« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Un tournant fondamental mais encore fragile de la politique internationale se dessine

4 octobre 2013

Après que le président Obama a été obligé, devant une résistance interne et externe sans précédent, d’annuler les frappes militaires qu’il avait prévues contre la Syrie et d’accepter une conférence Genève II, la désescalade a aussi été amorcé envers l’Iran.

En effet, la première réunion de haut niveau entre Américains et Iraniens depuis 34 ans a eu lieu le 26 septembre entre le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif et la secrétaire d’Etat américain John Kerry, en marge de la réunion du P5+1 qui s’est déroulée en même temps que l’Assemblée générale de l’ONU. Par la suite, le 28 septembre, les présidents Rohani et Obama se sont entretenus brièvement par téléphone.

Reflétant l’opposition grandissante à la politique d’Obama aux Etats-Unis mêmes, les médias ont accordé une large couverture positive au président pendant son séjour. Outre un petit-déjeuner avec la presse, il a été interviewé par David Ignatius du Washington Post, Christiane Amanpour de CNN, et Charlie Rose de PBS, et il a participé dans la soirée du 26 septembre à un forum organisé par le Conseil des Relations extérieures et l’Asia Society, transmis sur Internet. A tous ces événements, il a souligné que l’Iran cherche un « engagement constructif » avec les Etats-Unis et l’Ouest en général.

En même temps, l’usurpation de pouvoirs excessifs par Obama se heurte à une opposition grandissante au Congrès américain et dans tout le pays. Des initiatives ont été lancées pour restreindre les programmes d’espionnage de la NSA, du moins ceux relatifs aux citoyens américains. D’autant plus que la personne qu’Obama a nommée pour contrôler l’examen des programmes de surveillance n’est autre que James Clapper, le directeur de la NSA et l’homme qui a délibérément menti à plusieurs reprises lors d’auditions au Congrès.

Néanmoins, alors que le président Obama est de plus en plus isolé par des forces rationnelles aux Etats-Unis, il a clairement étalé son complexe de Néron dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU le 24 septembre. Il a affirmé texto son droit de violer la souveraineté nationale au niveau mondial, que ce soit par l’espionnage ou par des actes militaires, sans autorisation du Conseil de sécurité.

De plus, il a déclaré péremptoirement que la Libye est dans un état bien meilleur aujourd’hui qu’avant l’invasion et le carnage, et il a qualifié d’« insulte à la raison » le fait de douter qu’une force autre que le régime de Damas ait utilisé des armes chimiques contre la population.

Si ce discours visait en partie à « sauver la face », Barack Obama sombre rapidement mais s’accroche au pouvoir. Dans un monde où existent des armes thermonucléaires et des tensions extrêmes accompagnées de la volonté de détruire les Etats-nations, une rhétorique provocatrice peut mener à des erreurs de calcul et déclencher un désastre.

Lyndon LaRouche commentait que l’attitude d’Obama montre à quel point les accords pour un règlement pacifique de la crise en Syrie et ailleurs sont fragiles, tant que Nérobama restera en place. De toute évidence, un nombre grandissant d’Américains haut placés veulent l’évincer, ou tout le moins le neutraliser. Un excellent moyen d’accélérer le processus serait la mise en oeuvre rapide d’une loi Glass-Steagall, ce qui infligerait un coup décisif à ses contrôleurs à Londres et sur Wall Street.