobr' /&gt;
2. la production par hectare ou par kilom&#232;tre carr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re approximation, nous mesurons la production elle-m&#234;me en termes tels que boisseaux de bl&#233;, tonnes de production animale comestible... Finalement, en &#233;conomie, nous devons mesurer ces produits comme des composants d'un &#171; panier de biens &#187;. Il y a deux &#171; paniers &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
1. les biens d'&#233;quipement par op&#233;rateur employ&#233; dans l'agriculture, l'industrie, la construction, l'industrie mini&#232;re et les transports ;&lt;br class='autobr' /&gt;
2. les biens de consommation exig&#233;s par t&#234;te pour l'entretien des m&#233;nages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En utilisant les &#171; paniers de biens &#187; comme &#233;talons de mesure, la production se trouve compar&#233;e aux apports n&#233;cessaires &#224; la soci&#233;t&#233; qui effectue cette production. La production doit &#234;tre mise en corr&#233;lation avec le nombre total de kilom&#232;tres carr&#233; occup&#233;s par cette soci&#233;t&#233; ; c'est une mesure du taux d'activit&#233; productive par kilom&#232;tre carr&#233;, une mesure associ&#233;e &#224; la notion de densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique. Les deux mesures, par kilom&#232;tre carr&#233; et par t&#234;te (par op&#233;rateur) sont combin&#233;es par le biais de la densit&#233; d&#233;mographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de l'agriculture illustre la mani&#232;re dont les principes d&#233;terminant la conception des machines &#224; combustion s'appliquent &#224; l'ensemble des processus &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance de la machine &#224; combustion, dans le processus &#233;conomique pris dans son ensemble, est mesur&#233;e &#224; l'aune de l'&#233;conomie d'effort humain total (et moyen). L'image de cette mesure est transmise par l'id&#233;e de fournir le m&#234;me panier de biens par t&#234;te &#224; l'aide d'un moindre effort de la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re, et par le fait que le contenu de ce panier puisse &#234;tre &#233;largi, en quantit&#233; et en qualit&#233;, sans accro&#238;tre l'effort engag&#233; &#224; cet effet par la soci&#233;t&#233;. Autrement dit, les m&#233;thodes d'&#233;conomie du travail constituent l'essentiel du r&#233;sultat &#224; mesurer en &#233;conomie politique. C'est le meilleur &#233;talon pour mesurer le revenu national dans la comptabilit&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Bien que la Comptabilit&#233; publique soit n&#233;cessaire &#224; la pratique de la science &#233;conomique, sa fonction est de recueillir les donn&#233;es n&#233;cessaire aux travaux des &#233;conomistes scientifiques, mais elle n'est pas en elle-m&#234;me une partie de la science &#233;conomique. Ceci signifie qu'&#233;noncer des lois sur les processus &#233;conomiques &#224; partir des seules donn&#233;es provenant de la comptabilit&#233; publique (en tant que telle) rel&#232;ve de l'incomp&#233;tence.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; rapport&#233; que l'utilisation g&#233;n&#233;rale de la combustion du charbon pour faire fonctionner les machines &#8212; en vue de supprimer la d&#233;pendance vis-&#224;-vis de la combustion du bois ou de la puissance hydraulique ou &#233;olienne &#8212; a &#233;t&#233; le crit&#232;re adopt&#233; par Leibniz pour fonder la science &#233;conomique. Nous avons d&#233;j&#224; identifi&#233; les principales caract&#233;ristiques de la fonction math&#233;matique exig&#233;e. Le co&#251;t de la production du charbon doit &#234;tre compar&#233; au b&#233;n&#233;fice obtenu en br&#251;lant le charbon pour faire fonctionner les machines. La fonction de la machine &#224; vapeur, selon Leibniz, est de permettre &#224; un op&#233;rateur utilisant cette machine, de parvenir &#224; une production de travail &#233;gale &#224; celle &#171; d'une centaine d'autres &#187; op&#233;rateurs ne disposant pas d'une telle machine. L'&#233;conomie de travail (travail &#233;pargn&#233;) repr&#233;sent&#233;e doit &#234;tre compar&#233;e au prix de la machine et &#224; celui de la consommation de charbon. Le prix de la consommation de charbon inclut celui de son extraction mini&#232;re et son transport de, ainsi que les co&#251;ts de la combustion requise pour le transformer en une source d'&#233;nergie pour la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre description initiale de la fonction math&#233;matique requise, donn&#233;e quelques paragraphes plus haut, nous avons d&#233;fini la fonction dans les termes de r&#233;f&#233;rence appropri&#233;s &#224; la comparaison de machines entre elles. Nous devons maintenant red&#233;finir cette fonction. Posons d'abord A, l'&#233;conomie de travail obtenue par les am&#233;liorations des pouvoirs producteurs du travail apport&#233;es par les machines &#224; combustion, et posons ensuite B, les co&#251;ts additionnels encourus par la soci&#233;t&#233; pour la production, la maintenance et l'entra&#238;nement de ces machines ; c'est la valeur de (A - B = C) ramen&#233;e par t&#234;te, C d&#233;signant la marge nette du gain de la soci&#233;t&#233;, qui doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e dans la d&#233;finition des termes port&#233;s sur l'axe des ordonn&#233;es. Ce gain C d&#233;finit un nouveau niveau de production (et de consommation) par t&#234;te de la soci&#233;t&#233;, impliquant un &#233;largissement du panier de biens estim&#233; par t&#234;te. &#192; quels niveaux d'augmentation d'intensit&#233; capitalistique et de densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique cette fonction indique-t-elle des retours sur investissements &#171; en diminution &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On obtient la valeur approximative de l'intensit&#233; capitalistique en &#233;tablissant le rapport entre travail total consomm&#233; (par op&#233;rateur de machine), en tant que capital, et travail moyen de l'op&#233;rateur sur la machine. Les co&#251;ts en capital &#224; retenir pour &#233;tablir ce rapport comprennent le travail requis pour produire et maintenir la machine, pour lui fournir son &#233;nergie, mais pas les postes constituants des &#171; frais g&#233;n&#233;raux &#187; comme l'administration, les divers types de services non-scientifiques, les co&#251;ts de vente, les charges financi&#232;res, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'intensit&#233; capitalistique augmente, quel est le taux correspondant d'accroissement de la productivit&#233; moyenne du travail dans la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re ? Nous pouvons encore prendre pour base de comparaison l'accroissement des pouvoirs producteurs de cette seule composante de la force de travail totale que sont les op&#233;rateurs actifs. En fait, ces deux mesures de l'accroissement de la productivit&#233; par t&#234;te devraient se recouper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; courbe &#187; de notre fonction math&#233;matique, d&#233;finie par la mise en corr&#233;lation des accroissements de l'intensit&#233; capitalistique avec ceux de la productivit&#233; moyenne du travail, est une courbe d&#233;crivant l'accroissement de la capacit&#233; &#224; accomplir du travail. Nous devons proc&#233;der &#224; la m&#234;me extension de cette fonction que celle &#224; laquelle nous avons proc&#233;d&#233; pour d&#233;finir le fonctionnement de la machine quelques paragraphes plus haut ; nous devons ajouter l'axe des Z, l'accroissement de la densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous obtenons alors une &#171; courbe &#187; qui d&#233;crit la diminution des retours sur investissements &#224; partir d'un certain point d'accroissement de l'intensit&#233; capitalistique, si la densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique demeure constante. Nous obtenons aussi une courbe qui rentre dans une r&#233;gion de retours sur investissements en diminution si la densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique augmente &#224; intensit&#233; capitalistique constante. Nous obtenons une courbe diff&#233;rente quand les deux s'accroissent simultan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les courbes int&#233;ressantes sont celles pour lesquelles l'intensit&#233; capitalistique et la densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique augmentent simultan&#233;ment, mais avec des taux d'accroissement diff&#233;rents. Les plus int&#233;ressantes parmi celles-ci sont celles pour lesquelles les taux d'accroissement relatifs de chacune d'entre elles varient, lin&#233;airement ou non, et pour lesquelles les taux de variation de l'accroissement relatif des deux sont eux-m&#234;mes d&#233;crits par une fonction math&#233;matique. Cette fonction est une fonction du niveau d'intensit&#233; capitalistique et de la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, dans les cas les plus int&#233;ressants, il est impossible de faire progresser efficacement l'intensit&#233; capitalistique sans agir, en m&#234;me temps et aussi peu que ce soit sur la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique. Il est impossible d'accro&#238;tre efficacement la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique sans agir un minimum sur l'intensit&#233; capitalistique. Ce cas int&#233;ressant est celui que l'on rencontre dans les processus &#233;conomiques r&#233;els.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez le cas hypoth&#233;tique de deux machines &#224; combustion consommant la m&#234;me quantit&#233; horaire d'&#233;nergie g&#233;n&#233;r&#233;e &#224; partir du charbon, mais dans lequel un op&#233;rateur utilisant un de ces deux types de machines a un taux de production sup&#233;rieur &#224; celui d'un autre op&#233;rateur utilisant l'autre type. La diff&#233;rence entre ces deux types de machines est une diff&#233;rence tenant &#224; l'organisation interne des machines. C'est sur cette diff&#233;rence que repose la d&#233;finition donn&#233;e par Leibniz de la technologie (historiquement connue, en France, sous le nom de &#171; polytechnique &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie physique est l'&#233;tude des types indiqu&#233;s des fonctions math&#233;matiques du point de vue de la polytechnique (ou technologie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re approximation, la polytechnique (ou technologie) est d&#233;finie par la quantit&#233; &#233;quivalente d'action circulaire n&#233;cessaire &#224; la transformation par la machine de la puissance appliqu&#233;e en travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en astronomie, par exemple, les processus internes de la machine sont &#233;tudi&#233;s en tant que cycles d'&#233;volutions dans la direction de l'action appliqu&#233;e, et tout cycle correspondant &#224; ce changement est d&#233;fini en englobant les moindres cycles. Avec l'aide de ce que Nicolas de Cues appelait le principe du minimum-maximum, le principe isop&#233;rim&#233;trique, on d&#233;termine l'action circulaire &#233;quivalente &#224; l'action accomplie par la machine. Ceci est l'application du principe de moindre action &#224; l'analyse de la polytechnique (&#171; technologie &#187;) du cycle de la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce que beaucoup de machines sont associ&#233;es &#224; l'action de rotation que l'on adopte cette fa&#231;on de faire ; les machines sont domin&#233;es par l'action rotative car cela est requis par le principe physique de la nature correspondant au principe de moindre action de Leibniz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ajouter la fonction de l'axe des Z de notre fonction math&#233;matique g&#233;n&#233;rale, nous devons refl&#233;ter l'accroissement de la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique au sein de l'interpr&#233;tation par l'action circulaire. Ceci conduit &#224; un ordre sup&#233;rieur d'action circulaire, l'action conique spirale. Les implications les plus profondes de ce r&#233;sultat sont clarifi&#233;es en examinant cette caract&#233;ristique de la fonction &#224; partir des remarquables travaux effectu&#233;s par Gauss et Riemann sur les fonctions coniques spirales autosimilaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut reconna&#238;tre qu'aucune institution dans le monde, en dehors de l'auteur et de ses collaborateurs, ne pratique aujourd'hui la science &#233;conomique telle que Leibniz l'a d&#233;finie ; en dehors des cercles entourant l'auteur, aucune universit&#233; quelconque, &#224; notre connaissance, ne traite la science &#233;conomique comme &#201;conomie Physique, ou ne reconna&#238;t que l'&#201;conomie Physique et la Physique Math&#233;matique, se recoupent et constituent des sujets de recherche ins&#233;parables. &#192; la suite du Congr&#232;s de Vienne de 1815, aucun nouveau travail dans le domaine de l'&#201;conomie Physique n'a &#233;t&#233; effectu&#233;. En dehors des programmes cam&#233;ralistes &#233;tablis ou poursuivis sous l'influence de Leibniz, le principal centre pratiquant l'&#201;conomie Physique au d&#233;but du XIXe si&#232;cle a &#233;t&#233; l'&#201;cole Polytechnique de 1794 &#224; 1815, sous la direction de Lazare Carnot et de son professeur Gaspard Monge. &#192; partir de 1816, avec l'exil de Carnot en Allemagne, l'institution a &#233;t&#233; reprise et ruin&#233;e par Pierre-Simon Laplace (1749-1827), une destruction &#233;pist&#233;mologique et morale poursuivie sous la direction d'Augustin Cauchy (1789-1857).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le cas du plagiat des &#233;crits de Niels Abel (1802-1829) par Cauchy est typique de sa fa&#231;on d'agir. Abel avait soumis un document de travail &#224; A.M. Legendre (1752-1833). Legendre &#233;tait alors le principal math&#233;maticien en France (Trait&#233; sur les fonctions elliptiques) et le pr&#233;d&#233;cesseur et inspirateur de Abel, Riemann et d'autres, tant &#224; cette &#233;poque et qu'un peu plus tard. Cauchy intercepta le document d'Abel, le cacha et fit simultan&#233;ment publier des conceptions similaires &#224; celles d'Abel, en les pr&#233;sentant comme le fruit de son propre travail, tout en niant avoir eu une quelconque connaissance des travaux de celui-ci. Plus tard, apr&#232;s la mort de Cauchy, le document manquant fut retrouv&#233; dans les archives de Cauchy, soigneusement rang&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'application des principes de l'&#201;conomie Physique aux progr&#232;s de l'&#233;conomie politique fut poursuivie avec succ&#232;s au-del&#224; de 1815 par les repr&#233;sentants du Syst&#232;me Am&#233;ricain d'&#201;conomie Politique tels que Friedrich List (1789-1846), Henry C. Carey (1793-1879) et E. Peshine Smith (1814-1882). Carey, avec Henry Clay, fut un dirigeant des Whigs et le conseiller en &#233;conomie du Pr&#233;sident Abraham Lincoln. L'ami de Carey, E. Peshine Smith, fut, &#224; partir de 1872, le conseiller de la Restauration Me&#239;ji au Japon, et a assist&#233; le Japon dans sa marche vers une industrialisation aujourd'hui admir&#233;e et envi&#233;e dans maintes parties du monde. Ainsi, leur travail a eu un impact majeur sur l'histoire mondiale durant et au-del&#224; de leur vie, mais ils n'ont apport&#233; qu'une contribution marginale au corps des connaissances de la science &#233;conomique telle qu'elle fut d&#233;velopp&#233;e par Leibniz et ses successeurs de 1671 &#224; 1815.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode et le courant de Leibniz ont &#233;t&#233; par ailleurs vigoureusement maintenus en Allemagne par quelques institutions phare jusqu'&#224; la mort de Gauss (1855), de son successeur imm&#233;diat, Lejeune-Dirichlet (1859) et du collaborateur et successeur de Gauss et Dirichlet, Riemann (1866). Bien que Dirichlet, un prot&#233;g&#233; de Alexander von Humboldt, ait &#233;tudi&#233; &#224; l'&#201;cole Polytechnique en collaboration avec Humboldt et que Humboldt lui-m&#234;me ait &#233;t&#233; en relation &#233;troite avec Carnot jusqu'&#224; la mort de ce dernier en 1823, le cercle de Humboldt &#224; l'Universit&#233; de Berlin et leurs alli&#233;s Gauss et les cercles de G&#246;ttingen n'ont pas &#233;tendu leurs remarquables d&#233;couvertes en physique math&#233;matique au domaine de l'&#201;conomie Physique en tant que telle. Il est singulier que l'auteur ait d&#251; &#234;tre le premier &#224; reconna&#238;tre, en 1952, l'ad&#233;quation de l'&#339;uvre de Riemann aux probl&#232;mes fondamentaux non encore r&#233;solus de la science &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henry C. Carey &#233;tait au moins quelque peu conscient de ce probl&#232;me et de sa signification. L'&lt;i&gt;Unit&#233; de la Lo&lt;/i&gt;i de Carey (1872) est de ce point de vue exemplaire. Dans les grandes lignes, l'objectif de Carey est correct et nombre de ses arguments rel&#232;vent de conceptions qu'aucun &#233;tudiant s&#233;rieux en &#233;conomie ne devrait n&#233;gliger. L'aspect malheureux de ce livre r&#233;side dans le fait que Carey &#233;tait &#224; cette &#233;poque sous l'emprise d'une admiration d&#233;plac&#233;e pour le Professeur Eugen D&#252;hring de l'Universit&#233; de G&#246;ttingen, une c&#233;l&#233;brit&#233; &#233;ph&#233;m&#232;re de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; C'est la plume de Friedrich Engels qui a sauv&#233; le professeur Eugen D&#252;hring d'un anonymat pourtant bien m&#233;rit&#233;. Au sujet d'Engels, il convient de se r&#233;f&#233;rer au livre de l'historien Anton Chaitkin, &lt;i&gt;Treason in America&lt;/i&gt; (Trahison en Am&#233;rique), New York, 1984. Engels &#233;tait un agent britannique de la faction de Lord Palmerston, qui &#233;tait p&#233;riodiquement affect&#233; &#224; la manipulation de Karl Marx, pour le compte du renseignement britannique, partageant cette fonction avec d'autres responsables de ce pays, comme le c&#233;l&#232;bre David Urquhart. La raison de l'attaque d'Engels contre le pauvre D&#252;hring tient aux relations politiques internationales de D&#252;hring, chose qu'Engels a omis de confier aux lecteurs de sa pol&#233;mique quelque peu c&#233;l&#232;bre, l'Anti-D&#252;hring Lord Palmerston partageait avec Giuseppe Mazzini la manipulation de la conspiration &lt;i&gt;Jeune Europe&lt;/i&gt; ; Marx fut un jouet entre les mains de Mazzini, jusqu'&#224; ce que ceux qui contr&#244;laient Mazzini ordonnent, vers 1869, que l'on se d&#233;barasse de Marx. Apr&#232;s la mort de Marx, Engels b&#226;tit une l&#233;gende posthume sur son amiti&#233; avec lui, amiti&#233;, pour dire le moins &#8212; grandement exag&#233;r&#233;e. Par cons&#233;quent, en tout lieu o&#249; les marxistes se rencontrent, le nom du professeur D&#252;hring est &#233;voqu&#233; comme celui de la cible &lt;i&gt;ex cathedra&lt;/i&gt; du discours sur la m&#233;thode d'Engels.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sous cette influence, les r&#233;f&#233;rences de Carey aux principes physiques refl&#232;tent l'autorit&#233; de personnalit&#233;s et de th&#232;ses directement oppos&#233;es &#224; celles de Riemann et de Gauss. Aussi, bien que Carey insiste correctement sur la n&#233;cessit&#233; de la prise en compte de la thermodynamique en science &#233;conomique, il s'appuie sur la mauvaise doctrine de la thermodynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propres contributions de l'auteur &#224; la science &#233;conomique sont centr&#233;es sur une d&#233;couverte faite d'abord en 1952. Dans le fil de son effort, pour r&#233;futer la th&#232;se de la &#171; th&#233;orie de l'information &#187; de Wiener-Shannon, il fut amen&#233; (au cours de la p&#233;riode 1948-1952), &#224; &#233;tudier les travaux que Georg Cantor avait effectu&#233; sur les ordonnancements transfinis au cours de la p&#233;riode 1871-1883. Ceci le conduisit &#224; corriger et &#224; renouveler sa perspective sur les travaux effectu&#233;s par Riemann dans la p&#233;riode 1852-1859.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1970, Lyndon LaRouche et ses associ&#233;s n'avaient virtuellement aucune connaissance des travaux de Riemann au-del&#224; de 1859. Le probl&#232;me &#233;tait que Riemann se mourait lentement, &#224; cette &#233;poque, d'une tuberculose cong&#233;nitale qui semble avoir tu&#233; beaucoup de membres de sa famille &#224; un &#226;ge pr&#233;coce. En plus de &#171; l'inquisition &#187; qui lui &#233;tait inflig&#233;e par les cercles autour de Clausius, Helmholtz et compagnie (post&#233;rieurement &#224; 1857), la d&#233;t&#233;rioration de sa sant&#233; a virtuellement priv&#233; Riemann de l'usage de ses mains d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1860. Comme il ne pouvait donc plus &#233;crire, ce sont les sources tierces qui s'av&#233;r&#232;rent, &#224; partir de l&#224;, pr&#233;cieuses pour suivre sa pens&#233;e. Dans ces conditions, c'est apr&#232;s un projet de recherches dans les archives de Riemann, entam&#233; en 1978, qu'Uwe Parpart-Henke (un collaborateur de Lyndon LaRouche, Ndlr) a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; examiner les archives de Betti en Italie et qu'alors notre connaissance de la pens&#233;e de Riemann au cours de la p&#233;riode 1860-1866 a pu &#234;tre significativement enrichie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La datation 1852-1859 est d&#233;finie ci-apr&#232;s. La th&#232;se de Riemann (&lt;i&gt;Des hypoth&#232;ses &#224; l'origine de la G&#233;om&#233;trie&lt;/i&gt;), dont la publication date de 1854 et qui a &#233;t&#233; effectivement pr&#233;sent&#233;e en 1853, &#233;tait une des trois th&#232;ses que Riemann avait r&#233;dig&#233;es, sous la direction de Gauss, pour obtenir son admission. Les deux autres, archiv&#233;es mais jamais publi&#233;es, sont d'une extr&#234;me importance pour l'histoire des sciences, bien qu'elles soient aujourd'hui peu connues. Sur la base de ces informations, nous situons le &#171; Riemann &#187; de la physique math&#233;matique au moment o&#249; il r&#233;dige ses trois th&#232;ses. La date de 1859 correspond &#224; la parution du trait&#233; &lt;i&gt;De la propagation des ondes planes d'amplitude finie&lt;/i&gt;, un moment o&#249; l'essentiel des travaux de Riemann sur l'&#233;lectrodynamique &#233;tait achev&#233; (notes de 1861 sur les le&#231;ons d'&#233;lectrodynamique donn&#233;s par Riemann &#224; G&#246;ttingen, publi&#233;es par Karl Hattendorf en 1875). Certains peuvent pr&#233;f&#233;rer la date de la th&#232;se pr&#233;c&#233;dente (1851), plut&#244;t que celle correspondant &#224; la r&#233;daction de la th&#232;se d'admission ; cependant, chicaner &#224; ce sujet est d&#233;nu&#233; d'int&#233;r&#234;t ; c'est l&#224; le point essentiel de notre r&#233;f&#233;rence &#224; la p&#233;riode 1852-1859.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il reconnut alors que la physique math&#233;matique riemannienne r&#233;sout implicitement le probl&#232;me de la mesure de la relation existant entre une certaine quantit&#233; de progr&#232;s technologique et l'accroissement du taux de croissance &#233;conomique en r&#233;sultant. Aussi, la m&#233;thode d&#233;velopp&#233;e &#224; partir de ce point de d&#233;part est ici appel&#233;e m&#233;thode LaRouche-Riemann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de math&#233;maticiens et autres sp&#233;cialistes de physique math&#233;matique, ainsi que de disciplines associ&#233;es, se sont joints aux &#233;tudiants des classes de science &#233;conomique de l'auteur. Avec leur collaboration, &#224; partir de 1970, la forme originale de la m&#233;thode LaRouche-Riemann a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e et appliqu&#233;e &#224; l'analyse et aux pr&#233;visions &#233;conomiques. Ce travail en science &#233;conomique est ins&#233;parable des travaux qui se poursuivent sur la fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e et sur d'autres secteurs-fronti&#232;res de la physique des plasmas. Dans cette mesure, la tradition de Leibniz et de l'&#201;cole Polytechnique put rena&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance d'un tel recouvrement d'activit&#233; est illustr&#233;e par les faits suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons que, dans certains cas, nous perdions 80% de la puissance fournie &#224; une machine, ou &#224; un processus, dans le cadre d'un effort visant &#224; accro&#238;tre la densit&#233; du flux &#233;nerg&#233;tique de plusieurs ordres de grandeur ou plus encore. Cependant, dans quelques uns de ces cas, nous accomplissons plus de travail qu'il ne pourrait en &#234;tre obtenu en utilisant 100% de la puissance fournie &#224; des niveaux moins &#233;lev&#233;s de densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique. Nous avons soulign&#233; plus haut ce curieux ph&#233;nom&#232;ne : la simple conversion d'&#233;nergie en travail est une notion fallacieuse. Ce curieux ph&#233;nom&#232;ne est la caract&#233;ristique centrale des processus vivants, mais nous le rencontrons aussi en consid&#233;rant d'autres aspects du travail scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous le d&#233;montrerons plus loin, la science &#233;conomique consid&#233;r&#233;e du point de vue de la physique math&#233;matique riemannienne nous oblige &#224; d&#233;finir les termes de travail et d'&#233;nergie d'une certaine mani&#232;re, une mani&#232;re oppos&#233;e &#224; celle que Clausius (1822-1888), Helmholtz (1821-1894), Maxwell (1831-1879) et Boltzmann (1844-1906) ont popularis&#233;e. Pour des raisons &#233;tablies avec certitude par Kepler, et par les compl&#233;ments apport&#233;s par Gauss aux travaux de Kepler s'y rapportant, les notions de travail et d'&#233;nergie d&#233;riv&#233;es de la science &#233;conomique sont n&#233;cessairement celles qui sont correctes, et se trouvent en conformit&#233; avec les notions de la physique math&#233;matique riemannienne en tant que physique. L'&#233;conomiste scientifique est par cons&#233;quent oblig&#233; de rechercher dans les travaux des physiciens et des biologistes les cas exp&#233;rimentaux exigeant le recours aux m&#234;mes notions de travail et d'&#233;nergie, que celles relevant de l'&#233;conomie. L'objet principal de telles recherches est de d&#233;gager les aspects des processus physiques qui sont par nature les plus f&#233;conds pour le progr&#232;s de la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Le-potentiel-de-densite-demographique-relative.html&#034;&gt;le chapitre 2&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative
</title>
		<link>https://www.institutschiller.org/Le-potentiel-de-densite-demographique-relative</link>
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		<dc:date>2022-05-20T15:43:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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		<description>
&lt;p&gt;Ainsi que Henry C. Carey l'a justement soulign&#233;, la valeur de l'activit&#233; productive humaine a pour v&#233;ritable mesure l'augmentation de l'&#233;conomie de travail, obtenue gr&#226;ce au progr&#232;s technologique (&#171; travail &#233;pargn&#233; &#187;). Ce principe fondamental fut aussi celui qu'adopta le Secr&#233;taire au Tr&#233;sor am&#233;ricain Alexander Hamilton dans son rapport Au sujet des Manufactures publi&#233; en d&#233;cembre 1791. L'unit&#233; de la loi. passim. Henry C. Carey &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le principe leibnizien, commun aux principaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L150xH96/chute_d_icare_huile_sur_toile_pierre_brueghel_l_ancien-3cda9.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.institutschiller.org/IMG/jpg/chute_d_icare_huile_sur_toile_pierre_brueghel_l_ancien.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH320/chute_d_icare_huile_sur_toile_pierre_brueghel_l_ancien-10e7d.jpg?1775216849' width='500' height='320' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-2175 '&gt;Chute d'Icare, huile sur toile, Pierre Brueghel l'ancien.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ainsi que Henry C. Carey l'a justement soulign&#233;, la valeur de l'activit&#233; productive humaine a pour v&#233;ritable mesure l'augmentation de l'&#233;conomie de travail, obtenue gr&#226;ce au progr&#232;s technologique (&#171; travail &#233;pargn&#233; &#187;). Ce principe fondamental fut aussi celui qu'adopta le Secr&#233;taire au Tr&#233;sor am&#233;ricain Alexander Hamilton dans son rapport &lt;i&gt;Au sujet des Manufactures&lt;/i&gt; publi&#233; en d&#233;cembre 1791.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;L'unit&#233; de la loi. passim.&lt;/i&gt; Henry C. Carey&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est le principe leibnizien, commun aux principaux repr&#233;sentants du Syst&#232;me am&#233;ricain d'&#233;conomie politique, c'est la seule d&#233;finition de la valeur &#233;conomique qui soit implicitement coh&#233;rente avec le commandement de la Gen&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous montrerons au fur et &#224; mesure que nous progresserons dans le texte pourquoi cette affirmation est n&#233;cessairement vraie. Pour l'instant, il suffit de noter que sans &#233;conomie de travail il n'aurait pu y avoir de croissance de la production ou de la consommation par t&#234;te de la soci&#233;t&#233; ; sans elle, aucun progr&#232;s &#233;conomique n'aurait pu &#234;tre r&#233;alis&#233;. Sans progr&#232;s &#233;conomique, obtenu gr&#226;ce au progr&#232;s technologique engendrant l'&#233;conomie de travail, l'humanit&#233; serait encore &#224; l'&#233;tat d'une communaut&#233; de chasse et de cueillette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette forme d'existence, la surface moyenne de terrain habitable requise pour subvenir aux besoins d'une seule personne est d'environ 10 km2. La population maximum sur notre plan&#232;te ne pourrait donc d&#233;passer dix millions d'individus. L'esp&#233;rance de vie serait bien inf&#233;rieure &#224; vingt ans, ceci signifiant que la majeure partie de la population serait n&#233;cessairement constitu&#233;e d'enfants.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Estimation tir&#233;e des recherches de Uwe Parpart-Henke&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La plus grande partie de la population indig&#232;ne que les colonisateurs ont recens&#233;e en Am&#233;rique du Nord est habituellement class&#233;e par les anthropologues comme vivant de la chasse et de la cueillette mais, m&#234;me pour ce qui constitue la meilleure approximation d'une civilisation de chasse et de cueillette, &#171; les indiens fouilleurs &#187;, il est prouv&#233; qu'ils avaient auparavant atteint un niveau culturel relativement plus &#233;lev&#233;. La plupart des civilisations am&#233;rindiennes &#233;taient en effet des branches d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;es de civilisations relativement avanc&#233;es qui avaient exist&#233; ant&#233;rieurement &#224; l'an 1000 av. J-C. Certaines civilisations indiennes r&#233;sultaient aussi de m&#233;langes avec des colonies de p&#234;cheurs scandinaves, irlandaises et portugaises, quelques-unes des colonies europ&#233;ennes &#233;tablies de ces centaines d'ann&#233;es avant que Christophe Colomb n'utilise des cartes semblables &#224; celles rassembl&#233;es &#224; Florence en 1439 pour se guider le long de la m&#234;me route que, suivant la description de l'Odyss&#233;e, emprunta le l&#233;gendaire Ulysse dans son voyage (environ 1000 av. J-C) vers les Cara&#239;bes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En 1978, des hell&#233;nistes ont reconstitu&#233; le voyage d'Ulysse &#224; partir de la description fournie dans l'Odyss&#233;e. Le parcours d&#233;passe n&#233;cessairement l'espace m&#233;diterran&#233;en et implique une navigation transatlantique, possible dans une de ces barques similaires aux drakkars vikings qui ont prolif&#233;r&#233; en M&#233;diterran&#233;e au cours du deuxi&#232;me mill&#233;naire av. J-C. L'&#171; esprit du bateau &#187; mentionn&#233; dans le livre sugg&#232;re l'emploi d'un compas magn&#233;tique, une technologie qui n'est pas invraisemblable pour l'&#233;poque et dont on pourrait prouver la possibilit&#233; d'existence, mais par une analyse trop d&#233;taill&#233;e pour pouvoir &#234;tre rapport&#233;e ici.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans une &#171; v&#233;ritable &#187; civilisation de chasse et de cueillette, qui n'aurait pas conserv&#233; certaines technologies provenant d'une culture relativement plus avanc&#233;e, la condition humaine ferait p&#226;le figure par rapport &#224; celle du babouin, plus fort et plus rapide. Sans le principe du progr&#232;s se manifestant dans l'&#233;conomie de travail, la population humaine serait aujourd'hui compos&#233;e d'environ dix millions d'individus, ou peut-&#234;tre moins encore, condamn&#233;s &#224; subsister dans cette condition mis&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le premier r&#233;cit historique portant sur l'existence d'une v&#233;ritable culture de chasse et de cueillette se r&#233;f&#232;re au peuple de l'Atlas et a pour auteur Diodorus Siculus, historien romain du premier si&#232;cle av. J-C. Les gens de l'Atlas peuplent alors la partie fertile du Maroc proche du d&#233;troit de Gibraltar, insistent sur le fait que leurs anc&#234;tres poss&#233;daient une culture de chasse et de cueillette primitive, et que c'est &#224; partir d'un centre urbain &#233;tabli par un peuple maritime que leur fut enseign&#233;e l'agriculture. Il s'agit de la &#171; civilisation de l'Atlantide &#187;, cit&#233;e dans les dialogues de Platon. Les noms dynastiques de cette civilisation correspondent aux noms pr&#233;dynastiques de l'&#201;gypte archa&#239;que. Les civilisations souvent qualifi&#233;es de civilisations de chasse et de cueillette par nombre d'anthropologues ne constituent pas des civilisations &#171; primitives &#187; &#224; strictement parler, mais sont le fruit de la d&#233;cadence et de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence de civilisations ayant atteint auparavant des niveaux relativement plus &#233;lev&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, jusqu'&#224; plus avant dans ce texte, nous laissons de c&#244;t&#233; la preuve que l'humanit&#233; ne pourrait pas, aujourd'hui, continuer &#224; exister sans progr&#232;s technologique continu. Pour le moment, nous nous limiterons &#224; la preuve plus &#233;vidente que le progr&#232;s humain est, &#224; tous les &#233;gards, impossible sans l'am&#233;lioration continue de l'&#233;conomie de travail r&#233;alis&#233;e gr&#226;ce au progr&#232;s technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend ais&#233;ment que l'accroissement du pouvoir de l'homme sur la nature se mesure tr&#232;s facilement par la diminution de la surface habitable n&#233;cessaire &#224; la subsistance d'un individu. L'&#233;conomie de travail se mesure ainsi d'une mani&#232;re tr&#232;s efficace ; cette mesure peut &#234;tre appliqu&#233;e &#224; toutes les formes de soci&#233;t&#233; quelles que soient les diff&#233;rences internes de structure et de civilisation pouvant g&#233;n&#233;ralement exister entre les soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom de cette mesure, en premi&#232;re approximation, est la &lt;i&gt;densit&#233; d&#233;mographique&lt;/i&gt;. Pour un niveau technologique donn&#233; de la soci&#233;t&#233;, combien de personnes peut-on faire vivre, au kilom&#232;tre carr&#233;, en utilisant uniquement le travail de la population de cette soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, avant de proc&#233;der &#224; cette mesure, nous devons apporter certaines pr&#233;cisions &#224; notre d&#233;finition de la densit&#233; d&#233;mographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le terrain pour l'habitat humain varie en qualit&#233;. Cette variabilit&#233; est triple. Par rapport &#224; une culture technologique donn&#233;e, des surfaces de terrain diff&#233;rentes sont dot&#233;es de diff&#233;rentes qualit&#233;s d'adaptabilit&#233; et de fertilit&#233; pour l'habitat de l'homme et d'autres usages. Cependant, l'habitat humain ne laisse pas le sol dans une condition immuable. Les conditions d'habitabilit&#233; et d'autres utilisations &#233;ventuelles se trouvent empir&#233;es par les effets de l'&#233;puisement ; leur qualit&#233; est au contraire am&#233;lior&#233;e par des moyens tels que l'irrigation, la fertilisation des sols, etc. Enfin, un changement de technologie se traduit par un changement des qualit&#233;s des terres les plus propices &#224; un usage humain. Ces trois sortes de variabilit&#233; interactives de la qualit&#233; du terrain doivent &#234;tre prises en compte lorsque l'on compare l'&#171; habitabilit&#233; &#187; d'un kilom&#232;tre carr&#233; de terrain avec celle d'un autre. Ces trois consid&#233;rations d&#233;finissent la qualit&#233; variable du terrain en tant que valeur relative d'un kilom&#232;tre carr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de mesurer de simples kilom&#232;tres carr&#233;s, nous devons mesurer des kilom&#232;tres carr&#233;s relatifs. Nous devons donc mesurer la &lt;i&gt;densit&#233; d&#233;mographique relative&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a habituellement une diff&#233;rence significative entre la taille de la population que l'on pourrait faire subsister avec les niveaux de technologie existants et la taille r&#233;elle de la population. C'est la premi&#232;re que nous devons mesurer lorsque nous comparons diff&#233;rents niveaux de d&#233;veloppement technologique de civilisations. Nous devons mesurer la population potentielle, ainsi d&#233;finie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons donc mesurer le &lt;i&gt;potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative&lt;/i&gt;. C'est la mesure approximative de la sup&#233;riorit&#233; d'un niveau de civilisation sur un autre. C'est la mesure du progr&#232;s &#233;conomique ; c'est la mesure de l'&#233;conomie de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons franchir une &#233;tape suppl&#233;mentaire. Pour des raisons qui seront indiqu&#233;es dans la suite du texte, la quantit&#233; que nous devons mesurer est le taux d'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. Ceci mesure le taux d'&#233;conomie de travail, le taux auquel les pouvoirs productifs du travail sont augment&#233;s. Pour des raisons que nous d&#233;montrerons le moment venu, il s'agit l&#224; de la seule base scientifique permettant de mesurer la valeur &#233;conomique. La mesure de la valeur &#233;conomique est le taux d'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative compar&#233; au niveau existant du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes math&#233;matiques, une telle mesure de la valeur &#233;conomique a une signification pr&#233;cise dans le langage des fonctions d'une variable complexe. Ceci est mieux d&#233;fini et compris en assimilant la th&#233;orie g&#233;n&#233;rale des fonctions d'une variable complexe du m&#234;me point de vue que celui &#224; partir duquel Karl Gauss &#233;labora la th&#233;orie de la g&#233;n&#233;ration des fonctions elliptiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gauss y parvint en travaillant du point de vue de la g&#233;om&#233;trie constructive : la g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique de constructions coniques-spirales autosimilaires. Avec cette perspective g&#233;om&#233;trique, un &#233;l&#232;ve du secondaire normalement dou&#233; peut comprendre la signification ontologique des fonctions d'une variable complexe, et toute mystification superstitieuse souvent reli&#233;e au terme &#171; nombres imaginaires &#187; part en fum&#233;e. Les probl&#232;mes majeurs laiss&#233;s irr&#233;solus par Gauss et aussi par les travaux de Legendre, Abel et Karl Jacobi (1804-1851) sur les fonctions elliptiques, ont &#233;t&#233; implicitement r&#233;solus par ce que Bernhard Riemann a rendu c&#233;l&#232;bre sous le nom du &#171; Principe de Dirichlet &#187;. En appliquant le principe de Dirichlet aux travaux de Gauss, Legendre &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;, Riemann est parvenu &#224; une forme g&#233;n&#233;rale de solution permettant de ma&#238;triser ces conceptions. D'o&#249; la m&#233;thode LaRouche-Riemann, dont le nom indique le lien entre la m&#233;thode de Riemann et les d&#233;couvertes &#233;conomiques de LaRouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assur&#233;ment, tenter de ma&#238;triser ces conceptions du point de vue d'une alg&#232;bre d&#233;ductive bas&#233;e sur l'arithm&#233;tique axiomatique est laborieux et effraie m&#234;me des math&#233;maticiens chevronn&#233;s. Si l'on adopte plut&#244;t une approche de g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique, la mystification s'efface au point qu'un coll&#233;gien peut acc&#233;der &#224; l'essentiel. Par cons&#233;quent, le lecteur ne devrait pas &#234;tre effray&#233; par cet avertissement quant &#224; la nature des conceptions vers lesquelles nous tendons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun profane intelligent ne pourrait arguer honn&#234;tement qu'un tel progr&#232;s n'est pas avantageux. Il devrait &#234;tre clair qu'essayer de retourner &#224; un mode d'existence bas&#233; sur la chasse et la cueillette, ainsi que quelques-uns des &#171; &#233;cologistes &#187; les plus radicaux d'aujourd'hui le pr&#244;nent, nous obligerait &#224; supprimer environ quatre milliards et demi d'individus de la population actuelle de la Terre : le massacre le plus sauvage de l'histoire moderne. Si l'on tentait d'op&#233;rer ce retour &#224; un niveau de civilisation technologique l'on provoquerait un g&#233;nocide qui se manifesterait principalement accompli par des famines et des &#233;pid&#233;mies, &#233;clatant de mani&#232;re simultan&#233;e, c'est-&#224;-dire les modes de destruction les plus efficaces jamais invent&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel massacre (g&#233;nocide, selon la doctrine du juge am&#233;ricain Robert Jackson au Proc&#232;s de Nuremberg) pourrait &#234;tre accompli dans une large mesure en adoptant simplement une politique de &#171; soci&#233;t&#233; postindustrielle &#187; de fa&#231;on globale sur une p&#233;riode de quatre &#224; cinq d&#233;cennies. La chute de la productivit&#233; du travail, mesur&#233;e en quantit&#233;s de biens physiques produites, abaisserait le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative nettement en de&#231;&#224; des niveaux de population existants. Apr&#232;s une cinquantaine d'ann&#233;es de mise en pratique d'une telle politique &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire, le potentiel descendrait aux environs d'un milliard d'individus. Il n'est pas improbable que l'effondrement des potentiels immunologiques des populations les plus affect&#233;es causerait des &#233;ruptions &#224; grande &#233;chelle d'anciennes et de nouvelles vari&#233;t&#233;s d'&#233;pid&#233;mies et de pand&#233;mies &#224; un niveau suffisant pour &#233;radiquer compl&#232;tement l'esp&#232;ce humaine. Il n'y a donc pas grand chose de bon &#224; dire sur l'&#171; &#233;cologisme &#187; tel qu'il est aujourd'hui pr&#234;ch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois mises de c&#244;t&#233; les propositions criminelles visant &#224; abaisser le niveau de civilisation technologique, la question demeure de savoir si le progr&#232;s technologique ne pourrait pas &#234;tre interrompu aux niveaux actuels de d&#233;veloppement. En d'autres termes, la continuation du progr&#232;s technologique est-elle indispensable &#8212; ainsi que simplement b&#233;n&#233;fique &#8212; &#224; la poursuite de l'existence humaine ? Nous arriverons rapidement au point o&#249; il est prouv&#233; qu'un &#171; oui &#187; pr&#233;liminaire, et plus ou moins conclusif, est la r&#233;ponse &#224; la question pos&#233;e : le progr&#232;s technologique est indispensable &#224; l'existence continue de l'esp&#232;ce humaine sur cette plan&#232;te. Ult&#233;rieurement, la m&#234;me preuve sera explor&#233;e d'un point de vue plus avanc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous examinons maintenant le probl&#232;me de l'application de la notion de potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative aux &#233;conomies existantes. Nous commencerons avec une approximation qui est grossi&#232;re dans son &#233;nonc&#233; mais saine dans son principe. Nous mettrons ainsi en lumi&#232;re quelques conceptions majeures de la science &#233;conomique appliqu&#233;e et, &#224; partir de ce point, passerons &#224; un examen ult&#233;rieur des m&#234;mes conceptions d'une mani&#232;re plus profonde et plus rigoureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour proc&#233;der &#224; l'examen pr&#233;liminaire de toute &#233;conomie, il faut traiter toute grande &#233;conomie nationale comme si toutes ses activit&#233;s &#233;taient celles d'un groupe agro-industriel int&#233;gr&#233;. Les op&#233;rateurs employ&#233;s soit dans la production industrielle ou agricole, soit dans la construction, la maintenance et l'exploitation de l'infrastructure &#233;conomique de base essentielle &#224; la production agricole ou industrielle de biens physiques, doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme effectuant du travail productif. Toutes les autres cat&#233;gories d'emplois ou de ch&#244;mage tombent dans les cat&#233;gories relevant des frais g&#233;n&#233;raux de l'entreprise agro-industrielle. Les frais g&#233;n&#233;raux incluent l'administration, les services, les frais li&#233;s au commerce, les d&#233;penses et les diverses formes de gaspillage, y compris le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trace plus utilement le cycle de production des biens physiques de l'entreprise agro-industrielle en le remontant des biens finis aux biens interm&#233;diaires et &#224; la production de mati&#232;res premi&#232;res. Les produits finis sont r&#233;partis entre deux &#171; paniers &#187; : celui des biens d'&#233;quipement et celui des biens de consommation des m&#233;nages. On remonte le flux des biens interm&#233;diaires et des mati&#232;res premi&#232;res vers chacune des deux sortes de paniers. Nous subdivisons ces &#171; paniers &#187; en deux sous-cat&#233;gories g&#233;n&#233;rales pour chacun d'entre eux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a- les biens d'&#233;quipement consomm&#233;s pour la production de biens physiques, plus la construction, la maintenance et l'exploitation de l'infrastructure &#233;conomique de base ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b- les biens d'&#233;quipement consomm&#233;s par les activit&#233;s li&#233;es aux frais g&#233;n&#233;raux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c- les biens de consommation requis pour l'entretien des m&#233;nages des op&#233;rateurs employ&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d- les biens de consommation requis pour l'entretien des m&#233;nages dont l'emploi rel&#232;ve de la cat&#233;gorie des frais g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous mesurons ces paniers par t&#234;te :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a- par t&#234;te pour la population totale &lt;br class='autobr' /&gt;
b- par t&#234;te pour la population active totale ;&lt;br class='autobr' /&gt;
c- par t&#234;te pour la composante du secteur productif de la population active totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;finissons ces mesures par t&#234;te en termes de consommation et aussi en termes de production des composants des paniers. Ceci pourrait &#234;tre d&#233;crit comme une m&#233;thode de mesure des &#233;changes de biens (les entr&#233;es-sorties) &#224; l'int&#233;rieur d'un processus &#233;conomique complet et autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche est suffisante pour &#233;valuer les dangers que repr&#233;sentent pour la soci&#233;t&#233; une politique de &#171; croissance technologique z&#233;ro. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le niveau de technologie, certains aspects de la nature alt&#233;r&#233;e par l'homme sont les principales &#171; ressources naturelles &#187; dont d&#233;pend la production des mati&#232;res premi&#232;res. Dans un tel cas, &#224; tout moment, la production des mati&#232;res premi&#232;res n&#233;cessaires pour produire ce qu'il faut pour remplir les &#171; paniers &#187; requiert l'affectation d'un certain pourcentage de la population active totale. Nous devrions &#233;galement observer que cette affectation doit aussi &#234;tre mesur&#233;e comme un pourcentage de la part du secteur productif dans la population active totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;ventail des vari&#233;t&#233;s de ressources naturelles requises par une civilisation technologique est en voie d'&#233;puisement, la soci&#233;t&#233; est oblig&#233;e d'employer des vari&#233;t&#233;s relativement plus pauvres et moins accessibles de ces ressources. Ceci accro&#238;t le co&#251;t du travail par unit&#233; de mati&#232;re premi&#232;re produite. Le pourcentage de la force de travail requise &#224; la production de mati&#232;res premi&#232;res se trouve ainsi augment&#233;. En cons&#233;quence, la production globale diminue car d'autres pans de la production se trouvent &#233;trangl&#233;s ; par cons&#233;quent le contenu des paniers se trouve r&#233;duit. Ceci repr&#233;sente une diminution du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce potentiel tombe en dessous des niveaux existants de population, la soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me entre dans une spirale d'&#233;croulement analogue &#224; celle du monde romain, caus&#233;e par une combinaison de politiques &#233;conomiques de croissance technologique z&#233;ro, y compris le remplacement du travail pleinement productif de fermiers libres italiens par le travail marginalement productif d'esclaves encha&#238;n&#233;s &#224; des grandes propri&#233;t&#233;s aristocratiques. Le r&#233;sultat de ce processus fut la d&#233;population graduelle de l'Italie, l'une des causes principales du bouillonnement politique associ&#233; aux r&#233;formes de Flaminius et aux insurrections avort&#233;es des Gracques. L'Empire Romain a subsist&#233; par la suite gr&#226;ce au tribut (y compris les importations de c&#233;r&#233;ales) apport&#233; &#224; l'Italie par l'assujettissement d'autres peuples. Comme de larges &#233;tendues des territoires conquis ont d&#233;clin&#233; d'une mani&#232;re similaire &#224; l'Italie, pour les m&#234;mes raisons politiques, l'Empire Romain s'est &#233;croul&#233; de l'int&#233;rieur. Dans les temps modernes, la vitesse de l'effondrement induit par de telles politiques s'accro&#238;t fortement, par rapport &#224; l'exemple romain, car l'on d&#233;pend toujours davantage de la technologie pour maintenir le niveau de population. Il y a d'autres facteurs, mais les &#233;num&#233;rer ici nous ferait faire une trop grande digression ; l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale est suffisamment claire au point o&#249; nous en sommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets de l'&#233;puisement des ressources sont att&#233;nu&#233;s, voire effac&#233;s, par le progr&#232;s technologique. Il existe deux aspects &#224; cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, simplement, l'accroissement des pouvoirs productifs du travail compense l'augmentation du co&#251;t moyen du panier. L'&#233;conomie de travail permet d'accomplir la m&#234;me quantit&#233; de travail avec moins d'effort humain, c'est-&#224;-dire avec une partie de la force de travail consacr&#233;e &#224; la production de biens physiques moindre. Si le progr&#232;s technologique est suffisamment rapide, l'&#233;conomie pourra cro&#238;tre avec succ&#232;s en d&#233;pit de l'&#233;puisement d'une partie de l'&#233;ventail des ressources naturelles requises. De m&#234;me, l'affectation d'une partie des &#233;conomies de travail obtenues par le progr&#232;s technologique &#224; l'am&#233;lioration des infrastructures, augmente la qualit&#233; relative du sol pour l'habitat humain et les autres usages qu'en fait la soci&#233;t&#233; : irrigation, transports, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ce qui pourrait &#234;tre l&#233;gitimement appel&#233; &#171; r&#233;volution technologique &#187; renouvelle l'&#233;ventail des ressources naturelles requises. La &#171; r&#233;volution agricole &#187; est un cas exemplaire. L'utilisation de la puissance animale, l'utilisation de la puissance hydraulique, de la puissance &#233;olienne, la r&#233;volution industrielle bas&#233;e sur les machines &#224; combustion en sont d'autres ; la r&#233;volution &#233;lectrique en est encore un. En restreignant sur certaines surfaces le r&#232;gne v&#233;g&#233;tal aux esp&#232;ces utiles &#224; l'humanit&#233; et en am&#233;liorant les esp&#232;ces cultiv&#233;es, la quantit&#233; finie de radiation solaire inondant le sol (environ 0,2 kW/m2) se trouve concentr&#233;e au b&#233;n&#233;fice de l'homme ; la qualit&#233; relative du sol s'am&#233;liore fortement ; le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative s'accro&#238;t en cons&#233;quence. Aujourd'hui, les param&#232;tres majeurs d'une r&#233;volution technologique r&#233;ussie sont &#224; la fois la diminution du co&#251;t de production et de livraison des ressources &#233;nerg&#233;tiques utilisables et, en m&#234;me temps, l'augmentation de la densit&#233; du flux d'&#233;nergie et la coh&#233;rence de ces ressources &#233;nerg&#233;tiques ; de telles m&#233;thodes, par exemple, rendent les minerais tr&#232;s pauvres aussi peu co&#251;teux &#224; l'emploi que les minerais tr&#232;s riches l'&#233;taient auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces bases, nous pouvons prouver que le progr&#232;s technologique est non seulement b&#233;n&#233;fique, mais encore indispensable &#224; la continuation de l'existence de notre esp&#232;ce. Seules les soci&#233;t&#233;s dont la culture s'en remet au progr&#232;s technologique r&#233;ussi, en tant que pratique politique, sont qualifi&#233;es pour survivre et prosp&#233;rer. En effet, seules ces soci&#233;t&#233;s sont moralement qualifi&#233;es pour survivre alors que la soci&#233;t&#233; bas&#233;e sur la loi et la culture romaines ne l'&#233;tait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps que la technologie utilis&#233;e par l'humanit&#233; progresse, la quantit&#233; d'&#233;nergie utilisable consomm&#233;e par t&#234;te et par km2 augmente. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, nous pouvons r&#233;duire ceci &#224; la forme d'une simple fonction math&#233;matique, en corr&#233;lant l'&#233;nergie au km2 au potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative : une fonction de l'&#233;nergie au km2 croissante (utilisable) augmentant avec le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. Ce n'est pas encore une fonction exacte, mais une approximation utile de la fonction requise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que nous l'avons sous-entendu ci-dessus, historiquement, l'accroissement du d&#233;bit d'&#233;nergie utilisable est grossi&#232;rement divis&#233; en deux phases principales. Dans la premi&#232;re phase, on se concentre sur l'accroissement de la captation efficace de l'&#233;nergie solaire. La r&#233;volution agricole, l'utilisation de la puissance hydraulique et l'utilisation de la puissance fournie par les moulins &#224; vent, sont des exemples de cette utilisation indirecte des sources d'&#233;nergie n&#233;es du rayonnement solaire (principalement). La deuxi&#232;me phase est un basculement graduel vers des sources non solaires : combustibles fossiles, &#233;nergie fournie par la fission nucl&#233;aire et la fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH511/1-13-1549d.jpg?1775216849' width='500' height='511' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'&#233;nergie solaire est une source d'&#233;nergie extr&#234;mement limit&#233;e par rapport aux niveaux actuels de densit&#233; de population relative potentielle. Nous avons not&#233; que le rayonnement solaire frappant la Terre &#233;tait de seulement 0,2 kW/m2. Les chiffres des tableaux 1 et 2 donn&#233;s ci-dessuis ont &#233;t&#233; recueillis par la &lt;i&gt;Fondation pour l'&#201;nergie de Fusion&lt;/i&gt; dans le courant de l'ann&#233;e 1979 : bien que les co&#251;ts relev&#233;s dans le tableau 2 soient &#233;videmment p&#233;rim&#233;s, les valeurs relatives de ces co&#251;ts donnent n&#233;anmoins encore aujourd'hui une bonne indication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit insister sur le fait que la puissance hydraulique, la puissance &#233;olienne et les sources d'&#233;nergie v&#233;g&#233;tales ou animales sont des formes de capture du rayonnement solaire. Celle qui est disponible &#224; la surface de la Terre, nous l'avons soulign&#233;, est de 0,2 kW/m2. &#192; huit millions de kilom&#232;tres du Soleil, la densit&#233; de flux d'&#233;nergie atteint seulement 1,4 kW/m2. En tant qu'&#233;nergie combustible captur&#233;e par la biomasse, le rendement de la capture de l'&#233;nergie solaire par la vie v&#233;g&#233;tale est seulement de 0,0002 kW/m2 de la surface o&#249; cette vie v&#233;g&#233;tale s'est d&#233;velopp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution agricole a &#233;t&#233; un grand d&#233;veloppement, un d&#233;veloppement indispensable &#224; toute la civilisation humaine, mais, consid&#233;r&#233;e d'un point de vue &#233;largi, elle est tr&#232;s limit&#233;e en potentiel dans la mesure o&#249; elles nous fait simplement d&#233;pendre du rayonnement solaire et, sur une &#233;chelle de temps appropri&#233;e, la biomasse a une vie historiquement tr&#232;s courte pour la fourniture de puissance calorique. En examinant le d&#233;veloppement des plantes comme sources de nourriture, les limites associ&#233;es &#224; cet aspect des choses sont illustr&#233;es par le fait que notre meilleure performance dans l'am&#233;lioration (g&#233;n&#233;tique) des graines ne permet de rendre consommable que 50% du poids total de la plante c&#233;r&#233;ali&#232;re ; sans accro&#238;tre grandement la masse v&#233;g&#233;tale par hectare, on ne pourra donc pas am&#233;liorer beaucoup le rendement par hectare au-del&#224; de celui des meilleures vari&#233;t&#233;s actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir les qualit&#233;s de prot&#233;ines animales n&#233;cessaires au d&#233;veloppement sain de jeunes personnes, et pour soutenir des potentiels immunologiques &#233;lev&#233;s, et ainsi de suite, nous devons perdre une partie de la production v&#233;g&#233;tale totale en l'affectant &#224; la nourriture du b&#233;tail. Seuls le traitement des sols par les engrais chimiques, la maintenance des oligo&#233;l&#233;ments, les pesticides, etc. nous permettent d'am&#233;liorer les vari&#233;t&#233;s v&#233;g&#233;tales en vue de rendements significativement plus &#233;lev&#233;s que ceux obtenus avec le seul rayonnement solaire et les &#171; engrais naturels &#187;. Ce n'est que par des am&#233;liorations radicales de la qualit&#233; des sols, y compris en recourant &#224; des syst&#232;mes extensifs de gestion des ressources hydrauliques qui exigent toujours des apports significatifs d'&#233;nergie, que l'on peut obtenir des terrains agricoles de valeur relativement &#233;lev&#233;e au kilom&#232;tre carr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les combustibles fossiles et la &#171; r&#233;volution de la chimie &#187; des XVIII et XIXe si&#232;cle, rendue possible gr&#226;ce &#224; l'utilisation des combustibles fossiles, l'humanit&#233; a pu dans une grande mesure s'affranchir des contraintes du rayonnement solaire. Cependant, les combustibles fossiles ne peuvent &#234;tre utilis&#233;s par l'ensemble de l'humanit&#233; que de fa&#231;on limit&#233;e dans l'histoire. Le charbon est un r&#233;sidu s&#233;dimentaire de la vie v&#233;g&#233;tale et donc limit&#233;. P&#233;trole et gaz naturel combin&#233;s ne sont pas des &#171; combustibles naturels &#187; au sens strict, au sens o&#249; le charbon l'est ; le p&#233;trole et le gaz naturel sont produits &#171; naturellement &#187; dans n'importe quelle partie de notre plan&#232;te o&#249; existent les pr&#233;-conditions chimiques appropri&#233;es, et o&#249; l'on a un milieu &#171; r&#233;ductif &#187; plut&#244;t qu'un milieu &#171; oxydant &#187;. Sans aucun doute, la Terre produit aujourd'hui encore sans arr&#234;t de nouvelles sources de p&#233;trole et de gaz naturel profond&#233;ment dans le manteau terrestre. N&#233;anmoins, &#224; long terme aussi, le p&#233;trole et le gaz naturel sont des ressources naturelles limit&#233;es pour l'humanit&#233;. La m&#234;me observation g&#233;n&#233;rale s'applique &#233;galement au potentiel &#233;nerg&#233;tique de la fission nucl&#233;aire sur Terre, du moins tant que l'on d&#233;pendra seulement des mati&#232;res fissiles obtenues par extraction mini&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e, nous &#233;chappons &#224; de telles limitations. L'hydrog&#232;ne est abondant dans l'Univers et l'obtention de l'isotope deut&#233;rium &#224; partir de m&#233;langes d'isotopes d'hydrog&#232;ne disponibles sur Terre &#8212; et ailleurs &#8212; est bien &#233;tablie. Maintenant, le combustible pour la fusion thermonucl&#233;aire est presque disponible sans limite par rapport aux autres sources terrestres de production d'&#233;nergie et, avec les avanc&#233;es technologiques, la fourniture du combustible de fusion deviendra totalement illimit&#233;e pour toutes les applications pratiques pr&#233;visibles au cours des mill&#233;naires &#224; venir et m&#234;me au-del&#224;. Aux tr&#232;s, tr&#232;s hauts niveaux de densit&#233; de flux d'&#233;nergie rendus d&#233;sormais possibles par le d&#233;veloppement de la fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e, une forme ad&#233;quatement organis&#233;e de plasma ayant ce genre de densit&#233; de flux d'&#233;nergie ultra-&#233;lev&#233;e, pourra &#234;tre, par exemple, employ&#233;e &#224; la fabrication de combustibles destin&#233;s aux processus de fusion ordinaires &#224; partir, par exemple, de l'hydrog&#232;ne ordinaire. De cette mani&#232;re, alors que nous allons maintenant vers des perc&#233;es &#233;conomiques dans la production d'&#233;nergie nette par les prototypes de premi&#232;re g&#233;n&#233;ration ayant recours &#224; la fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e, nous sommes au bord de la fourniture illimit&#233;e &#171; d'&#233;nergie artificielle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proposer que l'on d&#233;pende des sources &#171; d'&#233;nergies renouvelables &#187;, comme l'a fait l'ancien Secr&#233;taire &#224; l'&#201;nergie am&#233;ricain James R. Schlesinger et beaucoup d'autres de cette faction, est une politique v&#233;ritablement suicidaire. Nous avons suffisamment indiqu&#233; le probl&#232;me de l'utilisation de la biomasse en tant que substitut &#224; l'&#233;nergie nucl&#233;aire et aux combustibles fossiles. Dans le cas du collecteur solaire, ou cellule solaire, la quantit&#233; d'&#233;nergie consomm&#233;e par la soci&#233;t&#233; pour la production de tels composants exc&#232;de l'&#233;nergie totale susceptible d'&#234;tre collect&#233;e par ces composants pendant toute leur dur&#233;e de vie. En d'autres termes, la quantit&#233; d'&#233;nergie que re&#231;oit la soci&#233;t&#233; en utilisant de tels composants est n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les points marquants illustr&#233;s par le tableau 2, il y a une corr&#233;lation entre l'efficacit&#233; des sources de chaleur et le niveau de temp&#233;rature (ou &#233;quivalent) auquel op&#232;re la source d'&#233;nergie. Ce tableau &#233;voque la m&#233;moire de Sadi Carnot (1796-1832). Aussi longtemps que l'on s'en tient &#224; la &#171; th&#233;orie calorique de la chaleur percussive &#187;, la fameuse formule de Carnot semble rendre compte du fait que les processus les plus co&#251;teux de g&#233;n&#233;ration de chaleur peuvent concurrencer les moins co&#251;teux si les plus co&#251;teux op&#232;rent &#224; des niveaux de densit&#233; de flux d'&#233;nergie suffisamment sup&#233;rieurs &#224; ceux des moins co&#251;teux. Cependant, Sadi Carnot lui-m&#234;me n'a jamais &#233;t&#233; tr&#232;s &#224; l'aise avec la th&#233;orie &#171; calorique &#187; et n'a utilis&#233; les hypoth&#232;ses de cette th&#233;orie que par souci pratique, &#224; l'&#233;poque o&#249; il &#233;crivit son trait&#233;. La r&#233;futation d&#233;cisive de la &#171; th&#233;orie statistique de la chaleur &#187; a &#233;t&#233; op&#233;r&#233;e plus tard par Riemann dans son trait&#233; &lt;i&gt;De la propagation des ondes atmosph&#233;riques planes d'amplitude finie&lt;/i&gt; en 1859,&#8212; une des sources les plus employ&#233;es par la m&#233;thode LaRouche-Riemann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lord Rayleigh (1843-1919), dans ses &#233;crits des ann&#233;es 1890, fut un de ceux qui soulign&#232;rent que si le trait&#233; de Riemann de 1859 s'av&#233;rait scientifiquement exact, c'est toute la th&#233;orie statistique des gaz qui allait se trouver discr&#233;dit&#233;e dans son int&#233;gralit&#233;. Les travaux de scientifiques allemands prouv&#232;rent exp&#233;rimentalement la justesse des id&#233;es de Riemann. Le Professeur Erwin Schr&#246;dinger (1887-1961) a eu &#233;galement recours au trait&#233; de Riemann dans ses travaux sur la g&#233;om&#233;trie interne de l'&#233;lectron. Il y a bien quelque chose derri&#232;re les r&#233;sultats donn&#233;s dans le tableau 2 plus profond qu'il n'y para&#238;t et qui n'aurait jamais pu &#234;tre d&#233;montr&#233; dans le cadre de la th&#233;orie statistique de la chaleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci a trait au curieux ph&#233;nom&#232;ne auquel nous avons fait r&#233;f&#233;rence plus haut : la proposition selon laquelle une simple portion de la puissance totale fournie &#224; un processus, dans la mesure o&#249; cette portion est &#233;lev&#233;e &#224; un niveau suffisant de densit&#233; de flux d'&#233;nergie, accomplit plus de travail que toute la puissance fournie, si cette derni&#232;re est appliqu&#233;e &#224; un niveau de densit&#233; de flux d'&#233;nergie significativement inf&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce curieux ph&#233;nom&#232;ne peut &#234;tre rapproch&#233; de situations dans lesquelles une r&#233;action chimique, par exemple, ne peut survenir sans qu'elle re&#231;oive un apport &#233;nerg&#233;tique &#224; une certaine densit&#233; de flux d'&#233;nergie. Il existe bien s&#251;r de nombreux exemples analogues. De tels exemples concernent le point que nous allons d&#233;velopper plus loin dans ce texte, mais ce point &#224; d&#233;velopper va au-del&#224; de ce que ces exemples tendent &#224; sugg&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Retourner lire &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/L-approche-Leibnizienne-de-la-science-economique.html&#034;&gt;le chapitre 1&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/La-thermodynamique-de-l-economie-politique-1460.html&#034;&gt;le chapitre 3&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;finition de la valeur &#233;conomique
</title>
		<link>https://www.institutschiller.org/Definition-de-la-valeur-economique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.institutschiller.org/Definition-de-la-valeur-economique</guid>
		<dc:date>2022-05-20T15:41:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La fonction math&#233;matique que nous avons adopt&#233;e montre qu'une soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie) devient entropique si aucune avanc&#233;e technologique ne vient augmenter le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi, pour la soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie) prise dans son ensemble, la valeur &#233;conomique se rapporte uniquement aux activit&#233;s de cette soci&#233;t&#233; qui permettent d'accro&#238;tre le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative par le progr&#232;s technologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
En d'autres termes, la valeur &#233;conomique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L150xH127/percy_shelley-05599.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='127' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.institutschiller.org/IMG/jpg/percy_shelley.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH423/percy_shelley-8b984.jpg?1775216849' width='500' height='423' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-2149 '&gt;Percy Shelley 1792-1822
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La fonction math&#233;matique que nous avons adopt&#233;e montre qu'une soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie) devient entropique si aucune avanc&#233;e technologique ne vient augmenter le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, pour la soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie) prise dans son ensemble, la valeur &#233;conomique se rapporte uniquement aux activit&#233;s de cette soci&#233;t&#233; qui permettent d'accro&#238;tre le potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative par le progr&#232;s technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, la valeur &#233;conomique correctement d&#233;finie mesure la n&#233;guentropie du processus &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur &#233;conomique ainsi d&#233;finie et le travail ont la m&#234;me signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail n'est d&#233;fini ni par la quantit&#233; d'effort appliqu&#233;e, ni m&#234;me par la quantit&#233; d'un effort de qualit&#233; sp&#233;cifique (par exemple, le niveau de qualification, la puissance de travail selon la d&#233;finition erron&#233;e de Marx, etc.) ; de m&#234;me, il ne peut &#234;tre mesur&#233; ni par la quantit&#233; des biens physiques produits, ni par les co&#251;ts de la main-d'&#339;uvre, ni les par co&#251;ts de distribution des biens produits, ni par quoi que ce soit d'autre du m&#234;me ordre. Aucune mesure scalaire du travail n'est comp&#233;tente ; aucune th&#233;orie qui puisse se traduire par des fonctions lin&#233;aires ne peut &#234;tre comp&#233;tente. Le travail est de fa&#231;on irr&#233;ductible une grandeur non lin&#233;aire, exprim&#233;e sous forme de fonction non r&#233;ductible d'une variable complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons para&#238;tre diff&#233;rer de Leibniz sur ce point. En apparence, c'est exact ; dans la m&#233;thode d'approche, non. La discussion qui suit clarifie ce point. Rappelons-nous comment nous avons d&#233;crit ant&#233;rieurement l'usage du mot &#171; travail &#187; par Leibniz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re approximation, Leibniz a suppos&#233; qu'une quelconque vari&#233;t&#233; de biens physiques produits &#233;tait utile dans la mesure o&#249; la soci&#233;t&#233; en exigeait de grandes quantit&#233;s. De ce point de vue, le niveau de production de tels biens par un op&#233;rateur peut servir comme &#233;talon acceptable de comparaison. Dans ces termes de r&#233;f&#233;rence, l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre obtenue &#224; l'aide d'une machine &#224; combustion est n&#233;guentropique. Ce n'est pas la quantit&#233; de production de biens physiques qui mesure le travail ; dans une telle &#233;tude, le travail est mesur&#233; comme &#233;conomie de main-d'&#339;uvre r&#233;alis&#233;e. C'est l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre en tant que telle qui, empiriquement, est le corollaire &#171; micro-&#233;conomique &#187; de la valeur &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-l&#224;, la d&#233;finition par l'auteur de la valeur &#233;conomique ne diff&#232;re ni de celle de Leibniz ou des principaux &#233;conomistes du &lt;i&gt;Syst&#232;me am&#233;ricain&lt;/i&gt;, ni du principe compris et appliqu&#233; plus ou moins efficacement par la plupart des directeurs de production munis soit d'une formation d'ing&#233;nieur, soit d'une exp&#233;rience &#233;quivalente du processus de production. Tous les directeurs de production comp&#233;tents que l'auteur a pu rencontrer au cours de sa vie de consultant en organisation, ou en toute autre occasion, &#233;taient d'accord avec la politique visant &#224; &#233;lever la force de travail employ&#233;e, tout en faisant progresser la technologie par des investissements &#224; forte intensit&#233; capitalistique. Lorsque des politiques contraires pr&#233;dominent au sein de soci&#233;t&#233;s munies d'un encadrement de production comp&#233;tent, celles-ci &#233;manent des int&#233;r&#234;ts financiers de &lt;i&gt;Wall Street&lt;/i&gt; et des &#233;coles de gestion du type de celle de Harvard.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pendant la deuxi&#232;me moiti&#233; des ann&#233;es 1950, au cours des d&#233;bats ayant conduit &#224; l'adoption des principes de dissuasion nucl&#233;aire, de riposte gradu&#233;e et de contr&#244;le des armements, les cercles dirigeants des &#171; &lt;i&gt;establishments&lt;/i&gt; lib&#233;raux &#187; de Londres et de la c&#244;te nord-est des &#201;tats-Unis d&#233;cid&#232;rent d'orienter l'&#233;conomie mondiale vers une phase postindustrielle. Des accords &#171; secrets &#187; avec le gouvernement sovi&#233;tique, conclus entre autres par l'entremise de Bertrand Russell au cours de cette p&#233;riode, persuad&#232;rent les &#171; &lt;i&gt;establishments&lt;/i&gt; lib&#233;raux &#187; que la dissuasion nucl&#233;aire emp&#234;cherait une guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e entre les superpuissances ou, dans le cas o&#249; une telle guerre serait entam&#233;e, qu'elle cesserait son escalade lorsque les premiers bombardements nucl&#233;aires &#171; strat&#233;giques &#187; deviendraient une &#233;ventualit&#233;. Seules des &#171; guerres locales &#187;, y compris des &#171; guerres nucl&#233;aires limit&#233;es &#187;, men&#233;es dans les limites d'un ensemble gradu&#233; de r&#232;gles (riposte gradu&#233;e) seraient susceptibles d'avoir lieu. Suivant cette logique d'&#233;quilibre de la terreur, la dissuasion nucl&#233;aire conduisit &#224; &#233;touffer l'exigence militaire d'une capacit&#233; logistique en profondeur fournie par une &#233;conomie en progr&#232;s technologique. La politique de &#171; soci&#233;t&#233; postindustrielle &#187; fut largement promue au d&#233;but des ann&#233;es 1960 et commen&#231;a &#224; &#234;tre appliqu&#233;e par le gouvernement am&#233;ricain au milieu de cette d&#233;cennie-l&#224;, qui vit la co&#239;ncidence de la th&#233;orie de &#171; grande soci&#233;t&#233; &#187; du pr&#233;sident Johnson avec le d&#233;but des coupes dans les d&#233;penses de recherche et d&#233;veloppement centr&#233;s essentiellement &#224; l'&#233;poque sur la NASA.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Puisque les &#233;l&#233;ments de l'&#171; establishment lib&#233;ral &#187; qui adopt&#232;rent cette perspective &#233;taient les porte-parole de cercles familiaux nord-am&#233;ricains et europ&#233;ens, des &lt;i&gt;fondi&lt;/i&gt; de style v&#233;nitien contr&#244;lant les principaux complexes de la banque et de l'assurance, le flux des cr&#233;dits et des fonds d'investissement dans et hors des entreprises commen&#231;a &#224; refl&#233;ter de plus en plus intens&#233;ment l'orientation postindustrielle. Suivant John Kenneth Galbraith, le &#171; chef de l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait alors le directeur de la &lt;i&gt;Fondation Ford&lt;/i&gt;, McGeorge Bundy. Celui-ci parraina la th&#232;se de la &#171; soci&#233;t&#233; techn&#233;tronique &#187; de Zbigniew Brzezinski, qui refl&#232;te la relation que nous venons d'indiquer entre pens&#233;e strat&#233;gique &#171; utopiste &#187; et approche socio-&#233;conomique. On eut, comme l'illustre le &lt;i&gt;U.S. Steel&lt;/i&gt;, de plus en plus tendance &#224; extraire l'argent des entreprises industrielles pour l'investir dans des sp&#233;culations non industrielles, cannibalisant ainsi le processus de porduction par un d&#233;sinvestissement syst&#233;matique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'adoption de telles politiques ne fut pas seulement impos&#233;e par des pressions directes venues de &lt;i&gt;Wall Street&lt;/i&gt;, &#224; travers l'action de &#171; &lt;i&gt;raiders&lt;/i&gt; &#187; pillant les actifs de toute soci&#233;t&#233; incapable de prot&#233;ger son capital. Ces choix r&#233;sult&#232;rent &#233;galement de changements dans la fa&#231;on de penser des chefs d'entreprise eux-m&#234;mes. Le r&#244;le d'&#233;coles de commerce comme celle de Harvard (&#171; Harvard Business School &#187;) dans la &#171; formation &#187; des cadres, symbolis&#233; par l'action d'un Robert Mc Namara chez &lt;i&gt;Ford&lt;/i&gt; puis au Pentagone, est au centre de ces changements d'horizon philosophique ayant affect&#233; les chefs d'entreprises. Ceci ressort clairement &#224; travers l'&#233;volution du &lt;i&gt;Wall Street Journal&lt;/i&gt; : l'horizon philosophique des plus r&#233;centes, par rapport &#224; celles des ann&#233;es 1950 et du d&#233;but des ann&#233;es 1960, se trouve de plus en plus marqu&#233; par un n&#233;oconservatisme teint&#233; de n&#233;olib&#233;ralisme qui refl&#232;te l'&#233;volution actuelle des lecteurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La &lt;i&gt;Harvard Business School&lt;/i&gt; est un pur prototype de ce qui s'insinue maintenant dans toutes les &#233;coles de commerce prestigieuses. Ce qui est enseign&#233; dans ces lieux est essentiellement une id&#233;ologie. Ce qui y passe pour &#234;tre une sophistication &#233;conomique est tout simplement la vieille doctrine de l'achat &#224; bon march&#233; et de la vente &#224; bon prix, &#233;nonc&#233;e au XVIIe si&#232;cle par William Petty, que l'on a dissimul&#233;e sous une &#233;paisse couche d' &#171; &#233;conomie math&#233;matique &#187; fournie par la doctrine de John von Neumann. Le ma&#238;tre mot y est : &#171; rapport qualit&#233;-prix &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Bien que von Neumann ait &#233;t&#233; familiaris&#233;, par exemple, avec certaines constructions alg&#233;briques attach&#233;es aux travaux de Riemann, sa vision philosophique &#233;tait essentiellement celle de Kronecker, de Dedekind ou de Laplace, Clausius, Helmoltz, Boltzmann. Ceci appara&#238;t sous son plus mauvais jour apr&#232;s l'attaque d&#233;vastatrice de Kurt G&#246;del contre certaines de ses principales suppositions, aux environs de 1932 (par exemple, la &lt;i&gt;Preuve de G&#246;del&lt;/i&gt;, qui devrait &#234;tre consid&#233;r&#233;e du point de vue des travaux de Georg Cantor au cours de la p&#233;riode 1871-1883). Autrement dit, le pire se produisit lorsque von Neumann appliqua sa th&#233;orie des jeux aux processus &#233;conomiques. Ses efforts visant &#224; r&#233;duire l'analyse &#233;conomique &#224; des solutions d'ensembles d'in&#233;quations lin&#233;aires et son adoption des pr&#233;suppos&#233;s ontologiques radicaux de l'utilit&#233; marginale n&#233;opositiviste viennoise, sont exemplaires des raisons pour lesquelles tout syst&#232;me de pr&#233;vision &#233;conomique bas&#233; sur les suppositions de von Neumann &#224; &#233;chou&#233; si lamentablement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les sp&#233;cifications que von Neumann a impos&#233;es &#224; l'&#233;conomie math&#233;matique exigent de supposer &#224; la fois que l'&#233;conomie est dans un &#233;tat de croissance technologique z&#233;ro, et que l'on peut ignorer les baisses du niveau technologique. Cette approche, qui se retrouve aujourd'hui dans toutes les m&#233;thodes de pr&#233;vision &#233;conomique bas&#233;e sur l'utilisation des ordinateurs, en dehors de celle de LaRouche-Riemann, est l'approche la plus coh&#233;rente avec la direction &#171; postindustrielle &#187; prise par la politique ci-dessus mentionn&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le lavage de cerveau que l'imposition de ce dogme inflige aux dipl&#244;m&#233;s des &#233;coles de commerce et &#224; leurs coll&#232;gues, par ailleurs soumis &#224; l'influence des forces dominantes de &lt;i&gt;Wall Street&lt;/i&gt;, de Londres, de Suisse et des complexes v&#233;nitiens de l'assurance, a induit un changement si aigu dans la philosophie des cadres dirigeants am&#233;ricains qu'elle constitue v&#233;ritablement un &#171; changement de paradigme culturel &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence entre le traitement par Leibniz du terme &#171; travail &#187; et les formulations de ce texte est simplement une diff&#233;rence de degr&#233;. Les travaux de Gauss, Riemann &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;, que nous avons rappel&#233;s dans les chapitres pr&#233;c&#233;dents, rendent possible une compr&#233;hension des principes de la technologie plus profonde que celle que Leibniz lui-m&#234;me a pu apparemment fournir.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Nous utilisons l'adverbe &#171; apparemment &#187; avec toute la consid&#233;ration que nous inspirent ce qui a &#233;t&#233; exhum&#233; des archives non publi&#233;es de Leibniz aussi bien que l'examen r&#233;cent d'une partie de ses travaux publi&#233;e &#224; la lumi&#232;re des mat&#233;riels archiv&#233;s. Les &#233;crits du Cusain, ceux de L&#233;onard de Vinci ainsi que ceux de Kepler et de Gauss, se distinguent par cette m&#234;me exceptionnelle qualit&#233;. De ce que l'on a &#233;tudi&#233; de Leibniz, l'on ne peut jamais pr&#233;sumer que celui-ci en soit simplement rest&#233; &#224; une prescience de d&#233;couvertes fondamentales attribu&#233;es plus tard &#224; d'autres.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons pr&#233;sumer que Leibniz estimerait nos apports compl&#232;tement coh&#233;rents avec sa propre direction de pens&#233;e en la mati&#232;re. Nous sommes aujourd'hui capables d'explorer plus profond&#233;ment la signification du mot &#171; travail &#187;, jusqu'&#224; un niveau inaccessible dans le contexte du d&#233;veloppement des sciences &#224; l'&#233;poque de Leibniz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que nous &#233;laborions quelques-unes des implications majeures de cette d&#233;finition non lin&#233;aire de la valeur &#233;conomique, dans le contexte de l'entreprise agro-industrielle int&#233;gr&#233;e de notre hypoth&#232;se, il nous faut identifier quelques aspects de l'importance qu'il y a &#224; introduire et &#224; appliquer cette conception &#171; plus sophistiqu&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, par approximations successives, nous avons insist&#233; constamment sur l'unit&#233; de la technologie comme fait central de la science &#233;conomique, et la technologie du point de vue des fondements de la physique math&#233;matique, une unit&#233; mise en &#233;vidence par ceux qui dirigeaient les travaux de l'&#201;cole Polytechnique entre 1794 et 1815. Si nous d&#233;sirons obtenir le taux optimal de progression de l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre, nous ne devons pas simplement la d&#233;finir en termes de politiques d'investissement, mais en termes des types de technologies &#224; mobiliser par l'investissement. Aussi, les politiques d'investissement judicieuses doivent &#233;voluer vers une politique d'investissement scientifique, une politique gouvernant l'allocation d'investissements dans la science en tant que telle. Il arrive qu'il soit le cas, comme cela deviendra de plus en plus clair dans la suite du texte, que les principes de la technologie, tels que nous les avons identifi&#233;s, concernent directement les domaines les plus fondamentaux de la recherche scientifique. En cons&#233;quence, les politiques d'investissement les plus intelligentes ne sont pas simplement ax&#233;es sur des politiques d'investissement dans la science, mais sur des politiques d'investissement qui promeuvent des champs de d&#233;couvertes sp&#233;cifiques portant, par exemple, sur des questions fondamentales en physique math&#233;matique, accessibles &#224; la recherche dans les d&#233;cennies imm&#233;diatement &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous cet angle, une d&#233;finition rigoureuse de la valeur &#233;conomique est n&#233;cessaire. Pour parvenir &#224; int&#233;grer les prises de d&#233;cision sur l'investissement long dans la science avec celles sur la production de biens physiques d&#233;termin&#233;es par le &#171; retour &#224; l'investissement &#187;, nous avons besoin d'une mesure de la valeur &#233;conomique applicable aussi bien &#224; la recherche scientifique qu'au processus de production en tant que tel. Cette mesure doit s'appliquer aux principes fondamentaux de la physique math&#233;matique, par exemple, et mesurer en m&#234;me temps, et de la m&#234;me mani&#232;re, les d&#233;terminants fondamentaux de l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre dans le processus de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer tr&#232;s pratiquement le point que nous venons d'&#233;voquer, nous constatons que la moins mauvaise politique recommand&#233;e par les pays de l'OCDE aux pays dits en d&#233;veloppement, est celle d'un &#171; rattrapage progressif &#187; des niveaux technologiques qu'eux-m&#234;mes ont d&#233;j&#224; atteints. Ceci implique, que les pays en d&#233;veloppement sont au mieux autoris&#233;s &#224; s'affranchir, &#224; petite vitesse seulement, des effets de la politique coloniale qui a fait d'eux essentiellement des exportateurs de mati&#232;res premi&#232;res, leurs fronti&#232;res s'ouvrant alors &#224; quelques technologies industrielles d&#233;pass&#233;es et leur production nationale se vouant &#224; des biens de consommation riv&#233;s &#224; la cat&#233;gorie des &#171; substitutions d'importations &#187;. Les r&#233;sultats de telles politiques ont &#233;t&#233; lamentables. Pour des raisons &#224; d&#233;finir dans ce texte, il est clair que l'objectif essentiel que doit se fixer une r&#233;elle politique de d&#233;veloppement est au contraire d'aller d'embl&#233;e au-del&#224; m&#234;me de quelques-unes des technologies les plus avanc&#233;es couramment en usage aux &#201;tats-Unis, en Europe ou au Japon.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; [Nous rappelons que ce texte a &#233;t&#233;&#233;crit en 1984. &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;]&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nous faisons ici r&#233;f&#233;rence &#224; la politique d'Adam Smith, tir&#233;e de sa &lt;i&gt;Richesse des nations&lt;/i&gt;. C'est contre les politiques &#233;conomiques de l'Empire britannique d&#233;fendues dans ce livre qu'a &#233;t&#233; men&#233;e la R&#233;volution am&#233;ricaine.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ceci exige du pays en d&#233;veloppement qu'il s&#233;lectionne des domaines de recherche scientifique dans lesquels il se fixe pour objectif d'atteindre la stature de &lt;i&gt;leader&lt;/i&gt; mondial, cet engagement national &#224; moyen terme d&#233;finissant son horizon. Il doit construire les laboratoires, les universit&#233;s et former le n&#233;cessaire encadrement scientifique, parall&#232;lement au d&#233;veloppement d'une base industrielle capable d'assimiler les produits du travail scientifique. Ce dernier doit inclure parmi ses priorit&#233;s le d&#233;veloppement d'un secteur industriel vou&#233; &#224; la fabrication de machines-outils. Le d&#233;veloppement de la base scientifique et celui du secteur machine-outil ainsi que des autres &#233;l&#233;ments formant la base industrielle doivent efficacement converger vers un m&#234;me objectif dans l'espace d'une g&#233;n&#233;ration ou moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'allocation de ressources nationales rares &#224; ce germe grandissant d'excellence technologique future doit &#234;tre &#233;quilibr&#233;e avec et int&#233;gr&#233;e au d&#233;veloppement plus banal, mais n&#233;anmoins urgent, de la production rurale et int&#233;gr&#233;e &#224; celui-ci. Pour des raisons politiques et d'autres raisons pratiques, cet effort combin&#233; doit montrer un progr&#232;s tangible &#224; la population en g&#233;n&#233;ral, &#224; la plupart des couches de la population aussi bien qu'&#224; la majorit&#233; de la population prise dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas difficile d'imaginer un d&#233;magogue anarcho-syndicaliste se mettant &#224; brailler contre un gouvernement et un patronat qui &#171; retireraient le pain de la bouche des enfants &#187; en investissant dans des biens d'&#233;quipement ou dans d'autres biens non consommables. Il faut donc parvenir &#224; un consensus solide et m&#251;rement r&#233;fl&#233;chi en faveur des politiques de d&#233;veloppement &#224; moyen et long terme des pays en d&#233;veloppement. En vue de maintenir ce consensus, il doit y avoir un rapport visible entre le progr&#232;s escompt&#233; et celui r&#233;alis&#233;. &#192; cet effet, il est souhaitable que les choix de politique &#233;conomique d'un pays en d&#233;veloppement soient plus rigoureux encore que ceux d'une &#233;conomie d&#233;velopp&#233;e : de graves erreurs sont en effet beaucoup plus lourdes de cons&#233;quences dans les pays en d&#233;veloppement. Une erreur qui signifierait pour nous une simple r&#233;duction de notre confort se traduirait par une grande souffrance dans la plupart des pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, on ne devrait pas penser que l'investissement effectu&#233; par un pays en d&#233;veloppement en vue d'un bond technologique est un luxe, une option dont il pourrait fort bien se passer. Sans un tel bond, ces pays ne cesseraient jamais d'&#234;tre sous-d&#233;velopp&#233;s. Il s'agit donc l&#224; d'un choix in&#233;vitable, m&#234;me s'il est difficile &#224; g&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas extr&#234;mes, celui de la nation la plus avanc&#233;e et celui du pays en d&#233;veloppement le plus pauvre, il faut aujourd'hui des politiques &#233;conomiques qui soient guid&#233;es par un &#171; vecteur scientifique &#187; impliquant des accroissements rapides dans l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre. Un instrument d'aide &#224; la d&#233;cision est n&#233;cessaire afin d'y parvenir, qui doit fournir un langage commun aux scientifiques engag&#233;s dans la recherche fondamentale et dans la gestion &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est &#224; consid&#233;rer dans le contexte des trois domaines de recherche fondamentale au sein desquels se produira tout le progr&#232;s technologique des cinquante prochaines ann&#233;es (&#224; condition que nous cessions notre d&#233;rive vers le &#171; nouvel &#226;ge des t&#233;n&#232;bres &#187; de la &#171; soci&#233;t&#233; postindustrielle &#187;). Les propositions scientifiques fondamentales qui ont &#233;t&#233; avanc&#233;es dans ces trois domaines convergent, ce qui n'est pas inhabituel dans l'histoire des sciences ; les termes de r&#233;f&#233;rence vers lesquels elles convergent sont les m&#234;mes termes que ceux que nous avons identifi&#233;s plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois domaines de recherche fondamentale sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. les plasmas organis&#233;s &#224; tr&#232;s haute densit&#233; de flux d'&#233;nergie, qui vont permettre le d&#233;veloppement de la fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e comme source d'&#233;nergie primaire pour toute l'humanit&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. un domaine s'y rapportant, le rayonnement coh&#233;rent &#224; haute densit&#233; de flux d'&#233;nergie, appliqu&#233; aux processus de production et caract&#233;ris&#233; par le d&#233;veloppement des lasers et des faisceaux de particules ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. les nouvelles perspectives ouvertes par des d&#233;couvertes fondamentales en biologie, dont celles en cours dans le domaine de la microbiotechnologie, qui en sont un aspect annexe mais tr&#232;s important.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ainsi que Pacioli et L&#233;onard de Vinci ont &#233;t&#233; apparemment les premiers &#224; l'avoir d&#233;montr&#233;, les processus vivants se distinguent des processus non vivants par une morphologie de la croissance et des fonctions qui se r&#233;v&#232;lent congruentes avec la section d'or. En d'autres termes, leur caract&#233;ristique est d'&#234;tre n&#233;guentropique suivant la d&#233;finition que nous avons donn&#233;e de la n&#233;guentropie en g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique, gaussienne, rejetant l&#233;gitimement le dogme incomp&#233;tent de la th&#233;orie de l'information de Wiener-Shannon. Ceci signifie que la chimie organique n'est pas en soi un outil appropri&#233; &#224; la d&#233;termination des traits caract&#233;ristiques des &#234;tres vivants ; bien que la chimie ainsi &#233;troitement consid&#233;r&#233;e soit valable pour la biologie dans la mesure o&#249; les le&#231;ons tir&#233;es des tables de dissection et des laboratoires de pathologie fournissent des informations utiles aux m&#233;decins, dont le but est de pr&#233;server la sant&#233; des tissus d'&#234;tres vivants. Le ph&#233;nom&#232;ne &#233;l&#233;mentaire de la vie doit &#234;tre g&#233;om&#233;triquement congruent avec la section d'or, dans les termes de la vari&#233;t&#233; discr&#232;te, et doit &#234;tre de la forme n&#233;guentropique que nous avons ici d&#233;finie par rapport &#224; la vari&#233;t&#233; continue. Si la biologie faisait de ce simple fait empirique le fondement de sa reconstruction int&#233;grale, l'importance de la chimie se trouverait alors remise dans sa perspective appropri&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il est raisonnable de supposer que des perc&#233;es significatives dans ces trois domaines devraient aboutir &#224; des applications civiles au tournant de ce si&#232;cle. La combinaison de ces trois perc&#233;es se traduira par la faisabilit&#233; de vols interplan&#233;taires habit&#233;s aux environs de la fin du si&#232;cle et, peu de temps apr&#232;s, par une viabilit&#233; accrue des colonies sur la Lune et sur Mars dans des environnements artificiels reproduisant l'environnement terrestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces domaines d&#233;finis par des perc&#233;es fondamentales, consid&#233;r&#233;s relativement &#224; une seule de leurs applications combin&#233;es, exigent que l'on porte tout son effort sur la recherche et les applications de la physique riemannienne, adoptant le point de vue du &#171; transfini ontologique &#187;. Nous avons besoin d'une soci&#233;t&#233; qui pense et qui g&#232;re le d&#233;veloppement de son &#233;conomie dans le cadre de ces m&#234;mes termes de r&#233;f&#233;rence. Toutes les cat&#233;gories professionnelles ont besoin d'&#233;conomistes qui fassent rayonner cette connaissance essentielle parmi leurs pairs, et, au-del&#224;, dans toute la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de la division sociale du travail dans la soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie), telle que d&#233;velopp&#233;e par Henry Carey et d'autres, nous pousse &#224; adopter les proc&#233;dures comptables ci-dessous pour l'analyse des relations entre la production et la consommation au sein de notre entreprise agro-industrielle consolid&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Principles of Political Economy&lt;/i&gt;, Vol.I, 1837, pages 311-320, pour les longues citations que Carey fait de son p&#232;re ; Vol. II (1840) &lt;i&gt;passim&lt;/i&gt; (de la population), en pr&#234;tant une attention particuli&#232;re au chap. IX. Il est du plus grand int&#233;r&#234;t de comparer les trois tomes de cette oeuvre de Carey &#224; ses autres &#233;crits, connus de Karl Marx, pour comprendre les raisons qu'avait ce dernier de l'envier et de le ha&#239;r.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette fin, nous employons une grande partie de la symbolique popularis&#233;e par les marxistes ainsi que par d'autres ; cependant les d&#233;finitions de ces symboles, autres que celles donn&#233;es dans ce texte, ne sont pas pertinentes et devraient par cons&#233;quent &#234;tre ignor&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque nous mesurons l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative, nous devons commencer par consid&#233;rer la population. Comme l'unit&#233; de reproduction de la population est le m&#233;nage, nous mesurons la population, d'abord sous la forme d'un recensement des m&#233;nages et nous d&#233;nombrons les individus membres de ces m&#233;nages. Nous d&#233;finissons ensuite la population active relativement aux m&#233;nages : ce sont les actifs au sein des m&#233;nages, l'activit&#233; &#171; produite &#187; par les m&#233;nages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;finissons la population active en analysant la composition d&#233;mographique des m&#233;nages. Nous d&#233;coupons la population des m&#233;nages d'abord par tranches d'&#226;ge et ensuite par fonctions &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, nous r&#233;partissons la population du m&#233;nage en trois tranches d'&#226;ge principales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. la tranche pr&#233;c&#233;dant l'&#226;ge moyen d'entr&#233;e dans la vie active ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. la tranche correspondant &#224; la dur&#233;e moyenne de la vie active des individus ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. la tranche se situant au-del&#224; de l'&#226;ge moyen d'entr&#233;e en retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous subdivisons la premi&#232;re tranche en nourrissons, enfants de moins de six ans, pr&#233;-adolescents et adolescents. Nous d&#233;coupons la deuxi&#232;me tranche d'&#226;ge par d&#233;cennies. Nous d&#233;coupons la troisi&#232;me par tranches quinquennales (pour des raisons de commodit&#233; statistique). Nous divisons le deuxi&#232;me groupe en deux cat&#233;gories fonctionnelles : les m&#233;nages et la population active, de fa&#231;on &#224; pouvoir &#233;noncer une estimation du style &#171; la population active repr&#233;sente 65% de la population en &#226;ge de travailler &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous classons tous les m&#233;nages en deux cat&#233;gories fonctionnelles principales, en fonction de l'activit&#233; principale du m&#233;nage consid&#233;r&#233;. Le fait que deux membres d'un m&#234;me m&#233;nage puissent tomber dans des cat&#233;gories fonctionnelles diff&#233;rentes d'activit&#233;, ou qu'une personne puisse passer d'une cat&#233;gorie fonctionnelle &#224; l'autre, n'est pas g&#234;nant, puisque c'est le changement des tailles relatives des deux cat&#233;gories fonctionnelles qui est pour nous plus important que la petite marge d'erreur statistique provoqu&#233;e par le choix d'une proc&#233;dure comptable pour les cas ambigus, &#224; condition que celle-ci soit valable et coh&#233;rente. Cette premi&#232;re r&#233;partition fonctionnelle des m&#233;nages se fait en deux cat&#233;gories, les op&#233;rateurs et ceux li&#233;s aux frais g&#233;n&#233;raux, selon l'activit&#233; principale des actifs composant le m&#233;nage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, nous portons notre attention sur la composante &#171; op&#233;rateurs &#187; de la population active totale. Tous les calculs effectu&#233;s sont bas&#233;s sur 100% de cette part de la population active totale. La part des op&#233;rateurs est partag&#233;e entre la production agricole, au sens le plus large (y compris p&#234;che, exploitation foresti&#232;re, etc.) et la production industrielle au sens le plus large (industries manufacturi&#232;res, industries mini&#232;res, b&#226;timent, transports, production et distribution d'&#233;nergie, t&#233;l&#233;communications et les op&#233;rateurs employ&#233;s par ailleurs &#224; l'entretien de l'infrastructure &#233;conomique de base).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On proc&#232;de &#224; l'analyse de la production selon la m&#233;thode d&#233;finie plus haut. On d&#233;bute l'analyse avec la distinction des deux paniers et des deux sous-cat&#233;gories de produits finaux de chacun. Le flux de production est remont&#233; jusqu'aux ressources naturelles en passant par les biens interm&#233;diaires puis les mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.institutschiller.org/IMG/jpg/1-12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH841/1-12-cf17d.jpg?1775216849' width='500' height='841' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cette analyse des flux de production doit &#234;tre recoup&#233;e par l'analyse suivante de la production de biens physiques dans son ensemble : les 100% de la composante des op&#233;rateurs de la population active sont compar&#233;s aux 100% de la production des biens physiques de la soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie). Ces 100% de la production des biens physiques sont r&#233;partis comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;Symbole V&lt;/span&gt; : la portion de la production totale des biens physiques requise pour l'entretien des m&#233;nages formant la totalit&#233; de la part &#171; op&#233;rateurs &#187;. &#201;nergie du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;Symbole C&lt;/span&gt; : les biens d'&#233;quipement consomm&#233;s par la production des biens physiques, y compris les co&#251;ts de l'infrastructure &#233;conomique de base n&#233;cessaire &#224; la production des biens physiques. Ceci inclut les b&#226;timents, les machines, la maintenance de l'infrastructure de base et le maintien des stocks interm&#233;diaires au niveau exig&#233; par la pleine utilisation de la capacit&#233; productive. Ceci inclut seulement la portion de la production des biens d'&#233;quipement requise en tant qu'&#233;nergie du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#C0C0C0;&#034;&gt;Symbole S&lt;/span&gt; : la marge brute d'exploitation (de l'entreprise agro-industrielle int&#233;gr&#233;e).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style=&#034;color:#C0C0C0;&#034;&gt;S&lt;/span&gt; = &lt;span style=&#034;color:#FFD700;&#034;&gt;T&lt;/span&gt; - (&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt; + &lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) o&#249; &lt;span style=&#034;color:#FFD700;&#034;&gt;T&lt;/span&gt; d&#233;signe la production totale des biens physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#A52A2A;&#034;&gt;Symbole D&lt;/span&gt; : les frais g&#233;n&#233;raux totaux. Ceci comprend les biens de consommation, destin&#233;s aux m&#233;nages associ&#233;s aux cat&#233;gories d'emploi de la population active entrant dans les frais g&#233;n&#233;raux, auxquels on ajoute les biens d'&#233;quipement consomm&#233;s par ces cat&#233;gories. &#201;nergie du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;Symbole S'&lt;/span&gt; : la marge nette d'exploitation de la production des biens physiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt; = &lt;span style=&#034;color:#C0C0C0;&#034;&gt;S&lt;/span&gt; - &lt;span style=&#034;color:#A52A2A;&#034;&gt;D&lt;/span&gt;. &#201;nergie libre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous r&#233;duisons les frais g&#233;n&#233;raux (&lt;span style=&#034;color:#A52A2A;&#034;&gt;D&lt;/span&gt;) &#224; un relev&#233; &#233;conomico-fonctionnel appropri&#233; des comptes, on constate qu'il existe des cat&#233;gories de services qui doivent s'accro&#238;tre soit avec l'accroissement des niveaux de production des biens physiques, soit avec l'accroissement des pouvoirs productifs de la main-d'&#339;uvre. Par exemple : une fonction qui sous-tend &#224; la fois les notions de niveau technologique en usage et de taux d'avancement d'une telle technologie d&#233;termine un niveau minimal de culture dans la population active, ce qui, au bout du compte, impose certaines exigences d'&#233;ducation. Les services scientifiques et technologiques &#224; la production et &#224; l'entretien des pouvoirs productifs de l'activit&#233; des membres des m&#233;nages sont des exemples de la vari&#233;t&#233; des cat&#233;gories comptables des d&#233;penses semi-variables qui ont une relation fonctionnelle quantitative claire avec le maintien et l'accroissement des pouvoirs productifs de la main-d'&#339;uvre en g&#233;n&#233;ral. Cependant, une grande partie des frais g&#233;n&#233;raux ne peut &#234;tre imput&#233;e ainsi &#224; une fonction pr&#233;cise ; pour sortir de la soci&#233;t&#233; &#171; postindustrielle &#187;, c'est m&#234;me la majorit&#233; des affectations aux frais g&#233;n&#233;raux qui ne saurait plus &#234;tre tol&#233;r&#233;e, ou qu'il faudrait brutalement r&#233;duire en montant relatif. Pour cette raison, nous devons employer le param&#232;tre &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) comme corr&#233;latif au rapport de l'&#233;nergie libre &#224; l'&#233;nergie du syst&#232;me, plut&#244;t que le symbole &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#A52A2A;&#034;&gt;D&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; des fins de Comptabilit&#233; nationale, nous employons :&lt;br class='autobr' /&gt;
Symbole &lt;span style=&#034;color:#C0C0C0;&#034;&gt;S&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) : la productivit&#233; (&#224; distinguer des pouvoirs productifs de la main-d'&#339;uvre).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style=&#034;color:#A52A2A;&#034;&gt;Symbole D&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) : le rapport des frais g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;Symbole C&lt;/span&gt;/&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt; : l'intensit&#233; capitalistique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;Symbole S'&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) : le taux de profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces rapports exigent que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. le contenu du panier des biens de consommation par t&#234;te, et &#224; destination de la part &#171; op&#233;rateurs &#187; au sein de la population active, s'accroisse relativement en quantit&#233; et en qualit&#233; dans la m&#234;me progression que l'intensit&#233; capitalistique (&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;/&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) et la productivit&#233; (&lt;span style=&#034;color:#C0C0C0;&#034;&gt;S&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;)) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. le co&#251;t social de la production de ce panier d&#233;cline r&#233;guli&#232;rement, malgr&#233; l'accroissement n&#233;cessaire de son contenu en quantit&#233; et en qualit&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. la productivit&#233; (&lt;span style=&#034;color:#C0C0C0;&#034;&gt;S&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;)) s'accroisse plus rapidement que le rapport des frais g&#233;n&#233;raux (&lt;span style=&#034;color:#A52A2A;&#034;&gt;D&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;)).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tableaux de la Comptabilit&#233; nationale classent les frais g&#233;n&#233;raux en trois cat&#233;gories fonctionnelles principales : &#233;conomiques, institutionnels et gaspillages. La distinction s'op&#232;re grossi&#232;rement de la fa&#231;on suivante :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;conomiques : les fonctions et services administratifs essentiels soit aux processus de production et de distribution physique, soit au maintien et au d&#233;veloppement des m&#233;nages &#224; des niveaux coh&#233;rents avec le niveau et le taux de progression de la technologie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Institutionnels : les frais li&#233;s aux activit&#233;s non &#233;conomiques du gouvernement, y compris les fonctions militaire, polici&#232;re et administratives essentielles, par exemple. Les frais li&#233;s au secteur commercial et &#224; l'ensemble du secteur priv&#233;, y compris les frais de vente (distincts des co&#251;ts de distribution physique), qui ne sont pas par nature &#233;conomiques, mais sont indispensables dans la mesure o&#249; ils correspondent &#224; des d&#233;penses consacr&#233;es au maintien de l'existence des fonctions institutionnelles.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Gaspillages : les frais encourus par la soci&#233;t&#233; au titre du ch&#244;mage, au titre des activit&#233;s criminelles et au titre des activit&#233;s immorales, m&#234;me si elle ne sont pas &#224; proprement parler criminelles, telles que toutes les formes d'usure.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les services relevant de la cat&#233;gorie &#171; &#233;conomiques &#187; comprennent :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La recherche scientifique : les sciences physiques, y compris la biologie, la science &#233;conomique et les math&#233;matiques elles-m&#234;mes. L'Histoire, l'Exploration, mais pas la psychologie, la sociologie, l'anthropologie ni toutes ces sortes de &#171; logies &#187; de la science sociale telles qu'elles sont pratiqu&#233;es aujourd'hui. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les politiques d'&#233;ducation de Wilhelm von Humboldt (1767-1835) d&#233;finissent les formes comp&#233;tentes de science et d'&#233;ducation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les services techniques &#224; la science, &#224; l'ing&#233;nierie et &#224; leurs activit&#233;s connexes : ils contribuent soit directement au processus de production des biens physiques, soit indirectement au d&#233;veloppement et &#224; la maintenance des &#233;l&#233;ments de l'infrastructure &#233;conomique de base qui forment une part de l'environnement physique indispensable &#224; la production et la distribution de tels biens.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les services m&#233;dicaux et connexes contribuant &#224; l'entretien de la population.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'&#233;ducation bas&#233;e sur des principes coh&#233;rents avec ceux de Humboldt.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les autres formes de services, et plus particuli&#232;rement les services &#171; non qualifi&#233;s ou semi-qualifi&#233;s exigeant une main-d'&#339;uvre intensive &#187;, sont marginales, institutionnelles ou m&#234;me sont du gaspillage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les activit&#233;s administratives relevant de la cat&#233;gorie &#171; &#201;conomiques &#187; ont pour t&#226;che :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; de veiller directement &#224; l'emploi des op&#233;rateurs ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; de superviser les fonctions &#233;conomiques des processus mobilisant le travail de la part &#171; op&#233;rateurs &#187; au sein de la population active.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Sont exclus de la cat&#233;gorie &#171; &#233;conomiques &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les frais de vente autres que la distribution physique des biens (relevant de la cat&#233;gorie &#171; institutionnels &#187;) ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'administration financi&#232;re (y compris les charges financi&#232;res en tant que telles). En dehors des charges et des frais administratifs li&#233;s &#224; l'usure (y compris la rente fonci&#232;re, la sp&#233;culation sur les prix des mati&#232;res premi&#232;res, etc., qui sont class&#233;es dans la cat&#233;gorie &#171; gaspillages &#187;), l'administration financi&#232;re rel&#232;ve de la cat&#233;gorie frais institutionnels.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Bien que les activit&#233;s gouvernementales soient en gros class&#233;es dans la cat&#233;gorie des frais institutionnels, les formes de ces activit&#233;s gouvernementales qui sont &#233;conomiques (la production, la maintenance de l'infrastructure &#233;conomique de base...) sont class&#233;es dans la cat&#233;gorie &#171; &#233;conomiques &#187; - secteur gouvernemental et sont analys&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re que les fonctions &#233;conomiques priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement, on analyse les frais g&#233;n&#233;raux en se posant les deux questions suivantes : &#171; de quelle mani&#232;re ces frais sont-ils engag&#233;s ? &#187; et &#171; pourquoi ces frais sont-ils engag&#233;s, en examinant chaque d&#233;pense &#224; la fois suivant sa cat&#233;gorie et son montant ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudiants devraient dresser des tableaux r&#233;capitulatifs des Frais g&#233;n&#233;raux, aussi bien sur des cas de soci&#233;t&#233;s-mod&#232;le que pour des &#233;conomies tout enti&#232;res, conform&#233;ment &#224; la d&#233;marche indiqu&#233;e ci-dessus. Ce travail, ainsi que l'&#233;laboration d'autres tableaux r&#233;capitulatifs dans le cadre de la comptabilit&#233; nationale, devrait &#234;tre demand&#233; aux &#233;tudiants pendant la p&#233;riode terminale des &#233;tudes correspondant aux points soulev&#233;s jusqu'ici dans ce texte. Le travail des &#233;tudiants fait &#224; cet effet et &#224; ce moment devrait &#234;tre &#233;galement retenu pour une r&#233;vision g&#233;n&#233;rale effectu&#233;e plus tard, &#224; l'issue de l'ensemble du programme indiqu&#233; par ce texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas d'un d&#233;couvreur scientifique, par exemple, la contribution directe de l'individu &#224; l'accroissement de l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre est simple et claire. &#192; partir de ce point de r&#233;f&#233;rence, nous devons, d&#232;s le d&#233;part, tracer les chemins par lesquels les d&#233;couvertes scientifiques et connexes sont transmises au processus &#233;conomique en tant que tel et &#224; travers lui, de fa&#231;on &#224; ce que les op&#233;rateurs participent &#224; la transmission de la n&#233;guentropie &#224; la soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie) prise dans son ensemble. C'est cette transmission de la n&#233;guentropie par l'activit&#233; des op&#233;rateurs qui est la &#171; substance &#187; de la valeur &#233;conomique. L'esquisse que nous venons de faire des principaux aspects de l'&#233;laboration des tableaux r&#233;capitulatifs de la comptabilit&#233; nationale, nous permet de d&#233;celer les connexions essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de son essai &lt;i&gt;D&#233;fense de la Po&#233;sie&lt;/i&gt;, Percy Shelley associe, non sans justesse, les regains d'int&#233;r&#234;t pour la po&#233;sie et ses progr&#232;s qualitatifs aux p&#233;riodes historiques au cours desquelles ont eu lieu les grandes avanc&#233;es dans la lutte pour la libert&#233; civile et religieuse. C'est certainement le cas pour les mouvements r&#233;publicains de la Gr&#232;ce classique, qui prirent leur essor aux environs de 599 av. J-C, avec les r&#233;formes constitutionnelles de Solon d'Ath&#232;nes. C'est le cas des &#339;uvres de Dante Alighieri (1265-1321) et de son successeur P&#233;trarque (1304-1374) et du mouvement qu'elles ont organis&#233; et qui s'est &#233;panoui sous la forme de la Renaissance du XVe si&#232;cle. C'est le cas des efforts de reconstruction de la France &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle &#8212; apr&#232;s 1653 &#8212; de Mazarin (1602-1661) et de Colbert (1619-1683), comme des efforts associ&#233;s au Grand &#201;lecteur de Prusse et d'autres en Allemagne. C'est le cas partout en Europe, jusqu'au Congr&#232;s de Vienne en 1815, sous l'influence de la grande conspiration transatlantique dirig&#233;e par Benjamin Franklin dans l'intervalle 1766-1789. Shelley lui-m&#234;me s'est fait l'&#233;cho de la fin du XVIIIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de telles p&#233;riodes, il y a, ainsi que Shelley le souligne, un accroissement de la capacit&#233; des populations &#171; &#224; recevoir et &#224; communiquer des conceptions profondes et passionn&#233;es concernant l'homme et la nature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des si&#232;cles relativement r&#233;cents, &#224; commencer par le &lt;i&gt;De vulgari eloquentia&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;Commedia&lt;/i&gt; de Dante, les langues non latines d'Europe ont &#233;t&#233; transfigur&#233;es de la fin du XVe si&#232;cle jusqu'au tournant du XVIe si&#232;cle au point de devenir en Italie, en France ou en Angleterre, par exemple, les langues de grandes cultures classiques. Le degr&#233; de d&#233;veloppement de la langue, comme le souligne Humboldt, est un cadre limitant du pouvoir de penser, au point que les personnes limit&#233;es &#224; un dialecte local rustique sont de ce fait condamn&#233;es &#224; demeurer intellectuellement inf&#233;rieures dans leurs capacit&#233;s de jugement. Au c&#339;ur de telles implications fonctionnelles du niveau atteint par le d&#233;veloppement de la langue, on trouve une caract&#233;ristique cruciale qui porte directement, et de la fa&#231;on la plus &#233;vidente, sur la question de la science &#233;conomique &#224; laquelle nous nous trouvons ici imm&#233;diatement confront&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux qualit&#233;s variables du discours qui affectent de la fa&#231;on la plus significative le pouvoir de penser de celui qui s'exprime sont, d'une part, le degr&#233; d'importance accord&#233; aux id&#233;es &#8212; li&#233; &#224; l'utilisation de verbes transitifs, contrairement &#224; ce qui se passe chez les nominalistes, qui r&#233;duisent les id&#233;es &#224; des noms &#8212; et, d'autre part, l'utilisation rigoureuse du subjonctif.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Au cours des ann&#233;es 1950, l'anglais &#233;crit et parl&#233; avait d&#233;j&#224; r&#233;gress&#233; en dessous de la qualit&#233; de l'anglais pratiqu&#233; au temps de Shakespeare et de Milton, avant m&#234;me les impacts d&#233;vastateurs de la linguistique chomskyenne et de l'argot engendr&#233; par la contre-culture de la drogue et du rock. Les principaux d&#233;fauts &#224; consid&#233;rer sont la d&#233;su&#233;tude dans laquelle est tomb&#233; le subjonctif et le triomphe du nominalisme philosophique, &#233;rigeant le nom en unit&#233; naturelle des id&#233;es. Cette quasi-disparition du subjonctif est due &#224; une campagne men&#233;e par des formalistes st&#233;riles reconnaissant son importance philosophique comme moyen de penser les hypoth&#232;ses scientifiques. La promotion du nominalisme fut &#233;galement le fruit de campagnes men&#233;es en faveur de l'empirisme philosophique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces fonctions de la langue agissent implicitement et plus ou moins directement sur le niveau de d&#233;veloppement atteint par les processus cr&#233;atifs mentaux au sein de l'individu comme dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transmission de la n&#233;guentropie au travers du travail effectu&#233; est la transmission des id&#233;es, dans le sens donn&#233; par Platon aux esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Criton Zoakos a soulign&#233; le fait que le mot &#171; id&#233;e &#187; &#233;tait une traduction impropre et confuse ; la meilleure approximation (en fran&#231;ais) est &#171; esp&#232;ce &#187;. En examinant la mani&#232;re dont Platon construit ses dialogues, il ne peut y avoir raisonnablement de doute quant &#224; la justesse de la modification propos&#233;e par Zoakos. La signification de ce point se trouvera clarifi&#233;e dans le chapitre suivant.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Non pas les &#171; id&#233;es &#187; comprises comme descriptions ou explications : les id&#233;es en tant qu'aiguillons des actions des personnes, des actions pratiques en vue de modifier la nature au b&#233;n&#233;fice de l'humanit&#233;. Nous consacrerons le chapitre suivant &#224; la discussion syst&#233;matique des caract&#233;ristiques internes aux id&#233;es scientifiques. &#192; ce stade du pr&#233;sent chapitre, nous anticipons les r&#233;sultats de cette discussion autant qu'il est indispensable pour pouvoir affirmer ce qui suit imm&#233;diatement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la cr&#233;ation, l'assimilation, la transmission et la r&#233;alisation de ces d&#233;couvertes scientifiques et connexes, dont la mise en pratique repr&#233;sente l'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre potentielle, qui donne son caract&#232;re n&#233;guentropique au processus social de production des biens physiques. C'est cet aspect du processus de production qui nous permet d'estimer la valeur &#233;conomique de l'activit&#233; productive des individus, l'aspect de l'activit&#233; individuelle qui est imm&#233;diatement universel dans ses effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un corollaire de ceci est que la valeur de la production d'une soci&#233;t&#233; (l'&#233;conomie) ne peut &#234;tre d&#233;termin&#233;e en additionnant les valeurs nettes (autrement dit les &#171; valeurs ajout&#233;es &#187;) des &#233;changes individuels au sein de l'&#233;conomie. Si cette erreur est perp&#233;tr&#233;e, nous tombons dans l'illusion, le paradoxe des &#171; Contradictions Internes &#187; cit&#233;es par Marx dans le livre III du &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt;. &#201;tudier &#224; nouveau ce paradoxe, cette fois dans les termes de r&#233;f&#233;rence de la Comptabilit&#233; nationale que nous avons d&#233;finie, nous aide &#224; mettre en &#233;vidence l'aspect empirique du processus productif dans lequel la fonction du progr&#232;s technologique se trouve tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment situ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exprimons la fonction math&#233;matique du rapport variable de l'&#233;nergie libre &#224; l'&#233;nergie du syst&#232;me en substituant le rapport &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) au rapport de l'&#233;nergie libre. Alors, selon l'ensemble des contraintes que nous avons sp&#233;cifi&#233;es plus haut, le &#171; r&#233;investissement &#187; de &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt; accro&#238;t la quantit&#233; par t&#234;te de production repr&#233;sent&#233;e par (&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;). Si le pourcentage des op&#233;rateurs dans la population active reste constant, sans progr&#232;s technologique, un accroissement de l'&#233;nergie du syst&#232;me par t&#234;te r&#233;duit la ration de &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt; disponible pour le r&#233;investissement dans les cycles ult&#233;rieurs. Par cons&#233;quent, il pourrait alors appara&#238;tre que le taux de profit &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;/(&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;) doive baisser avec l'augmentation de l'intensit&#233; capitalistique &lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;/&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons le cas hypoth&#233;tique o&#249; une &#233;conomie moderne d&#233;ciderait d'arr&#234;ter le processus consistant &#224; incorporer les innovations aux nouveaux biens d'&#233;quipement lors de leur conception. Pour un temps, l'&#233;conomie continuerait de cro&#238;tre car le remplacement des biens de production les plus vieux (&#224; technologie d&#233;pass&#233;e) par des biens de production plus r&#233;cents (&#224; technologie actuelle) repr&#233;senterait une avanc&#233;e de la technologie de production (&#233;conomie de main-d'&#339;uvre). Cependant, lorsque le niveau technologique moyen des biens d'&#233;quipement effectivement employ&#233;s se rapprocherait du niveau technologique des nouveaux, le profit attach&#233; au r&#233;investissement commencerait &#224; se volatiliser, et rien n'emp&#234;cherait ce taux de profit en diminution de baisser jusqu'au niveau o&#249; tout le processus &#233;conomique deviendrait entropique.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'&#233;conomie am&#233;ricaine est entr&#233;e dans une phase relativement entropique au cours de la p&#233;riode 1966-1974. Elle est devenue parfaitement entropique &#8212; avec &#171; des taux de croissance &#233;conomique absolument n&#233;gatifs &#187;, et op&#233;rant en dessous de son &#171; seuil de rentabilit&#233; &#187; &#8212; quelques mois apr&#232;s que les politiques adopt&#233;es conjointement par l'administration Carter-Mondale et le directeur de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale Paul Volcker ont &#233;t&#233; mises en application, en octobre 1979.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Examinons de plus pr&#232;s cet aspect du processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; r&#233;investissement &#187; dans les biens d'&#233;quipement concerne deux &#233;l&#233;ments des tableaux comptables : le profit net &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt; et le co&#251;t instantan&#233; de l'&#233;nergie du syst&#232;me repr&#233;sent&#233; par l'investissement cumul&#233; en biens d'&#233;quipement &lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;. Aussi, le &#171; r&#233;investissement &#187; total en biens d'&#233;quipement devrait &#234;tre de l'ordre de (&lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;), pour le cas o&#249; le nombre des op&#233;rateurs viendrait &#224; rester constant sur des cycles successifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons mesur&#233; ces deux grandeurs dans les termes du niveau de technologie (&#233;conomie de main-d'&#339;uvre) utilis&#233; pour la production des biens physiques actuellement disponibles. Mais que se passe-t-il lorsque les biens d'&#233;quipement produits manifestent dans leur fonctionnement un niveau de technologie (d'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre) plus &#233;lev&#233; que le niveau de technologie utilis&#233; pour les produire ? C'est l&#224;, &#224; ce point pr&#233;cis, que r&#233;side le secret du paradoxe, et la substance de la n&#233;guentropie dans le processus &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons par exemple que les nouveaux biens d'&#233;quipement soient plus efficaces de 5% (repr&#233;sentent une &#233;conomie relative de main-d'&#339;uvre de 5%), par rapport aux biens d'&#233;quipement employ&#233;s &#224; leur production. Alors, la portion de la production actuelle allou&#233;e &#224; l'&#233;nergie du syst&#232;me du processus de production est seulement de 95% du montant sugg&#233;r&#233; par la simple projection des donn&#233;es de la Comptabilit&#233; nationale. Par cons&#233;quent, l'&#233;nergie libre r&#233;investie devient (&lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;+&lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;0,05C&lt;/span&gt;), plut&#244;t que &lt;span style=&#034;color:#FA8072;&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;. Plus le rapport &lt;span style=&#034;color:#FF8C00;&#034;&gt;C&lt;/span&gt;/&lt;span style=&#034;color:#008000;&#034;&gt;V&lt;/span&gt; est &#233;lev&#233;, plus l'accroissement relatif en &#233;nergie libre est grand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;guentropie dans le processus &#233;conomique se traduit par des modifications du comportement des op&#233;rateurs dans la production de biens physiques et plus particuli&#232;rement de biens d'&#233;quipement. En cons&#233;quence, un niveau &#233;lev&#233; du rapport des biens d'&#233;quipement aux biens de consommation produits est la manifestation la plus saine d'une &#233;conomie plac&#233;e sous la loi du progr&#232;s technologique. La recherche d'une main-d'&#339;uvre d'op&#233;rateurs hautement qualifi&#233;e, capable d'assimiler et d'employer les modifications du comportement d&#233;coulant de la d&#233;couverte scientifique, d&#233;finit la politique optimale de formation professionnelle ainsi que d'&#233;ducation g&#233;n&#233;rale d'une population. Pour pr&#233;parer &#224; l'activit&#233; professionnelle future, ind&#233;pendamment de ses autres fonctions indispensables, l'enseignement doit avoir pour objectif celui que Humboldt sp&#233;cifia : plut&#244;t que de pr&#233;parer les &#233;l&#232;ves de l'&#233;cole secondaire &#224; quelque formation professionnelle sp&#233;cialis&#233;e, il doit porter les potentialit&#233;s les plus larges de l'enfant et de l'adolescent au plus haut niveau possible avant que n'intervienne la sp&#233;cialisation, qui doit d&#233;buter seulement apr&#232;s la fin du second cycle d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pr&#233;parer &#224; l'exercice de la citoyennet&#233; est le but le plus g&#233;n&#233;ral de l'&#233;ducation primaire et secondaire. Si les membres de l'&#233;lectorat sont incapables de penser par eux-m&#234;mes, mais peuvent voter, &#224; quelle sorte de gouvernement &#233;lu pouvons-nous nous attendre ? Sans entra&#238;nement rigoureux &#224; la pens&#233;e rationnelle pour juger de l'ensemble des sujets sur lesquels un citoyen a &#224; se prononcer en choisissant un candidat parmi d'autres, quelle valeur l'&#171; opinion publique &#187; peut-elle donner &#224; la v&#233;rit&#233; ou &#224; la d&#233;termination, soit des int&#233;r&#234;ts nationaux, soit des int&#233;r&#234;ts imm&#233;diats du citoyen lui-m&#234;me ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le but n'est pas d'apprendre &#224; la jeunesse de se comporter de fa&#231;on fixe, ainsi que le prescrivent les normes du comportement habituel. C'est au contraire de d&#233;velopper les potentiels mentaux cr&#233;ateurs de la jeunesse de la fa&#231;on la plus large possible, de fa&#231;on &#224; les munir des m&#233;thodes rigoureuses propres &#224; un comportement efficacement innovateur (autrement dit productif), assimilant de jour en jour ces innovations sous la forme de transformations fructueuses dans le comportement (autrement dit le comportement quotidien dans l'activit&#233; productive).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'introduction de la machine &#224; combustion, ou de changements analogues &#224; haute intensit&#233; capitalistique dans la technologie de production, doit &#234;tre comprise comme une caract&#233;ristique indispensable de changement dans le comportement humain, un changement dans la relation pratique de l'Humanit&#233; &#224; la Nature tout enti&#232;re. L'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre, accomplie par ces moyens est une r&#233;flexion du fait que la d&#233;couverte scientifique, g&#233;n&#233;rant de tels changements dans le comportement manifeste une correspondance croissante entre le comportement de l'humanit&#233; et l'ordonnancement l&#233;gitime de l'univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre dans le processus productif doit &#234;tre comprise comme la plus grande de toutes les exp&#233;riences scientifiques possibles : l'exp&#233;rience qui prouve empiriquement, comme rien d'autre ne peut le faire, l'existence de ces principes de d&#233;couverte scientifique dont d&#233;pend tout enti&#232;re l'autorit&#233; de toute la connaissance scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune s&#233;paration entre la recherche scientifique fondamentale et la &#171; science appliqu&#233;e &#187; ne sera tol&#233;r&#233;e par les citoyens d'une nation sens&#233;e. L'objet de la d&#233;couverte scientifique fondamentale est le changement dans la nature, accompli gr&#226;ce &#224; la production des biens physiques (dans les usines), le changement dans le rapport de l'homme &#224; la nature ainsi accompli. L'&#201;conomie physique, la science &#233;conomique, est le principe de d&#233;couverte scientifique fondamentale compris dans ces termes de r&#233;f&#233;rence ; le domaine de la science &#233;conomique, correctement d&#233;fini, s'&#233;tend de la mesure finale de la connaissance scientifique, en fin de ligne de production, jusqu'aux d&#233;couvertes scientifiques fondamentales d'amont, dont seule la prolif&#233;ration continue permet la continuation du processus de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve dans cette relation le secret ultime de la d&#233;termination de la valeur &#233;conomique : les principes de d&#233;couverte scientifique fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Retourner lire le &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/La-thermodynamique-de-l-economie-politique-1460.html&#034;&gt;chapitre 3&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Comment-la-technologie-est-produite-1419.html&#034;&gt;chapitre 5&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique
</title>
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		<dc:date>2022-05-20T15:34:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le progr&#232;s technologique, qui s'exprime (principalement) par les am&#233;liorations dans la technologie de production, accro&#238;t le potentiel productif ult&#233;rieur de la main-d'&#339;uvre utilisant (principalement) les biens d'&#233;quipement issus de la pr&#233;c&#233;dente &#233;tape de production de biens physiques. Ceci, avec les autres changements diffus&#233;s d'une mani&#232;re coh&#233;rente dans le comportement de la soci&#233;t&#233; (&#233;conomie), sert ensuite de point de r&#233;f&#233;rence pour une nouvelle avanc&#233;e technologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci implique un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L150xH119/etude_de_leonard_de_vinci_sur_les_courroies_de_transmission-8c1ec.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;62&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH397/etude_de_leonard_de_vinci_sur_les_courroies_de_transmission-fbd67.jpg?1775216849' width='500' height='397' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-2136 '&gt;&#201;tude de L&#233;onard de Vinci sur les courroies de transmission.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le progr&#232;s technologique, qui s'exprime (principalement) par les am&#233;liorations dans la technologie de production, accro&#238;t le potentiel productif ult&#233;rieur de la main-d'&#339;uvre utilisant (principalement) les biens d'&#233;quipement issus de la pr&#233;c&#233;dente &#233;tape de production de biens physiques. Ceci, avec les autres changements diffus&#233;s d'une mani&#232;re coh&#233;rente dans le comportement de la soci&#233;t&#233; (&#233;conomie), sert ensuite de point de r&#233;f&#233;rence pour une nouvelle avanc&#233;e technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci implique un double accroissement de ce qui nous appara&#238;t &#234;tre le contenu &#233;nerg&#233;tique de l'&#233;nergie du syst&#232;me : en premier lieu, un accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative ; en deuxi&#232;me lieu, un accroissement de l'&#233;nergie par t&#234;te. L'accroissement d'&#233;nergie par t&#234;te se manifeste &#224; la fois par l'&#233;largissement du panier des biens de consommation et par celui du panier des biens d'&#233;quipement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accroissement d'&#233;nergie implique une fonction math&#233;matique bas&#233;e sur les taux d'accroissement de la productivit&#233; [S/(C+V)]* et de l'intensit&#233; capitalistique [C/V]. L'accroissement de la densit&#233; d'activit&#233; par t&#234;te (par exemple, la densit&#233; d'&#233;nergie par t&#234;te) est un corollaire de l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. Il appara&#238;t que cet accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative a pour corollaire un accroissement de l'accroissement de la densit&#233; de flux d'&#233;nergie, par t&#234;te et par kilom&#232;tre carr&#233;, cette densit&#233; &#233;tant mesurable par exemple en kilowatts.Kelvin au m&#232;tre carr&#233; [(kW.K)/m2 ], une unit&#233; combinant le nombre de kilowatts par m&#232;tre carr&#233; et le niveau de densit&#233; de flux d'&#233;nergie (refl&#233;t&#233;e par son &#233;quivalent en temp&#233;rature) auquel cette &#233;nergie est fournie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un faisceau coh&#233;rent de rayonnement &#233;lectromagn&#233;tique, d'une longueur d'onde et d'une puissance transmise sp&#233;cifi&#233;es (par exemple, un faisceau coh&#233;rent de lumi&#232;re jaune), serait un &#233;talon de mesure de meilleure qualit&#233; que le kW.K. La mesure de la puissance transmise par t&#234;te sous cette forme, corr&#233;l&#233;e &#224; l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative, fournit la base d'une fonction hydrothermodynamique g&#233;n&#233;ralis&#233;e de l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. Une telle fonction correspond &#224; la &#171; th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de l'&#233;conomie physique math&#233;matique &#187; dont nous avons besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche inscrit tout d&#233;veloppement de la connaissance sur ce sujet le long d'une trajectoire passant par les travaux successifs de Nicolas de Cuse et de L&#233;onard de Vinci, une trajectoire comprenant &#233;galement les travaux de Leibniz, Gauss et Riemann. L'&#233;ducation en science &#233;conomique repr&#233;sente ainsi la &#171; reconstruction &#187; par l'&#233;tudiant de l'histoire interne de cette trajectoire jusqu'au point repr&#233;sent&#233; par la fonction g&#233;n&#233;rale ci-dessus indiqu&#233;e. Il s'agit &#224; la fois d'un programme et d'une m&#233;thode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation symbolique la plus simple d'une fonction de l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative se pr&#233;sente de la mani&#232;re suivante. En chaque &#171; point &#187; de la vari&#233;t&#233; discr&#232;te, construisons une spirale conique autosimilaire. L'accroissement de la section circulaire de ce c&#244;ne croissant, g&#233;n&#233;r&#233; par la spirale autosimilaire, constitue la mesure du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. C'est une mesure des changements de la relation fonctionnelle que l'humanit&#233; entretient avec la nature (avec l'univers). Interpr&#233;t&#233;e comme une fonction hydrothermodynamique, elle subsume, en tant que fonction, les notions d'&#233;nergie n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative, comme le veulent les commandements du &lt;i&gt;Livre de la Gen&#232;se&lt;/i&gt; que nous avons cit&#233;s et comme le symbolise la fonction conique, constitue la d&#233;finition du travail coh&#233;rente avec celle de valeur &#233;conomique. Ce travail est caract&#233;ris&#233; par la g&#233;n&#233;ration d'une singularit&#233; par l'action conique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pr&#233;f&#233;rons, dans ce contexte, d&#233;finir de fa&#231;on significative le terme &#171; &#233;nergie &#187; comme une action cylindrique spirale autosimilaire. Nous adoptons ceci comme la forme normalis&#233;e de l'&#233;nergie. Les formes non normalis&#233;es de l'&#233;nergie comprennent une spirale n&#233;gative d'action conique autosimilaire, telle que la singularit&#233; engendr&#233;e signifie &#171; perte de travail &#187; ou &#171; perte de capacit&#233; &#224; accomplir le travail &#187;. On inclut le rayonnement non coh&#233;rent d'&#233;nergie parmi les cas susceptibles d'&#234;tre assimil&#233;s &#224; cette forme de fonction conique n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prototype math&#233;matique de la conversion en travail de la forme normalis&#233;e de l'&#233;nergie se trouve &#233;labor&#233; dans une &#339;uvre de Riemann, &lt;i&gt;Sur la propagation des ondes planes d'amplitude finie&lt;/i&gt; (1859).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La traduction anglaise de ce texte par Uwe Parpart-Henke et Steven Bardwell est parue dans &lt;i&gt;International Journal of Fusion Energy&lt;/i&gt;, Vol. II, N&#176;3, 1980.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La transformation de toute &#233;mission d'&#233;nergie en une forme conique constitue la relation &#233;nergie-travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique est normalis&#233;e (en vue d'&#233;tablir un &#233;talon de mesure) comme une fonction de la longueur d'onde d&#233;croissante d'un rayonnement &#233;lectromagn&#233;tique cylindrique coh&#233;rent. Ceci comprend les &#171; propri&#233;t&#233;s &#187; &#8212; potentiel retard&#233; de propagation et auto-transparence induite &#8212; du milieu &#224; travers lequel le rayonnement se propage. Ces aspects subsum&#233;s sont associ&#233;s &#224; l'extension du &lt;i&gt;Principe de Moindre Action&lt;/i&gt; au domaine de la g&#233;om&#233;trie constructive de l'action conique spirale autosimilaire dans la vari&#233;t&#233; continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit signaler au lecteur que les d&#233;finitions g&#233;om&#233;triques de travail et d'&#233;nergie que l'on vient de pr&#233;senter ont &#233;t&#233; introduites du point de vue de l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative (n&#233;guentropie). Ce point acquis, les m&#234;mes fonctions g&#233;om&#233;triques du travail et de l'&#233;nergie sont obtenues en appliquant les contributions que nous avons indiqu&#233;es de Gauss, Riemann &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;, &#224; l'utilisation par Leibniz du &lt;i&gt;Principe de Moindre Action&lt;/i&gt; dans l'analyse g&#233;om&#233;trique de la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette derni&#232;re approche, le lecteur devrait d&#233;buter avec l'exemple de la machine &#224; combustion. La r&#233;ponse est &#233;vidente, &#224; la lumi&#232;re de la discussion sur les fonctions coniques et cylindriques que nous avons eue jusqu'&#224; maintenant. Le cas de l'action &#233;lectrodynamique est &#233;galement clair dans tous ses aspects pr&#233;liminaires, quand on le consid&#232;re &#224; partir du point de vue offert par la coh&#233;rence du trait&#233; de Riemann de 1859 &#233;voqu&#233; plus haut avec, d'une part, la continuation par Riemann des travaux de Gauss-Weber en &#233;lectrodynamique, et, d'autre part, ses autres trait&#233;s, et notes de cours sur ce sujet publi&#233;es &#224; titre posthume. Ceci fournit la mati&#232;re n&#233;cessaire &#224; l'examen du cas de l'action chimique et du transport de l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Gauss et Weber ont commenc&#233; &#224; d&#233;couvrir les &#233;l&#233;ments fondamentaux de l'&#233;lectrodynamique au cours des ann&#233;es 1820. Malheureusement, l'une des cons&#233;quences du couronnement de la reine Victoria fut que la branche hanoverienne de la famille royale britannique ordonna de suspendre le travail scientifique de pointe effectu&#233; &#224; G&#246;ttingen. Apr&#232;s cette d&#233;plorable interruption, le travail reprit et fut poursuivi par Riemann. On trouvera un r&#233;sum&#233; de l'apport de Riemann au d&#233;veloppement de l'&#233;lectrodynamique dans &lt;i&gt;Energy Potential&lt;/i&gt;, Carol White, New-York, 1977. Dans les annexes de ce livre figurent la traduction des cours de Riemann sur la gravit&#233;, l'&#233;lectricit&#233; et le magn&#233;tisme, donn&#233;s &#224; G&#246;ttingen au cours du deuxi&#232;me semestre 1861 et publi&#233;s par Hattendorf, et aussi une traduction du m&#233;moire de Riemann sur une nouvelle th&#233;orie de l'&#233;lectrodynamique (1858).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les trait&#233;s et notes de cours de Riemann de 1858 soul&#232;ve un probl&#232;me qui m&#233;rite notre attention &#224; ce point. Quand il fut publi&#233;, en 1876, dans l'&#233;dition des &#339;uvres choisies de Riemann par Heinrich Weber et Richard Dedekind, Weber ajouta une note critique : &#171; apr&#232;s que ce m&#233;moire a &#233;t&#233; publi&#233; post&#233;rieurement &#224; la mort de Riemann, il fut critiqu&#233; par clausius (&lt;i&gt;Annales de Poggendorf&lt;/i&gt;, Vol. CXXXV, p. 606). Son objection essentielle se r&#233;sume ainsi : &#171; selon ce qui se trouve stipul&#233; [par Riemann, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;], la somme&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;div class='spip_document_2137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH39/1-11-c88e1.jpg?1775216849' width='500' height='39' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&#171; a une valeur infinit&#233;simale. Par cons&#233;quent, comme on lui a trouv&#233; plus tard une petite valeur non infinit&#233;simale, l'op&#233;ration doit contenir une erreur, car Clausius trouve dans l'exposition un renversement injustifi&#233; de la s&#233;quence d'int&#233;gration. &#171; L'objection m'appara&#238;t justifi&#233;e, et je suis de l'avis de Clausius, [&#8230;] de ce fait, l'aspect le plus essentiel de la d&#233;duction de Riemann s'&#233;croule&#8230; &#187; [soulign&#233; dans l'original]. Il est juste de qualifier cette critique d'absurde, mais elle n'en est pas moins r&#233;v&#233;latrice car elle illustre avec pr&#233;cision les diff&#233;rences fondamentales de m&#233;thode entre Gauss, Riemann &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;, d'une part, et leurs adversaires d&#233;sign&#233;s tels que Clausius, Helmholtz, Maxwell, Boltzmann &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;, de l'autre. En dehors des constructions alg&#233;briques, ce qui sous-tend la critique de Clausius, c'est qu'il rejette la math&#233;matique de la vari&#233;t&#233; continue de Riemann. Les math&#233;matiques de Clausius et Riemann diff&#232;rent donc du tout au tout. Quoi qu'il en soit, les comm&#233;rages imprudents, tels que ceux de Heinrich Weber, ont d&#251; enregistrer le progr&#232;s inestimable implicitement li&#233; &#224; la compr&#233;hension de l'importance de cet aspect de l'&#339;uvre de Riemann sur l'&#233;lectrodynamique.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, on devrait pouvoir d&#233;busquer plut&#244;t facilement le vice ontologique fondamental de la chimie actuelle, &#224; savoir la supposition implicite que les atomes sont compos&#233;s de &#171; particules &#233;l&#233;mentaires &#187; plus petites et que ces &#171; particules &#187; rev&#234;tent &#224; leur tour la forme de corps solides &#233;lastiques. Depuis les travaux du Professeur Erwin Schr&#246;dinger, en particulier suite &#224; son &#233;tude du trait&#233; de 1859 de Riemann mentionn&#233; plus haut, le fait que les &#233;lectrons soient &#224; la fois des &#171; particules &#187; et des &#171; ondes &#187; est devenu plus ou moins axiomatique. La tendance g&#233;n&#233;rale est d'assimiler l'&#233;lectron &#224; un &#171; paquet d'ondes &#187;, non seulement de fa&#231;on math&#233;matique, mais aussi de fa&#231;on ontologique, une singularit&#233; d'un processus hydro&#233;lectrodynamique dans le sens o&#249; l'onde de choc que Riemann pr&#233;dit dans son trait&#233; de 1859 est la g&#233;n&#233;ration d'une singularit&#233; additionnelle dans ce qui est aussi, implicitement, un processus hydro&#233;lectrodynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats les plus r&#233;cents obtenus en recherche fondamentale, singuli&#232;rement ceux sur les exp&#233;riences &#171; &#224; plasma focalis&#233; &#187;, aboutissent &#224; prouver d'un point de vue nouveau que toutes les soi-disant &#171; particules &#233;l&#233;mentaires &#187; sont &#233;galement des &#171; paquets d'ondes &#187;, de fa&#231;on ontologique aussi bien que math&#233;matique. Dans d'autres recherches exp&#233;rimentales fondamentales, aussi bien en Union Sovi&#233;tique [nous rappelons au lecteur que ce texte a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en 1984, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;] qu'aux &#201;tats-Unis, la diffraction associ&#233;e &#224; la d&#233;charge massive de &#171; particules &#233;l&#233;mentaires &#187; (des faisceaux de protons par exemple), contribue &#224; renforcer ce point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de ce type sont en accord avec les implications des d&#233;rivations gaussiennes de fonctions elliptiques que nous avons r&#233;sum&#233;es plus haut. De ce point de vue, ce sont non seulement les particules &#233;l&#233;mentaires, mais aussi les atomes et les mol&#233;cules, qu'il faut consid&#233;rer comme des organisations &#233;lectromagn&#233;tiques &#8212; hydro&#233;lectrodynamiques &#8212; complexes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le Pr Winston Bostick a &#233;crit un livre sur ce point. Il en a pr&#233;sent&#233; quelques &#233;l&#233;ments au cours d'un s&#233;minaire priv&#233; qui s'est tenu &#224; Leesburg, en Virginie, au d&#233;but du mois de janvier 1984. Ces travaux de Bostick et de ses collaborateurs suscitent depuis plusieurs ann&#233;es l'int&#233;r&#234;t de certains des principaux laboratoires sovi&#233;tiques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cela ne sera pas le cas tant que la chimie se confinera &#224; des domaines exp&#233;rimentaux o&#249; ces aspects ontologiques ne sont pas implicitement mis en cause et au sein desquels l'assimilation des particules &#233;l&#233;mentaires &#224; des corps solides plut&#244;t qu'&#224; des processus hydrodynamiques n'entra&#238;ne aucune diff&#233;rence significative dans les r&#233;sultats. Le probl&#232;me, c'est que ce genre de pratiques en chimie aboutit &#224; exclure toute consid&#233;ration des processus n&#233;guentropiques, tels que la chimie des processus vivants en tant que tels ; la chimie sous cette forme ne peut &#234;tre appliqu&#233;e aux processus biologiques que lorsque les transformations caract&#233;ristiques des processus vivants ne sont pas directement en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci implique qu'aucun mod&#232;le g&#233;om&#233;trique du travail et de l'&#233;nergie, ne puisse &#234;tre d&#233;duit d'une chimie portant le vice ontologique ci-dessus mentionn&#233;. Il est utile de clarifier ce point. La n&#233;guentropie n'appara&#238;t au sein des processus chimiques, d&#233;finis comme des processus chimiques, que dans le ph&#233;nom&#232;ne de la vie en tant que telle. Tant que la chimie portera la marque &#171; h&#233;r&#233;ditaire &#187; de la supposition que les particules &#233;l&#233;mentaires sont implicitement des corps &#233;lastiques, il sera impossible de d&#233;finir le ph&#233;nom&#232;ne de la vie en tant que telle &#224; partir du point de vue de la chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me se trouve au sein m&#234;me des axiomes de la chimie, et le r&#233;seau de th&#233;or&#232;mes de la chimie ne pourra donc contenir aucune connaissance exp&#233;rimentale qui puisse mener &#224; la d&#233;couverte de la nature chimique de la vie en tant que telle, aussi longtemps que tout th&#233;or&#232;me exp&#233;rimental portera le fardeau du &#171; principe h&#233;r&#233;ditaire &#187; de la supposition ontologique ci-dessus mentionn&#233;e. Le probl&#232;me n'est pas que la chimie soit insuffisamment sophistiqu&#233;e ; une sophistication suppl&#233;mentaire n'apporterait rien de plus sur ce point sp&#233;cifique. Le probl&#232;me est &#233;l&#233;mentaire. Toutes les th&#233;ories qui supposent l'existence de particules &#233;l&#233;mentaires solides auto-&#233;videntes sont analogues &#224; une alg&#232;bre qui repose sur les suppositions axiomatiques de l'existence auto-&#233;vidente des &#171; nombres r&#233;els &#187; ; tous ces syst&#232;mes sont intrins&#232;quement entropiques. Comme le dit Hamlet : &#171; &lt;i&gt;There's the rub !&lt;/i&gt; &#187; (Voil&#224; le hic !, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, en mesurant les fonctions du travail et de l'&#233;nergie associ&#233;es aux processus chimiques, nous sommes capables d'employer des m&#233;thodes de mesure qui impliquent que les processus chimiques sont, de ce point de vue, &#233;lectrodynamiques. Tant que l'illusion ontologique ci-dessus mentionn&#233;e ne sera pas lev&#233;e, nous serons n&#233;cessairement amen&#233;s &#224; supposer que les fonctions importantes de l'&#233;nergie et du travail des processus chimiques sont congruentes &#224; l'hydro&#233;lectrodynamique. De plus, il appara&#238;t que ceci constitue le point de d&#233;part qui doit &#234;tre adopt&#233; dans les &#233;tudes biologiques sur les caract&#233;ristiques propres aux processus vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc comment la science &#233;conomique doit approcher la physique math&#233;matique, la chimie et la biologie, lorsqu'elle examine la s&#233;lection et les effets des changements technologiques obtenus en incorporant les productions des laboratoires de recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci exige de la science &#233;conomique qu'elle laisse tomber les &lt;i&gt;Trois principes de la thermodynamique&lt;/i&gt;, ainsi que les aspects de la thermodynamique h&#233;r&#233;ditairement congruents &#224; ces postulats arbitraires. La notion calorique, scalaire, de l'&#233;nergie doit &#234;tre &#233;cart&#233;e, et, avec elle, les notions scalaires d'&#233;quivalence entre &#233;nergie et travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous mesurons le transport de l'&#233;nergie gr&#226;ce &#224; l'&#233;talon que nous avons indiqu&#233; plus haut : le rayonnement coh&#233;rent de l'&#233;nergie selon une propagation cylindrique autosimilaire de longueur d'onde donn&#233;e dans la vari&#233;t&#233; discr&#232;te. Il s'agit de la propagation du travail accompli par une forme normalis&#233;e de fonction conique autosimilaire en un point de la spirale du processus du travail (n&#233;guentropie). La g&#233;n&#233;ration du travail par transport d'&#233;nergie est la fonction conique dont la forme est implicite dans le trait&#233; de 1859 de Riemann, d&#233;j&#224; cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci se refl&#232;te dans la pratique de la mesure du travail accompli pour la production d'&#233;nergie, compar&#233; au travail accompli par application de cette &#233;nergie. L'accroissement de la densit&#233; du flux d'&#233;nergie est l'&#233;talon de mesure hydrothermodynamique de ce type de relations. Cette m&#233;thode d'analyse correspond &#224; l'exigence que de tels processus traitent les &#233;conomies comme des processus hydrothermodynamiques ferm&#233;s (c'est &#224; dire dans la vari&#233;t&#233; continue). Ainsi, nous avons &#233;tabli ce que nous avons identifi&#233; plus haut comme le &#171; curieux ph&#233;nom&#232;ne &#187; de la science &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Retourner lire &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Comment-la-technologie-est-produite-1419.html&#034;&gt;le chapitre 5&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Pour-en-finir-avec-les-theories-monetaires.html&#034;&gt;le chapitre 7&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour en finir avec les th&#233;ories mon&#233;taires
</title>
		<link>https://www.institutschiller.org/Pour-en-finir-avec-les-theories-monetaires</link>
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		<dc:date>2022-05-20T15:31:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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		<description>
&lt;p&gt;On peut sans beaucoup se tromper comparer ce qui passe aujourd'hui pour de l'expertise &#233;conomique &#224; la m&#233;thode qui consisterait &#224; enfiler son pantalon par la t&#234;te avant de le remonter par les jambes. Si l'on s'en tient &#224; l'ABC de l'&#233;conomie physique, ce qui m&#233;rite d'&#234;tre connu dans les manuels d'&#233;conomie actuels peut &#234;tre r&#233;duit &#224; environ une semaine de cours. Il n'est pas diplomatique de le dire, mais c'est l'enti&#232;re v&#233;rit&#233;. En cons&#233;quence, nous ne consacrerons qu'un chapitre de ce livre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L150xH84/1-2-2b520.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.institutschiller.org/IMG/jpg/1-10.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH281/1-10-a85d4.jpg?1775216849' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On peut sans beaucoup se tromper comparer ce qui passe aujourd'hui pour de l'expertise &#233;conomique &#224; la m&#233;thode qui consisterait &#224; enfiler son pantalon par la t&#234;te avant de le remonter par les jambes. Si l'on s'en tient &#224; l'ABC de l'&#233;conomie physique, ce qui m&#233;rite d'&#234;tre connu dans les manuels d'&#233;conomie actuels peut &#234;tre r&#233;duit &#224; environ une semaine de cours. Il n'est pas diplomatique de le dire, mais c'est l'enti&#232;re v&#233;rit&#233;. En cons&#233;quence, nous ne consacrerons qu'un chapitre de ce livre aux myst&#232;res suppos&#233;s de la th&#233;orie mon&#233;taire. La th&#233;orie mon&#233;taire actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, qu'en est-il de la th&#233;orie mon&#233;taire contemporaine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on nous pr&#233;sente aujourd'hui pour de l'&#171; &#233;conomie &#187;, dans les manuels et les journaux sp&#233;cialis&#233;s, n'est essentiellement rien de plus que de la th&#233;orie mon&#233;taire. Certains des sujets essentiels de l'&#233;conomie physique sont ignor&#233;s, ou, au pire, volontairement &#233;cart&#233;s. Et lorsque par exception il s'y r&#233;f&#232;re, l'enseignement officiel utilise tout un attirail approximatif compos&#233; de bribes emprunt&#233;es ici &#224; un dogme physiocratique r&#233;chauff&#233;, l&#224; &#224; quelque auteur marxiste. Pour autant que l'on s'int&#233;resse de cette mani&#232;re &#224; l'&#233;conomie physique, c'est toujours sous l'&#233;gide d'un dogme mon&#233;tariste. &#171; Achetez bon march&#233;, vendez cher &#187; : voil&#224; la base axiomatique du mon&#233;tarisme ; tout y est consid&#233;r&#233; du point de vue de l'association fraternelle du marchand de poissons avec son banquier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie mon&#233;taire contemporaine est entach&#233;e de deux types d'erreurs compl&#233;mentaires, que l'on retrouve implicitement dans les &#171; doctrines sur la moralit&#233; &#187; enseign&#233;es par David Hume, Adam Smith et Jeremy Bentham. La premi&#232;re est de vouloir expliquer toutes les facettes du processus &#233;conomique &#224; partir de la th&#233;orie des prix, en invoquant la &#171; Magie du March&#233; &#187;. Une telle tentative, outre le fait qu'elle soit monstrueusement complexe, rend impossible toute description pr&#233;cise des processus &#233;conomiques de la vie r&#233;elle. La deuxi&#232;me erreur est de s'efforcer de pr&#233;senter diff&#233;rentes formes d'usure comme des pratiques &#233;conomiques normales, qui seraient des caract&#233;ristiques incontournables de l'ensemble du processus &#233;conomique. Cela fausse et alourdit encore davantage les tentatives d'analyse descriptive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par sa nature m&#234;me, l'&#233;conomie physique exclut le premier type d'erreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me type est &#233;vit&#233; en rendant la pratique de l'usure ill&#233;gale, ce qui permet d'&#233;liminer &#224; la source les difficult&#233;s th&#233;oriques qui se pr&#233;sentent lorsqu'on veut en justifier les effets quotidiens. Les principes de l'Economie Physique sont en effet conformes au vieil h&#233;ritage augustinien qui veut que toute forme d'usure &#8212; sous forme de pr&#234;ts, de rente fonci&#232;re et de sp&#233;culation sur les marchandises &#8212; soit immorale et aille &#224; l'encontre du bien-&#234;tre g&#233;n&#233;ral. En proc&#233;dant de la sorte, nous r&#233;duisons la th&#233;orie mon&#233;taire &#224; quelques principes qu'un trait&#233; d'&#233;conomie peut d&#233;velopper en un chapitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie mon&#233;taire appara&#238;t en Am&#233;rique avec les &#233;crits de Mathers et la proposition de Benjamin Franklin (1706-1790), bas&#233;e sur ses travaux, visant &#224; cr&#233;er une monnaie pour les colonies anglaises d'Am&#233;rique du Nord. Elle fut int&#233;gralement mise en &#339;uvre sous la pr&#233;sidence de George Washington, comme en attestent les rapports du Secr&#233;taire au Tr&#233;sor Alexander Hamilton (1755-1804) au Congr&#232;s sur le cr&#233;dit et les banques. Mathew Carey (1760-1839) et Henry C. Carey (1793-1879) approfondirent le sujet. La Constitution am&#233;ricaine reprend quelques &#233;l&#233;ments fondamentaux de cette th&#233;orie dans son Article 1, Sections 8 et 9.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Voir : &lt;i&gt;amodest Inquiry Into the Nature and Necessity of Paper Currency&lt;/i&gt;, 1729. Ce texte a &#233;t&#233; republi&#233; dans &lt;i&gt;The political Economy of The American Revolution&lt;/i&gt;, Nancy Spannaus et Carol White, New York, 1977.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Voir aussi : &lt;i&gt;Report on Public Credit&lt;/i&gt;, 1789 ; &lt;i&gt;Report on A National Bank&lt;/i&gt;, 1790. Republi&#233; par Spannaus et White, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les premi&#232;res r&#233;f&#233;rences de Carey &#224; ces probl&#232;mes apparaissent dans son ouvrage intitul&#233; &lt;i&gt;The Olive Branch&lt;/i&gt;, aussi bien dans l'&#233;dition de 1815 que dans les suppl&#233;ments publi&#233;s les ann&#233;es suivantes. La r&#233;f&#233;rence principale se trouve dans les contributions de Carey aux &lt;i&gt;Addresses of the Philadelphia Society&lt;/i&gt; (1819). Ces contributions sont republi&#233;es dans une annexe de &lt;i&gt;The Civil War and the American System&lt;/i&gt; de Allen Salisbury, New York, 1978.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Voir &#233;galement : &lt;i&gt;The Principles of Political-Economy&lt;/i&gt; (3 volumes : 1837, 1838, 1840) ; &lt;i&gt;The Credit System&lt;/i&gt; (1838) ; &lt;i&gt;The Harmony of Interests&lt;/i&gt; (1851) ; &lt;i&gt;The Slave Trade&lt;/i&gt; (1853) ; et &lt;i&gt;The Unity of Law&lt;/i&gt; (1872) pr&#233;c&#233;demment cit&#233;. On peut &#233;galement consulter &lt;i&gt;The National System of Political Economy&lt;/i&gt; (1841) de Friedrich List. Ces &#339;uvres ont &#233;t&#233; republi&#233;es dans une collection intitul&#233;e &lt;i&gt;Economics Classics&lt;/i&gt; par les &#233;ditions &lt;i&gt;Augustus M. Kelley&lt;/i&gt;, autrefois &#224; New York, plus r&#233;cemment install&#233;es &#224; Clifton, New Jersey. Sur ce point, voir aussi A. Salisbury, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;passim&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments de la th&#233;orie mon&#233;taire sont les suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quantit&#233; de monnaie mise en circulation (salaires et revenus non salariaux), est une fonction de l'ensemble constitu&#233; par les co&#251;ts correspondant &#224; l'&#233;nergie du syst&#232;me. La quantit&#233; effective d'argent mise en circulation peut pour plusieurs raisons s'en &#233;carter : soit par la fluctuation des prix, soit par l'orientation des flux mon&#233;taires vers des d&#233;penses de &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt; qui n'ont pas de relation fonctionnelle avec le cycle de production. Pour autant que les paiements soient d&#233;termin&#233;s par le cycle de production, la croissance des ressources financi&#232;res proc&#232;de comme nous venons de l'exprimer ci-dessus. La production en tant que telle ne g&#233;n&#232;re cependant pas de ressources financi&#232;res suffisantes pour pouvoir effectuer les achats correspondant &#224; la partie d'&#233;nergie libre r&#233;sultant du processus de production. Certains parlent du &#171; probl&#232;me de retour sur investissement &#187; (&#171; &lt;i&gt;buy-back problem&lt;/i&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention de la puissance publique constitue la solution &#224; ce probl&#232;me. Afin que suffisamment d'argent circule pour permettre l'achat des biens physiques correspondant &#224; la part d'&#233;nergie libre, soit les pouvoirs publics taxent les flux financiers, notamment la part des &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt; correspondant &#224; des d&#233;penses anti-&#233;conomiques (usure, rente fonci&#232;re, revente sp&#233;culative), soit ils cr&#233;ent de la monnaie. Ces deux mesures peuvent &#234;tre combin&#233;es en une seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode par laquelle le gouvernement doit cr&#233;er du cr&#233;dit est l'&#233;mission de monnaie fiduciaire gag&#233;e sur les r&#233;serves-or de son Tr&#233;sor, de pr&#233;f&#233;rence sous forme de cr&#233;dits disponibles au sein du syst&#232;me bancaire national. Les &#233;missions de monnaie rentrent en circulation &#224; travers ces cr&#233;dits bancaires. &#201;tant donn&#233; que ces cr&#233;dits sont pour leur plus grande partie garantis, la valeur de la monnaie ainsi mise en circulation s'appuie sur cette garantie. Le gouvernement est en fait redevable de la part de ces &#233;missions mon&#233;taires qui ne se trouverait pas correctement couverte par les garanties de cr&#233;dits &#224; &#233;mettre. C'est principalement pour r&#233;&#233;quilibrer la balance des paiements ext&#233;rieurs que le gouvernement devra ainsi s'engager ; &#233;tant donn&#233; qu'il n'existe pas de devise internationale pour parer &#224; cette &#233;ventualit&#233; &#8212; et qu'aucune r&#233;publique souveraine ne saurait le tol&#233;rer &#8212; les d&#233;ficits de la balance des paiements ext&#233;rieurs sont r&#233;gularis&#233;s par le Tr&#233;sor, sous forme de r&#232;glements en or mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour des raisons clarifi&#233;es plus loin dans ce chapitre, c'est l'agence qui contr&#244;le la monnaie qui gouverne ; une monnaie supranationale entra&#238;ne forc&#233;ment un gouvernement supranational.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ces paiements sont effectu&#233;s seulement &#224; des nations &#233;trang&#232;res qui s'en tiennent &#224; un syst&#232;me &#224; r&#233;serve-or et qui, par trait&#233;, sont astreintes &#224; une r&#233;ciprocit&#233; vis-&#224;-vis des &#201;tats-Unis (dans ce cas particulier). En effet, dans les limites de ce genre d'accord multinational pour un syst&#232;me mon&#233;taire &#224; r&#233;serve-or, l'or n'a pas besoin d'&#234;tre physiquement transf&#233;r&#233;, mais peut-&#234;tre port&#233; au cr&#233;dit de la nation cr&#233;ditrice tout en restant physiquement en d&#233;p&#244;t (dans ce cas) au Tr&#233;sor am&#233;ricain.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tel est, dans les grandes lignes, un syst&#232;me mon&#233;taire &#224; r&#233;serve-or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux doctrines mon&#233;taires les plus connues, &#224; l'oppos&#233; du syst&#232;me &#224; r&#233;serve-or, sont d'une part le syst&#232;me &#224; &#233;talon-or, instaur&#233; &#224; Londres &#224; la fin du XIXe si&#232;cle et, d'autre part, le syst&#232;me actuel &#224; &#171; taux de change flottants &#187; d&#233;riv&#233; de &lt;i&gt;Bretton Woods&lt;/i&gt; (avec le &lt;i&gt;Fonds mon&#233;taire international&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;Banque mondiale&lt;/i&gt;, l'&lt;i&gt;OMC&lt;/i&gt;, etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d'un syst&#232;me &#224; &#233;talon-or, le Tr&#233;sor am&#233;ricain &#233;mettrait exactement un dollar en papier-monnaie pour chaque dollar-or en d&#233;p&#244;t dans ses coffres, sous forme de pi&#232;ces ou de lingots. De m&#234;me, tout &#233;tablissement, banque priv&#233;e ou banque r&#233;gionale d'un &#201;tat de l'Union, pourrait &#234;tre autoris&#233; &#224; &#233;mettre sa propre monnaie &#224; hauteur de l'or qu'il d&#233;tient, de telle sorte que toute personne pr&#233;sentant du papier-monnaie au comptoir de l'agence &#233;mettrice puisse librement l'&#233;changer pour sa valeur en pi&#232;ces d'or ou en lingots.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le syst&#232;me de monnaie lanc&#233; par le pr&#233;sident Andrew Jackson (1829-1837) et son contr&#244;leur, le pr&#233;sident Martin Van Buren (1837-1841), est une parodie du syst&#232;me &#224; &#233;talon-or. Le d&#233;mant&#232;lement par Jackson de la seconde banque des &#201;tats-Unis, achev&#233; en 1832, et la soumission de l'&#233;mission de monnaie nationale au bon vouloir des int&#233;r&#234;ts bancaires priv&#233;s repr&#233;sent&#233;s par Van Buren, ont caus&#233; la panique d&#233;sastreuse de 1837. Ceci cr&#233;a rapidement une bulle &#171; classique &#187;, du type de celle cr&#233;&#233;e en France par John Law (1671-1729) au cours de la p&#233;riode 1716-1720.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;talon-or limite la quantit&#233; de monnaie en circulation &#224; la quantit&#233; d'or en d&#233;p&#244;t au Tr&#233;sor et/ou dans les banques autoris&#233;es &#224; &#233;mettre. La nation am&#233;ricaine, soumise &#224; ce traitement via le &lt;i&gt;U.S. Specie Resumption Act&lt;/i&gt; &#224; la fin des ann&#233;es 1870, eut &#224; subir une crise sociale douloureuse sur fond de d&#233;pression &#233;conomique persistante. Durant cette p&#233;riode, et dans les ann&#233;es qui suivirent, les non r&#233;sidents purent acqu&#233;rir pour trois fois rien des pans entiers des actifs, notamment immobiliers, d&#233;tenus par l'&#201;tat et les citoyens am&#233;ricains. Pire encore, &#233;tant donn&#233; que les d&#233;p&#244;ts en or aupr&#232;s du Tr&#233;sor am&#233;ricain s'&#233;puisaient en cons&#233;quence des mesures li&#233;es au &lt;i&gt;Specie Resumption Act&lt;/i&gt;, des nations moins productives que les &#201;tats-Unis et des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s d&#233;tenteurs d'avoirs en or furent &#224; m&#234;me de piller massivement le gouvernement f&#233;d&#233;ral et les particuliers, en achetant avec du papier-monnaie sans contre-partie comparable en termes de production physique disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insistons ici sur un point crucial : s'agissant de th&#233;orie mon&#233;taire, le syst&#232;me &#224; &#233;talon-or est pire que l'absence totale d'&#233;mission de papier-monnaie. Dans un tel syst&#232;me, il n'existe pas de relation fonctionnelle entre les niveaux de production de biens physiques et la quantit&#233; de monnaie en circulation. Dans le syst&#232;me &#224; r&#233;serve-or d&#233;crit plus haut, au contraire, la garantie essentielle de l'&#233;mission de monnaie n'est pas l'or, ce sont les actifs &#224; forte valeur physique, les biens utiles. Qui plus est, si le syst&#232;me &#224; r&#233;serve-or fonctionne correctement, la quantit&#233; de monnaie disponible correspond approximativement aux biens en circulation. Dans un syst&#232;me &#224; &#233;talon-or, la quantit&#233; de monnaie disponible est largement inf&#233;rieure &#224; la quantit&#233; de biens mis en vente par les producteurs : pour cette raison, le syst&#232;me &#224; &#233;talon-or est facteur de d&#233;pressions &#233;conomiques souvent de grande ampleur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'efficacit&#233; du syst&#232;me &#224; r&#233;serve-or d&#233;pend des politiques de cr&#233;dit r&#233;gissant les &#233;missions mon&#233;taires. Les crit&#232;res suivants sont requis pour assurer une efficacit&#233; optimale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Les cr&#233;dits par &#233;mission mon&#233;taire doivent &#234;tre exclusivement orient&#233;s soit vers l'investissement dans la production de biens physiques, soit vers l'investissement dans le d&#233;veloppement des infrastructures &#233;conomiques de base, essentielles &#224; la production de biens physiques. Les autres pr&#234;ts doivent se faire &#224; partir de l'&#233;pargne priv&#233;e, en monnaie ou en lingots, d&#233;pos&#233;e aupr&#232;s des institutions de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie doit &#234;tre &#233;mise en faveur d'investissements visant &#224; produire des biens physiques nouveaux, de pr&#233;f&#233;rence de nouveaux biens d'&#233;quipement ; elle peut &#234;tre exceptionnellement &#233;mise afin de permettre l'acquisition &#224; cr&#233;dit de biens de consommation, mais &#224; titre strictement temporaire et pour stimuler ponctuellement une &#233;conomie en d&#233;pression. Les pr&#234;ts &#224; l'origine de cr&#233;ation mon&#233;taire ne doivent pas &#234;tre destin&#233;s &#224; l'achat de biens usag&#233;s, ni au refinancement, ni pour couvrir des &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt;, si ce n'est &#224; titre exceptionnel, et sans d&#233;passer le strict minimum n&#233;cessaire &#224; la mise en place de pr&#234;ts &#233;mis principalement pour l'acquisition de nouveaux biens d'&#233;quipements destin&#233;s &#224; la production de biens physiques ou &#224; l'infrastructure de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but est de stimuler l'investissement dans la production de biens physiques en s'assurant que les obligations implicites contract&#233;es par le gouvernement, quand il &#233;met de la monnaie soient garanties par des investissements engendrant, &#224; leur tour, des revenus issus de la production de biens physiques pour l'emprunteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Les pr&#234;ts doivent &#234;tre orient&#233;s en priorit&#233; vers des investissements portant sur des technologies de pointe incorpor&#233;es dans le secteur des biens d'&#233;quipement, et tout particuli&#232;rement vers la production de biens d'&#233;quipement, machine-outils en t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. On donnera la pr&#233;f&#233;rence aux pr&#234;ts qui, tout en respectant ces conditions, font &#233;galement appel &#224; l'&#233;pargne priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me crit&#232;re devra &#234;tre mis en &#339;uvre de la mani&#232;re suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3a. Les &#233;missions devront afficher des taux de r&#233;escompte sensiblement inf&#233;rieurs au co&#251;t du cr&#233;dit sur le march&#233; aliment&#233; par l'&#233;pargne priv&#233;e, c'est-&#224;-dire de l'ordre de 2% &#224; 4% l'an. Les banques priv&#233;es seront autoris&#233;es &#224; prendre une petite marge sur les pr&#234;ts qu'elles accorderont &#224; partir de cette &#233;mission mon&#233;taire. Les &#233;tablissements priv&#233;s obtiendront les conditions les plus favorables en &#171; pond&#233;rant &#187; dans un m&#234;me pr&#234;t le cr&#233;dit &#224; partir de l'&#233;mission mon&#233;taire publique et le cr&#233;dit &#224; partir de leurs propres d&#233;p&#244;ts. Si pour participer &#224; ce m&#233;canisme d'&#233;mission mon&#233;taire, les &#233;tablissements priv&#233;s doivent effectuer une telle &#171; pond&#233;ration &#187;, c'est avec un double avantage : ils am&#233;lioreront leur comp&#233;titivit&#233; en mati&#232;re de cr&#233;dit et maximiseront le rendement de leurs d&#233;p&#244;ts et de leur capital ; en outre, cette participation leur permettra d'accro&#238;tre leur capacit&#233; de pr&#234;t sur le march&#233; et donc d'obtenir un taux de croissance de leurs revenus sup&#233;rieur &#224; celui des autres d&#233;tenteurs de fonds priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3b. Plus le gouvernement est en mesure d'attirer l'&#233;pargne priv&#233;e vers ces cat&#233;gories privil&#233;gi&#233;es d'investissement, plus il est &#224; m&#234;me d'atteindre ses objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;canisme est simple : une banque priv&#233;e soumet &#224; l'agence &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt; de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale (par exemple), agissant en la mati&#232;re pour le compte du Tr&#233;sor, un projet de contrat de pr&#234;t avec un entrepreneur, en vue d'un investissement relevant de l'une des cat&#233;gories prioritaires. Une fois le projet accept&#233;, la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale tire un ch&#232;que gag&#233; sur l'&#233;mission mon&#233;taire mise en d&#233;p&#244;t par le Tr&#233;sor sur ses comptes. Ce ch&#232;que est &#233;mis &#224; l'ordre de la banque pr&#234;teuse. Il est d&#233;pos&#233; sur le compte de l'emprunteur domicili&#233; dans cette banque ; l'emprunteur est ensuite autoris&#233; &#224; tirer des ch&#232;ques sur ce compte, contresign&#233;s par l'agent accr&#233;dit&#233; de la banque, pour r&#233;gler les achats rentrant dans le cadre des investissements sp&#233;cifi&#233;s dans l'accord de pr&#234;t. La monnaie ainsi &#233;mise circule entre les mains des prestataires de biens et de services des cat&#233;gories sp&#233;cifi&#233;es ainsi que de leurs salari&#233;s. L'&#233;mission mon&#233;taire se trouve ainsi mobilis&#233;e pour que l'&#233;nergie libre g&#233;n&#233;r&#233;e par l'&#233;conomie nationale puisse circuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me &#233;tant &#224; r&#233;serve-or, il doit int&#233;grer deux contraintes de nature &#224; la fois distincte et reli&#233;e. Premi&#232;rement, les &#233;missions mon&#233;taires utilis&#233;e directement pour l'importation de biens aboutissent &#224; une dette du Tr&#233;sor. Deuxi&#232;mement, on peut &#233;galement importer en utilisant la monnaie d&#233;j&#224; &#233;mise (circulation secondaire), le r&#233;sultat &#233;tant le m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;glementation des changes permet de g&#233;rer cette contrainte ext&#233;rieure. Les r&#232;glements des importations se font g&#233;n&#233;ralement dans la devise du pays exportateur, l'acheteur am&#233;ricain (par exemple) devant se procurer la devise &#233;trang&#232;re aupr&#232;s du syst&#232;me bancaire national en &#233;change de dollars gag&#233;s sur or (par exemple). L'achat de devises &#233;trang&#232;res revient de ce fait &#224; une autorisation d'importer, le syst&#232;me bancaire national (y compris le Tr&#233;sor) fixant le montant de chaque devise qu'il accepte d'acqu&#233;rir. Le syst&#232;me bancaire national prend pour r&#233;f&#233;rence la position de la balance des paiements avec chacune des nations concern&#233;es. Ce m&#233;canisme doit &#234;tre compl&#233;t&#233; par l'adoption d'un texte pr&#233;voyant que les &#201;tats-Unis (par exemple) ne r&#233;gleront les soldes de leur balance des paiements qu'avec les nations ayant sign&#233; une convention r&#233;ciproque dans le cadre du syst&#232;me &#224; r&#233;serve-or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En promouvant les exportations, on cr&#233;e la possibilit&#233; d'accro&#238;tre les importations. &#192; cet effet, le gouvernement remplit principalement trois r&#244;les. D'abord, il favorise les accords qui facilitent les exportations de produits mat&#233;riels. Ensuite, il soutient les fonctions de pr&#234;t &#224; l'import-export qui servent au financement des exportations am&#233;ricaines sur les march&#233;s internationaux, selon les m&#234;mes principes de pr&#233;f&#233;rence &#233;conomique employ&#233;s pour orienter, &#224; l'int&#233;rieur, les cr&#233;dits par &#233;mission de monnaie, en promouvant en particulier les exportations de biens d'&#233;quipement comme ces principes l'impliquent. Enfin, le gouvernement, avec la coop&#233;ration du syst&#232;me bancaire national, n&#233;gocie les d&#233;ficits et les surplus sous forme de reconnaissance de dettes publiques et priv&#233;es envers des partenaires commerciaux assortis, afin que les passifs et les actifs des positions sur les monnaies &#233;trang&#232;res soient compatibles &#224; la fois avec la s&#233;curit&#233; des positions de la r&#233;serve-or am&#233;ricaine (par exemple) et les besoins du gouvernement et des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s de la nation en ce qui concerne le commerce international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ajouter &#224; cela les fonctions &#233;conomiques du gouvernement. Dans la mesure du possible, le gouvernement devrait limiter ses fonctions &#233;conomiques directes au d&#233;veloppement et &#224; la maintenance de l'infrastructure &#233;conomique de base pour l'agriculture et l'industrie. Autant que faire se peut, il est souhaitable que les autres fonctions &#233;conomiques rel&#232;vent des investissements priv&#233;s. Dans le domaine des fonctions &#233;conomiques du gouvernement, incluant dans notre exemple l'administration f&#233;d&#233;rale des &#201;tats-Unis, celle des &#201;tats et des collectivit&#233;s locales, la puissance publique pourvoit directement &#224; l'infrastructure &#233;conomique de base ou bien la fournit &#224; travers les entreprises publiques qu'elle contr&#244;le. Ceci inclut la gestion de l'eau, les transports publics (les ports, les &lt;i&gt;docks&lt;/i&gt;, les grands moyens de transports tels que les chemins de fer, les autoroutes, le transport routier, le trafic a&#233;rien), le production et la distribution d'&#233;nergie, le d&#233;veloppement et la gestion des ressources naturelles, et l'infrastructure industrielle municipale, y compris les traditionnels services municipaux de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait prudent que l'&#201;tat n'accumule de dette, &#224; moyen ou &#224; long terme, qu'en d&#233;penses d'investissement dans ces fonctions &#233;conomiques. Les achats du gouvernement qui rel&#232;vent de ces fonctions devraient &#234;tre de la forme (S' + C), de par leur nature m&#234;me et leur impact sur l'&#233;conomie. Ces achats peuvent &#234;tre mobilis&#233;s par &#233;mission mon&#233;taire sous forme de cr&#233;dits exclusivement destin&#233;s &#224; ce genre de d&#233;penses d'investissements. Ceci permet au gouvernement de stimuler la r&#233;alisation de l'&#233;nergie libre de l'&#233;conomie, pas seulement en effet net sur le niveau global des achats de biens physiques, mais aussi de fa&#231;on s&#233;lective. Puisque, pour une large part des investissements infrastructurels qu'il a d&#233;cid&#233;s, le gouvernement dispose d'une marge de man&#339;uvre en jouant sur l'ann&#233;e o&#249; ils sont engag&#233;s et sur l'allure &#224; laquelle ils sont r&#233;alis&#233;s, l'utilisation avis&#233;e de cette marge peut permettre la stimulation s&#233;lective des domaines de production de biens d'&#233;quipement au moment o&#249; cette stimulation peut avoir un effet d&#233;cisif. En proc&#233;dant ainsi, le gouvernement ne d&#233;pense rien d'autre que ce qu'il doit d&#233;penser dans tous les cas, et l'impact de cette d&#233;pense est garanti quant &#224; ses effets nets sur la sant&#233; globale de l'&#233;conomie. De plus, en utilisant les &#233;missions de monnaie ainsi d&#233;finies pour financer l'investissement en capital, par des cr&#233;dits &#224; faible taux et &#224; long terme, le niveau et le co&#251;t de gestion des charges de la dette publique sont maintenus au minimum possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal crit&#232;re de conduite de la politique mon&#233;taire est l'effet pr&#233;calculable qu'elle aura sur le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie physique, comme nous l'avons jusqu'ici d&#233;fini. Aussi, la politique mon&#233;taire est une extension et un corr&#233;latif de la fonction math&#233;matique de l'&#233;conomie physique. Le r&#244;le du gouvernement consiste principalement &#224; g&#233;rer ses propres fonctions &#233;conomiques et mon&#233;taires en vue de former dans sa totalit&#233; l'environnement &#233;conomique et mon&#233;taire de l'investissement priv&#233;, en conformit&#233; avec le dessein commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue de la science &#233;conomique, la distinction habituelle entre politique mon&#233;taire et politique fiscale est une illusion. La capacit&#233; du gouvernement &#224; lever des imp&#244;ts, particuli&#232;rement celle du gouvernement national, ainsi que le lien entre la politique fiscale et la gestion de la dette publique, fait imm&#233;diatement partie int&#233;grante de la politique mon&#233;taire, avec un impact profond sur la direction dans laquelle l'&#233;conomie se d&#233;veloppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imposition a une double fonction. Elle doit satisfaire les engagements de paiement du gouvernement en cours, mais &#233;galement distribuer le poids de l'imposition sur l'&#233;conomie en taxant moins lourdement les activit&#233;s relativement les plus souhaitables, et plus lourdement celles qui le sont moins. L&#224; encore, l'analyse des principes de l'&#233;conomie physique fournie dans ce texte est un guide g&#233;n&#233;ral pour l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, les taux d'imposition devraient frapper tr&#232;s lourdement les activit&#233;s ind&#233;sirables telles que l'usure sous toutes ses formes, et les secteurs des &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt; de l'&#233;conomie qui se situent aux fronti&#232;res de l'immoralit&#233;. Le &#171; p&#233;ch&#233; &#187; est &#224; balayer ou &#224; taxer jusqu'&#224; l'agonie. En revanche, une charge fiscale trop lourde sur les m&#233;nages ouvriers (par exemple) est &#224; la fois immorale et &#233;conomiquement perverse dans ses effets. Bien que la capacit&#233; de payer doive &#234;tre en principe proportionnelle &#224; l'importance des avantages obtenus par l'activit&#233; au sein de la nation, il est souhaitable de maintenir des taux &#233;lev&#233;s d'investissement des capitaux priv&#233;s ; taxer punitivement les hauts revenus uniquement parce qu'ils sont hauts revient donc &#224; c&#233;der &#224; une d&#233;magogie aveugle. C'est la fa&#231;on dont le revenu est employ&#233; qui repr&#233;sente le crit&#232;re moral et &#233;conomique &#224; appliquer. Si les revenus sont &#233;pargn&#233;s, et que cette &#233;pargne soit investie ou pr&#234;t&#233;e en vue de promouvoir des investissements utiles en capital, utilit&#233; conforme aux principes de l'&#201;conomie Physique, il serait sage de pr&#233;voir une forme ou une autre de cr&#233;dit d'imp&#244;t sur la part des revenus qui est investie, et par cons&#233;quent, automatiquement, de faire reposer plus lourdement la charge fiscale sur les revenus des gaspilleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des flux de cr&#233;dit servis par les institutions financi&#232;res et du flux d'achats provenant des revenus, si un secteur de l'&#233;conomie souffre alors que l'autre est favoris&#233; par les effets de d&#233;bits diff&#233;rentiels de ces flux, ce diff&#233;rentiel va modeler la structure globale de l'&#233;conomie nationale pour le meilleur et pour le pire, pendant tout le temps o&#249; il pr&#233;vaudra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous abordons ici une question de droit naturel, sur lequel Nicolas de Cuse, parmi d'autres, fait encore autorit&#233; aujourd'hui. Selon ce droit, la d&#233;finition du terme &#233;quit&#233; est l'ensemble des droits naturels de chacun et de tous. Le droit essentiel de l'individu est un droit de l'homme, c'est-&#224;-dire reposant sur la qualit&#233; qui distingue l'homme et la femme de l'animal : le pouvoir de raison cr&#233;atrice. Le d&#233;veloppement des pouvoirs de raison chez tous les jeunes individus, jusqu'&#224; l'acc&#232;s aux niveaux correspondant &#224; la ma&#238;trise de la technologie moderne, est un droit de l'homme. Le droit, et l'obligation, de l'individu &#224; poursuivre le d&#233;veloppement de ces pouvoirs est un droit de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; d'utiliser ces pouvoirs ainsi d&#233;velopp&#233;s de telle fa&#231;on que la vie d'un individu, une fois arriv&#233;e &#224; son terme, ait produit quelque chose de durable pour tous, est un des plus fondamentaux des droits de l'homme : autrement, la valeur de l'&#234;tre humain s'&#233;vanouirait dans sa tombe comme s'il s'agissait d'une b&#234;te. Il appartient au droit de tous et chacun que la vie humaine soit consid&#233;r&#233;e, en pratique, comme sacr&#233;e et qu'elle soit v&#233;cue de telle mani&#232;re que ses contributions &#224; la soci&#233;t&#233; soient constamment b&#233;n&#233;fiques pour les g&#233;n&#233;rations futures de l'humanit&#233;. Chaque fois qu'un autre genre de droit se trouve en conflit avec ce principe fondamental du droit humain, il doit c&#233;der et s'effacer, car il s'agit ici du principe d'&#233;quit&#233; selon le droit naturel. En vertu du droit naturel, aucune d&#233;finition contraire ne peut &#234;tre tol&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que l'&#233;conomie et l'&#201;tat sont les instruments dont d&#233;pend la r&#233;alisation des droits de l'homme, pour chacun et pour tous, les fonctions de l'&#233;conomie et de l'&#201;tat qui sont indispensables pour r&#233;aliser le principe d'&#233;quit&#233; b&#233;n&#233;ficient aussi de la protection de ce principe. &#192; chaque fois que la r&#233;alisation de quelque autre droit ou privil&#232;ge viole les droits ainsi &#233;largis par le principe d'&#233;quit&#233; au processus &#233;conomique et &#224; l'&#201;tat, cet autre droit se trouve annul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons un c&#233;l&#232;bre exemple du principe d'&#233;quit&#233; dans le droit naturel : si le remboursement d'une cr&#233;ance par un d&#233;biteur entra&#238;ne la perte d'une vie humaine, ou une autre violation du principe d'&#233;quit&#233;, le cr&#233;diteur ne doit pas obtenir le repaiement dans ces conditions, et si aucun am&#233;nagement de date et d'autres termes du remboursement ne peut effacer la faute, les pr&#233;tentions au remboursement du cr&#233;diteur se trouvent annul&#233;es au regard du droit naturel. Telle est la doctrine appliqu&#233;e &#224; Shylock dans le &lt;i&gt;Marchand de Venise&lt;/i&gt; de Shakespeare.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le th&#233;&#226;tre de Shakespeare est riche d'exemples d'application du droit naturel. De plus, ses grandes trag&#233;dies, comme &lt;i&gt;Hamlet&lt;/i&gt;, pr&#233;figurent celles de Friedrich Schiller (1759-1805), dans lesquelles le c&#339;ur du &#171; complot &#187; tient &#224; un principe de conduite de l'&#201;tat, impliquant n&#233;cessairement une question de droit naturel. Tout &#233;conomiste s&#233;rieux devrait conna&#238;tre ce que Schiller a &#233;crit au sujet de ses drames, en particulier sur sa trilogie &lt;i&gt;Wallenstein&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le principe d'&#233;quit&#233;, tel qu'il est sommairement d&#233;crit ci-dessus, d&#233;finit directement ou implicitement tout ce qui est relatif &#224; la moralit&#233; publique, que ce soit dans l'exercice de la puissance publique, ou dans la pratique d'institutions et de personnes priv&#233;es. Le poids de la responsabilit&#233; de garantir ce qui est prot&#233;g&#233; par ce principe est proportionnel au pouvoir relatif de l'institution ou de la personne impliqu&#233;e dans le probl&#232;me d'&#233;quit&#233; en question. La responsabilit&#233; ultime revient &#224; la puissance publique.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les autres utilisations habituelles du terme &#233;quit&#233; en droit ne sont pas ici retenues. Elles sont apparues dans notre tradition nationale sous l'influence du droit coutumier britannique, lui-m&#234;me &#233;cho du droit romain, dans lequel les principes de droit naturel, celui de saint Augustin, le Cusain, Grotius (1757-1831). Vom Stein, le dirigeant des r&#233;formateurs prussiens (Guillaume von Humboldt, le g&#233;n&#233;ral Scharnhorst, &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;) associ&#233;s aux r&#233;formes Stein-Hardenberg, comptait, comme Humboldt, parmi les proches collaborateurs de Friedrich Schiller, refl&#233;tant ainsi la &#171; faction r&#233;publicaine am&#233;ricaine &#187; en Allemagne. Celle-ci naquit de l'op&#233;ration transatlantique que Benjamin Franklin mena entre 1766 et 1789, et qui fut ranim&#233;e apr&#232;s 1815 par le Marquis de La Fayette, dirigeant europ&#233;en de la &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine des Cincinnati&lt;/i&gt;. Parmi les r&#233;publicains du monde entier, et cela jusqu'au Congr&#232;s de Vienne de 1815 et un peu apr&#232;s, le droit naturel connu de tous &#233;tait celui de saint Augustain, le Cusain, Grotius &lt;i&gt;et alia&lt;/i&gt;. Ainsi, Miguel Cervantes (1547-1616), dont le &lt;i&gt;Don Quichotte&lt;/i&gt; et les trag&#233;dies font un large &#233;cho au droit naturel, comme Shakespeare, John Milton, et la Bible du Roi Jacques, ont fa&#231;onn&#233; la philosophie du droit que l'on retrouve dans la premi&#232;re r&#233;daction de la constitution am&#233;ricaine.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si l'on soutenait qu'un tel principe d'&#233;quit&#233; sort du domaine de l'&#233;conomie politique, on d&#233;montrerait simplement que cet argument est non seulement faux mais immoral. Simplement, le principe d'&#233;quit&#233; est une autre fa&#231;on de d&#233;finir la valeur &#233;conomique en &#201;conomie Physique : ou, plut&#244;t, la preuve de cette d&#233;finition de la valeur &#233;conomique, par sa construction m&#234;me que nous donnons ici, est la forme que prend le principe d'&#233;quit&#233; en &#233;conomie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de l&#224; que le gouvernement tire le droit moral, l'obligation morale, de r&#233;partir l'impact de l'imp&#244;t sur la soci&#233;t&#233; de la fa&#231;on qui respecte au mieux le principe de la valeur &#233;conomique en &#201;conomie Physique, &#224; condition que cette application soit &#233;galement coh&#233;rente avec le principe d'&#233;quit&#233;, dont est d&#233;riv&#233; le principe de la valeur &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons ainsi pass&#233; en revue tous les points essentiels d'une th&#233;orie mon&#233;taire moralement acceptable. Toute th&#233;orie mon&#233;taire contraire &#224; ces principes est immorale, non seulement par l'intention qui l'inspire mais surtout par les cons&#233;quences de son application &#224; la politique de la nation. Pour illustrer cette diff&#233;rence, il suffit de revenir sur le point de vue de Hume, Adam Smith, et Bentham ; la preuve de ce que nous avan&#231;ons d&#233;coule implicitement et clairement de leurs &#233;crits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois personnages du XVIII&#232;me si&#232;cle ont d&#233;ploy&#233; de nombreux efforts afin de justifier une doctrine politique britannique essentiellement immorale.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'&#233;troite collaboration entre les J&#233;suites de France et les principales familles bancaires de Suisse francophone fut le centre de r&#233;f&#233;rence sur le Continent pour la faction jacobine de Grande-Bretagne et pour les cercles de la &lt;i&gt;Compagnie britannique des Indes Orientales&lt;/i&gt; pendant les XVIIe, XVIIIe et jusqu'au XIXe si&#232;cle. La correspondance publi&#233;e de Voltaire (1694-1778) est une excellente source d'information sur l'extension de ce r&#233;seau, &#224; l'&#233;poque des voyages de Hume en France et plus tard. La philosophie de Hume s'est d&#233;velopp&#233;e sous ces influences sp&#233;cifiques en France et en Suisse, tout comme l'&#339;uvre d'&#233;conomie politique d'Adam Smith a largement d&#233;pendu de l'enseignement de ces m&#234;mes cercles.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'argumentaire en faveur de cette immoralit&#233; fut &#233;tabli par Hume. La ligne directrice de son &#339;uvre se trouve d&#233;finie dans son voltairien &lt;i&gt;Trait&#233; sur la nature humaine&lt;/i&gt; (1734) ; il lui donna un caract&#232;re dogmatique plus g&#233;n&#233;ral dans ses &lt;i&gt;Essais sur l'entendement humain&lt;/i&gt; (1748) et ses &lt;i&gt;Essais sur les principes de la morale&lt;/i&gt; (1751).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La deuxi&#232;me &#233;dition de cette &#339;uvre. C'est l'&#339;uvre de Hume qui poussa Emmanuell Kant (1724-1804) &#224; entreprendre sa &lt;i&gt;Critique de la raison pure&lt;/i&gt; (1781) et sa &lt;i&gt;Critique de la raison pratique&lt;/i&gt; (1788). Kant, comme le montrent ses attaques contre Leibniz et sa d&#233;fense de Newton, s'&#233;tait fortement rapproch&#233; des versions suisse et britannique de l'empirisme et du romantisme au cours des ann&#233;es 1760 (par exemple, ses &lt;i&gt;Essais sur la clart&#233; des principes fondamentaux de la th&#233;ologie naturelle et de la morale&lt;/i&gt; de 1764). Cependant, l'immoralit&#233; de la doctrine de Hume allait au del&#224; de ce que Kant pouvait tol&#233;rer. Au sujet de sa r&#233;action g&#233;n&#233;rale &#224; l'&#339;uvre de Hume, voir la pr&#233;face de l'&#233;dition de 1781 de la &lt;i&gt;Critique de la raison pure&lt;/i&gt;, sur l' &#171; indiff&#233;rentisme philosophique &#187;, et le &lt;i&gt;Prol&#233;gom&#232;ne&lt;/i&gt; (1783). Le c&#244;t&#233; antileibnizien de Kant appara&#238;t, au contraire, dans sa &#171; chose en soi &#187; et les sujets s'y rapportant, et montre son pire aspect dans sa &lt;i&gt;Critique du jugement&lt;/i&gt; (1790) et ses commentaires sur l'esth&#233;tique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La doctrine morale de Hume inspira directement l'&#233;laboration de la doctrine d'Adam Smith dans sa &lt;i&gt;Th&#233;orie des sentiments moraux&lt;/i&gt; (1759), ainsi que la th&#233;orie de la &#171; main invisible &#187; dans ses &lt;i&gt;Recherches sur les causes de la Richesse des Nations&lt;/i&gt; (1776). Les principaux travaux de Bentham (1748-1831) en &#233;conomie politique sont &lt;i&gt;En d&#233;fense de l'Usure&lt;/i&gt; (1787) et &lt;i&gt;Introduction aux principes de la morale et de la l&#233;gislation&lt;/i&gt; (dans son &#233;dition de 1789). L'essence de la doctrine d'&#233;conomie politique de ces trois personnages, et d'autres &#224; leur image, est parfaitement r&#233;sum&#233;e par un passage de la &lt;i&gt;Th&#233;orie des sentiments moraux&lt;/i&gt; d'Adam Smith :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'administration du grand syst&#232;me de l'univers [...] le souci du bonheur universel de tous les &#234;tres rationnels et sensibles, est l'affaire de Dieu et non celle de l'homme. &#192; l'homme est confi&#233;e une t&#226;che beaucoup plus humble, mais beaucoup plus accessible &#224; la faiblesse de ses moyens, et &#224; l'&#233;troitesse de son esprit ; le soin de son propre bonheur, de celui de sa famille, de ses amis, de son pays [...] Mais bien que nous soyons dou&#233;s d'un tr&#232;s grand d&#233;sir nous portant &#224; la r&#233;alisation de ces fins, il a &#233;t&#233; introduit au sein des d&#233;terminations lentes et incertaines de notre raison la n&#233;cessit&#233; de trouver d'abord les moyens propres &#224; leur ach&#232;vement. La Nature nous y a, dans la plus grande part, dirig&#233;s au moyen des instincts originels et imm&#233;diats : la faim, la soif, la passion qui unit les deux sexes, l'amour du plaisir et la crainte de la douleur, nous incitent &#224; appliquer ces moyens pour leur propre int&#233;r&#234;t, et sans consid&#233;ration quelconque pour les fins salutaires que le grand Directeur de la Nature a voulu leur assigner. &#187; (C'est nous qui soulignons)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ce passage est repris de &lt;i&gt;The Ugly Truth about Milton Friedmann&lt;/i&gt;, p.107, de LaRouche et Goldman. Ce livre constitue la seule &#233;tude disponible sur l'histoire du mon&#233;tarisme moderne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La soumission aveugle aux &#171; instincts originels et imm&#233;diats &#187; , d&#233;finis par la recherche du plaisir et la fuite devant la douleur, rel&#232;ve de l'h&#233;donisme irrationnel, exprim&#233; dans la Bible par l'id&#233;e du &#171; p&#233;ch&#233; originel &#187;. Ainsi, cette doctrine associ&#233;e &#224; Hume, Smith et Bentham est immorale. Mise en pratique par Hume, Bentham, etc. dans le domaine de l'&#233;conomie politique, elle baptise &#171; libert&#233; &#187; de cette conduite immorale et recommande de l'adopter contre toute entrave de la science ou du droit naturel. En r&#233;sum&#233;, elle dit : faites ce qui vous pla&#238;t &#224; qui vous pouvez le faire, et &#233;vitez le d&#233;plaisir inflig&#233; par celui &#224; qui vous ne pouvez r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette doctrine, perp&#233;tu&#233;e par des personnalit&#233;s du centre de Haileybury de la &lt;i&gt;Compagnie des Indes Orientales&lt;/i&gt; telles que Thomas Robert Malthus (1766-1834), David Ricardo (1772-1823), James Mill (1773-1836) et John Stuart Mill (1806-1873), est connue sous l'appellation de &#171; radicalisme philosophique britannique du XIXe si&#232;cle &#187; ou &#171; lib&#233;ralisme britannique du XIXe si&#232;cle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature de ce lib&#233;ralisme britannique se retrouve dans son application la plus stricte, la plus consciente, dans la politique coloniale britannique en Inde ; James Mill explicite d'ailleurs ce lien conscient entre le lib&#233;ralisme britannique et son exercice en milieu colonial.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;History of British India&lt;/i&gt;, 3 volumes (1817). La coh&#233;rence entre le fait que Mill ait exerc&#233; l'activit&#233; de fonctionnaire de la &lt;i&gt;Compagnie des Indes orientales&lt;/i&gt; et les enseignements de Malthus et Ricardo peut &#234;tre trouv&#233;e dans ses &lt;i&gt;&#201;l&#233;ments d'&#233;conomie politique&lt;/i&gt; (1821). De 1819 &#224; 1836, James Mill fut l'architecte principal du gouvernement britannique en Inde, et donc le principal responsable des atrocit&#233;s qui furent les cons&#233;quences de l'application la plus stricte du lib&#233;ralisme britannique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est sous cette influence, principalement, que Karl Marx (1818-1883), travaillant sous la direction d'agents britanniques tels que Friedrich Engels (1820-1895) et David Urquhart, a &#233;labor&#233; sa th&#233;orie de la &#171; lutte des classes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; David Urquhart, dont Marx reconna&#238;t l'influence dans plusieurs passages de son &#339;uvre, &#233;tait associ&#233; au cours de cette p&#233;riode au &lt;i&gt;British Museum&lt;/i&gt;, o&#249; sa fonction secr&#232;te de renseignement &#233;tait principalement de coordonner les op&#233;rations britanniques au sein de l'organisation &lt;i&gt;Jeune Europe&lt;/i&gt; de Giuseppe Mazzini, selon des directives politiques &#233;manant principalement de Lord Palmerston. Il contr&#244;la Karl Marx pendant une grande partie des ann&#233;es 1850 et du d&#233;but des ann&#233;es 1860, ceci &#233;tant coh&#233;rent avec le fait que Marx &#233;tait un prot&#233;g&#233; de Mazzini. (C'est ce dernier qui organisa personnellement la rencontre de Londres pour fonder l'&lt;i&gt;Association internationale des travailleurs&lt;/i&gt;, &#224; laquelle Marx fut invit&#233;. Quand on d&#233;cida de se d&#233;barrasser de Karl Marx, aux alentours de 1869, c'est la &lt;i&gt;Jeune Europe&lt;/i&gt; de Mazzini qui mena l'op&#233;ration destin&#233;e &#224; ex&#233;cuter cette d&#233;cision.) Le &lt;i&gt;British Museum&lt;/i&gt; figure &#233;galement dans cette op&#233;ration mont&#233;e contre Marx et sa fille, par l'intervention du Dr Edward Aveling, amant de la th&#233;osophe Annie Besant, et &#224; l'origine du faux rapport selon lequel Marx aurait d&#233;dicac&#233; le premier livre du Capital &#224; Charles Darwin. Aveling avait bien propos&#233; cette d&#233;dicace &#224; Marx, mais celui-ci rejeta p&#233;remptoirement la proposition. Engels, qui d&#233;fendit Aveling quand ce dernier fut pris la main dans le sac lors de ses incessantes fourberies, &#233;tait &#233;videmment beaucoup plus proche des cercles Huxley-Darwin que ne l'&#233;tait Marx lui-m&#234;me.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La question, comme Marx et d'autres l'ont per&#231;ue, est : &lt;i&gt;que signifie, dans la mise en pratique consciente de leur doctrine par les lib&#233;raux, ce que Bentham appelle &#171; le plus grand bonheur pour le plus grand nombre &#187; ?&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Le Panoptique&lt;/i&gt; ne saurait &#234;tre n&#233;glig&#233; dans ce contexte, parce qu'il repr&#233;sente une application pratique de la doctrine du lib&#233;ralisme, d&#233;duite comme telle par Bentham lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1791. &lt;i&gt;Le Panoptique&lt;/i&gt; est le mod&#232;le d'une prison d'esclaves-ouvriers, que l'aristocratie d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e de la Sparte de Lycurgue aurait beaucoup admir&#233;. Les nazis, qui s'estimaient eux-m&#234;mes model&#233;s par la Sparte de Lycurgue, ont men&#233; jusqu'au bout la proposition de Bentham avec la construction des camps de concentration d'esclaves-ouvriers. Le slogan affich&#233; &#224; l'entr&#233;e des camps nazis, &lt;i&gt;Le travail rend libre&lt;/i&gt; [&lt;i&gt;Arbeit macht frei&lt;/i&gt;], utilise ces mots de fa&#231;on compl&#232;tement coh&#233;rente avec les vues lib&#233;rales britanniques du XIXe si&#232;cle quant au type de libert&#233; ad&#233;quate &#224; offrir aux classes ind&#233;sirables.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette doctrine du lib&#233;ralisme a un pr&#233;c&#233;dent historique que l'on trouve dans des sources comme l'&lt;i&gt;&#201;thique &#224; Nicomaque&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt; d'Aristote (384-322 av. J-C.), et dans des exemples historiques tels que la loi de la Rome imp&#233;riale et le &#171; mod&#232;le oligarchique &#187; de la doctrine politique imp&#233;riale perse (Ach&#233;m&#233;nide). C'est sur la base de ce dernier pr&#233;c&#233;dent classique, en reprenant les termes par lesquels elle se qualifie elle-m&#234;me, que la doctrine du lib&#233;ralisme britannique est d&#233;nomm&#233;e oligarchisme, le &#171; mod&#232;le oligarchique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les lettres de Rhodes au roi Philippe de Mac&#233;doine, proposant une alliance avec l'Empire perse, lui promettent de r&#233;gner sur une &#171; Division occidentale de l'Empire perse &#187; &#224; condition de g&#233;rer les affaires int&#233;rieures de cette Division, suivant ce que ces lettres d&#233;crivent tant&#244;t comme le &#171; mod&#232;le perse &#187;, tant&#244;t comme le &#171; mod&#232;le oligarchique &#187;. L'&lt;i&gt;&#201;thique &#224; Nicomaque&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt; d'Aristote offrent la description la plus d&#233;taill&#233;e de ces principes oligarchiques. Au sein de la Gr&#232;ce classique, les mod&#232;les oligarchiques comprenaient la Sparte de Lycurgue, la Th&#232;bes de Cadm&#233;e et les temples du culte d'Appollon (Horus, Lucifer, etc.) &#224; Delphes et Delos. Les exemples historiques plus g&#233;n&#233;raux sont les types d'empires oligarchiques indiqu&#233;s dans ce texte.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, la perception du lib&#233;ralisme britannique par Karl Marx n'est pas sans fondement. En effet, le &#171; plus grand bonheur pour tous &#187; doit &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme &#171; le plus grand bonheur pour toute la classe dirigeante britannique &#187;, en particulier celui de l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; britannique dont le centre de gravit&#233; &#224; l'&#233;poque &#233;tait la &lt;i&gt;Compagnie des Indes Orientales&lt;/i&gt; et la banque &lt;i&gt;Barings&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le personnage clef fut William Petty, deuxi&#232;me comte de Shelburne, &#171; Lord Shelburne &#187;, qui fut le ma&#238;tre d'Adam Smith &#224; partir de 1763 et &#233;galement celui de Jeremy Bentham. Il &#233;tait la principale personnalit&#233; politique repr&#233;sentant les int&#233;r&#234;ts de la &lt;i&gt;Compagnie des Indes orientales&lt;/i&gt; et de la banque &lt;i&gt;Baring Brothers&lt;/i&gt;, ainsi que l'&#233;minence grise du gouvernement de William Pitt le Jeune. Aaron Burr, qui &#233;chappa de justesse &#224; une condamnation pour haute trahison pendant et apr&#232;s la R&#233;volution am&#233;ricaine, &#233;tait un agent des cercles de Lord Shelburne, &#224; l'image de ce qu'il fit en cr&#233;ant la &lt;i&gt;Banque de Manhattan&lt;/i&gt; comme fa&#231;ade de &lt;i&gt;Baring Brothers&lt;/i&gt;. Ce furent les familles influentes associ&#233;es &#224; Burr dans ses entreprises de trahison de la R&#233;volution am&#233;ricaine qui introduisirent aux &#201;tats-Unis les enseignements d'Adam Smith en &#233;conomie politique. Voir Anton Chaitkin, &lt;i&gt;Treason in America&lt;/i&gt;, 1984.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cependant, si nous examinons cette question plus profond&#233;ment, nous devons admettre que Bentham se proposait de faire &#171; le bonheur &#187; de tous les &#234;tres humains &#224; condition que l'on accepte &#233;galement le pr&#233;suppos&#233; selon lequel les races, et les classes sociales au sein des races, sont pourvus de diff&#233;rences biologiquement d&#233;termin&#233;es - la manifestation de leurs besoins instinctifs &#171; originaux et imm&#233;diats &#187; - et que ces besoins d&#233;coulent, logiquement, dans chaque cas, de des pratiques de la &lt;i&gt;Compagnie Britannique des Indes Orientales&lt;/i&gt; et de ses complices envers chaque race et chaque classe au sein de cette race.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce furent les principes et l'exercice politiques de l'Empire perse, de l'Empire romain et des empires assyrien et babylonien avant eux, et plus tard des empires ottoman, austro-hongrois, russe et britannique, ainsi que de cette province suisse que l'on appelle, par euph&#233;misme, l'Empire fran&#231;ais, et celle de cette concoction helv&#233;tico-habsbourgeoise que fut l'Empire belge. Ceci est &#233;galement caract&#233;ristique de l'Empire hollandais (la &lt;i&gt;Compagnie des Indes Orientales&lt;/i&gt;), comme d'autres empires de m&#234;me type. C'est une version de la doctrine connue aujourd'hui sous le nom de &#171; relativisme culturel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque race, et chaque classe au sein de cette race, se voit gratifi&#233;e de besoins particuliers qui ne sont pas n&#233;cessairement les m&#234;mes que ceux des autres classes et des autres races. L'&#233;laboration de cette doctrine s'appuie habituellement sur l'interpr&#233;tation de &#171; coutumes &#187; et de formes particuli&#232;res de croyances religieuses, s&#233;lectionn&#233;es pour servir de telles entreprises &#171; diff&#233;rencialistes &#187;. En fin de compte, le r&#244;le attribu&#233; par Marx aux coutumes et aux croyances religieuses du lib&#233;ralisme britannique est assez juste. L'essentiel est qu'une &#171; classe de ma&#238;tres &#187;, repr&#233;sentant les int&#233;r&#234;ts d'une race dominante, impose sa volont&#233; arbitraire sur les races et classes (ou castes) au sein des races soumises &#224; la loi des ma&#238;tres de cette race dominante. Ceci est le principe axiomatique sur lequel repose le dogme (&#171; relativiste culturel &#187;) du lib&#233;ralisme britannique du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re expression litt&#233;raire de cette doctrine connue en Angleterre fut l'&#339;uvre de Guillaume d'Ockham.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Probablement 1285-1349. Le plus connu des d&#233;fenseurs modernes des vues d'Ockham fut l'irrationaliste autrichien Ernst Mach (1838-1916), c&#233;l&#232;bre dans le monde scientifique pour l'attaque ignominieuse qu'il mena contre Max Planck (1858-1947), et aussi pour avoir exerc&#233; quelque influence sur Albert Einstein (1879-1955). Parmi l'un des plus c&#233;l&#232;bres sous-produits de l'influence de Mach, on trouve la doctrine de Sigmund Freud (1856-1939), en particulier sa m&#233;tapsychologie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une th&#232;se similaire fut soutenue par Bernard de Clairvaux (vers 1090-1153), principalement contre Pierre Ab&#233;lard (1079-1144). Ceci refl&#232;te l'ascendant pris par la faction des Guelfes (&lt;i&gt;Welf&lt;/i&gt;) sur le Vatican, de l'investiture de Hildebrand (Gr&#233;goire VII, 1073), jusqu'&#224; l'&#233;poque de cette controverse. La doctrine de Clairvaux a influenc&#233; Martin Luther (1483-1546), notamment sur la question du divorce entre la foi et les &#339;uvres. Cette doctrine de l'irrationnalisme provient, pour l'essentiel, des gnostiques et soufis orientaux, dont l'influence marqua le mouvement h&#233;sychaste byzantin, introduit &#224; son tour au sein des ordres eccl&#233;siastiques d'Europe occidentale par Sainte Catherine du Sina&#239; et la &#171; Montagne Sainte &#187; du Mont Athos, en Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle reprit avec la r&#233;surgence des Guelfes Noirs, au cours des XVe et XVIe si&#232;cles, de m&#234;me qu'elle fut promue par cette faction &#224; la suite des guerres du XIIIe si&#232;cle entre Guelfes et Gibelins. Cette faction Guelfe prosp&#233;ra en Angleterre avec l'av&#232;nement des Stuart et de leur suite : Francis Bacon (1561-1626), son secr&#233;taire personnel Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704), sont, dans leur vision du monde, les pr&#233;d&#233;cesseurs imm&#233;diats de Hume. C'est contre cette faction irrationnaliste, active en Grande-Bretagne, qu'au XVIIe si&#232;cle les forces qui dirig&#232;rent plus tard la R&#233;volution am&#233;ricaine fond&#232;rent des colonies dot&#233;es d'une charte en Am&#233;rique du Nord. Il faut souligner que la lutte contre cette doctrine irrationnaliste a quasi constamment pris la forme d'une lutte contre l'usure pratiqu&#233;e par les promoteurs du dogme irrationnaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine de Smith de la &#171; main invisible &#187;, explicitement d&#233;riv&#233;e du dogme de l'h&#233;donisme irrationnaliste dans sa &lt;i&gt;Richesse des Nations&lt;/i&gt; est coh&#233;rente avec la deuxi&#232;me loi de la thermodynamique ; les th&#232;ses de Smith, et de fa&#231;on encore plus radicale encore, les prescriptions formul&#233;es par Bentham pour effectuer son &#171; calcul h&#233;doniste &#187; (ou &#171; calcul de f&#233;licit&#233; &#187;), bas&#233;es sur le m&#234;me principe humien, reposent implicitement sur une version du &#171; th&#233;or&#232;me ergodique &#187; inspir&#233;e par l'application de cette deuxi&#232;me loi &#224; la th&#233;orie statistique des gaz (&#171; th&#233;orie statistique de la chaleur issue des chocs &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce th&#233;or&#232;me abusivement extrapol&#233; au comportement humain est le fondement sans lequel ces th&#232;ses ne pourraient exister. La doctrine de &#171; l'utilit&#233; marginale &#187;, telle qu'elle fut d&#233;velopp&#233;e par John Stuart Mill, &#233;tait explicitement bas&#233;e sur le &#171; calcul de f&#233;licit&#233; &#187; de Bentham, comme l'&#233;tait la doctrine des n&#233;o-positivistes de Vienne, caract&#233;ris&#233;e par les prescriptions de John von Neumann pour &#171; l'&#233;conomie math&#233;matique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En plus de LaRouche et Goldman, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, l'&lt;i&gt;histoire de la doctrine de l'utilit&#233; marginale&lt;/i&gt; est retrac&#233;e par Carol White, &lt;i&gt;The New Dark Ages conspiracy&lt;/i&gt;, New York, 1980.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'on peut correctement identifier l'incomp&#233;tence des travaux universitaires d'&#233;conomie actuels comme relevant &#171; de l'immoralit&#233; &#187;, ch&#226;timent attach&#233; &#224; une pratique inique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Retourner lire &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/La-densite-de-flux-energetique.html&#034;&gt;le chapitre 6&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Salaires-et-demographie.html&#034;&gt;le chapitre 8&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Salaires et d&#233;mographie
</title>
		<link>https://www.institutschiller.org/Salaires-et-demographie</link>
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		<dc:date>2022-05-20T15:29:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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		<description>
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me volume des Principes d'&#233;conomie politique de Henry C. Carey (1840) traite des relations existant entre l'accroissement de la population et la production de richesses. Dans le quatri&#232;me chapitre de notre livre, nous avons sommairement d&#233;crit les principales sous-cat&#233;gories des m&#233;nages et de leurs composants, indispensables &#224; la comptabilit&#233; du revenu national. Nous ne souhaitons pas reprendre ici le travail de Carey ; nous nous limiterons &#224; d&#233;finir les principes qui d&#233;terminent (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L112xH150/carey-a11b0.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2126 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L292xH391/henry_c__carey-71d6a.jpg?1775216849' width='292' height='391' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-2126 '&gt;Henry C. Carey
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le troisi&#232;me volume des &lt;i&gt;Principes d'&#233;conomie politique&lt;/i&gt; de Henry C. Carey (1840) traite des relations existant entre l'accroissement de la population et la production de richesses. Dans le quatri&#232;me chapitre de notre livre, nous avons sommairement d&#233;crit les principales sous-cat&#233;gories des m&#233;nages et de leurs composants, indispensables &#224; la comptabilit&#233; du revenu national. Nous ne souhaitons pas reprendre ici le travail de Carey ; nous nous limiterons &#224; d&#233;finir les principes qui d&#233;terminent la relation fonctionnelle, n&#233;cessaire, liant l'accroissement de la population &#224; celui des salaires et autres revenus nets dans des conditions de progr&#232;s technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce m&#234;me chapitre, nous avons r&#233;parti les membres des m&#233;nages entre les cat&#233;gories et les sous-cat&#233;gories rappel&#233;es dans l'encadr&#233; ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons divis&#233; les m&#233;nages selon l'emploi principal de leurs membres actifs, en notant que cette distinction faisait appara&#238;tre des ambigu&#239;t&#233;s. Toutefois, c'est le changement dans la composition de l'emploi de la population active qui est de premi&#232;re importance, et il suffirait donc d'une m&#233;thode coh&#233;rente de recensement appliqu&#233;e au petit nombre de cas ambigus pour venir &#224; bout des probl&#232;mes pos&#233;s par cette distinction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH263/1-9-fe71b.jpg?1775216849' width='500' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Toujours dans le chapitre 4, nous avons r&#233;parti les op&#233;rateurs au sein de la population active en remontant le flux de la production des biens physiques vers l'amont (Figure 1). Nous avons ferm&#233; le cycle de maintenance des ressources naturelles en incluant l'infrastructure &#233;conomique de base dans le panier des biens d'&#233;quipement n&#233;cessaires, auquel elle appartient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH406/2-5-ef346.jpg?1775216849' width='500' height='406' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH399/3-6-c7bc2.jpg?1775216849' width='500' height='399' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La Figure 2 indique comment nous avons class&#233; les cat&#233;gories d'emploi de la population active relevant des frais g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En n'utilisant que ces trois sortes de distinctions, et en appliquant les notions de notre fonction math&#233;matique g&#233;n&#233;rale, nous devons expliquer les effets qui doivent se produire, par principe, dans des conditions de progr&#232;s technologique ou suite &#224; des erreurs politiques consid&#233;r&#233;es comme telles par rapport &#224; ces conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous commen&#231;ons en examinant les rapports des trois principales classes d'&#226;ge l'une par rapport &#224; l'autre, en tenant compte des modifications dans la d&#233;finition des limites qui les s&#233;parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que la soci&#233;t&#233; progresse technologiquement, l'&#226;ge de fin d'&#233;tudes tend &#224; s'accro&#238;tre jusqu'&#224; une certaine limite. Aujourd'hui, l'obtention par la population active d'un niveau technologiquement suffisant exige qu'elle poursuive un enseignement g&#233;n&#233;ral jusqu'&#224; un &#226;ge compris entre 16 et 18 ans (sans prendre en compte la d&#233;gradation acc&#233;l&#233;r&#233;e de la qualit&#233; de l'enseignement et des professeurs depuis une vingtaine d'ann&#233;es, plus particuli&#232;rement depuis 1967).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un enseignement suppl&#233;mentaire dans une &#233;cole de commerce exige au moins trois &#224; quatre ann&#233;es de plus. Une licence universitaire am&#232;ne &#224; un &#226;ge de fin d'&#233;tudes compris entre 21 et 23 ans. La formation au-del&#224; de ce niveau, comme dans le cas des &#233;tudes m&#233;dicales sup&#233;rieures ou de l'agr&#233;gation, exige environ quatre ann&#233;es d'&#233;tudes suppl&#233;mentaires apr&#232;s la licence. L'obtention du dipl&#244;me d'une grande &#233;cole suppose, lui, au minimum deux ans de pr&#233;paration entre le baccalaur&#233;at et le concours d'entr&#233;e et trois ans au sein de l'&#233;tablissement. [Nous avons ici adopt&#233;, pour simplifier la lecture, les r&#233;f&#233;rences du syst&#232;me fran&#231;ais d'enseignement, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons que nous avons d&#233;j&#224; mentionn&#233;es, on pourrait consid&#233;rablement r&#233;duire le temps pass&#233; dans les institutions d'enseignement, tout en pr&#233;servant un m&#234;me niveau de qualit&#233; en fin d'&#233;tudes. Si nous nous d&#233;barrassons des politiques de John Dewey et des fanatiques de la d&#233;scolarisation qui ont suivi ses pas, et si nous revenions aux principes d'&#233;ducation classique de Humboldt, les bacheliers parviendraient &#224; un niveau sup&#233;rieur &#224; celui des titulaires de dipl&#244;mes universitaires actuels. On pourrait inclure l'enseignement du grec classique et d'une langue &#233;trang&#232;re d&#232;s le CE1 et renforcer en m&#234;me temps la g&#233;om&#233;trie synth&#233;tique au d&#233;triment de l'alg&#232;bre, tout ceci permettant d'aboutir, &#224; l'issue de l'enseignement secondaire, &#224; une bonne ma&#238;trise des &#233;l&#233;ments de la physique math&#233;matique du domaine complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, la plupart des ann&#233;es scolaires sont gaspill&#233;es &#224; cause de mauvais programmes, de manuels scolaires encore pires et de plan de cours d&#233;sastreux imagin&#233;s par des enseignants toujours plus incomp&#233;tents. &#192; l'aide de ces indispensables r&#233;formes de l'enseignement secondaire, le bachelier aurait couvert au moins deux ou trois ann&#233;es de l'enseignement universitaire actuel, et aurait d&#233;velopp&#233; une capacit&#233; d'apprendre bien sup&#233;rieur &#224; celle des &#233;tudiants qui sont aujourd'hui en licence. Ceci fait que la dur&#233;e totale des &#233;tudes exig&#233;es pour obtenir un doctorat pourrait &#234;tre r&#233;duite d'environ quatre ann&#233;es : r&#233;duction &#224; deux ann&#233;es pour l'obtention d'une licence et &#224; un maximum de deux ou trois ann&#233;es suppl&#233;mentaires ou un doctorat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est erron&#233; de penser que l'accumulation des connaissances au cours de g&#233;n&#233;rations successives n&#233;cessite que l'on ingurgite chaque partie de cette accumulation, une par une, &#233;l&#233;ment par &#233;l&#233;ment. En progressant sur les fondements, on simplifie la compr&#233;hension de pans entiers de la connaissance ; le progr&#232;s des connaissances tend ainsi &#224; r&#233;duire le temps d'enseignement exig&#233; pour ma&#238;triser les principales mati&#232;res, au moins jusqu'&#224; un certain niveau. L'&#233;laboration des programmes doit s'appuyer sur ce principe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, l'&#226;ge auquel on termine ses &#233;tudes ne doit pas s'accro&#238;tre ind&#233;finiment (dans une soci&#233;t&#233; qui fonctionne bien) ; il tend &#171; asymptotiquement &#187; vers un &#226;ge maximum, et doit se situer, &#224; quelques rares exceptions pr&#232;s, au niveau moyen actuel, compris entre 16 et 25 ans. Cependant, dans cet intervalle, le niveau de sp&#233;cialisation de l'enseignement post-secondaire varie principalement en fonction des qualifications d'embauche. Ainsi, en supposant que les r&#233;formes n&#233;cessaires de l'&#233;ducation soient institu&#233;es, cet intervalle ne sera pas modifi&#233; ; cependant, les progr&#232;s technologiques ult&#233;rieurs, en &#233;levant les exigences du monde du travail, feront que l'&#226;ge moyen de fin d'&#233;tudes de la jeunesse tout enti&#232;re se rapproche de l'ancien niveau de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des formes primitives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question &#233;tant plus ou moins r&#233;gl&#233;e, tournons maintenant notre attention vers l'&#233;volution de la pyramide des &#226;ges de la population humaine depuis la culture primitive de la chasse et de la cueillette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal facteur dont il faut tenir compte, en consid&#233;rant cet aspect d&#233;mographique du progr&#232;s technologique, c'est que les adultes en activit&#233; doivent subvenir aux besoins des plus jeunes jusqu'&#224; la fin de leurs &#233;tudes (ou jusqu'&#224; un &#226;ge &#233;quivalent pour les formes primitives de soci&#233;t&#233;). &#201;tant donn&#233; les faibles niveaux de productivit&#233; et d'esp&#233;rance de vie des soci&#233;t&#233;s primitives, le travail des enfants doit &#234;tre la r&#232;gle. Dans les soci&#233;t&#233;s d&#233;velopp&#233;es, non seulement l'accroissement des pouvoirs productifs du travail exige un &#226;ge de fin d'&#233;tudes plus &#233;lev&#233; (ou &#233;quivalent), mais cette prolongation de la scolarit&#233; n'est pas possible sans un accroissement des pouvoirs productifs du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un niveau de f&#233;condit&#233; moyen des m&#233;nages, ainsi que la part individuelle du panier des biens de ce m&#233;nage n&#233;cessaire &#224; chacun de ses membres en &#226;ge scolaire, et comparons entre eux les montants du panier n&#233;cessaires chaque ann&#233;e pour subvenir aux besoins du b&#233;b&#233;, de l'enfant et des jeunes de ce m&#233;nage. Comparons-les maintenant &#224; la contribution apport&#233;e par chaque membre de la force de travail active au panier moyen des biens n&#233;cessaires. Reformulons ceci en termes du nombre d'ouvriers actifs par m&#233;nage et en termes du co&#251;t total de l'investissement repr&#233;sent&#233; par la formation d'un nouvel arrivant au sein de la composante ouvri&#232;re de la population active, et de fa&#231;on identique, plus g&#233;n&#233;ralement, pour tous les arrivants dans la population active.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons tenir compte des co&#251;ts repr&#233;sent&#233;s par tous les nouveaux arrivants au sein de la population adulte. Rattachons ce co&#251;t, d'abord aux nouveaux arrivants entrant dans la population active adulte consid&#233;r&#233;e dans son ensemble, et rattachons ensuite ce m&#234;me co&#251;t total aux seuls nouveaux arrivants qui s'incorporent &#224; la composante ouvri&#232;re. Quel b&#233;n&#233;fice tire la soci&#233;t&#233; de son investissement dans l'&#233;ducation et l'entretien de la composante ouvri&#232;re des nouveaux arrivants dans la population active ? Nous devons proc&#233;der de cette mani&#232;re, puisque seule la composante ouvri&#232;re de la force de travail produit des biens physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, apr&#232;s avoir d&#233;duit la consommation par les frais g&#233;n&#233;raux des biens physiques produits, ainsi que la consommation par la production elle-m&#234;me de ces biens, ce qui correspond &#224; l'&#233;nergie du syst&#232;me, examinons ce qui reste chaque ann&#233;e, par op&#233;rateur et par rapport au nombre moyen d'op&#233;rateurs actifs par m&#233;nage. Ensuite, de cela, d&#233;duisons le panier de biens annuel allou&#233; aux membres adultes du m&#233;nage. Combien d'ann&#233;es l'op&#233;rateur doit-il travailler pour &#171; rembourser &#187; l'investissement que repr&#233;sente chaque ann&#233;e la production de l'ensemble des nouveaux arrivants dans la population adulte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans le cas hypoth&#233;tique o&#249; l'on consid&#232;re comme fixe la productivit&#233; des op&#233;rateurs, le potentiel de &#171; remboursement &#187; est d&#233;termin&#233; par le nombre d'ann&#233;es pendant lesquelles l'op&#233;rateur travaillera efficacement. (M&#234;me en bonne sant&#233;, le maximum tol&#233;rable de pulsations cardiaques au cours de l'effort physique d&#233;finit un &#226;ge limite au-del&#224; duquel la long&#233;vit&#233; ne &#171; rembourse &#187; plus dans le cas d'emplois physiquement &#233;puisants.) Il devrait &#234;tre ainsi clair pourquoi il est n&#233;cessaire, pour maintenir l'&#233;conomie am&#233;ricaine &#224; un niveau de vie consid&#233;r&#233; comme d&#233;cent aujourd'hui, d'avoir une esp&#233;rance de vie sup&#233;rieure &#224; 70 ou 75 ans, au sein d'une population active dont une moiti&#233; se trouve engag&#233;e dans des activit&#233;s productives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous fixons l'&#226;ge de la retraite des actifs &#224; 65 ans, les tranches d'&#226;ge de la population retrait&#233;e seront 66-69 ans, 70-74 ans, 75-79 ans, et au-del&#224;, chacune d'entre elles exigeant des prestations accrues en vue d'assurer leur bien-&#234;tre physique. Ainsi, le co&#251;t de l'allongement de la long&#233;vit&#233; comprend &#224; la fois les moyens de subsistance de ces tranches d'&#226;ge retrait&#233;es dans la population, et ceux des tranches d'&#226;ge n'ayant pas quitt&#233; l'&#233;cole. Nous devons en tenir compte pour recalculer l'investissement total n&#233;cessaire &#224; l'existence d'un op&#233;rateur actif de la force de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La long&#233;vit&#233;, la sant&#233; et autres conditions n&#233;cessaires &#224; l'existence de cette population impliquent, entre autres, des frais m&#233;dicaux, qui doivent &#234;tre &#233;valu&#233;s &#224; l'aune du co&#251;t de la production des biens physiques n&#233;cessaires pour fournir un panier de biens complet, et les d&#233;penses de frais g&#233;n&#233;raux implicitement requis par les exigences que nous avons indiqu&#233;es. Ceci d&#233;finit approximativement le terme &#171; revenu salarial n&#233;cessaire ou &#233;quivalent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction des salaires ou des paiements &#233;quivalents en dessous du niveau n&#233;cessaire implique, selon notre construction, des effets bien pr&#233;cis sur la population. Lorsqu'on r&#233;duit les salaires en dessous du niveau n&#233;cessaire (une tendance profonde de l'&#233;conomie am&#233;ricaine depuis les d&#233;cisions prises le 15 ao&#251;t 1971), on est conduit &#224; des coupes claires dans la qualit&#233; de vie des tranches d'&#226;ge scolaris&#233;es et retrait&#233;es, ainsi qu'&#224; des restrictions en quantit&#233; et en qualit&#233; des services m&#233;dicaux fournis &#224; chaque personne.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Les 15 et 16 ao&#251;t 1971, et imm&#233;diatement apr&#232;s, le pr&#233;sident Richard Nixon a lanc&#233; un programme que lui avait vendu une &#233;quipe d'experts emmen&#233;e par le secr&#233;taire au Tr&#233;sor John Connally. Ce programme promu par le sous-secr&#233;taire au Tr&#233;sor, Paul Volcker (depuis septembre 1979, pr&#233;sident de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale), avait re&#231;u le soutien des d&#233;mocrates lib&#233;raux responsables des affaires mon&#233;taires au Congr&#232;s. Le d&#233;partement d'&#201;tat, pour sa part, joua le r&#244;le de rouleau compresseur. Il y eut deux aspects dans les d&#233;cisions de Nixon :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Il d&#233;truisit le syst&#232;me mon&#233;taire international &#224; r&#233;serve-or et plongea le monde dans la spirale inflationniste des taux de change flottants, responsable de la crise de la dette internationale actuelle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il entama un processus de r&#233;duction drastique &#224; la fois des salaires nets des m&#233;nages (&#224; travers les programmes d'aust&#233;rit&#233; conjugu&#233;s des ann&#233;es 1971-1972) et du taux d'investissement dans la production des biens physiques. Les effets de ces mesures furent brutalement aggrav&#233;s par la crise du p&#233;trole, provoqu&#233;e principalement par les op&#233;rations de Henry Kissinger en 1973 et 1974.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;L'une de ces coupes consiste &#224; r&#233;duire la f&#233;condit&#233; des m&#233;nages. C'est &#233;videmment un moyen de r&#233;duire les revenus r&#233;els du m&#233;nage moyen sans que cela corresponde &#224; une diminution de chaque portion individuelle du panier des biens revenant aux membres des m&#233;nages. Augmentez le pourcentage de personnes retrait&#233;es qui se trouvent s&#233;par&#233;es des foyers des m&#233;nages en activit&#233;, r&#233;duisez le niveau de vie moyen des retrait&#233;s ainsi isol&#233;s en dessous de celui des m&#233;nage en activit&#233; ; en somme, diminuez les co&#251;ts de deux mani&#232;res : en r&#233;duisant les allocations en tranche d'&#226;ge retrait&#233;es et en acc&#233;l&#233;rant le taux de mortalit&#233; dans ces tranches d'&#226;ge. Accroissez &#233;galement le taux de mortalit&#233; des tranches d'&#226;ge en dessous de 65 ans, en assujettissant les services m&#233;dicaux &#224; des crit&#232;res de &#171; rentabilit&#233; financi&#232;re &#187; : ainsi, pour mesurer ce que l'on peut investir pour soigner un patient, on consid&#233;rera les imp&#244;ts et les annuit&#233;s de police d'assurance qui lui restent &#224; payer avant sa retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce processus de d&#233;composition, ce qui commence par une r&#233;duction du taux de natalit&#233; m&#232;ne &#224; l'euthanasie contre les retrait&#233;s, puis contre les personnes gravement malades dans la tranche d'&#226;ge des 50-65 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simultan&#233;ment, un autre processus tend &#224; acc&#233;l&#233;rer la chute de la natalit&#233; et &#224; intensifier la pratique de l'euthanasie, directe ou indirecte. La r&#233;duction de la natalit&#233; aboutit, en une g&#233;n&#233;ration, &#224; une r&#233;duction du nombre des arrivants sur le march&#233; du travail. M&#234;me si la natalit&#233; cesse de chuter, la r&#233;action en cha&#238;ne entra&#238;nera, 20 ou 25 ans plus tard, un nombre d'arrivants sur le march&#233; du travail encore inf&#233;rieur. Si la natalit&#233; continue &#224; chuter, le r&#233;sultat sera &#233;videmment bien pire. Ceci d&#233;crit les tendances en cours dans la population am&#233;ricaine et dans sa force de travail (ne serait-ce qu'en premi&#232;re approximation) depuis la r&#233;cession de 1957-1959.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, nous devenons, en termes d&#233;mographiques, une population &#226;g&#233;e : le niveau de la population active diminue par rapport &#224; la population des retrait&#233;s, et l'&#226;ge moyen de la population active s'accro&#238;t, surtout dans les cat&#233;gories de main-d'&#339;uvre qualifi&#233;e ou relativement qualifi&#233;e. Le processus de vieillissement chez les ouvriers est plus marqu&#233; que dans la population active dans son ensemble, puisque le pourcentage des ouvriers dans la population active totale chute, du fait de l'accroissement du pourcentage de nouveaux arrivants sur le march&#233; du travail qui se trouvent pouss&#233;s au ch&#244;mage ou vers des emplois pr&#233;caires dans les services de main-d'&#339;uvre non qualifi&#233;e. Du point de vue d&#233;mographique, les &#201;tats-Unis, et un nombre croissant de nations &#171; industrialis&#233;es &#187; (ou &#171; autrefois industrialis&#233;es &#187;, comme la Grande-Bretagne) sont en train de mourir. Dans une centaine d'ann&#233;es, la langue allemande, par exemple, pourrait devenir une &#171; langue morte &#187;, et les &#201;tats-Unis sont sur la m&#234;me voie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons &#224; nouveau souligner que la chute du pourcentage des ouvriers dans la population active est doublement n&#233;faste. En r&#233;alit&#233;, si nous comptons tous ceux qui devraient &#234;tre en train de chercher et d'obtenir un emploi aujourd'hui, nous en sommes &#224; environ 25 millions de ch&#244;meurs aux &#201;tats-Unis. Puisque la production n&#233;cessaire de biens physiques doit provenir de la composante ouvri&#232;re de la population active employ&#233;e, c'est la chute du pourcentage des ouvriers dans cette population au niveau de 21% en 1983, qui explique la spectaculaire inflation des co&#251;ts au cours des dix-huit derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne se trouve aggrav&#233; par le fait qu'il manque &#224; la population active les 25 millions de ch&#244;meurs qui en ont &#233;t&#233; &#233;cart&#233;s. Les donn&#233;es d&#233;mographiques montrent ce qui peut &#234;tre &#233;galement prouv&#233; par d'autres approches : l'&#233;conomie des &#201;tats-Unis a fonctionn&#233; en dessous de son v&#233;ritable seuil de rentabilit&#233; en &#233;conomie physique depuis au moins le d&#233;but des ann&#233;es 1980, et probablement depuis beaucoup plus longtemps, d&#232;s les ann&#233;es 1972-1974. C'est sous l'angle d&#233;mographique que l'on voit beaucoup plus clairement, beaucoup plus dramatiquement, pourquoi et comment tout ceci est arriv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; positif, cette discussion souligne l'importance que rev&#234;t la prise en compte de tous les co&#251;ts salariaux (et &#233;quivalents) n&#233;cessaires par t&#234;te, pour parvenir au pourcentage le plus faible possible de la composante ouvri&#232;re au sein de la population active employ&#233;e dans le flux de production des biens physiques. Il s'agit de biens soit directement n&#233;cessaires en tant que composantes des biens physiques dans les paniers destin&#233;s aux m&#233;nages ouvriers, soit affect&#233;s aux postes de frais g&#233;n&#233;raux dans le panier des biens de consommation des m&#233;nages ouvriers. En m&#234;me temps, dans le m&#234;me but, l'on doit emp&#234;cher la composante &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt; de la portion de b&#233;n&#233;fice brut dans la production des biens physiques de cro&#238;tre aussi rapidement que ce b&#233;n&#233;fice brut ; ceci comprend, bien s&#251;r, le panier des biens de consommation &#224; allouer aux m&#233;nages autres qu'ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas ma&#238;triser ce processus sans effectuer de rapides progr&#232;s dans les pouvoirs productifs du travail (&#233;conomie de travail). Ceci d&#233;place notre attention du premier graphique pr&#233;sent&#233; au d&#233;but de ce chapitre vers le second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de comptabilit&#233; nationale,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &#224; condition que le niveau n&#233;cessaire, d&#233;mographiquement d&#233;termin&#233;, des salaires (et &#233;quivalents) par m&#233;nage soit satisfait,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. S/(C+V) et C/V doivent s'accro&#238;tre simultan&#233;ment, aux taux relatifs d&#233;termin&#233;s par la fonction math&#233;matique g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Ceci signifie un accroissement du rapport entre emploi dans la production des biens d'&#233;quipement et emploi dans la production des biens de consommation, rapport qui est fonction d'un accroissement de (S'+rC), o&#249; &lt;i&gt;r&lt;/i&gt; correspond &#224; l'accroissement de la productivit&#233; des biens d'&#233;quipement par le progr&#232;s technologique (comme cette question a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e plus haut).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Cependant, ceci doit &#234;tre accompli en d&#233;pit des effets du progr&#232;s technologique qui imposent des changements dans les caract&#233;ristiques d&#233;mographiques de la population, changements qui se traduisent par un accroissement de la quantit&#233; et de la qualit&#233; des biens contenus dans le panier par t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s la figure 1, ceci requiert en m&#234;me temps une r&#233;duction du pourcentage de la composante ouvri&#232;re de la population active employ&#233;e &#224; la production des mati&#232;res premi&#232;res, et un transfert de ces emplois vers la production soit de biens d'&#233;quipement, soit de biens interm&#233;diaires. Ce transfert doit &#234;tre accompagn&#233; d'efforts soutenus visant &#224; d&#233;gonfler la partie &#171; gaspillage &#187; des frais g&#233;n&#233;raux, en ma&#238;trisant la croissance des formes institutionnelles et en combattant la croissance excessive des parties administratives attach&#233;es aux formes &#233;conomiques de ces frais g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, la population active doit cro&#238;tre en valeur absolue. Le progr&#232;s technologique augmente la complexit&#233; de la division du travail dans la production de biens physiques et des cat&#233;gories &#233;conomiques s'y rapportant. Il doit s'ensuivre une diminution de l'&#226;ge moyen des membres de la population active, m&#234;me si la long&#233;vit&#233; s'am&#233;liore et que l'&#226;ge de la retraite recule. Ceci exige, bien s&#251;r, un accroissement du taux de natalit&#233; ; mais il y a un deuxi&#232;me aspect &#224; consid&#233;rer, &#224; savoir le recul de l'&#226;ge moyen de fin d'&#233;tudes &#224; l'int&#233;rieur de l'intervalle 16-25 ans, qui se traduit par un accroissement du co&#251;t social de la formation des nouveaux arrivants dans la vie active, ce qui, en retour, rend n&#233;cessaire l'am&#233;lioration de la long&#233;vit&#233; ainsi que le recul progressif de l'&#226;ge de la retraite (de pr&#233;f&#233;rence en am&#233;liorant la panoplie d'emplois optionnels offerts aux personnes ayant d&#233;pass&#233; l'&#226;ge de la retraite, sans contraindre quiconque &#224; renoncer &#224; ses droits acquis par contrat). Le montant des salaires (et &#233;quivalents) doit &#234;tre d&#233;termin&#233; comme nous l'avons indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toute politique gouvernementale, ce dernier aspect touche &#224; la politique fiscale. Pendant la plus grande partie de la p&#233;riode d'apr&#232;s-guerre, le gouvernement am&#233;ricain a provoqu&#233; un d&#233;clin du taux de natalit&#233; par sa politique fiscale. Plus pr&#233;cis&#233;ment, en augmentant beaucoup moins vite que le taux r&#233;el d'inflation les d&#233;ductions fiscales li&#233;es au nombre des membres d&#233;pendant des foyers fiscaux, et en taxant simultan&#233;ment plus lourdement les revenus imposables en dollars constants, les familles ayant des revenus d'ouvriers qualifi&#233;s ou semi-qualifi&#233;s ont &#233;t&#233; priv&#233;es des moyens n&#233;cessaires pour maintenir le taux de natalit&#233;. Ainsi, et suivant cette politique, des millions d'Am&#233;ricains &#224; na&#238;tre sont &#171; morts de faim &#187; avant d'avoir pu na&#238;tre ou dans la plupart des cas, avant m&#234;me d'avoir &#233;t&#233; con&#231;us.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Ceci a &#233;t&#233; d&#233;crit par divers &#233;conomistes comme le &#171; dividende fiscal de l'inflation &#187;. L'inflation diminue la valeur, en dollars constants, de l'exemption fiscale par personne &#224; charge, ce qui signifie qu'une part plus importante du revenu total des m&#233;nages se trouve impos&#233;e. Cependant, puisque les salaires nominaux doivent augmenter pour &#234;tre pr&#233;serv&#233;s des effets de l'inflation, le contribuable se retrouve m&#233;caniquement d&#233;port&#233; vers une tranche d'imposition sup&#233;rieure ; par cons&#233;quent, pour un m&#234;me revenu en dollars constants, il se trouve impos&#233; &#224; un taux sup&#233;rieur, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, et le pourcentage total du revenu des m&#233;nages impos&#233; &#224; ce taux sup&#233;rieur est lui aussi augment&#233;. Ainsi, l'inflation augmente automatiquement le pourcentage des revenus des m&#233;nages impos&#233;s et cette imposition s'effectue &#224; des taux plus &#233;lev&#233;s : c'est le &#171; dividende fiscal de l'inflation &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous ne devons pas consid&#233;rer seulement le revenu total net des m&#233;nages, mais aussi le revenu par t&#234;te des membres du m&#233;nage. Nous devons consid&#233;rer le revenu net, apr&#232;s imp&#244;t, d'abord tel qu'il est pour les m&#233;nages existants, ensuite tel qu'il devrait &#234;tre pour les m&#234;mes m&#233;nages dans des conditions de taux de natalit&#233; normaux. Ce que repr&#233;sente &#233;conomiquement un taux normal de natalit&#233; doit &#234;tre d&#233;termin&#233; par les m&#233;thodes indiqu&#233;es jusqu'ici dans ce chapitre. Il nous permet de d&#233;terminer les param&#232;tres du revenu des m&#233;nages n&#233;cessaire d'un point de vue d&#233;mographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons indiqu&#233; plus haut, quoique d'un point de vue l&#233;g&#232;rement diff&#233;rent, la r&#233;forme de la politique fiscale doit viser &#224; taxer les revenus de l'usure jusqu'&#224; &#233;limination de celle-ci, tout en all&#233;geant l'imposition des tranches inf&#233;rieures des revenus des m&#233;nages et en offrant des cr&#233;dits d'imp&#244;ts &#171; incitateurs &#187; aux &#233;pargnants investissant leur &#233;pargne dans l'am&#233;lioration de la production de biens physiques. La caract&#233;ristique la plus importante &#224; consid&#233;rer dans l'all&#232;gement de la fiscalit&#233; sur le revenu des m&#233;nages est l'accroissement de la d&#233;duction accord&#233;e par personne &#224; charge. Le montant minimum de l'all&#232;gement d'imp&#244;t &#224; obtenir par ces mesures doit &#234;tre d&#233;termin&#233; en fonction du taux de natalit&#233; &lt;i&gt;optimum&lt;/i&gt;, ainsi que nous venons de l'indiquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, tout en gardant &#224; l'esprit le deuxi&#232;me tableau, examinons le troisi&#232;me des tableaux donn&#233;s au d&#233;but de ce chapitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'essentiel, la vitesse &#224; laquelle une nation produit des avanc&#233;es technologiques est fonction de son activit&#233; scientifique, &#224; mesure que des scientifiques et des techniciens plus et mieux form&#233;s s'emploient &#224; engendrer des d&#233;couvertes et &#224; les d&#233;velopper sous des formes propres &#224; des applications productives. Le rythme auquel on produit le progr&#232;s technologique est, en premi&#232;re approximation, un reflet du nombre de scientifiques et de techniciens employ&#233;s dans des fonctions de recherche et d&#233;veloppement pour 100 000 op&#233;rateurs employ&#233;s. Actuellement, aux &#201;tats-Unis, ce rapport devrait &#234;tre port&#233; &#224; environ 5% de la population active, en y incluant les ouvriers qualifi&#233;s employ&#233;s pour assister ces sp&#233;cialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci nous am&#232;ne &#224; consid&#233;r&#233; la question politique : comment cette activit&#233; de recherche et d&#233;veloppement interagit-elle avec la production ? Nous avons d&#233;j&#224; sp&#233;cifi&#233; que l'apport du progr&#232;s technologique s'accroissait &#224; peu pr&#232;s dans les m&#234;mes proportions que l'intensit&#233; capitalistique. Nous avons soulign&#233; que c'&#233;tait le cas tant que les avanc&#233;es technologiques visent &#224; l'am&#233;lioration du processus de production des biens d'&#233;quipement (ou bien &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de la vitesse &#224; laquelle des biens d'&#233;quipement de qualit&#233; constante sont produits).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci appelle notre attention sur une sous-cat&#233;gorie particuli&#232;re de biens d'&#233;quipement, ceux utilis&#233;s pour produire les biens d'&#233;quipement eux-m&#234;mes. Un vaste secteur de biens d'&#233;quipement, avec un taux &#233;lev&#233; de renouvellement de capital, dot&#233; d'un sous-secteur relativement important de machines-outils, avec un taux de renouvellement du capital plus &#233;lev&#233; encore, est le corollaire d'un plus fort taux d'&#233;conomie de travail dans l'&#233;conomie tout enti&#232;re. Telles sont, en gros, les priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci devrait &#234;tre examin&#233; d'un autre point de vue int&#233;ressant, celui de la technologie. La recherche et d&#233;veloppement doit consid&#233;rer les avanc&#233;es dans le secteur des machines-outils sous deux aspects :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. le progr&#232;s technologique incorpor&#233; dans la machine-outil elle-m&#234;me ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. le progr&#232;s technologique imparti aux biens d'&#233;quipement produits par cette machine-outil, une avanc&#233;e inh&#233;rente &#224; l'am&#233;lioration technologique contenue dans la machine-outil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons, par exemple, une machine-outil moderne, de type standard, utilis&#233; en d&#233;coupe, en modelage, en traitement des surfaces, et ainsi de suite. Concevons &#224; nouveau cette machine-outil, en employant les m&#234;mes principes de conception pour chacun de ses aspects, &#224; l'exception d'un sous-ensemble laser que l'on introduit pour r&#233;aliser la fonction sp&#233;cifique qui &#233;tait auparavant &#224; la base de la machine. Tout le progr&#232;s technologique d'un tel dispositif se situe dans ce sous-ensemble &#8211; bien que toute la machine-outil soit n&#233;cessaire pour qu'&#171; op&#232;re &#187; ce sous-ensemble dans lequel r&#233;side l'am&#233;lioration technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me principe technologique s'applique dans la division du travail au sein du processus de production pris dans son ensemble. Un plombier ou un installateur de mat&#233;riel qui n'emploient aucune innovation technologique r&#233;cente participent n&#233;anmoins &#224; l'installation d'un processus technologiquement avanc&#233; ; puisque l'activit&#233; du plombier est indispensable au bon fonctionnement du processus, celle-ci contribue &#224; porter le progr&#232;s technologique dans les processus de production pris dans son ensemble. Il en est de m&#234;me pour ceux qui effectuent de telles innovations ou qui contribuent substantiellement &#224; leur r&#233;alisation, buvant du lait de vache, consommant des c&#233;r&#233;ales, etc., &#224; leur petit d&#233;jeuner ; bien qu'aucune transformation technologique fondamentale n'intervienne dans la conception du lait de vache, des c&#233;r&#233;ales, etc., ils sont n&#233;cessaires &#224; un processus par lequel le progr&#232;s technologique est transmis et, ainsi, l'activit&#233; des agriculteurs et autres, en livrant ces ingr&#233;dients &#224; la table du petit-d&#233;jeuner, contribue &#224; l'apport de progr&#232;s technologique dans l'&#233;tablissement industriel utilisant une qualit&#233; de travail am&#233;lior&#233;e par cette consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les produits industriels qui catalysent l'&#233;conomie de travail en agriculture, y compris les rendements accrus par hectare, introduisent un progr&#232;s technologique dans l'&#233;conomie de travail du secteur agricole, progr&#232;s transmis au secteur industriel de l'&#233;conomie par le biais de cette &#233;conomie de travail qui s'y manifeste par les gains effectu&#233;s en fabriquant les biens destin&#233;es &#224; l'agriculture ; comme Alexander Hamilton l'a d&#233;montr&#233; avec force d&#233;tails dans son rapport au Congr&#232;s, Au sujet des manufactures, le niveau 2 du processus de production a transf&#233;r&#233; un peu de sa part de travail au secteur industriel (voir figure 1, ci-dessus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un m&#233;canicien automobile, effectuant exactement les m&#234;mes travaux sur deux automobiles dans le m&#234;me &#233;tat, contribue plus ou moins &#224; la soci&#233;t&#233; (en valeur &#233;conomique), en fonction de l'utilit&#233; relative des conducteurs et des passagers du v&#233;hicule. Si le v&#233;hicule est int&#233;gralement utilis&#233;e par un prox&#233;n&#232;te, le travail du m&#233;canicien a une valeur &#233;conomique n&#233;gative, alors que le travail effectu&#233; sur la voiture n&#233;cessaire aux besoin d'un travailleur industriel et de sa famille, est positif &#224; un degr&#233; relativement sup&#233;rieur, en fonction du niveau de contribution au progr&#232;s technologique, direct ou indirect, qu'apporte le processus de production dans lequel intervient ce travailleur, m&#234;me s'il est mal pay&#233; et sans qualification, ou en fonction du r&#244;le futur, comme travailleurs ou autrement, que joueront les membres de sa famille encore en &#226;ge scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le travail du m&#233;canicien sur le v&#233;hicule qui transporte le riche bureaucrate au service de l'usure financi&#232;re, de la rente fonci&#232;re ou de la sp&#233;culation sur les mati&#232;res premi&#232;res, a une valeur &#233;conomique n&#233;gative, de la m&#234;me fa&#231;on que pour le prox&#233;n&#232;te appartenant &#224; la m&#234;me cat&#233;gorie des frais g&#233;n&#233;raux. Tout ce qui est consomm&#233; par les m&#233;nages dont les revenus proviennent de l'usure, de la prostitution, du jeu, etc., est transform&#233; en valeur &#233;conomique n&#233;gative, de telle fa&#231;on que le travail consomm&#233; pour produire ces biens se transforme en valeur &#233;conomique n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'importe quel produit physique, comme une machine-outil, refl&#232;te la division sociale du travail au sein de la soci&#233;t&#233; prise dans son ensemble. Le produit, examin&#233; &#224; la lumi&#232;re de son processus de production, refl&#232;te la d&#233;mographie de la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re, r&#233;v&#232;le ces caract&#233;ristiques d&#233;mographiques. Ces relations sont implicitement mesurables en remontant du produit situ&#233; au sein d'un processus de production particulier pris dans son ensemble, vers la population des m&#233;nages. En cons&#233;quence, l'activit&#233; de chaque personne individuelle dans la soci&#233;t&#233; a une importance universelle implicitement calculable pour le pr&#233;sent et le futur de cette soci&#233;t&#233; prise dans son ensemble. Cette valeur peut &#234;tre positive, n&#233;gative ou nulle, et positive ou n&#233;gative &#224; des degr&#233;s divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Usuriers, joueurs, criminels, vendeurs de drogue, etc., ont une existence n&#233;gative pour la soci&#233;t&#233;, et ce, g&#233;n&#233;ralement, avec une amplitude approximativement proportionnelle au niveau des revenus qu'ils per&#231;oivent de la soci&#233;t&#233;. De la m&#234;me fa&#231;on, les membres des m&#233;nages dont l'existence d&#233;pend de telles sources de revenus ont aussi, en tant que personnes, une valeur n&#233;gative correspondante dans l'histoire pr&#233;sente et future de l'humanit&#233; tout enti&#232;re. Ceci vaut tout autant pour les personnes dont l'activit&#233; sociale rel&#232;ve du comm&#233;rage, du mensonge et de la tricherie, pour tous ceux qui se font les &#233;mules de Judas. Pour le meilleur comme pour le pire, chacun d'entre nous tous poss&#232;de une importance universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir des activit&#233;s de recherche et de d&#233;veloppement scientifiques, nous devons suivre, &#224; chaque &#233;tape du processus de production, la transformation technologique qui r&#233;side &#224; la fois dans le produit et dans son application incorporant cette transformation. La machine-outil qui contient ce changement doit &#234;tre con&#231;ue pour transmettre l'effet de ce changement, sous forme d'am&#233;lioration technologique dans le bien d'&#233;quipement qu'elle produit ; la d&#233;finition math&#233;matique, l'analyse de la technologique sont les m&#234;mes pour le bien d'&#233;quipement produit &#224; l'aide de la machine-outil perfectionn&#233;e elle-m&#234;me. On doit effectuer la m&#234;me analyse pour l'utilisation du bien d'&#233;quipement dans la production. La relation entre ce progr&#232;s technologique, dont nous avons retrac&#233; le cheminement de la transmission, et l'am&#233;lioration de l'&#233;conomie de travail dans la soci&#233;t&#233; prise dans son ensemble, ferme le cycle. De cette mani&#232;re, le progr&#232;s technologique, mesur&#233; selon une am&#233;lioration gausso-riemannienne de la d&#233;finition de la technologie par Leibniz (principe de moindre action), a une relation causale, mesurable, avec le taux de croissance des capacit&#233;s productives du travail et avec le taux cons&#233;cutif de croissance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci constitue le c&#339;ur de la m&#233;thode LaRouche-Riemann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les caract&#233;ristiques d&#233;mographiques des m&#233;nages et les modifications structurelles de la division du travail sont des changements que l'on doit directement mettre en corr&#233;lation avec le degr&#233; de n&#233;guentropie ou d'entropie relatives du processus socioproductif. La complexit&#233; croissante exig&#233;e par le progr&#232;s technologique dans la division social du travail doit &#234;tre vue comme un accroissement des &#171; esp&#232;ces &#187; de singularit&#233;s dans un autod&#233;veloppement n&#233;guentropique du processus de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En corollaire, les transformations dans la composition des activit&#233;s sociales repr&#233;sentent des transformations dans l'&#233;conomie, progressives ou r&#233;gressives, de m&#234;me que les transformations dans la structure sociale correspondent &#224; des changements n&#233;guentropiques ou entropiques dans cette structure. En pr&#233;voyant les changements dans la r&#233;partition des emplois et revenus qui r&#233;sultent du choix d'une politique fiscale, budg&#233;taire ou autre, nous pouvons d&#233;terminer si cette politique est intrins&#232;quement b&#233;n&#233;fique ou r&#233;gressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre t&#226;che aujourd'hui &#8211; pour les &#201;tats-Unis, par exemple &#8211; est de d&#233;couvrir la composition sociale des activit&#233;s des m&#233;nages engendr&#233;e par les politiques de &#171; vecteur scientifique &#187; que nous avons d&#233;termin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. 5% de la force de travail totale doit &#234;tre employ&#233; dans les fonctions de recherche et d&#233;veloppement scientifique, devant se concentrer sur :&lt;br class='autobr' /&gt;
a) la fusion thermonucl&#233;aire et la ma&#238;trise des plasmas organis&#233;s &#224; tr&#232;s haute densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique ;&lt;br class='autobr' /&gt;
b) le rayonnement coh&#233;rent &#224; tr&#232;s haute densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique, y compris les lasers et faisceaux de particules ;&lt;br class='autobr' /&gt;
c) les principes des processus vivants en tant que tels, une r&#233;volution fondamentale en biologie r&#233;ordonnant la d&#233;finition de la chimie. Tous les travaux de recherche et d&#233;veloppement doivent refl&#233;ter les progr&#232;s accomplis, en ce qui concerne la technologie aussi bien que les connaissances scientifiques fondamentales, dans chacun des trois domaines fronti&#232;res que nous avons indiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le but doit &#234;tre d'avoir une composante productive qui atteigne aussi rapidement que possible au moins 50% de la force de travail totale. Ceci doit permettre d'accro&#238;tre la qualit&#233; et la taille du panier de biens de consommation par t&#234;te sans accro&#238;tre la proportion de la composante productive affect&#233;e &#224; la production de ce panier. La plus grosse partie de l'expansion des emplois productifs doit &#234;tre concentr&#233;e dans la production de biens d'&#233;quipement, avec au sein de celle-ci un accroissement plus marqu&#233; de la part machine-outil. Le pourcentage de la composante productive de la force de travail affect&#233;e &#224; la transformation des mati&#232;res premi&#232;res (niveau 2 de la figure 1) doit tendre &#224; baisser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La politique salariale, y compris la politique fiscale, doit chercher &#224; obtenir les changements des caract&#233;ristiques d&#233;mographiques de la population que nous avons indiqu&#233;s ci-dessous. Ceci inclut des &#233;quivalents salariaux tels que la r&#233;forme de l'&#233;ducation, l'essor de biblioth&#232;ques et de mus&#233;es, et une vie culturelle coh&#233;rente avec les programmes classiques d'&#233;ducation &#224; la Humboldt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Il faut atteindre un taux &#233;lev&#233; d'exportation de biens d'&#233;quipement vers les &#171; pays en d&#233;veloppement &#187; et nos autres clients &#233;trangers. Ceci doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une contribution &#224; l'&#233;conomie de travail dans les produits que nous importons de l'&#233;tranger, et comme une fa&#231;on d'obtenir des taux &#233;lev&#233;s de croissance et de rotation du capital dans notre secteur de la machine-outil et dans l'ensemble du secteur des biens d'&#233;quipement. Plus le taux de rotation du capital dans la production de biens d'&#233;quipement est &#233;lev&#233;e, au moins 5% de la force de travail &#233;tant employ&#233;e comme nous l'avons sp&#233;cifi&#233; dans notre premier point, plus le taux de progr&#232;s technologique dans l'&#233;conomie am&#233;ricaine s'&#233;l&#232;vera ; l'accroissement de marge procur&#233; par les exportations de biens d'&#233;quipement permettra d'accro&#238;tre le taux d'assimilation du progr&#232;s technologique dans toutes les cat&#233;gories de biens de production, que cela soit pour le march&#233; domestique ou pour l'exportation.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Retourner lire &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Pour-en-finir-avec-les-theories-monetaires.html&#034;&gt;le chapitre 7&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/L-infrastructure-economique-de-base.html&#034;&gt;le chapitre 9&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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		<title>L'infrastructure &#233;conomique de base
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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&lt;p&gt;Dans une &#233;tude portant sur les investissements am&#233;ricains d'apr&#232;s-guerre dans l'infrastructure &#233;conomique de base, une &#233;quipe d'&#233;conomistes dirig&#233;e par Uwe Parpart-Henke a d&#233;couvert que la corr&#233;lation statistique la plus juste que l'on puisse rencontrer en &#233;conomie &#233;tait celle qui existe entre les taux d'am&#233;lioration de l'infrastructure &#233;conomique de base et les accroissements dans la productivit&#233; du travail. L'auteur a pr&#233;cis&#233;, au cours d'un s&#233;minaire tenu &#224; New York en d&#233;cembre 1978, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L117xH150/roosevelt-1e6fb.jpg?1775216849' class='spip_logo spip_logo_right' width='117' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L292xH375/roosevelt-25590.jpg?1775216849' width='292' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-2125 '&gt;Franklin D. Roosevelt
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Dans une &#233;tude portant sur les investissements am&#233;ricains d'apr&#232;s-guerre dans l'infrastructure &#233;conomique de base, une &#233;quipe d'&#233;conomistes dirig&#233;e par Uwe Parpart-Henke a d&#233;couvert que la corr&#233;lation statistique la plus juste que l'on puisse rencontrer en &#233;conomie &#233;tait celle qui existe entre les taux d'am&#233;lioration de l'infrastructure &#233;conomique de base et les accroissements dans la productivit&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'auteur a pr&#233;cis&#233;, au cours d'un s&#233;minaire tenu &#224; New York en d&#233;cembre 1978, les conditions pr&#233;alables &#224; l'&#233;laboration d'un syst&#232;me informatique de pr&#233;vision &#233;conomique. La principale exigence requise pour appliquer la m&#233;thode de pr&#233;vision de l'auteur &#233;tait de prendre comme mod&#232;le le trait&#233; de Riemann de 1859, d&#233;j&#224; cit&#233; dans un autre chapitre. En raison de l'importance de ce trait&#233; ainsi que de ses implications pour la physique des plasmas et divers domaines annexes, l'&#233;laboration de cette m&#233;thode informatique de pr&#233;vision a &#233;t&#233; men&#233;e conjointement par l'hebdomadaire &lt;i&gt;Executive Intelligence Review&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;Fondation pour l'&#233;nergie de fusion&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;FEF&lt;/i&gt;). L'auteur a fourni les caract&#233;ristiques du mod&#232;le, tant les sp&#233;cifications des fonctions hydrothermodynamiques que le syst&#232;me d'in&#233;galit&#233;s lin&#233;aires permettant de traiter les donn&#233;es de la comptabilit&#233; nationale. Le service &#233;conomique et financier de l'&lt;i&gt;Executive Intelligence Review&lt;/i&gt; a, quant &#224; lui, pr&#233;par&#233; la base de donn&#233;es. Une &#233;quipe emmen&#233;e par le directeur de la &lt;i&gt;FEF&lt;/i&gt;, Uwe Parpart-Henke, a dirig&#233; le d&#233;veloppement des applications math&#233;matiques du programme informatique. Une &#233;quipe rassemblant les deux entit&#233;s a assur&#233; la programmation et la mise en &#339;uvre du syst&#232;me informatique. Comme la base de donn&#233;es historiques a &#233;t&#233; &#233;tablie jusqu'au XIXe si&#232;cle, et la pr&#233;vision &#233;tendue aux bases de donn&#233;es de nations &#233;trang&#232;res, des &#233;tudes sp&#233;ciales assist&#233;es par ordinateur ont d&#251; &#234;tre ajout&#233;es. Leurs r&#233;sultats sont autant de r&#233;f&#233;rences incluses dans les m&#233;thodes et proc&#233;dures de pr&#233;vision fondamentales. L'on parvint ainsi, en 1981-1982, &#224; une s&#233;rie d'&#233;tudes des param&#232;tres de densit&#233; de flux &#233;nerg&#233;tique, examin&#233;s historiquement et correspondant &#224; divers aspects du processus &#233;conomique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On peut en effet constater qu'il existe, environ douze mois apr&#232;s un accroissement de l'investissement dans l'infrastructure &#233;conomique de base, un accroissement similaire dans la productivit&#233; du travail. Si l'on superpose les deux diagrammes, en d&#233;calant la courbe de la productivit&#233; de douze mois en arri&#232;re, les deux courbes sont pratiquement identiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis ont, dans une large mesure, augment&#233; le taux d'investissement dans l'am&#233;lioration de l'infrastructure jusqu'au milieu des ann&#233;es 1960. Apr&#232;s cette date, ce taux chuta. Certes, l'investissement total dans l'infrastructure augmenta mais avec un taux de croissance en chute libre. L'investissement total dans la maintenance et l'am&#233;lioration de l'infrastructure a atteint son maximum d'apr&#232;s-guerre en 1969. Apr&#232;s cela, ces d&#233;penses furent inf&#233;rieures &#224; leur &#171; condition de seuil &#187;. Si l'on voulait aujourd'hui restaurer l'infrastructure dans l'&#233;tat o&#249; elle se trouvait &#224; peu pr&#232;s en 1970, il faudrait d&#233;penser au moins 3000 milliards de dollars (de 1983), &#224; cette seule fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La responsabilit&#233; de la construction et de l'entretien de l'infrastructure incombe traditionnellement &#224; la puissance publique. Cette responsabilit&#233; s'exerce de diverses mani&#232;res :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. les d&#233;penses directes dans la construction et l'am&#233;lioration de l'infrastructure, que ce soit au niveau local, des &#201;tats ou de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. les agences f&#233;d&#233;rales ou gouvernementales, telles que la &lt;i&gt;Tennessee Valley Authority&lt;/i&gt; (TVA), les autorit&#233;s portuaires, etc. ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. les entreprises de service public [public utilities] ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. les &#233;quipements priv&#233;s relevant du commerce &#224; l'int&#233;rieur d'un &#201;tat ou entre &#201;tats, mais soumis &#224; des r&#233;glementation publiques, y compris les transports publics et les communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande partie de cet effort est effectu&#233;e par la puissance publique sous forme de d&#233;penses budg&#233;taires directes et de mobilisation de capitaux publics (le premier cas cit&#233; ci-dessus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1970, mais plus particuli&#232;rement depuis les ann&#233;es 1973 &#224; 1975, les d&#233;penses gouvernementales dans ces cat&#233;gories ont &#233;t&#233; r&#233;duites &#224; une vitesse acc&#233;l&#233;r&#233;e, ce que l'on peut clairement constater en prenant comme r&#233;f&#233;rence les estimations officielles en dollars constants. Cependant, c'est seulement si l'on consid&#232;re le v&#233;ritable taux d'inflation, beaucoup plus rapide que celui fourni par ces estimations officielles &#171; politiquement correctes &#187;, que les carences apparaissent alors dans l'entretien de l'infrastructure rendant compte du d&#233;labrement physique r&#233;ellement intervenu dans le laps de temps mentionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant ceci &#224; l'esprit, r&#233;fl&#233;chissons &#224; la question suivante : o&#249; se retrouvent les co&#251;ts du d&#233;labrement de l'infrastructure dans la comptabilit&#233; nationale ? Pour une grande part, ils ne sont pas rapport&#233;s et m&#234;me ignor&#233;s. En cons&#233;quence, et pour cette seule raison, le produit national (la valeur ajout&#233;e) des &#201;tats-Unis, au cours de la p&#233;riode 1971-1983, a &#233;t&#233; surestim&#233; d'au moins 3000 milliards de dollars (en dollars constants, valeur de 1983). (Nous devons peut-&#234;tre r&#233;duire ce chiffre afin de consid&#233;rer que certains &#233;l&#233;ments de la contraction de l'infrastructure sont r&#233;ellement rapport&#233;s dans la comptabilit&#233; nationale par les contribuables priv&#233;s, les entreprises de service public, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci signifie que si l'on avait fait appara&#238;tre, dans la comptabilit&#233; publique et priv&#233;e, les charges que repr&#233;sentent la diminution et la d&#233;pr&#233;ciation de l'infrastructure, les marges de b&#233;n&#233;fice brut pour la somme des activit&#233;s &#233;conomiques publiques et priv&#233;es auraient d&#251; &#234;tre, entre 1971 et 1983, r&#233;duites d'une somme consid&#233;rable, de l'ordre des 3000 milliards de dollars (en dollars constants, valeur de 1983) repr&#233;sentant le d&#233;ficit estim&#233; dans l'infrastructure ! En d'autres termes, ces co&#251;ts de la diminution et de la d&#233;pr&#233;ciation de l'infrastructure auraient d&#251; &#234;tre pris en compte et ajout&#233;s aux co&#251;ts des paniers de biens d'&#233;quipement et de consommation pour la p&#233;riode 1971 &#224; 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une trentaine d'ann&#233;es, un groupe de &#171; &lt;i&gt;raiders&lt;/i&gt; &#187; avait pris le contr&#244;le du &lt;i&gt;New Haven Railroad&lt;/i&gt; (compagnie de chemin de fer de la Nouvelle-Angleterre). En diminuant les d&#233;penses de maintenance des voies ferr&#233;es, du mat&#233;riel roulant, etc., le montant des charges par dollar de chiffre d'affaires fut consid&#233;rablement r&#233;duit. Ces b&#233;n&#233;fices momentan&#233;s, obtenus par pillage d'actifs, ont permis d'ajouter des augmentations fictives de recettes au rendement financier r&#233;alis&#233; par chaque action en circulation. Sur la base du &lt;i&gt;PER&lt;/i&gt; [&lt;i&gt;Price Earning Ratio&lt;/i&gt; : rapport entre le prix d'une action et son b&#233;n&#233;fice annuel, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;], la valeur des actions s'est alors envol&#233;e ; les &lt;i&gt;raiders&lt;/i&gt; se sont d&#233;barrass&#233;s de celles qu'ils poss&#233;daient en r&#233;alisant ainsi un b&#233;n&#233;fice tr&#232;s substantiel mais en laissant derri&#232;re eux des chemins de fer en ruines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci constitue le mod&#232;le de ce qui a &#233;t&#233; inflig&#233; &#224; l'&#233;conomie am&#233;ricaine dans son ensemble &#224; partir de 1966, et plus particuli&#232;rement depuis les ann&#233;es 1971 &#224; 1974. L'astuce n'est pas nouvelle ; la mise en faillite de &lt;i&gt;Jay Cooke&lt;/i&gt;, au d&#233;but des ann&#233;es 1870, et l'introduction du &lt;i&gt;Specie Resumption Act&lt;/i&gt;, permirent de lancer un processus similaire de pillage, avec les chemins de fer pour cible privil&#233;gi&#233;e, dans les ann&#233;es 1870 et 1880. &#192; cette &#233;poque, et par la suite &#233;galement, beaucoup de grandes fortunes am&#233;ricaines se b&#226;tirent gr&#226;ce &#224; ces m&#233;thodes, de concert avec le pillage des &#201;tats-Unis organis&#233; par des int&#233;r&#234;ts britanniques et d'autres pays. Au moment o&#249; il fut op&#233;r&#233;, le pillage du &lt;i&gt;New Haven Railroad&lt;/i&gt; ne constituait pas une innovation. Depuis 1966, et encore plus depuis 1971-1974, ce type de pillage a &#233;t&#233; lanc&#233; &#224; grande &#233;chelle contre l'infrastructure et l'industrie de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons en 1763, &#224; l'&#233;poque de ce long trajet au cours duquel Adam Smith re&#231;ut les instructions de Lord Shelburne concernant la destruction &#233;conomique et la limitation de l'autonomie des colonies anglaises en Am&#233;rique du Nord. &#192; partir de l&#224; et jusqu'en 1863, l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; britannique, principalement regroup&#233; &#224; cette &#233;poque autour de la &lt;i&gt;Compagnie britannique des Indes orientales&lt;/i&gt;, s'effor&#231;a de d&#233;truire les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la mise en place de cette politique, la faction de l'establishment compos&#233;e de l'entourage de Lord Shelburne s'assura la collaboration d'une force pr&#233;sente au sein m&#234;me de l'Am&#233;rique du Nord anglophone : les &lt;i&gt;Tories&lt;/i&gt;. Cette faction &lt;i&gt;Tory&lt;/i&gt;, associ&#233;e &#224; Aaron Burr pendant toute cette p&#233;riode et jusqu'&#224; sa mort, avait deux composantes : un groupe de &lt;i&gt;Tories&lt;/i&gt; ayant quitt&#233; les &#201;tats-Unis (certains pour y revenir plus tard) ; un autre groupe ayant constitu&#233; le &#171; r&#233;seau dormant &#187; des dirigeants &lt;i&gt;Tories&lt;/i&gt; demeur&#233;s sur place. On y retrouvait principalement les familles li&#233;es aux &lt;i&gt;Compagnies des Indes orientales&lt;/i&gt; britannique et hollandaise, &#224; New York et dans le New Jersey, ainsi que leurs alli&#233;s de Nouvelle-Angleterre, les Russell, Cabot, Lowell, Higginson, Peabody, Perkins, Cushing, etc.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'ann&#233;e 1863 fait r&#233;f&#233;rence &#224; des d&#233;veloppements en Grande-Bretagne tels que l'intervention du prince Albert, mais aussi, de fa&#231;on beaucoup plus significative, &#224; l'impact de l'alliance militaire du tsar Alexandre II et du pr&#233;sident Abraham Lincoln. Des navires russes furent envoy&#233;s dans les ports de New York et de San Francisco, et une note tr&#232;s dure fut envoy&#233;e &#224; Lord Palmerston et Lord Russell &#224; Londres, les pr&#233;venant que la Russie d&#233;clencherait une guerre en Europe dans le cas o&#249; la Grande-Bretagne et Napol&#233;on III concr&#233;tiseraient leurs intentions d'intervenir militairement aux c&#244;t&#233;s des Conf&#233;d&#233;r&#233;s. (La Grande-Bretagne, la France et l'Espagne avaient conquis le Mexique et impos&#233; l'empereur fantoche Maximilien de Habsbourg pour superviser le massacre et le pillage du peuple mexicain.) La Grande-Bretagne abandonna alors ses aventures militaires contre les &#201;tats-Unis et le Mexique et, &#224; part la menace d'une alliance avec le Japon imm&#233;diatement apr&#232;s le Premi&#232;re Guerre mondiale, elle renon&#231;a &#224; la politique d'assujettissement des &#201;tats-Unis par les armes qu'elle poursuivait depuis 1763.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En ce qui concerne une grande partie de la description des &#171; familles &#187; de l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; lib&#233;ral, la documentation, bas&#233;e sur des sources originales, provient du livre &lt;i&gt;Treason in America d'Anton Chaitkin&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On retrouve ces familles aussi bien derri&#232;re les insurrections jacobines des ann&#233;es 1790 que dans une intrigue mont&#233;e par Burr pour d&#233;truire les &#201;tats-Unis en 1800 et 1804 ; ce sont &#233;galement elles qui sont impliqu&#233;es dans les conspirations s&#233;cessionnistes de 1807-1808, ainsi que dans de graves trahisons de 1812 &#224; 1814. Dans les ann&#233;es 1780, certains &#233;l&#233;ments issus de ce groupement de familles &#233;troitement li&#233;es par le mariage furent associ&#233;s &#224; la &lt;i&gt;Compagnie britannique des Indes orientales&lt;/i&gt; dans la traite des Noirs et, au d&#233;but des ann&#233;es 1790, dans le trafic d'opium en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 1820, en collaboration avec les services de renseignements britanniques et des int&#233;r&#234;ts suisses et j&#233;suites, ces m&#234;mes familles foment&#232;rent la Guerre Civile. Elles cr&#233;&#232;rent en m&#234;me temps le mouvement abolitionniste ainsi que la conspiration s&#233;cessionniste des conf&#233;d&#233;r&#233;s esclavagistes dans les &#201;tats de Caroline : leur objectif &#233;tait &#8212; comme l'a confi&#233; dans sa correspondance personnelle August Belmont, le &#171; faiseur de rois &#187; du Parti D&#233;mocrate &#8212; de &lt;i&gt;faire &#233;clater les &#201;tats-Unis en plusieurs fragments&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci constituait le courant des agents d'influence britanniques qui collaboraient avec les agents des Services secrets britanniques tels que Sir John Robison.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Sir John Robinson est connu aux &#201;tats-Unis pour son livre &lt;i&gt;The Roots of Conspiracy&lt;/i&gt; (1796-1797). Ce livre, une mystification, a &#233;t&#233; republi&#233; par la &lt;i&gt;John Birch Society&lt;/i&gt;, elle-m&#234;me un &#233;cho moderne, aussi bien par son id&#233;ologie que par ses commanditaires, de la probritannique &#171; Junte d'Essex &#187; du d&#233;but du XIXe si&#232;cle. Robison, un agent du &lt;i&gt;SIS&lt;/i&gt; britannique, associ&#233; autrefois au service russe du &lt;i&gt;SIS&lt;/i&gt;, op&#233;rait &#224; partir d'&#201;dimbourg &#224; l'&#233;poque de la r&#233;daction de ce livre et de sa publication aux &#201;tats-Unis. Les cercles de la &lt;i&gt;Compagnie des Indes orientales&lt;/i&gt; de Lord Shelburne collaboraient alors &#233;troitement avec les milieux suisses et j&#233;suites qui manipulaient le mouvement jacobin en France ; dans un m&#234;me but d&#233;stabilisateur, l'agent helv&#233;tico-britannique Albert Gallatin, plus tard membre du cabinet de Jefferson et de Madison, organisait des insurrections jacobines en Pennsylvanie. C'est pour essayer de cacher le r&#244;le britannique dans la promotion de ces op&#233;rations jacobines &#224; l'int&#233;rieur des &#201;tats-Unis et tenter de brouiller les &#201;tats-Unis avec leurs amis en France, que Robison r&#233;digea son ouvrage. Il y laissait clairement entendre que les alli&#233;s de Carnot et de Lafayette &#8211; c'est-&#224;-dire le &#171; parti am&#233;ricain &#187; en France &#8211; &#233;taient responsables de ces troubles. M&#234;me Washington fut abus&#233;. Plus tard, John Quincy Adams et d'autres mirent &#224; jour la fraude du livre de Robison et rapport&#232;rent (Adams &#233;tait alors s&#233;nateur) au pr&#233;sident Jefferson que c'&#233;taient en r&#233;alit&#233; les amis de Robison qui se trouvaient au centre de ces man&#339;uvres anti-am&#233;ricaines.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Leur but, d&#232;s les ann&#233;es 1796-1797, fut &#8212; r&#233;p&#233;tons-le &#8212;de d&#233;truire les &#201;tats-Unis de l'int&#233;rieur. Ce sont les m&#234;mes qui promurent en Am&#233;rique du Nord la &lt;i&gt;Richesse des Nations&lt;/i&gt; d'Adam Smith, toujours dans le m&#234;me objectif. Ces m&#234;mes forces contr&#244;l&#232;rent les pr&#233;sidents Andrew Jackson, Martin Van Buren, James Polk (1845-1849), Franklin Pierce (1853-1857) et James Buchanan (1857-1861).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Comme Chaitkin l'&#233;tablit, Caleb Cushing de Newburyport (Massachussetts), qui servait d'interm&#233;diaire entre les dirigeants du mouvement abolitionniste bas&#233; au Massachusetts et ceux de la conspiration conf&#233;d&#233;r&#233;e de Charleston, a n&#233;goci&#233; l'arrangement qui permit l'&#233;lection de Franklin Pierce ; l'&#233;lection de Buchanan fut truqu&#233;e par les m&#234;mes r&#233;seaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;faite de leurs conf&#233;d&#233;r&#233;s, parmi lesquels Judah Benjamin (1811-1884) et les Slidells en Louisiane, ces m&#234;mes familles profit&#232;rent de l'assassinat du pr&#233;sident Abraham Lincoln (1861-1865) pour entreprendre le pillage des &#201;tats &#171; sudistes &#187; plac&#233;s sous occupation militaire f&#233;d&#233;rale, augmentant ainsi fortement la richesse qu'ils avaient accumul&#233;e &#224; l'aide d'entreprises aussi nobles que la traite des Noirs ou le trafic d'opium en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Judah Benjamin fut, avec August Belmont de New York, un agent britannique cl&#233; au sein de la Conf&#233;d&#233;ration. Plus tard, Benjamin, en reprenant sa citoyennet&#233; britannique, organisa depuis Londres la cr&#233;ation de &lt;i&gt;Ku Klux Klan&lt;/i&gt; (1867) et son financement initial. La marque dominante de la carri&#232;re politique de Benjamin fut sa tentative de destruction des &#201;tats-Unis de l'int&#233;rieur. Pour se faire une id&#233;e de sa fa&#231;on de penser, lire son &lt;i&gt;Treatise on the Law of Sale of Personal Property&lt;/i&gt; de 1868.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'assassinat d'Abraham Lincoln fut un complot conjoint des milieux j&#233;suites (autour de la famille Surratt entre autres) et du &lt;i&gt;Secret Intelligence Service&lt;/i&gt; britannique. Certains &#233;l&#233;ments permettent de soup&#231;onner le secr&#233;taire &#224; la Guerre Stanton, qui avait r&#233;duit la protection rapproch&#233;e du Pr&#233;sident &#224; un seul agent, contraint de quitter la porte de la loge pr&#233;sidentielle au moment du meurtre. Au beau milieu des proc&#232;s qui suivirent l'assassinat, l'enqu&#234;te fut annul&#233;e. Si une grande partie de la documentation sur l'ensemble de l'affaire reste aujourd'hui encore sous le sceau du secret, les travaux d'Anton Chaitkin ont permis n&#233;anmoins de situer clairement les responsabilit&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; C'est en lisant le dernier discours public d'Abraham Lincoln, prononc&#233; le 11 avril 1865, trois jours avant son assassinat, que l'on comprend mieux la raison essentielle de son &#233;limination : &#171; nous sommes tous d'accord pour dire que les &#201;tats soi-disant s&#233;cessionnistes n'entretiennent pas avec l'Union les relations l&#233;gitimes qui devraient &#234;tre les leurs ; et que le seul objet du gouvernement, civil et militaire, &#224; l'&#233;gard de ces &#201;tats, est de les r&#233;tablir dans le cadre concret de ces relations l&#233;gitimes. Je crois qu'il est non seulement possible, mais en fait plus facile, de le faire sans d&#233;cider ou m&#234;me sans consid&#233;rer la question de savoir si ces &#201;tats ont &#233;t&#233; jamais en dehors de l'Union. Puisqu'ils se trouvent d&#233;sormais en s&#233;curit&#233; chez eux, cela n'a aucun sens de se demander s'ils ont &#233;t&#233; en dehors. Rassemblons-nous tous pour lancer les actions n&#233;cessaires &#224; la restauration de ces relations l&#233;gitimes entre ces &#201;tats et l'Union ; et chacun ensuite aura l'&#233;ternit&#233; pour consulter son opinion afin de savoir si, par ses actes, il ramena ces &#201;tats au sein de l'Union depuis l'ext&#233;rieur, ou s'il leur porta simplement assistance, sans qu'ils n'aient jamais &#233;t&#233; &#224; l'ext&#233;rieur. &#187; (&lt;i&gt;Collected Works&lt;/i&gt;, Vol.III, New Brunswick, 1953, p.403)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Avec Lincoln entamant son second mandat, le pillage des &lt;i&gt;carpetbaggers&lt;/i&gt; [int&#233;r&#234;ts financiers &#171; nordistes &#187; abusant de la d&#233;faite &#171; sudiste &#187;, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;] aurait &#233;t&#233; impossible, car il ne consid&#233;rait pas le Sud comme un territoire &#224; occuper, mais comme une partie de l'Union &#233;gale en droits &#224; toute autre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ils mirent ainsi en coupe r&#233;gl&#233;e ceux qu'ils avaient pr&#233;tendu d&#233;fendre, montrant que peu leur importait la mani&#232;re au vu du r&#233;sultat. Ils utilis&#232;rent leur richesse, en coop&#233;ration avec des forces &#233;trang&#232;res dirig&#233;es depuis Londres, pour mettre en faillite Jay Cooke (1821-1905), promouvoir le &lt;i&gt;Specie Resumption Act&lt;/i&gt; et mettre les &#201;tats-Unis &#224; genoux. Ils firent passer le &lt;i&gt;Federal Reserve Act&lt;/i&gt;, avec l'aide de leur homme de paille, Teddy Roosevelt, et de leur pr&#233;sident, Woodrow Wilson.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cf. Salisbury, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;passim&lt;/i&gt;, sur les circonstances dans lesquelles le &lt;i&gt;Specie Resumption Act&lt;/i&gt; fut adopt&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Au sujet de l'attitude probritannique et proconf&#233;d&#233;r&#233;e de Theodore Roosevelt, voir Chaitkin, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'ascension politique de Woodrow Wilson s'explique, en grande partie, par les rapports qu'entretenaient Harriman et le colonel House. En pressant la candidature de Theodore Roosevelt au nom d'un &#171; troisi&#232;me parti &#187;, ils assur&#232;rent l'&#233;lection de Wilson, le passage du &lt;i&gt;Federal Reserve Act&lt;/i&gt; et l'engagement am&#233;ricain aux c&#244;t&#233;s de la Grande-Bretagne dans la guerre mondiale contre l'Allemagne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, ils contr&#244;lent les principales universit&#233;s et les m&#233;dias d'information &#171; lib&#233;raux &#187;, le monde du spectacle comme la plupart des maisons d'&#233;dition. Ils forment &#171; l'&lt;i&gt;Establishment&lt;/i&gt; lib&#233;ral de la C&#244;te-Est &#187;, couramment identifi&#233; comme une branche am&#233;ricaine de la &lt;i&gt;London Round Table&lt;/i&gt;, connue d'abord sous le nom de &lt;i&gt;National Civic Federation&lt;/i&gt; avant d'adopter aujourd'hui celui de &#171; &lt;i&gt;New York Council on Foreign Relations&lt;/i&gt; &#187;. Ils sont ce que le Pr&#233;sident Franklin D. Roosevelt (1933-1945) d&#233;signait de temps &#224; autre comme les &#171; royalistes de l'&#233;conomie &#187;. Ils sont parfois appel&#233;s &#171; les patriciens &#187;, et il n'est pas rare qu'ils stipendient des &#233;crivains pour produire des livres et des articles les d&#233;peignant sous l'image des patriciens de la Rome antique, les &#171; sang-bleu &#187;, les &#171; familles &#187; constituant la riche &#171; aristocratie &#187; am&#233;ricaine. Ils sont des oligarques, au sens strict du terme, tel que nous l'avons d&#233;fini dans un chapitre pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils essaient, encore aujourd'hui, de d&#233;truire la r&#233;publique constitutionnelle f&#233;d&#233;rale des &#201;tats-Unis. &#192; titre d'exemple, Pamela Churchill Harriman [longtemps ambassadrice am&#233;ricaine &#224; Paris, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;], &#233;pouse d'Averell Harriman, ancien ambassadeur &#224; Moscou, sous-secr&#233;taire d'&#201;tat et gouverneur de New York, finance une faction au sein du Parti D&#233;mocrate qui vise explicitement &#224; changer la Constitution am&#233;ricaine afin d'&#233;tablir un r&#233;gime parlementaire sur le mod&#232;le britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, les Harriman ont &#233;t&#233; pendant la plus grande partie de ce si&#232;cle des racistes notoires ; la famille Harriman contr&#244;le d'ailleurs toujours le mouvement eug&#233;niste. Averell Harriman n'a pas seulement soutenu tr&#232;s t&#244;t le dictateur fasciste italien Benito Mussolini ; lors d'un symposium tenu en 1932 au Mus&#233;um d'histoire naturelle de New York, lieu de r&#233;flexion sur l'eug&#233;nisme et autres dogmes similaires, la famille Harriman s'est mise aussi &#224; faire l'&#233;loge des nazis hitl&#233;riens pour leurs doctrines &#171; d'hygi&#232;ne raciale &#187;, doctrines virtuellement identiques &#224; celles de l'&#171; eug&#233;nisme &#187; promu par les Harriman. &#171; Des lib&#233;raux ? Des &lt;i&gt;lib&#233;raux&lt;/i&gt; soutenant non seulement le fascisme, mais aussi les doctrines d'hygi&#232;ne raciale d'Hitler ? &#187; Pour r&#233;soudre ce paradoxe apparent, il suffit de nous r&#233;f&#233;rer &#224; notre description sommaire du lib&#233;ralisme britannique du XIX&#232;me si&#232;cle, donn&#233;e dans un chapitre pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La documentation sur les ant&#233;c&#233;dents fascistes et racistes des Harriman et sur le soutien apport&#233; par le s&#233;nateur Moynihan &#224; ce racisme harrimanien a &#233;t&#233; publi&#233;e par l'&#233;quipe de campagne s&#233;natoriale new-yorkaise de Melvin Klenetsky, en 1982. &lt;i&gt;Cf&lt;/i&gt;. Chaitkin, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Bien que ces groupes familiaux se soient engag&#233;s dans des oligopoles aussi bien industriels que financiers, ils furent cependant, dans leur vision philosophique oligarchique, des malthusiens avou&#233;s (adeptes du &#171; darwinisme social &#187;) bien avant qu'ils ne lancent le &#171; n&#233;o-malthusianisme &#187; au cours de l'automne-hiver 1969-1970, avec leurs conf&#233;d&#233;r&#233;s &#233;trangers de m&#234;me philosophie. Ils furent, aux &#201;tats-Unis, la force qui orchestra la campagne de propagande en faveur d'une soci&#233;t&#233; postindustrielle. Par cons&#233;quent, nous ne devons pas nous bercer d'illusions et croire qu'en nous pr&#233;cipitant dans ces milieux avec la preuve que la destruction de l'infrastructure des &#201;tats-Unis a &#233;t&#233; un d&#233;sastre, nous les persuaderions de reconna&#238;tre l'erreur de leur d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a souvent essay&#233; d'expliquer certains comportements politiques de cet &#171; &lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; lib&#233;ral &#187; en termes de &#171; conspiration &#187;. Il y a certes une grande part de conspiration dans la mise en &#339;uvre de telles politiques. Les conspirations existent, mais la plupart des explications fournies quant au pourquoi et au comment deviennent vite absurdes, lorsque l'&#233;crivain ou l'orateur tentent d'expliquer ce processus en termes de simple cupidit&#233; ou de quelque chose de cette nature.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Il existe des exceptions &#224; cette r&#232;gle g&#233;n&#233;rale. Le cas du livre &lt;i&gt;The Tragedy and the Hope&lt;/i&gt; de Caroll Quigley est exemplaire d'un &#233;crivain comprenant au moins la mani&#232;re dont s'encha&#238;nent r&#233;ellement les &#233;v&#233;nements. Il existe &#233;galement quelques aveux sinc&#232;res et d&#233;taill&#233;s, comme dans &lt;i&gt;The Aquarian Conspiracy&lt;/i&gt; de Marilyn Ferguson ; &#224; ce sujet, &lt;i&gt;cf&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;The New Dark Ages Conspiracy&lt;/i&gt; de Carol White.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les membres des &#171; familles patriciennes &#187; forment eux-m&#234;mes une couche sociale ferm&#233;e au sein de notre vie nationale. Ils envoient leur prog&#233;niture dans certaines &#233;coles et universit&#233;s priv&#233;es, au sein desquelles le statut d'h&#233;ritier de l'une de ces &#171; familles &#187;, se distinguant des familles &#171; pl&#233;b&#233;iennes &#187; &#233;tudiant dans ces m&#234;mes institutions, est implicitement enregistr&#233;, et dicte une ligne de conduite &#224; son &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clubs, confr&#233;ries, soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes, etc., rassemblant la prog&#233;niture des &#171; familles &#187; s'impr&#232;gnent de cette m&#234;me reconnaissance implicite du statut social. Ceci s'applique &#224; un ensemble reconnu d'&#233;glises, dans le cadre de confessions religieuses elles aussi reconnues, ainsi qu'aux institutions financi&#232;res, &#224; une liste limitative de cabinets juridiques, etc. Nous pouvons distinguer assez facilement cette reconnaissance implicite par les pronoms &#171; nous &#187; et &#171; eux &#187;, repr&#233;sentant les variantes oligarchiques de la conscience de classe. Tout ceci tient du sentiment que &#171; nous &#187; partageons une conception philosophique du monde diff&#233;rente de la &#171; leur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la p&#233;riode d'environ deux si&#232;cles pendant laquelle cet &#171; &lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; lib&#233;ral &#187; s'est d&#233;velopp&#233; &#224; l'int&#233;rieur des &#201;tats-Unis, les diff&#233;rents aspects des croyances g&#233;n&#233;ralement admises ont subi des changements qui rel&#232;vent, dans une certaine mesure, de changements de paradigmes. Toutefois, les paradigmes sous-jacents &#8212; les caract&#233;ristiques axiomatiques des croyances g&#233;n&#233;ralement admises &#8212; n'ont quant &#224; eux pas chang&#233;. On peut voir les &#171; manies &#187; changer dans les m&#339;urs, la morale et les orientations politiques concr&#232;tes. Ceci repr&#233;sente, par ces aspects, une sous-culture en &#233;volution, une sous-culture oligarchique en &#233;volution. C'est elle qui forme et transforme les crit&#232;res de jugement personnel chez l'&#233;crasante majorit&#233; de la prog&#233;niture des &#171; familles &#187;, et cela sur des g&#233;n&#233;rations successives. C'est cette disposition d'esprit, ainsi d&#233;termin&#233;e, qui gouverne le comportement individuel et collectif de cette classe, principalement dans les domaines touchant &#224; ce &#171; tout &#187; que constituent les politiques culturelle, sociale, &#233;conomique, juridique et &#233;trang&#232;re des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conspiration n'est donc pas la source des changements de politique que cette classe sociale impose aux &#201;tats-Unis. Il serait plus juste de dire que la conspiration est un moyen pour coordonner et mettre en &#339;uvre ce qu'exige plus ou moins &#171; instinctivement &#187; la conception philosophique du monde dominant parmi la majorit&#233; des responsables de cette classe, &#224; son stade actuel d'&#233;volution. Cette conception s'exprime &#224; travers ces patriciens, qui &#171; conspirent &#187; pour appliquer les mesures qu'elle &#171; leur &#187; dicte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on voit appara&#238;tre relativement plus clairement la &#171; conspiration &#187; au niveau juste en dessous de cette classe elle-m&#234;me. &#192; l'image des familles oligarchiques europ&#233;ennes, par exemple, les familles de l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; lib&#233;ral gardent un &#339;il sur les &#171; pl&#233;b&#233;iens &#187; talentueux susceptibles de leur &#234;tre utiles. &#192; ce sujet, la ligne de conduite semble manifestement suivre un sentiment &#171; instinctif &#187;, selon lequel les &#171; pl&#233;b&#233;iens &#187; talentueux doivent &#234;tre soit coopt&#233;s, soit d&#233;truits. Bien que parmi les &#171; &lt;i&gt;pl&#233;b&#233;iens&lt;/i&gt; talentueux &#187; l'on compte aussi des &#171; vauriens utiles &#187;, nous ne prenons ici en consid&#233;ration que ceux parvenus aux &#233;chelons les plus &#233;lev&#233;s des secteurs priv&#233; et public, avec un &#171; politicien utile &#187; ou deux en sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le genre de talent &#171; pl&#233;b&#233;ien &#187; le plus appr&#233;ci&#233; est celui qui se trouve s&#233;lectionn&#233; tr&#232;s t&#244;t, pendant ou juste apr&#232;s l'adolescence, parmi les effectifs d'&#233;coles, d'universit&#233;s ou d'autres institutions reconnues. Les jeunes recrues potentielles sont s&#233;lectionn&#233;es, les listes d'imp&#233;trants &#233;tablies et les individus potentiellement talentueux qui ont surv&#233;cu au processus de s&#233;lection sont &#171; bichonn&#233;s &#187; jusqu'&#224; atteindre un certain niveau, estim&#233; en fonction de leur utilit&#233; future. Le mod&#232;le de la cour f&#233;odale n'est jamais loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, il se trouve des individus assez influents dans la vie publique ou priv&#233;e qui, &#224; un niveau ou &#224; un autre, sont redevables de leur existence aux &#171; familles &#187;. C'est dans la coordination du d&#233;ploiement de ces individus &#171; talentueux &#187;, que la conspiration appara&#238;t le plus visiblement. Ces pauvres diables &#171; talentueux &#187; &#8212; ils ont, d'une certaine fa&#231;on, vendu leur &#226;me au diable &#8212; d&#233;bitant plus ou moins fanatiquement des formules toutes faites n'ont, derri&#232;re leurs yeux vides, nulle autre volont&#233; que celle impos&#233;e par leurs propri&#233;taires : leur apparition est l'aspect visible de la conspiration. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les familles pr&#233;f&#232;rent, elles, rester plus ou moins &#224; l'arri&#232;re-plan. Il leur suffit, pour amorcer le processus, de convenir que &#171; quelque chose doit &#234;tre fait &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la plupart des membres d'une soci&#233;t&#233;, y compris les grands industriels, les dirigeants politiques, etc., le pouvoir de ces familles &#171; emporte le respect &#187;. Dans ces conditions, les familles sont devenues &#171; tr&#232;s respectables &#187;. &#171; Personne ne doit attaquer de front les &#8220;familles&#8221;. Personne ne doit attaquer l'&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; de front. &#187; Ainsi, les orientations politiques dict&#233;es par les familles deviennent habituellement celles qu'adopte la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenons aux infrastructures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La destruction de l'infrastructure de l'&#233;conomie am&#233;ricaine a-t-elle &#233;t&#233; planifi&#233;e ? Dans le sens de ce que nous venons de dire au sujet des &#171; familles &#187; ? Plus ou moins pr&#233;cis&#233;ment, oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on d&#233;sire d&#233;terminer la place de l'infrastructure au sein de tout le processus &#233;conomique, il suffit de situer les questions pr&#233;sentement d&#233;velopp&#233;es dans le contexte de notre hypoth&#233;tique entreprise agro-industrielle int&#233;gr&#233;e. &#192; part ce qui rel&#232;ve en elle exclusivement de l'activit&#233; des m&#233;nages, l'infrastructure est un investissement en capital dans le processus productif : gestion de l'eau, transports, production et distribution des ressources &#233;nerg&#233;tiques, moyens de communication ainsi que l'infrastructure urbaine indispensable &#224; la production et la distribution des biens physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; les m&#233;nages fournissent la force de travail, l'ensemble du complexe industriel urbain moderne existe pour faciliter la production de biens physiques. Les m&#233;nages constituent le &#171; march&#233; du travail &#187; indispensable au d&#233;veloppement industriel, et la structure d'un centre urbain bien con&#231;u se trouve inscrite dans la topologie des d&#233;placements des membres de la force de travail vers les lieux de travail, ainsi que des d&#233;placements des enfants et des jeunes vers les centres d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche d'une conception ad&#233;quate pour b&#226;tir des centres urbains sur Terre sera bien plus fructueuse si elle s'inscrit dans la perspective de d&#233;velopper des centres urbains sur la Lune et sur Mars au cours du si&#232;cle prochain. Ceci r&#233;pond &#224; un double objectif. L'aspect secondaire mais toutefois important de cette approche, c'est d'adopter un point de d&#233;part nous encourageant &#224; effacer de nos esprits les pr&#233;jug&#233;s qui d&#233;coulent de la vie urbaine telle que nous la connaissons aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de penser comment rem&#233;dier &#224; la conception d'un centre urbain existant, mieux vaut partir de z&#233;ro : quels devraient &#234;tre les principes d&#233;terminant la conception d'un centre urbain industriel ? Le choix de ce point de d&#233;part nous am&#232;ne, en grande partie, &#224; consid&#233;rer les implications des technologies qui caract&#233;riseront l'environnement des villes futures dans trente &#224; cinquante ans ou m&#234;me davantage. Ces technologies sont celles qui rendront possibles les vols interplan&#233;taires habit&#233;s. Ce sont les technologies qui nous permettront de construire des environnements terrestres simul&#233;s sur la Lune et sur Mars. Ce sont les technologies qui fourniront l'&#233;nergie, les outils et les &#233;l&#233;ments biologiques n&#233;cessaires &#224; la vie et au travail dans de tels environnements terrestres simul&#233;s. Concevoir ces villes et r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qu'y devra &#234;tre la vie, nous force &#224; imaginer de la m&#234;me mani&#232;re comment la vie urbaine industrielle sur Terre sera organis&#233;e, dans des conditions technologiques forc&#233;ment similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut r&#233;volutionner les technologies, mais le principe de base du foyer familial ne peut &#234;tre modifi&#233; sans entra&#238;ner la destruction de la soci&#233;t&#233;. Par cons&#233;quent, les changements de technologie devront &#234;tre adapt&#233;s aux axiomes des fonctions internes du m&#233;nage et aux fonctions sociales des m&#233;nages ainsi que de leurs membres individuels, au sein de la communaut&#233; et de la soci&#233;t&#233; enti&#232;res. De l&#224;, si une nouvelle ville est planifi&#233;e et que sa construction doive commencer aujourd'hui, et si cette planification int&#232;gre de fa&#231;on appropri&#233;e l'impact des technologies mentionn&#233;es, cette ville sera fonctionnelle, &#224; condition qu'elle soit convenablement entretenue, pendant cent ou deux cents ans, voire plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens vivent dans une unit&#233; familiale et se d&#233;placent d'un endroit &#224; l'autre tout au long de la journ&#233;e ; en m&#234;me temps, ils ont besoin que des biens et des services soient achemin&#233;s dans l'unit&#233; familiale ou &#224; proximit&#233;. L'espace physique minimum n&#233;cessaire aux unit&#233;s familiales est ainsi d&#233;fini, et il en va de m&#234;me pour le reste. En ce qui concerne les m&#233;nages dont le niveau culturel correspond &#224; celui d'un &#226;ge de fin d'&#233;tudes de 25 ans aujourd'hui, les param&#232;tres de r&#233;partition spatiale optimale n'ont essentiellement pas &#233;t&#233; modifi&#233;s dans l'histoire de la civilisation et ils ne le seront pas dans les si&#232;cles &#224; venir. Comme nous l'avons d&#233;j&#224; dit, en prenant en compte l'impact des technologies cit&#233;es pour les trente &#224; cinquante ann&#233;es &#224; venir, nous avons implicitement tous les param&#232;tres dont les urbanistes et les architectes ont besoin pour concevoir une ville dans laquelle on pourra habiter pendant un millier d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Terre, comme sur la Lune ou sur Mars, au lieu de poser des structures sur des parcelles de terrain, comme c'est encore le cas aujourd'hui, la construction d'une ville devrait &#234;tre entam&#233;e par la construction d'une fondation commune : on pourrait imaginer un simple &#171; nid d'abeilles &#187; comportant peut-&#234;tre trois &#233;tages souterrains, au sein desquels circuleraient ind&#233;finiment les gens, les marchandises et les services. Cette structure doit &#234;tre extr&#234;mement r&#233;sistante afin de tenir des centaines d'ann&#233;es, tout en &#233;tant modulable afin de s'adapter aux changements des technologies de transports, sans que la fondation elle-m&#234;me doive &#234;tre modifi&#233;e. La ville serait construite sur cette fondation ; en son centre se trouveraient les &#233;tablissements d'&#233;ducation et les centres culturels, avec &#224; leurs c&#244;t&#233;s les b&#226;timents du gouvernement central et des administrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme de ces villes devrait probablement &#234;tre circulaire (du moins, au sens fonctionnel de l'espace-temps physique des d&#233;placements), avec les industries situ&#233;es &#224; leur p&#233;riph&#233;rie. Leur taille devrait &#234;tre limit&#233;e ; on devrait rem&#233;dier &#224; l'accroissement de la population par la cr&#233;ation de nouvelles villes, toutes fonctionnellement interd&#233;pendantes et reli&#233;es par des voies de transports &#224; grande vitesse (l&#233;vitation magn&#233;tique ?) et &#224; grand d&#233;bit. La ville devrait offrir un environnement complet pour la vie et les activit&#233;s des m&#233;nages, et r&#233;sister &#224; l'&#233;preuve du temps afin que, pendant plusieurs si&#232;cles, cette fonction ne puisse &#234;tre boulevers&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le co&#251;t initial d'une telle ville par m&#233;nage pourra sembler, &#224; premi&#232;re vue, tr&#232;s &#233;lev&#233;. Dans la dur&#233;e, la r&#233;alit&#233; est cependant tout autre si nous examinons ce co&#251;t par m&#233;nage en termes d'intensit&#233; capitalistique et si nous prenons en compte la part consid&#233;rable que repr&#233;sentent les co&#251;ts d'entretien dans la gestion d'un ensemble urbain. Le but recherch&#233; est l'&#233;conomie de travail, et elle est ici obtenue gr&#226;ce &#224; une ville r&#233;sistant &#224; l'&#233;preuve du temps et maintenue &#224; un co&#251;t social toujours plus bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En portant la composante ouvri&#232;re [nous entendons par &#171; composante ouvri&#232;re &#187; la part de la population impliqu&#233;e dans la production et le transport de biens physiques, de mani&#232;re directe ou indirecte, &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;] de la population active &#224; environ 50%, et en lan&#231;ant un &#171; vecteur scientifique &#187; pour d&#233;gager les b&#233;n&#233;fices de l'&#233;conomie de travail, de telles villes sont des projets r&#233;alisables dans le futur imm&#233;diat, et d'un int&#233;r&#234;t bien sup&#233;rieur aux tentatives de r&#233;paration des villes existantes, celles-ci &#233;tant fondamentalement ch&#232;res &#224; entretenir et mal con&#231;ues pour fonctionner correctement. Si une ville d&#233;labr&#233;e telle que New York devait &#234;tre reconstruite, l'approche &#224; suivre consisterait &#224; quadriller la ville telle qu'elle est, et &#224; reconstruire sur chaque case du damier une fondation du type que nous avons pr&#233;cis&#233;, selon un plan g&#233;n&#233;ral conforme au r&#233;sultat &#224; atteindre tel que nous l'avons d&#233;fini ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut toujours garder &#224; l'esprit que le doublement du pourcentage de la composante ouvri&#232;re au sein de la force de travail, dans un contexte de progr&#232;s technologique rapide (&#233;conomie de travail), signifie au minimum doubler la productivit&#233; moyenne de la force de travail totale, c'est-&#224;-dire que l'on peut doubler, et m&#234;me plus, ce que chaque membre de la force de travail dans son ensemble peut assumer. Ne pensez pas &#224; ce que nous faisons, mais &#224; ce que nous devrions &#234;tre en train de faire, y compris &#224; la facture de 3000 milliards de dollars que nous devrons, de toutes fa&#231;ons, r&#233;gler dans les prochaines ann&#233;es pour remettre en &#233;tat l'infrastructure, si nous ne voulons pas mourir sous un tas de d&#233;combres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fusion thermonucl&#233;aire control&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'eau, c'est la vie. L'eau douce est indispensable &#224; la vie des plantes, des animaux et de l'humanit&#233; sur Terre. Les proportions par kilogramme de biomasse sont des param&#232;tres bien connus. La distribution (et la redistribution) des ressources et voies d'eau existantes, dans le sous-sol comme en surface, fournit l'eau l&#224; o&#249; elle est le plus n&#233;cessaire. Cette distribution accro&#238;t le potentiel relatif par kilom&#232;tre carr&#233; de surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, nous ne devons pas seulement distribuer les ressources en eau douce ; nous devons aussi les fabriquer. La fusion thermonucl&#233;aire contr&#244;l&#233;e permettra, entre autres, de produire de l'eau douce &#224; tr&#232;s bas co&#251;t. La production et la distribution des ressources &#233;nerg&#233;tiques rev&#234;tent la m&#234;me importance ; elles aussi permettent d'accro&#238;tre le potentiel relatif par kilom&#232;tre carr&#233; de surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transports et les communications produisent le m&#234;me effet, proportionnellement au niveau de production de biens physiques par individu. Le d&#233;veloppement de l'infrastructure industrielle urbaine apporte le potentiel relatif le plus &#233;lev&#233;. Par cons&#233;quent, l'am&#233;lioration et l'entretien de l'infrastructure rendent possible l'accroissement du potentiel de densit&#233; d&#233;mographique relative. C'est l&#224; que r&#233;side l'importance fonctionnelle g&#233;n&#233;rale de cette sous-cat&#233;gorie des biens d'&#233;quipement, appel&#233;e infrastructure &#233;conomique de base. De l&#224; d&#233;coule la corr&#233;lation &#233;troite entre taux d'am&#233;lioration de l'infrastructure et accroissements de productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Retourner lire &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Salaires-et-demographie.html&#034;&gt;le chapitre 8&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/En-bref-au-sujet-de-l-inflation.html&#034;&gt;le chapitre 10&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En bref, au sujet de l'inflation
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		<link>https://www.institutschiller.org/En-bref-au-sujet-de-l-inflation</link>
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		<dc:date>2022-05-20T15:22:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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		<description>
&lt;p&gt;Au premier abord, il existe deux types d'inflation : l'inflation par les co&#251;ts et l'inflation mon&#233;taire. La premi&#232;re est l'inflation consid&#233;r&#233;e comme une augmentation des co&#251;ts au sein du processus de production des biens physiques ; la seconde comme une hausse des prix sans rapport avec les changements des co&#251;ts de production de ces biens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'hypoth&#232;se de notre entreprise agro-industrielle consolid&#233;e, l'inflation mon&#233;taire se produirait lorsque les prix des biens physiques augmentent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L292xH268/1-4-71f7c.png?1775216849' width='292' height='268' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Au premier abord, il existe deux types d'inflation : l'inflation par les co&#251;ts et l'inflation mon&#233;taire. La premi&#232;re est l'inflation consid&#233;r&#233;e comme une augmentation des co&#251;ts au sein du processus de production des biens physiques ; la seconde comme une hausse des prix sans rapport avec les changements des co&#251;ts de production de ces biens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'hypoth&#232;se de notre entreprise agro-industrielle consolid&#233;e, l'inflation mon&#233;taire se produirait lorsque les prix des biens physiques augmentent sans que change la r&#233;partition entre les diff&#233;rentes activit&#233;s professionnelles des membres de la population active. Si la hausse des prix n'exc&#232;de pas l'augmentation des co&#251;ts unitaires d&#233;termin&#233;e par un changement de la composition de la force de travail, cette hausse des prix est cens&#233;e &#234;tre caus&#233;e par celle des co&#251;ts et l'on se trouverait alors face &#224; une inflation par les co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, de tels &#171; cas d'&#233;cole &#187;, survenant ind&#233;pendamment l'un de l'autre, n'existent pas dans le monde r&#233;el. Dans le monde r&#233;el, ce qui tend par nature vers l'inflation mon&#233;taire cause une inflation par les co&#251;ts, et ce qui tend naturellement vers l'inflation par les co&#251;ts cause l'inflation mon&#233;taire, ou un choc d&#233;flationniste. [C'est pr&#233;cis&#233;ment le cas de la situation actuelle en Europe, o&#249; il s'est produit une d&#233;flation &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 1980, bien que le prix des valeurs mobili&#232;res et des titres financiers s'accroissait, faute d'investissement et de consommation de biens physiques, NdT]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point crucial constitue une question que nous avons d&#233;j&#224; abord&#233;e. Nous l'examinons ici sous un nouvel &#233;clairage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent mis en circulation ou ses substituts (tels que les effets n&#233;gociables ou le cr&#233;dit mobilisable sous forme de titres de paiement ou de cr&#233;ances convertibles), va bien quelque part, et appara&#238;t au bout du compte comme une cr&#233;ance sur une richesse tangible ou du travail. Par exemple, le paiement en monnaie de gains obtenus par l'usure financi&#232;re ou provenant de la rente fonci&#232;re, rentre dans la cat&#233;gorie des &lt;i&gt;Gaspillages&lt;/i&gt; au sein des &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt;. Il va dans les mains du b&#233;n&#233;ficiaire, en &#233;change de rien. Il n'y a pas d'&#171; &#233;change &#187; ; il y a simplement une prise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obligation de payer de telles cr&#233;ances, par la production et la distribution de biens physiques, par du travail pay&#233; ou par d'autres moyens, constitue une taxe implicitement ajout&#233;e au prix de tous les biens. Les co&#251;ts augmentent en cons&#233;quence ; cette pression mise sur les co&#251;ts pousse les prix &#224; la hausse. L'&#233;conomie paye plus pour sa production totale, et ne re&#231;oit rien en &#233;change. C'est l'inflation. Cependant, quelqu'un re&#231;oit cet argent et le pr&#233;sente, quelque part, sous forme de cr&#233;ance sur une richesse tangible ou un travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire encore, il est probable que cet argent sera remis en circulation et servira de base &#224; de nouvelles op&#233;rations usuri&#232;res, &#224; de nouveaux paiements de rentes fonci&#232;res, et ainsi de suite. Comme un cancer, l'usure occupe une place de plus en plus grande au sein de l'&#233;conomie et pompe des parts croissantes du revenu mon&#233;taire que l'&#233;conomie engendre. Ceci fait chuter les achats de biens physiques et de services : ce type de cancer, si on le laisse se d&#233;velopper, tend &#224; mener vers une stagnation combin&#233;e avec de l'inflation. Il y a quelques ann&#233;es, quelques petits malins ont forg&#233; le mot &#171; stagflation &#187; pour d&#233;signer ce processus. Aujourd'hui, les sommes d'argent d&#233;tenues par les usuriers s'accroissent toujours davantage, et la croissance de la part qu'ils extorquent augmente de plus en plus rapidement par rapport au flux mon&#233;taire total de l'&#233;conomie. L'inflation s'accro&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bulle est aliment&#233;e par les usuriers sp&#233;culant sur la rente fonci&#232;re. Les loyers augmentent, refl&#233;tant l'accroissement de la part de la rente fonci&#232;re. Le march&#233; immobilier, gouvern&#233; par les rendements, fait grimper le prix des terrains &#224; b&#226;tir. L'industrie, incapable de supporter ces augmentations du co&#251;t de la rente fonci&#232;re, d&#233;m&#233;nage. Les m&#233;nages &#224; revenus moyens d&#233;m&#233;nagent &#233;galement, laissant la place aux tr&#232;s pauvres et aux tr&#232;s riches. Le co&#251;t des salaires explose dans la r&#233;gion touch&#233;e, le co&#251;t de la rente fonci&#232;re &#224; couvrir devenant de plus en plus lourd par rapport au loyer d'origine. Les industries et leurs employ&#233;s partent alors encore plus rapidement. Les seules qui restent sont celles qui font des profits &#233;lev&#233;es en sous-payant les pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent de l'usure rach&#232;te des pans toujours plus grands de l'&#233;conomie, pendant que les m&#233;nages employ&#233;s dans l'usure et les entreprises de l'usure, consomment de plus grandes quantit&#233;s de biens physiques et des portions &#201;conomiques des Frais G&#233;n&#233;raux. Ainsi, la structure des processus sociaux et productifs de l'&#233;conomie se trouvent boulevers&#233;e. Les parts relatives des diverses composantes du &lt;i&gt;Revenu National&lt;/i&gt; changent du tout au tout. L'inflation prend la forme d'une inflation par les co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un r&#233;pand alors la rumeur selon laquelle &#171; un taux de croissance trop rapide provoque l'inflation &#187;. Il pourra m&#234;me produire des tableaux et des graphiques pour &#233;tayer son argumentation. C'est une totale ineptie. Naturellement, si le cancer de l'usure (et tout ce qui constitue du &lt;i&gt;Gaspillage&lt;/i&gt; dans les &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt;) a atteint le niveau &#224; partir duquel sa part dans la croissance de la masse mon&#233;taire augmente par rapport &#224; celle du reste de l'&#233;conomie, l'expansion mon&#233;taire alimentera les &lt;i&gt;Gaspillages&lt;/i&gt; plus rapidement que les autres aspects de l'&#233;conomie. Dans ces conditions, les efforts mis &#224; stimuler la croissance r&#233;elle correspondront fatalement &#224; une augmentation du taux d'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez maintenant qu'une bande d'assassins se cache le long d'une route entre deux villes, attaquant et tuant nombre de voyageurs sur cette route. Dans de telles conditions, que dirait-on de l'expert qui se vanterait d'avoir la preuve statistique que l'accroissement du taux de mortalit&#233; dans les deux villes est d&#251; aux d&#233;placements entre l'une et l'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;thodes pour traiter l'inflation sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. promouvoir un taux &#233;lev&#233; de progr&#232;s technologique dans une production de biens physiques en accroissement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. n'autoriser l'accroissement d'&#233;mission mon&#233;taire que pour des pr&#234;ts aux cat&#233;gories d'investissements appropri&#233;es, telles que nous l'avons indiqu&#233; plus haut ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. taxer les revenus de l'usure et les postes de &lt;i&gt;Gaspillage&lt;/i&gt; dans les &lt;i&gt;Frais G&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt;, jusqu'&#224; provoquer leur disparition.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;Retourner lire &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/L-infrastructure-economique-de-base.html&#034;&gt;le chapitre 9&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Appendice-1-Le-principe-de-maximum-minimum.html&#034;&gt;l'Appendice 1&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appendice 1 : Le principe de maximum-minimum
</title>
		<link>https://www.institutschiller.org/Appendice-1-Le-principe-de-maximum-minimum</link>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
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		<description>
&lt;p&gt;Dans sa Docte ignorance (1440), Nicolas de Cues illustre la co&#239;ncidence entre le maximum (macrocosme) et le minimum (microcosme) par la relation entre la droite et le cercle : &#171; [&#8230;] si donc la ligne courbe est d'autant moins courbe que la circonf&#233;rence est celle d'un cercle plus grand, la circonf&#233;rence du cercle maximum, qui ne peut pas &#234;tre plus grande, est courbe au minimum, donc droite au maximum [&#8230;]. &#187; [Nicolas de Cuse, De la docte ignorance, Editions de la Maisnie, Guy Tr&#233;daniel, 1979, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa &lt;i&gt;Docte ignorance&lt;/i&gt; (1440), Nicolas de Cues illustre la co&#239;ncidence entre le maximum (macrocosme) et le minimum (microcosme) par la relation entre la droite et le cercle : &#171; [&#8230;] si donc la ligne courbe est d'autant moins courbe que la circonf&#233;rence est celle d'un cercle plus grand, la circonf&#233;rence du cercle maximum, qui ne peut pas &#234;tre plus grande, est courbe au minimum, donc droite au maximum [&#8230;]. &#187; [Nicolas de Cuse, &lt;i&gt;De la docte ignorance&lt;/i&gt;, Editions de la Maisnie, Guy Tr&#233;daniel, 1979, p.61.] (figure 1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH125/1-8-2e9e2.jpg?1775216849' width='500' height='125' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'Univers (macrocosme) r&#233;pond ainsi &#224; l'homme (microcosme) lorsqu'il en d&#233;couvre les lois. Le Cusain nous propose un exemple fondamental qui &#233;tablit la nature de cette d&#233;couverte et le principe de raison cr&#233;atrice sur lequel elle se fonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cercle et le polygone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'univers de la droite est celui qui permet de construire un polygone. On s'imagine, au d&#233;part, qu'on peut s'approcher de plus en plus d'un cercle en multipliant le nombre de c&#244;t&#233; du polygone (figure 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH195/2-4-7e349.jpg?1775216849' width='500' height='195' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cependant, on fait fausse route ! En effet, plus on augmente le nombre de c&#244;t&#233;s du polygone, plus on cr&#233;e d'angles. Or, un cercle n'a pas d'angles et on s'&#233;loigne ainsi, par cette m&#233;thode, de la nature m&#234;me du cercle. On ne peut pas passer du polygone au cercle en utilisant un proc&#233;d&#233; lin&#233;aire car il existe, entre ces deux figures, une diff&#233;rence d'esp&#232;ce, un saut qualitatif de nature non lin&#233;aire. La m&#233;thode d'exhaustion d'Archim&#232;de se trouve ainsi pouss&#233;e &#224; ses limites conceptuelles, et il appara&#238;t qu'une pens&#233;e logico-formelle op&#233;rant dans un univers de m&#234;me dimension, c'est-&#224;-dire lin&#233;aire, ne peut rendre compte de quelque chose qui se situe au-del&#224; de son champ, dans une autre g&#233;om&#233;trie. Seule la raison cr&#233;atrice, qui est d'une nature absolument diff&#233;rente, c'est-&#224;-dire non lin&#233;aire, permet d'y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce cercle, inaccessible &#224; partir de l'univers des polygones, d'o&#249; vient-il ? En tant que forme, il est la trace d'un mouvement circulaire lui-m&#234;me r&#233;sultat d'une action de rotation. Nicolas de Cues consid&#233;rait celle-ci comme la r&#233;flexion la plus directe, dans le domaine visible, de l'&#234;tre, c'est-&#224;-dire du processus de cr&#233;ation de l'Univers lui-m&#234;me. Cette correspondance est d&#233;montr&#233;e, comme le souligna Nicolas de Cues, par l'action isop&#233;rim&#233;trique ou la moindre action, caract&#233;ristique-m&#234;me de l'action de rotation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moindre action : le principe isop&#233;rim&#233;trique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de moindre action &#8211; le maximum de travail est accompli avec le minimum d'effort &#8211; a &#233;t&#233; &#233;nonc&#233; la premi&#232;re fois, semble-t-il, par les Grecs sous la forme du th&#233;or&#232;me isop&#233;rim&#233;trique : le cercle se d&#233;fini comme la courbe ferm&#233;e qui d&#233;limite la plus grande surface pour un p&#233;rim&#232;tre donn&#233; (maximum de surface englob&#233;e par une action p&#233;rim&#233;trique minimum). Quatre cents ans apr&#232;s la mort de Nicolas de Cues, Jacob Steiner a d&#233;montr&#233; ce principe sans directement recourir &#224; des m&#233;thodes axiomatico-d&#233;ductives logiques (figure 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH474/3-5-d6f5b.jpg?1775216849' width='500' height='474' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Prenons une ficelle dessinant une figure quelconque et supposons qu'on veuille &#224; partir d'elle d&#233;limiter une aire maximale pour un p&#233;rim&#232;tre donn&#233;. Elle doit d'abord &#234;tre convexe car si elle est concave &#8211; c'est-&#224;-dire poss&#233;dant au moins deux points reli&#233;s par une droite non-contenue dans la figure (a) &#8211; il est toujours facile d'agrandir sa surface en gardant le m&#234;me p&#233;rim&#232;tre. En effet, il suffit de joindre les deux extr&#233;mit&#233;s d'un creux par une ligne AB (b), et de faire basculer la ficelle autour de cet axe AB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons donc n&#233;cessairement partir d'une figure convexe. On peut encore accro&#238;tre la surface de celle-ci : il faut pour cela rendre la figure sym&#233;trique en divisant d'abord le p&#233;rim&#232;tre en deux parties de longueurs &#233;gales &#8211; AB et BA (c). Ensuite, on coupe la figure selon une ligne AB et on garde la plus grande des deux parties, en l'occurrence F (d). On reproduit cette surface et on obtient F' que l'on fait tourner de 180&#176; afin de joindre A'B' et AB (e) (si la figure n'est plus convexe, on recommence dans ce cas la premi&#232;re op&#233;ration). La surface obtenue est plus grande mais pas la plus grande pour un p&#233;rim&#232;tre donn&#233;. Nous devons pour cela faire une autre op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plions deux fois la figure en deux (f). Joignons les points obtenus A, B, C et D avec des lignes droites, formant ainsi un losange (g). En &#171; redressant &#187; ensuite ce losange jusqu'&#224; le transformer en carr&#233;, on accro&#238;t la surface de la figure sans en modifier le p&#233;rim&#232;tre. Il peut alors &#234;tre n&#233;cessaire de recommencer la s&#233;rie des op&#233;rations d&#233;crites. &#192; chaque fois que l'on accro&#238;t la surface, on se rapproche davantage du cercle sans toutefois y parvenir. Celui-ci est donc bien l'&#171; au-del&#224; &#187; de toutes les figures &#8211; la seule dont ne puisse pas accro&#238;tre la surface circonscrite. Autrement dit, on &#233;tablit par exhaustion la n&#233;cessit&#233; de passer &#224; un autre univers. La raison cr&#233;atrice peut seule rendre compte de ce &#171; passage &#187;, impossible &#224; justifier par d&#233;ductions logico-formelles.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Appendice-2-Difference-qualitative-entre-action-conique-et-action-cylindrique.html&#034;&gt;l'Appendice 2&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appendice 2 : Diff&#233;rence qualitative entre action conique et action cylindrique
</title>
		<link>https://www.institutschiller.org/Appendice-2-Difference-qualitative-entre-action-conique-et-action-cylindrique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.institutschiller.org/Appendice-2-Difference-qualitative-entre-action-conique-et-action-cylindrique</guid>
		<dc:date>2022-05-20T15:18:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Lantrade
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En consid&#233;rant l'action h&#233;lico&#239;dale propre au cylindre, on peut constater que la section circulaire r&#233;sultant &#224; la fin de la rotation est identique &#224; la section de d&#233;part. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au contraire, l'action spirale propre au c&#244;ne va exprimer la transformation du cercle inf&#233;rieur de d&#233;part en un cercle sup&#233;rieur plus grand (figure 1a). &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous observons donc que l'action conique implique n&#233;cessairement un changement des caract&#233;ristiques d'action que l'on peut visualiser en comparant les projections des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.institutschiller.org/Le-livre-complet-Alors-vous-voulez-tous-savoir-sur-l-economie" rel="directory"&gt;Le livre complet : &#171; Alors vous voulez tous savoir sur l'&#233;conomie ? &#187;
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L292xH272/1-7-c359b.jpg?1775216849' width='292' height='272' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En consid&#233;rant l'action h&#233;lico&#239;dale propre au cylindre, on peut constater que la section circulaire r&#233;sultant &#224; la fin de la rotation est identique &#224; la section de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, l'action spirale propre au c&#244;ne va exprimer la transformation du cercle inf&#233;rieur de d&#233;part en un cercle sup&#233;rieur plus grand (figure 1a).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous observons donc que l'action conique implique n&#233;cessairement un changement des caract&#233;ristiques d'action que l'on peut visualiser en comparant les projections des coupes elliptiques du c&#244;ne et du cylindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces coupes permettent de repr&#233;senter les caract&#233;ristiques du volume engendr&#233; par l'action de rotation dans les deux cas (figure 1b).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH387/2-3-1ba34.jpg?1775216849' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La projection de la coupe elliptique traversant le cylindre donne un cercle ; ce processus n'implique donc pas de transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la projection de la coupe elliptique traversant le c&#244;ne, nous obtenons en revanche une ellipse dont le p&#233;rih&#233;lie (la distance la plus courte entre le foyer et la courbe) co&#239;ncide avec le rayon du cercle inf&#233;rieur, et dont l'aph&#233;lie (la distance la plus longue entre le foyer et la courbe) co&#239;ncide avec le rayon du cercle sup&#233;rieur. L'ellipse refl&#232;te la transformation op&#233;r&#233;e par l'action conique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action cylindrique et l'action conique se diff&#233;rencie fondamentalement par le passage d'une singularit&#233; &#224; deux singularit&#233;s (figure 1c) : le cercle a un centre alors que l'ellipse a deux foyers ; le cercle a un rayon de longueur toujours &#233;gale alors que celui de l'ellipse varie en longueur avec un minimum (p&#233;rih&#233;lie) et un maximum (aph&#233;lie) ; le cercle a un diam&#232;tre alors que l'ellipse poss&#232;de un grand axe et un petit axe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie autosimilaire de cercles croissants inscrits dans un c&#244;ne (voir figure 2 du chapitre 3) peut nous aider &#224; concevoir une transformation riemannienne de vari&#233;t&#233; N &#224; une vari&#233;t&#233; N+1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.institutschiller.org/local/cache-vignettes/L500xH395/3-4-d2d11.jpg?1775216849' width='500' height='395' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Continuer la lecture avec &lt;a href=&#034;https://www.institutschiller.org/Appendice-3-L-ordonnancement-transfini.html&#034;&gt;l'Appendice 3&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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