« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Appel à constituer une Commission adhoc pour un nouveau Bretton Woods

9 septembre 2002

Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller, avait lancé en 1997 un premier appel en faveur d’une réorganisation du système monétaire international, qui fut signé par des centaines de personnalités, dont d’anciens chefs d’Etat, des députés, dirigeants syndicaux, responsables de mouvements des droits civiques, dirigeants religieux, etc. Elle renouvelle aujourd’hui cet appel. Ce texte, est présenté ici avec les premiers signataires.

Le changement de paradigme de ces quarante dernières années, au nom duquel l’économie globale s’est progressivement détournée de la production pour privilégier la spéculation, se trouve maintenant dans sa phase finale : le système financier mondial est au bord de l’effondrement. Le produit national brut réel de l’économie mondiale (un peu plus de 40 000 milliards de dollars) doit supporter une bulle financière 50 fois plus grande : le montant annuel des transactions sur les seuls produits financiers dérivés dépasse 2 000 000 de milliards de dollars.

La faillite, peut-être imminente, de General Motors et, potentiellement, de l’ensemble du secteur automobile américain, n’est qu’un des facteurs susceptibles de provoquer la chute du dollar et, avec lui, du système financier global.

Pour protéger les populations des dégâts insupportables qu’entraînerait un krach incontrôlable du système, nous, les signataires, réclamons la convocation immédiate d’une conférence internationale visant à adopter une nouvelle architecture financière mondiale, dans la tradition du système de Bretton Woods tel qu’il fut conçu en 1944 par Franklin Roosevelt. Nous attirons l’attention sur le fait que Lyndon LaRouche est l’économiste qui a analysé le plus tôt et le plus rigoureusement les origines de cette crise économique, tout en proposant un train de mesures global pour la surmonter : un nouveau Bretton Woods.

Nous, les signataires, attirons également l’attention sur le fait que la Chambre des députés italienne a repris la proposition de Lyndon LaRouche en adoptant, le 6 avril 2005, une résolution invitant le gouvernement à promouvoir « la convocation d’une conférence internationale de chefs d’Etat et de gouvernement en vue de définir un nouveau système monétaire et financier plus juste ». Afin de corriger les tendances négatives qui se sont développées depuis l’élimination des taux de change fixes par le président américain Richard Nixon en 1971 et qui, suite à la dissolution de l’Union soviétique et à la propagation d’une globalisation effrénée, ont mené au capitalisme vautour actuel, il est nécessaire de mettre en oeuvre les mesures suivantes.

La nouvelle conférence de Bretton Woods doit :

1. convenir d’un système de taux de change fixes,

2. interdire la spéculation sur produits dérivés dans le cadre d’un accord entre gouvernements,

3. prévoir une annulation ou une réorganisation complète des dettes,

4. procéder à l’émission massive de crédits publics qui seront investis dans les infrastructures de base et l’innovation technologique, permettant ainsi d’assurer le plein emploi,

5. décider la mise en œuvre d’un Pont terrestre eurasiatique conçu comme locomotive de la reconstruction économique mondiale ; ce grand dessein pourrait non seulement assurer un nouveau miracle économique, mais servir de fondement à un ordre de paix pour le XXIe siècle,

6. convenir d’un nouveau traité, dans l’esprit des traités de Westphalie, garantissant, au minimum pendant cinquante ans, l’exploitation et l’accès aux matières premières pour toutes les nations de la Terre.

Nous, les signataires, jugeons que le système de « globalisation », avec son capitalisme vautour, a échoué sur les plans économique, financier et moral. En son lieu et place, c’est à nouveau l’homme qui doit être au cœur de l’économie, celle-ci devant servir en premier lieu l’intérêt général. Le nouvel ordre économique mondial doit garantir les droits inaliénables de chaque être humain sur cette planète.