« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Trente ans de combat et rôle pionnier de l’Institut Schiller célébrés à New York

18 juin 2014

Militants et responsables d’organisations de différents pays se sont réunis le 15 juin à New York pour une conférence célébrant les trente ans de l’Institut Schiller. Fondé par Helga Zepp-LaRouche les 3 et 4 juillet 1984 à Arlington, en Virginie, l’Institut Schiller ne s’est jamais écarté de sa mission originale : se battre sans relâche pour éliminer le spectre de la guerre. Il y a trente ans, le monde était confronté à une grave crise internationale culminant avec le déploiement sur le sol européen, par les Etats-Unis, des missiles Pershing de moyenne portée et le déploiement, par l’Union soviétique, des missiles de moyenne portée SS-20. Aujourd’hui, alors que la guerre froide est censée être une relique du passé, nous sommes en réalité toujours confrontés à une guerre non déclarée, menée cette fois-ci conduite sous l’étendard des « révolutions de couleur » mais menacent tout autant la paix mondiale compte tenu de l’absence de dirigeants courageux.

La conférence, inaugurée par Mme Zepp-LaRouche, a entendu, soit en personne soit par message interposé, le conseiller au Président de la Fédération russe Sergueï Glaziev, la dirigeante politique ukrainienne Natalia Vitrenko et le colonel Bao de Chine (cr). Des Etats-Unis, il y a eu entre autres l’ancien ministre de la Justice Ramsey Clark, le député Walter Jones, l’ancien officier de la CIA Ray McGovern, le journaliste et écrivain Wayne Madsen, ainsi que Nomi Prins, une ancienne directrice de fonds d’investissement et critique de Wall Street.

Dans son discours, Mme Zepp-LaRouche a dénoncé la doctrine mise en oeuvre à la suite de la chute du Mur de Berlin, connue alors comme le « nouveau siècle américain » et devenue plus tard la doctrine Blair de l’« ingérence humanitaire ». C’est ce qui a mené à la guerre d’Irak, aux « révolutions de couleur » et au détournement du printemps arabe. Aux yeux de nombreux dirigeants militaires russes et autres, il s’agit d’une guerre non déclarée, car elle permet de commettre des crimes autrement interdits par les règles de la guerre.

Toutefois, il est heureux que le programme initialement défendu par l’Institut Schiller pour résoudre la crise, le Pont terrestre eurasiatique, soit à nouveau à l’ordre du jour grâce à la politique chinoise de Nouvelle Route de la soie. Notre tâche aujourd’hui, dit-elle, est de parvenir à un consensus autour de cette approche.

En cette période de forte dégradation des relations américano-russes, le message de Sergueï Glaziev, conseiller du président Poutine, a revêtu une revêtu une dimension d’autant plus grande qu’il a souligné le rôle de l’Institut Schiller comme « une plate-forme unique pour le dialogue et l’élaboration d’importantes solutions à différents aspects du développement social, politique et économique et de la coopération humanitaire dans le monde ».

Glaziev a souligné que « de nombreuses idées, propositions et pensées de l’Institut Schiller ont rencontré une demande (…) dans les domaines de la justice sociale, l’ordre international et la prévention de conflits régionaux ». Il a ajouté que « vous faites au quotidien une contribution de poids à la compréhension et à la solution de problèmes urgents au niveau de la géopolitique et la vie publique ».

La transcription/traduction de certains discours sera disponible sur ce site au cours des prochains jours.

Pour le compte-rendu de la conférence en anglais, cliquez ici.