« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Conférence de l’Institut Schiller à New York le 17 janvier 2015 :

Les membres des BRICS font revivre le rêve de Martin Luther King : la justice économique est un droit inaliénable

21 janvier 2015

A l’occasion des célébrations du Martin Luther King Day, le 17 janvier à l’Église de Riverside à New York, l’Institut Schiller rassembla plus de 200 personnes à sa conférence sur le thème « Les membres des BRICS font revivre le rêve de Martin Luther King : la justice économique est un droit inaliénable ». C’est dans cette même église le 4 avril 1967, que le Dr King prononça son discours historique « A Time to Break Silence » (Il est temps de rompre le silence).

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Dr. Martin Luther King à l’église de Riverside à New York City le 4 avril 1967 :
« Maintenant, il doit être absolument clair que quiconque se préoccupant de l’intégrité et de la vie de l’Amérique aujourd’hui ne peut ignorer la guerre actuelle. Si l’âme de l’Amérique était empoisonnée, l’autopsie, en partie, révélerait le mot « Vietnam ». L’âme de l’Amérique ne sera pas sauvée aussi longtemps que le pays détruira les espoirs des hommes à travers le monde. »

Après une belle introduction musicale, la présidente de l’Institut Schiller Helga Zepp-LaRouche a présenté le message vidéo des salutations de Lyndon LaRouche (économiste et homme politique américain) aux participants. Puis dans son discours d’ouverture elle a montré comment la «  merveilleuse vision d’un monde sans guerre ni terrorisme rêvée par le Dr King » trouve aujourd’hui son écho dans les efforts des BRICS pour établir un nouvel ordre mondial plus juste. Ceci ne peut réussir, a-t-elle insisté, que si les Etats-Unis font leur part pour débloquer la situation, en ravivant d’une part la vision économique défendue par l’un des new-yorkais les plus vénérables, le premier secrétaire au Trésor Alexander Hamilton (1757-1804), une vision complètement opposée à celle de l’oligarchie financière de Wall Street, et d’autre part en dé-classifiant les 28 pages du rapport de la Commission d’enquête parlementaire bicamérale sur les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington, dévoilant le rôle de l’Arabie saoudite dans le financement de ces attentats. Cette dernière demande a été réitérée dans un message vidéo qu’a fait parvenir le député américain Walter Jones, co-auteur d’une proposition de résolution déposée le 6 janvier au Congrès, exigeant précisément la dé-classification des 28 pages.

Ensuite, l’ancien ministre de la Justice (1967-69) Ramsey Clark a fait part de ses souvenirs personnels au cours de la période de la lutte pour les droits civiques. Il a expliqué comment presque 40 ans plus tard les États-Unis doivent encore changer, afin de ne plus être « le plus grand pourvoyeur de violence du monde » tel que dénoncé par le Dr King lors de ce même discours du 4 avril 1967.

La dynamique lancée par les BRICS a été présentée de manière détaillée dans un message de l’ambassadeur de la République d’Afrique du Sud aux Nations-Unies, Kingsley Mamabolo, qui a été lu sur place par son conseiller, Thembile Joyini.

Dans son message, l’ambassadeur a rappelé le rôle de premier plan qu’a joué Martin Luther King dans la lutte contre l’apartheid dans son propre pays, puis a montré comment les BRICS « ne sont que le commencement d’un nouvel ordre économique international », même s’il s’agit d’un « processus graduel mais constant ». La création de la Nouvelle banque de développement (NBD) des BRICS jouera un rôle important, a-t-il expliqué, notamment parce qu’elle permettra de répondre à un objectif commun des BRICS, en dépit de leurs différences, qui est celui du développement. « Contrairement aux pays membres du G7 », a-t-il poursuivi, les « membres des BRICS sont encore largement des pays en voie de développement qui entendent se concentrer sur la manière dont il vont améliorer les niveaux de vie de leurs citoyens  ». Et les «  autres pays en voie de développent ont désespérément besoin de financement pour leurs projets d’infrastructure ».

Il a souligné que si la Nouvelle banque de développement n’a pas vocation à remplacer le FMI et la Banque mondiale, «  la concurrence entre les deux [NBD d’un côté et FMI/BM de l’autre] va s’intensifier et le résultat final dépendra de l’équilibre des pouvoirs entre les deux blocs : pays développés et pays en voie de développement. Ce qui est certain, c’est que nous allons vivre des moments intéressants.  »

Ensuite Jeffrey Steinberg, rédacteur à l’Executive Intelligence Review, a expliqué pourquoi, en référence au titre du discours de Martin Luther King « Il est temps de rompre le silence », le temps est venu pour les États-Unis de rompre le silence sur les véritables commanditaires des assassinats de Martin Luther King, de John et Robert Kennedy, ainsi que sur le rôle joué par les Saoudiens dans les attentats du 11 septembre, en mettant fin à l’utilisation abusive du secret d’État. Un défi que doit relever Barack Obama, qui s’obstine à protéger ces intérêts.

Pour conclure, Jason Ross, rédacteur au magazine Twenty-First Century Science and Technology, a esquissé les contours de la « terre promise » que les BRICS sont en train de bâtir, en présentant les principes de l’économie physique qui sous-tendent cette future plate-forme économique mondiale.

Vidéo de la conférence (en anglais).