« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Conclusion décapante d’une étude américaine

Les investissements chinois réduisent les inégalités

26 décembre 2018

Le court terme est incompatible avec les investissements rentables

Fatigué des lieux communs contre tout ce qui ne va pas dans le sens de la vision unipolaire des pays occidentaux, et notamment contre la Chine ? Et bien l’étude publiée en septembre dernier par l’Institut AidData du William and Mary College en Virginie, vous intéressera sûrement. Financée par les Nations-Unies, le ministère de l’Education de Singapour, la Fondation allemande de Recherche, l’USAID et plusieurs autres fondations, cette étude se penche sur les investissements chinois dans les pays pauvres.

Les auteurs ont examiné 3485 projets d’infrastructure menés entre 2000 et 2014 dans 138 pays, dont des aéroports, des ports et des routes. Leur constat est simple : « Nous arrivons à la conclusion que les projets de développement chinois en général, et les projets de transport chinois en particulier, réduisent les inégalités économiques au sein et entre les régions infranationales », et « produisent des retombées économiques positives menant à une répartition des activités économiques plus équitable ».

Par contre, les organisations traditionnelles occidentales en charge du développement tendent à renforcer les disparités économiques dans un pays donné, selon les auteurs, alors que l’effort mis par les Chinois sur l’ « infrastructure connective » produit l’effet opposé. Le rapport propose également une intéressante carte interactive ; une [1]https://www.aiddata.org/mapping-chi... pour chacun des milliers de projets chinois de par le monde – dont bon nombre ont commencé avant le lancement des NRS.

Il y a tout juste un peu plus d’un an, AidData avait publié une autre étude basée sur les données les plus exhaustives d’alors concernant le financement international du développement par la Chine. Elle constatait que les Nouvelles Routes de la soie ne pouvaient nullement être assimilées à une quelconque forme d’ « impérialisme chinois », étant donné que quatre cinquièmes de leurs prêts pour le développement sont consentis dans des conditions avantageuses à des taux d’intérêt inférieurs à ceux du marché, et ne sont motivés ni par l’acquisition de ressources naturelles ni par le soutien à des régimes autoritaires.

Voilà qui confirme combien la Nouvelle Route de la soie est l’enjeu de l’époque, comme le dossier de l’Institut Schiller le documente amplement.


Notes

[1carte du monde dotée de points lumineux