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Suisse : le débat sur la séparation bancaire

10 octobre 2013

Depuis que le Conseil national de la Suisse a voté une véritable séparation bancaire, le lobby bancaire a sorti ses munitions pour tenter de torpiller l’initiative. Le principal porte-parole du lobby bancaire est, sans surprise, le Neue Züricher Zeitung, qui a néanmoins laissé la parole aux contre-arguments.

Le 2 octobre, le quotidien financier a publié une lettre de l’économiste autrichien Karl Socher, qui a réfuté les trois principaux arguments mis en avant par les défenseurs de la banque universelle. D’abord, si la séparation bancaire ne permet pas d’éviter des crises, concède Socher, celles-ci seront gérables sans avoir recours à un renflouement public. Deuxièmement, ce n’est pas vrai qu’il est difficile de séparer les « bonnes » activités des « mauvaises », il suffit de définir « l’activité de dépôts et de crédit qui y est associée » de manière à protéger le système des paiements. Troisièmement, si on peut douter de la capacité des hommes politiques à établir une telle définition, ils n’auront pas à le faire, parce qu’il suffit de reprendre la séparation qui a si bien fonctionné dans le passé, « par exemple le Glass-Steagall Act aux Etats-Unis ».

L’auteur Gian Trepp, membre du groupe de travail pour une réforme bancaire au sein du Parti social-démocrate suisse, a de son côté mis en garde les dirigeants politiques contre la riposte du lobby bancaire. Il a également attaque la règle Volcker américaine.