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Visioconférence internationale du 14 août 2021

Quelques notes concernant le Potentiel relatif de densité de population chez LaRouche

2ème session

18 septembre 2021

Roberto Fritzsche et Eduardo Fernández , Argentine


Bonjour.
Tout d’abord, j’aimerais remercier Helga Zepp-LaRouche et la Fondation LaRouche de nous avoir invités à participer à cette conférence très importante. Nous allons expliquer quelques caractéristiques du concept de « Potentiel relatif de densité de population ». Pour ce faire, nous mentionnerons d’abord ce commentaire de Vladimir Vernadski en 1938, dans son ouvrage La transition de la biosphère à la noosphère : En tenant compte de l’énergie reçue du Soleil, l’agriculture permet de faire vivre 150 personnes sur un kilomètre carré, c’est-à-dire que sur l’ensemble des terres émergées du globe, on pourrait faire vivre une population de 22,5 milliards d’individus, soit 22 à 24 fois le nombre qui y habite actuellement... En utilisant les nouvelles sources d’énergie, la Terre pourrait faire vivre une population de 3000 milliards de personnes, c’est-à-dire plus de dix millions de fois la population actuelle... Ces chiffres devraient être largement augmentés puisque l’Homme peut désormais utiliser une source d’énergie... l’énergie liée au noyau atomique.

Lorsque l’on évoque les principaux concepts de l’économie telle que la conçoit LaRouche, il est clair que sa vision est totalement à l’opposé des cadres théoriques établis par Malthus ou des expressions et raisonnements de Newton, Bentham ou Hume, qui impliquent de considérer l’homme comme un animal dépourvu de toute capacité d’amélioration, et qui présentent donc l’espèce humaine comme un facteur pouvant être « éliminé », comme l’affirment aujourd’hui certaines personnalités publiques, telles que le philanthrope et milliardaire Bill Gates, avec son obsession pour la maîtrise de la croissance démographique. Il est donc très important de comprendre que l’économie selon LaRouche se développe dans trois domaines distincts qui agissent dans un Univers partagé, où l’homme, l’âme (en tant que reflet de l’esprit) et la poursuite du bonheur sont présentés comme interagissant les uns avec les autres. Cela comprend :

• Un domaine établi par le non-vivant, avec son propre espace.
• Le domaine qui appartient à la biosphère, englobant tous les êtres vivants dans la nature.
• Le domaine appartenant à l’homme, avec sa capacité de penser et de raisonner. Ceci introduit le nouveau concept de noosphère, qui, en tant que partie du système, est considérée comme ayant des caractéristiques de plus haut niveau que les deux autres domaines.

C’est ainsi que l’homme est considéré à l’image et à la ressemblance du créateur, l’Univers ayant un principe de base de création, fini mais non limité, avec une courbure. Einstein a exprimé cette idée de courbure, qui est finie, et l’idée que seul l’être humain a la capacité créative de changer la réalité de ce monde physique, c’est-à-dire de cette économie physique qui l’entoure et qu’il doit transformer pour vivre mieux. Le potentiel relatif de densité de population et les nouveaux paradigmes : L’homme, à travers son évolution, a montré qu’il était capable de s’adapter aux différents changements apparus au cours de l’histoire. C’est ainsi que sont nés les différents « cycles », qui se caractérisaient principalement par « l’occupation » des espaces territoriaux au fur et à mesure que la population et l’accès à la technologie augmentaient, comme nous pouvons le voir sur ce graphique.

[Graphique 1 - se référer à la vidéo]
Le siècle actuel, du point de vue du cadre théorique de l’économie de LaRouche, montre la nécessité d’adopter et de réintroduire des politiques telles que la remise en vigueur de la loi Glass-Steagall pour le contrôle des banques commerciales, par opposition aux banques d’investissement, ainsi que d’aborder de manière décisive les exigences minimales nécessaires pour que l’humanité ait une densité de flux énergétique qui lui permette d’évoluer dans une direction ascendante socialement et économiquement stable, liée aux domaines de la connaissance et du bonheur de l’humanité. Dans ce contexte, l’économie de LaRouche rejette les idées malthusiennes ainsi que les recommandations du Club de Rome et d’autres institutions de ce type, qui exigent des restrictions sur le développement de la population en se basant sur les prétendues limites de la croissance économique, alléguant que le monde dispose de ressources limitées pour son développement. Du point de vue de LaRouche, l’espèce humaine n’est pas définie par sa biologie, mais plutôt par sa possibilité d’appliquer une « technologie de la connaissance ». C’est ainsi que la densité relative de la population peut s’étendre au-delà des limites de la Terre, pouvant tripler la population actuelle. Avec l’application des progrès technologiques, la densité augmenterait ou s’étendrait environ 10 fois plus, comme par exemple avec le développement de l’énergie de fusion thermonucléaire utilisant le deutérium et le tritium, qui nécessitent 30 grammes de matière pour faire fonctionner une centrale pendant 30 ans. En ce sens, l’économie vue par LaRouche met sciemment l’accent sur l’économie physique, représentée par la troisième courbe descendante de la production physico-économique, comme le montre le graphique suivant :

[graphique 2]
C’est pourquoi il doit y avoir une densité croissante de flux d’énergie, comme cela se produirait avec l’application de la fusion nucléaire, qui pourrait fournir une énergie abondante, comme nous le voyons ici.

[graphique 3]
Nous considérons deux facteurs dans cette analyse de fond du cadre théorique. Le premier est l’augmentation de la population et de sa densité géographique. Le second consiste à accroître le niveau de vie et la production énergétique auxquels l’humanité est parvenue. Pour cette raison, en économie physique et du point de vue du potentiel relatif de densité de population, la croissance est perpétuelle, basée sur cette capacité créative que l’homme possède pour faire de tels sauts quantiques. Le cadre théorique est ainsi établi en tenant compte de ce S’ ou plus-value nette, dont l’augmentation assure la croissance continue de la structure économique. Cela se présente essentiellement comme on peut le voir sur ce graphique :

[graphique 4]
En examinant cette question du S’ (la plus-value), l’analyse que nous avons privilégiée et développée repose sur quelques indicateurs exprimés par l’utilisation des connaissances, mesurée par la délivrance de brevets, ainsi que par la consommation d’énergie et la croissance démographique.
Cela nous permet d’approcher, de développer et de rechercher les concepts et le cadre théorique établis par Lyndon LaRouche lui-même.
Pour notre conclusion, je cède la parole à mon cher ami et collègue, Eduardo Fernandez.
*-*-*-*
Merci Roberto.

Dans le premier graphique, nous voyons clairement que la consommation d’énergie est liée à l’augmentation de la densité de la population, avec 2010 comme point d’inflexion, si nous comparons les États-Unis et la Chine. Dans le deuxième graphique, nous observons une croissance de la densité de population en Asie, contrairement aux autres régions de la planète. Dans le graphique suivant, nous voyons que le PIB augmente de façon exponentielle, alors que la consommation d’électricité et la densité de population ne croissent pas aussi rapidement, ce qui montre clairement que l’économie physique a le dessous par rapport à l’économie spéculative. En corollaire, nous pouvons constater que l’investissement dans la science et la technologie est essentiel pour stimuler le développement de l’économie physique. Comme le montrent les graphiques précédents, la Chine a un net avantage sur les États-Unis, ce que l’on constate depuis 2010. Et le cas du nombre de brevets ne fait pas exception.
Merci beaucoup. Nous nous tenons à votre disposition pour toute question ou commentaire.

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