« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Appel à une résistance contre le fascisme universel

Arrêtons la prise de pouvoir par les banques centrales

20 novembre 2020

Appel d’Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller
19 novembre 2020

Soixante-quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde est menacé par une nouvelle dictature fasciste. Elle prend cette fois la forme d’une tentative des principales banques centrales, la City de Londres et Wall Street, d’imposer un contrôle total sur tous les investissements financiers au profit des super-riches, aux dépens des classes moyennes et des pauvres du monde entier. La « transition écologique » qu’ils colportent signifie une prise de contrôle financier destructrice des économies, la couleur « verte » n’étant que la bannière cachant leur objectif de pillage.

Ils l’appellent la « Grande réinitialisation ». Sous prétexte de reconstruire l’économie mondiale après la pandémie de COVID-19, les grands banquiers privés et les milliardaires entendent mettre en œuvre un « changement de régime », au sein duquel la politique monétaire et fiscale ne sera plus décidée par les gouvernements élus, mais directement par les banques centrales privées et les principaux acteurs financiers. Dans cette phase finale de la politique néo-malthusienne menée depuis des décennies en faveur des spéculateurs, ceux-ci auraient le contrôle ultime de tous les investissements, pour les canaliser entièrement vers les « technologies vertes », coupant ainsi tout investissement dans les secteurs productifs de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture et des infrastructures de haute technologie.

Si ce plan, promu par le Forum économique mondial de Davos à travers une série de conférences Great Reset, est adopté, cela signifiera la fin des nations industrialisées du secteur dit avancé et la mort littéralement de millions, puis de milliards de personnes dans les pays en développement, car il existe une corrélation directe entre la productivité d’une économie, la densité du flux énergétique utilisé dans ses processus de production et le nombre d’êtres humains qu’elle peut accueillir. Si l’ensemble de l’économie mondiale est « décarbonée », dans ce que Joachim Schellnhuber et ses associés ont appelé, il y a plusieurs années déjà, la « grande transformation de l’économie mondiale », incluant la sortie de l’énergie nucléaire et de la recherche associée, alors le nombre d’individus pouvant être pris en charge ne dépassera guère le milliard. Qu’adviendra-t-il des sept autres milliards ? Cette approche, si elle n’est pas inversée, ne peut que conduire au chaos et à une nouvelle guerre mondiale.

Le projet d’introduction des cryptomonnaies et de numérisation des monnaies fait partie intégrante de ce Grand Reset. Cela permettrait la surveillance totale de toutes les données personnelles dans n’importe quel domaine d’activité économique, complétant ainsi la surveillance physique déjà pratiquée par la NSA et le GCHQ. Si la direction de la société reste orientée vers le profit d’une élite financière privilégiée, le Grand Reset sera utilisé pour dévaluer la dette impayée accumulée, via des amortissements et l’inflation, comme cela s’est produit en Allemagne en 1923. Le peuple autant que l’économie productive seront ainsi pillés. La numérisation des monnaies ne peut trouver d’applications utiles que si la société est vouée au bien commun.

Cet effort pour établir un contrôle total sur la politique monétaire et fiscale, en le confiant aux banques centrales dans le cadre du Grand Reset et en imposant un New Deal vert, est basé sur les mêmes principes fascistes que la politique du président de la Reichsbank d’Hitler, Hjalmar Schacht, et doit être absolument rejeté.

Nous exigeons :

une séparation bancaire globale, fondée sur le Glass-Steagall Act, la fin de tout soutien au secteur spéculatif des banques d’investissement et la fermeture de l’économie souterraine ;

• le rétablissement de la souveraineté sur les monnaies nationales ;

la création d’une banque nationale dans chaque pays, en réattribuant la création de crédit aux gouvernements souverains ;

la mise en œuvre d’un nouveau système de crédit, s’inspirant de l’intention initiale du système de Bretton Woods de Franklin Roosevelt et de celle du Mouvement des pays non-alignés lors de la Conférence de Colombo, en 1976. L’objectif principal est d’élever le niveau de vie de chaque être humain sur la planète comme condition préalable à la paix, et de surmonter tous les défis actuels, tels que la pandémie, la famine mondiale et la pauvreté.

une augmentation massive de la productivité, en passant rapidement à de nouvelles plateformes économiques, basées sur l’utilisation commerciale de l’énergie de fusion thermonucléaire et sur la coopération internationale dans le domaine de la recherche et des voyages spatiaux.

L’opposition fondamentale qui détermine notre avenir et celui des générations à venir, se situe entre une société de surveillance de masse sous le règne de la finance fasciste verte, et un monde de détente, d’entente et de coopération entre tous les peuples et nations, à la manière dont tous les humanistes ont posé et posent ce défi. Nous sommes déterminés à nous battre pour cela.

Ce texte est diffusé au niveau international et nous vous appelons à le signer. En 1945, ceux qui venaient de vivre le fascisme et la guerre mondiale avaient proclamé : « Plus jamais ça ! » L’heure est venue de décider : avons-nous appris quelque chose de l’histoire, ou sommes-nous devenus plus immoraux que nos ancêtres ?
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