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Obama, un président va-t-en guerre

1er février 2012

Pour de nombreux Américains, un mauvais souvenir du président George W. Bush est son apparition le 1er mai 2003 sur le pont d’un porte-avions américain, en-dessous d’une banderole proclamant « Mission accomplie ». Affichant un sourire débile, il déclara la fin des opérations de combat en Irak, ajoutant que « les Etats-Unis et leurs alliés l’ont remporté ».

La guerre, dont il déclara la fin, lancée au motif frauduleux que l’Irak possédait des « armes de destruction massive », devait durer huit ans de plus, faisant encore plus de 4000 morts américains et un nombre inconnu de morts irakiens.

Lorsque l’équipe Bush-Cheney quitta la Maison Blanche, les gens dans le monde entier ont eu un soupir de soulagement, espérant qu’un régime de guerre brutal et inculte céderait la place à une présidence plus éclairée et plus juste.

Pourtant, comme devaient le constater tous ceux qui ont entendu son discours sur l’« état de l’union » le 24 janvier, Barack Obama n’est pas seulement un « président va-t-en guerre », mais sa façon de faire est encore plus dangereuse et plus insidieuse que celle de son prédécesseur. Son discours confirme tout à fait l’avertissement de LaRouche : tant qu’Obama occupera la Maison-Blanche, le danger d’une guerre mondiale thermonucléaire restera réel.

Obama a commencé son discours en se vantant de ses « accomplissements » : la « fin » de la guerre en Irak ainsi que le meurtre d’Oussama ben Laden et de nombreux lieutenants d’al-Qaida. Après avoir longuement expliqué que sa politique d’hyperinflation, dictée par les grandes banques de la City de Londres et de Wall Street, mènera à une reprise économique, il est revenu sur ses succès de guerre et a menacé d’en initier d’autres.

« Sous mon commandement », se vanta Obama, Kadhafi « n’est plus », en référence à l’assassinat illégal d’un chef d’Etat. Il a clairement menacé le régime d’Assad en Syrie ainsi que l’Iran, affirmant que « je n’exclus aucune option » pour empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire. Parmi ces options, on trouve son soutien à une frappe préventive – et peut-être nucléaire – des Israéliens contre l’Iran. Nous avons, souligna-t-il, un « engagement dur comme fer » vis-à-vis d’Israël, fondé sur « la plus étroite coopération de l’histoire entre nos deux pays ».

Quant à Pékin, Obama a rappelé sa tournée récente en Asie, où il s’est efforcé de mettre en place une alliance militaire contre la Chine. La menace était explicite : « Nous leur avons fait clairement comprendre que l’Amérique est une puissance du Pacifique. »

Et dans une ostentation qui a dû susciter un sourire sardonique de la part de Dick Cheney, il a encore mentionné le meurtre de ben Laden, comme preuve que « l’Amérique est de retour ».

Lyndon LaRouche a tout de suite noté que si la guerre a été évitée jusqu’à présent grâce l’opposition active du chef d’état-major, entre autres, et ce contre la volonté d’Obama, « elle reste néanmoins la seule option poursuivie par l’empire britannique, alors que son château de cartes s’effondre ».

L’administration Obama a confirmé cette intention dans les jours suivant son discours, en envoyant plus de navires de guerre dans la région du Golfe, an annonçant la création de bases aériennes permanentes et en imposant, de concert avec l’Union européenne, des sanctions qui reviennent à une déclaration de guerre contre l’Iran. Par ailleurs, le Pentagone a demandé au Congrès l’octroi de 82 millions de dollars de plus afin de moderniser les bombes antibunkers de 30 000 livres, puisque les vingt bombes actuellement disponibles sont insuffisantes pour détruire les laboratoires et les centres de recherche souterrains en Iran.

Que l’on ne se fasse pas d’illusion : tant qu’Obama restera au pouvoir, une troisième guerre mondiale est pratiquement inévitable.