« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

Accueil > Notre action > Interventions

Un siècle après, tirer les leçons de la Grande Guerre

9 novembre 2018

Dans un article intitulé « Somnambules : n’avons-nous tiré aucune leçon de l’avènement de la Première Guerre mondiale ? » Helga Zepp-LaRouche, rappelle le risque bien réel d’une guerre aujourd’hui :

« Cinq jours seulement après les élections de mi-mandat [le 6 novembre] aux Etats-Unis, qui décideront en grande partie de l’orientation vers la guerre ou la paix, les présidents Trump et Poutine devraient s’entretenir à Paris à l’occasion du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale. Il sera question entre autres de l’annulation par les Etats-Unis du Traité FNI et aussi, on l’espère, de la manière dont ces deux grandes nations, malgré la situation internationale extrêmement tendue, pourront faire en sorte d’épargner à l’humanité une troisième guerre mondiale, capable cette fois-ci de tout réduire à néant. »

Helga Zepp-LaRouche vient d’effectuer une visite à Moscou, où elle a pu, à partir de ses discussions se faire une idée très directe de leur évaluation de la situation stratégique. « Compte tenu des diverses mesures prises par l’Occident et l’OTAN – l’extension de cette dernière jusqu’aux frontières de la Russie, la mise en place en Roumanie et en Pologne d’un système de défense antimissiles pouvant rapidement être transformé en système offensif, l’annulation du Traité sur les missiles antibalistiques et maintenant du Traité FNI, ainsi que la ligne présentant la Russie comme un ennemi et Poutine comme un démon – les dirigeants russes en tirent la conclusion qu’une grande guerre n’est pas à exclure. »

Le responsable russe du contrôle des armement, Andrey Belousov, vient d’ailleurs de déclarer à l’ONU que si la Russie se préparent pour la guerre, ce sont les Etats-Unis qui préparent la guerre. Et l’ancien commandant de l’Armée américaine en Europe, le général Ben Hodges, a évoqué ouvertement la probabilité d’une guerre contre la Chine dans les 15 ans à venir. Entre-temps, l’OTAN effectue des manœuvres de grande ampleur en Norvège pour se préparer à une éventuelle (et très improbable) invasion par la Russie d’un pays membre de l’Alliance atlantique.

Face à la prolifération de ce type de provocations et de déclarations belliqueuses, Helga Zepp-LaRouche avertit qu’« il est grand temps de comprendre que tout déploiement d’armes nucléaires déclencherait un mécanisme ‘apocalyptique’ », rendant illusoire toute idée d’échange nucléaire « limité ».

Le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, observe-t-elle, doit être l’occasion de rappeler « avec quelle facilité on peut faire marcher une humanité somnambule vers la catastrophe sur un échiquier pré-établi. Aucune des parties de la Grande Guerre n’aurait pu anticiper son déroulement. »

Aujourd’hui, nous devons comprendre la nécessité de triompher de la géopolitique pour la remplacer « par un nouveau paradigme prenant en compte l’humanité tout entière ». C’est ce que le président chinois Xi Jinping définit à sa manière comme une coopération gagnant-gagnant dans les relations internationales. « Si nous avons tiré quelque leçon des tragédies du XXe siècle, nous devons apprendre à penser l’humanité d’un point de vue complètement différent », conclut Helga Zepp-LaRouche.