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Ouvrir les Amériques à l’Initiative une ceinture, une route

Deuxième table ronde

31 mars 2021

Dennis Small, Executive Intelligence Review, rédaction Amérique du Sud

L’Amérique du Sud est aujourd’hui en proie à une pandémie qui frappe également le monde entier.

Elle est confrontée à un taux de chômage réel d’environ 45 %, si l’on mesure le chômage selon les paramètres économiques réels définis par le penseur et économiste américain Lyndon LaRouche. Elle est ravagée par un trafic de drogue contrôlé par les intérêts financiers de Wall Street et de la City de Londres, qui sont également à l’origine de l’effondrement de la bulle spéculative mondiale d’environ 1,7 million de milliards de dollars.

Nous nous trouvons en réalité dans une situation où des millions de personnes dans toute la région, mais surtout en Amérique centrale et au Mexique, ont été poussées par ce commerce de la drogue, par la pauvreté et par la misère en général, à migrer de force pour tenter de survivre, de se nourrir ou simplement de fuir pour sauver leur vie.

Une seule approche est possible et efficace nous permettra de résoudre ces problèmes, et elle est à notre portée de main, avec l’extension de l’initiative « la Ceinture et la Route » aux Amériques.

En mai prochain, le président argentin Alberto Fernández se rendra en Chine, où il signera un protocole d’accord avec l’initiative « la Ceinture et la Route ». Il s’agit d’un pas très important dans la direction de la politique qui doit être adoptée.

D’autant plus que le président argentin Fernández a noué une relation de travail étroite et importante avec le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, qui a constamment proposé — d’abord au président Trump, et maintenant au président Biden — l’idée selon laquelle le développement conjoint de la région est dans l’intérêt commun des deux nations.

Ajoutons à cela la nécessité impérative que ce développement se fasse en conjonction avec la Chine et son initiative « Une Ceinture, Une Route », sans laquelle cette coopération n’aura pas la base économique physique pour fonctionner réellement. Une telle idée, d’un axe de coopération Chine-États-Unis-Mexique ou Mexique-Argentine, n’est rien d’autre qu’une proposition gagnant-gagnant-gagnant.

Impossible, pensez-vous ? Oui, si vous vous limitez aux options disponibles dans le cadre du système financier actuel, en faillite et en voie d’effondrement, de la région transatlantique, de la City de Londres et de Wall Street. Si vous pensez en dehors de ce bocal, alors les solutions sont à portée de main.

Examinons rapidement quelques-unes des composantes de cette initiative « Une Ceinture, Une Route » pour les Amériques. Sur la première carte, (voir ci-contre - vidéo) nous pouvons observer la zone des Caraïbes, qui est vraiment le carrefour des échanges entre les pays du Pacifique et ceux de l’Atlantique. Les routes maritimes passent désormais par cette région et par le canal de Panama élargi, et par ce qui devrait être un nouveau canal nicaraguayen au niveau de la mer ; ce qui pose les bases pour le développement de grands ports industriels, tels que Ponce, au Porto Rico, et de Mariel à Cuba, pour le transbordement de marchandises, l’augmentation des flux commerciaux de marchandises pour les ports de la côte du Golfe et de la côte atlantique des États-Unis, qui doivent être améliorés et reconstruits à ces fins.

Le deuxième domaine, outre la route maritime qui relie les Amériques à l’initiative « la Ceinture et la Route », est l’initiative terrestre « la Ceinture et la Route », le pont terrestre mondial. La carte suivante (voir ci-contre), montre les lignes ferroviaires à grande vitesse devant être construites pour s’étendre de la Terre de Feu, à l’extrême sud de l’Argentine, jusqu’à l’Amérique du Sud, en passant par le « bouchon » du Darién en Colombie — où il ne se trouve actuellement aucune route praticable, et encore moins de train à grande vitesse, même si une alternative fonctionnelle avait été conçue par le Corps des ingénieurs de l’armée américaine au 19e siècle.

Les lignes ferroviaires passant par l’Amérique centrale, par le Mexique, permettront de s’attaquer au problème du sous-développement, de la pauvreté et du trafic de drogue, grâce à des couloirs de développement industriel de haute technologie qui s’étendront à travers cette région, se reliant aux États-Unis et au Pont terrestre eurasien, via le tunnel du détroit de Béring.

Ce projet bénéficierait immédiatement aux États-Unis. On estime qu’environ un million d’emplois seraient créés aux États-Unis en exportant les biens d’équipement nécessaires, avec la Chine, pour rendre ces projets possibles.

Si le pont terrestre et maritime ou la route de la soie sont importants, la route de la soie de l’espace l’est peut-être encore plus. Il suffit de la considérer du point de vue présenté dans la carte suivante (voir ci-contre). Le meilleur moyen de développer la planète entière, et en particulier sa main-d’œuvre productive, est d’adopter une orientation scientifique de haute technologie afin de développer ce qui est, en réalité, la force motrice et le moteur de tout développement économique humain. C’est-à-dire les découvertes scientifiques créatives, autant dans les sciences dures que dans la culture classique. Et dans ce cas, le rôle de la recherche et de l’exploration spatiale sont absolument cruciales.

Il se trouve que deux des principaux sites de lancement spatial du monde se situent sur le continent sud-américain : Alcantara au Brésil et Kourou en Guyane française. Ils sont très proches de l’équateur, ce qui explique leur emplacement si avantageux. Mais dans le cas de l’Amérique du Sud, l’Argentine et le Brésil disposent tous deux d’importantes capacités aérospatiales, et peuvent contribuer à relier ces capacités dans le cadre d’une coopération avec la Chine, avec les États-Unis, avec d’autres nations spatiales telles que la Russie et l’Inde, afin de développer deux pôles de lancement spatial et de développement scientifique et économique bénéfiques toute la région.

Ces centres de développement devraient être liés, et je suggérerais de placer cette question au cœur du voyage du président Fernández en Chine, à l’établissement de deux instituts polytechniques, ou instituts de formation dans le domaine des sciences spatiales. L’un au Mexique, peut-être dans la petite ville de Querétaro près de Mexico, et l’autre en Argentin ; ce qui permettrait de créer des centre d’éducation capables d’élever l’ensemble du continent à ce type de développement spatial de haute technologie.

Ce type d’approche, associant les pays d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale, d’Amérique du Nord et la Chine, est en fait la seule façon de résoudre la crise de la panne mondiale en cours.

Impossible, pensez-vous ? Eh bien, tout en présentant mes excuses au président John Kennedy, permettez-moi de dire simplement ce qui suit : Nous faisons ces choses non pas parce qu’elles sont difficiles, mais parce qu’elles sont impossibles ; ou du moins, on nous dit qu’elles sont impossibles. Mettre fin à la pauvreté dans le monde ? Impossible ! dira-t-on également. Et pourtant, la Chine l’a fait dans son pays. Demander à une petite nation arabe d’envoyer un orbiteur autour de Mars ? Soyez sérieux ! C’est totalement impossible. Et pourtant, les Émirats arabes unis viennent de le faire. Transformer des jeunes et des enfants ibéro-américains pauvres en ingénieurs spatiaux et en astronautes ? C’est impossible ! Et pourtant, c’est ce qui se passe en Argentine et ailleurs.

Amener les États-Unis et la Chine à coopérer au développement du Mexique et de toutes les Amériques ? Cessez de rêver ! Nous savons tous que c’est la loi de la jungle qui prévaut, et que le gain de l’Amérique signifie la perte de la Chine, et vice versa. Vous ne pouvez pas faire ça, ça ne marchera pas. Grandissez ! Et pourtant, la Ceinture et la Route est une proposition gagnant-gagnant-gagnant, et elle arrive dans les Amériques, alors nous ferions mieux de lui faire de la place.

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