« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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L’emprisonnement de Lyndon LaRouche, le 27 janvier 1989, est le marqueur d’une époque à laquelle il faut mettre fin

20 mars 2019

Appel

Beaucoup de citoyens américains sont consternés de voir que le très respecté New York Times et la cabale du procureur spécial Robert Mueller cherchent à traîner en justice le président des Etats-Unis Donald Trump pour haute trahison, simplement pour avoir rencontré le président russe Vladimir Poutine et discuté avec lui, et aussi parce qu’il a osé s’interroger sur le rôle de l’OTAN, qu’il juge « obsolète », ou encore pour avoir limogé le directeur du FBI James Comey, bien que la Constitution l’y autorise.

Les gens découvrent avec stupéfaction qu’à la demande du renseignement britannique, de hauts responsables des services de sécurité américains (FBI et CIA) et du Parti démocrate se sont engagés et continuent à s’activer dans ce qu’il faut bien appeler un coup d’Etat contre le président élu des Etats-Unis.

Pour beaucoup d’entre vous qui lisez ces lignes, vous êtes outrés de voir que ces individus, même s’ils n’ont pas encore atteint leur but, peuvent se livrer à une telle manœuvre et semblent agir en toute impunité ! Et vous vous interrogez, vous et vos amis : « Comment est-ce possible ? »

Pour trouver la réponse à cette question, il suffit de regarder ce qui s’est passé il y a trente ans, le 27 janvier 1989 précisément, lorsque Lyndon H. LaRouche (2022-2019) et plusieurs militants de son mouvement furent condamnés à de lourdes peines de prison pour des crimes qu’ils n’avaient jamais commis.

Or, le guet-apens tendu à LaRouche et son emprisonnement, facilité par une presse qui diabolisait depuis des années cet homme et son mouvement (une constante jusqu’à ce jour), furent l’œuvre de la même cabale anglo-américaine, incluant le procureur spécial Robert Mueller, celui qui est chargé aujourd’hui de faire tomber le président des Etats-Unis.

Ce n’est que parce qu’on les a laissés commettre une injustice contre LaRouche il y a trente ans, en dépit de l’opposition massive, tant au niveau national qu’international, de dirigeants du mouvement des droits civiques, de défenseurs des droits de l’homme et de juristes, qu’ils peuvent aujourd’hui commettre cette nouvelle injustice, à un niveau plus élevé.

En réalité, les cinq ans que Lyndon LaRouche passa en prison définissent une époque particulière de l’histoire américaine contemporaine, aussi marquante que la période qui suivit l’assassinat du président John Kennedy. Et cette affirmation n’a rien d’excessif.

Le 26 avril 1995, dans une lettre ouverte à la ministre de la Justice de l’époque Janet Reno, Ramsey Clark, l’ancien ministre de la Justice de Lyndon Johnson, affirmait, en tant qu’avocat de Lyndon LaRouche dans sa procédure devant la Cour d’Appel et la Cour suprême :

Je me permets d’attirer votre attention sur cette affaire, car je crois qu’on est devant un large éventail de fautes intentionnelles et d’abus de pouvoir systématique portant sur une très longue période, en vue de détruire un mouvement politique et un dirigeant, dépassant de loin toute autre procédure juridique que j’ai pu connaître durant toute ma carrière.

Et il ajoutait :

L’objectif ne peut être que de détruire ce qui est bien plus qu’un mouvement politique, bien plus qu’une personnalité politique (…) Il s’agit surtout d’un moteur d’idées, d’une capacité commune de réflexion et d’analyse visant à apporter des solutions aux problèmes, sans tenir compte de l’impact sur le statu quo ou les intérêts établis. Le but recherché dans cette affaire était de détruire à tout prix cette capacité (…) Dans ce qui fut l’utilisation complexe et dissuasive des forces de sécurité, de poursuites juridiques et d’attaques par les médias et les ONG en vue de détruire un ennemi, c’est un cas sans précédent.

En mettant LaRouche en prison, les Etats-Unis et le monde se sont privés d’un individu doté d’une stature d’homme d’Etat et d’un économiste redoutable.

Faute d’avoir mis en œuvre les politiques préconisées par LaRouche, visant à remplacer le pillage mortifère de Wall Street et de la City de Londres par un Nouvel ordre économique plus juste, basé sur le développement mutuel pour tous grâce aux technologies les plus avancées, des centaines de millions d’êtres humains ont été condamnés à la pauvreté à travers le monde et des dizaines de millions ont péri inutilement. Ce n’est que suite à l’adoption récente par la Chine de politiques très semblables à celles proposées par LaRouche il y a cinquante ans, qu’on a commencé à mettre fin à ces politiques.

Le sabotage de la politique de paix par le développement mutuel connue sous le nom d’Initiative de défense stratégique (IDS), élaborée par LaRouche et adoptée sur proposition du président Ronald Reagan en 1983, a poussé le monde au bord d’un affrontement thermonucléaire. Seul un retour au concept initial de l’IDS, constituant à se doter, d’un commun accord, d’une défense anti-missile faisant appel à de nouveaux principes physiques, non pas contre mais avec la Russie et la Chine, peut nous éloigner du précipice.

C’est aussi parce que l’on a rejeté la proposition de LaRouche de coopération Est-Ouest, après la chute du mur de Berlin et la réunification allemande en 1989 (qu’il avait anticipées dès octobre 1988), et que LaRouche se retrouva derrière les barreaux à peine trois mois plus tard, que la Russie fut livrée au pillage, à la grande joie des Occidentaux, notamment Thatcher, Bush et Mitterrand, et que fut lancée une série de guerres sans fin qui perdure encore aujourd’hui.

Le refus de déclarer la guerre aux paradis fiscaux et aux banques londoniennes au cœur du trafic de la drogue, comme LaRouche appelait à le faire, est responsable de cette épidémie d’opiacés qui empoisonne notre pays (les Etats-Unis) et le monde.

Enfin, faute d’avoir mis en œuvre les politiques proposées par LaRouche pour engendrer une renaissance de la culture classique et de la découverte scientifique, nous nous retrouvons aux portes de l’enfer d’un obscurantisme ravageur qui frappe cruellement nos jeunes.

Certains d’entre vous ne seront sans doute pas d’accord. « Ce n’est pas parce qu’un individu est jeté en prison, certes injustement, que cela peut provoquer de tels résultats », objecteront-ils. Ceux qui pensent ainsi doivent encore faire un effort pour comprendre comment l’histoire fonctionne réellement et que ce sont les idées qui portent les avancées de l’humanité.

En réalité, il s’agit là, précisément, de ce qui fut le cœur de la vie et des nombreux écrits scientifiques de LaRouche : le rôle unique de la créativité humaine dans l’histoire de l’homme et de l’univers physique qui l’entoure. Ce n’est qu’en lisant et en étudiant LaRouche que vous pouvez comprendre pourquoi cet Empire anglo-américain le craint à ce point.

Le 30 mars 1984, Lyndon LaRouche rédigea un mémorandum définissant les termes d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’URSS, avec une vision du futur qui reste aujourd’hui aussi valide scientifiquement qu’elle l’était il y a 35 ans :

Les fondements d’une paix durable devront être :
a) La souveraineté inconditionnelle de tous les Etats-nations et de chacun d’eux, et
b) La coopération entre Etat-nations souverains, en vue d’une participation illimitée aux bénéfices du progrès technologique dans l’intérêt mutuel de chacun et de tous.
Aujourd’hui, le facteur décisif pour mettre en œuvre une telle politique de paix durable passe par un changement profond des relations monétaire, économique et politique entre les grandes puissances et les pays relativement subordonnés, souvent classés comme des ‘pays en voie de développement’. Faute d’éradiquer progressivement les inégalités qui perdurent à l’époque postcoloniale, notre planète ne connaîtra jamais de paix durable.

Dans la mesure où les Etats-Unis et l’URSS reconnaîtront que le progrès des forces productives du travail sur l’ensemble de la planète fait partie des intérêts vitaux des deux puissances et de chacune d’elles, elles se trouveront liées au même degré par un intérêt commun. C’est là le cœur des orientations stratégiques et des politiques économiques indispensables à la promotion de la paix entre ces puissances.

Il est donc grand temps de réparer les dommages provoqués par l’incarcération de LaRouche il y a trois décennies – pas seulement pour l’injustice qu’on lui a infligée personnellement, mais parce que cette injustice commise à son égard a enhardi les élites anglo-américaines à utiliser aujourd’hui les mêmes méthodes contre un président en exercice, mettant ainsi en danger l’ensemble de l’humanité.

Quelle meilleure façon de défendre les Etats-Unis d’Amérique et l’humanité tout entière que de réhabiliter LaRouche et de faire en sorte que ses politiques soient enfin adoptées. Reconnaissons également ses idées pour ce qu’elles sont : celles d’un des plus grands génies que l’histoire ait connus, et offrons-lui sa place bien méritée dans l’histoire.

Signez la pétition en ligne directement sur le site Schiller Institute International


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