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Le sommet "16+1" donne la priorité à la coopération sur l’Initiative une Ceinture et une Route

7 décembre 2017

Le sujet principal au sommet « 16+1 » de Budapest le 27 novembre (Chine + les 16 pays d’Europe centrale et orientale - PECO), était la collaboration au sein de l’Initiative une Ceinture et une Route (OBOR). Les participants ont adopté les « Orientations de Budapest » qui soulignent leur « volonté de coopération » et de faire du 16+1 un levier « pour multiplier les synergies entre l’Initiative une Ceinture et une Route et d’autres initiatives majeures comme le Plan d’investissements pour l’Europe et les plans de développement nationaux de tous les pays ».

A cette occasion, le Premier ministre chinois Li Keqiang a eu des entretiens bilatéraux avec plusieurs dirigeants, qui ont exprimé le souhait de collaborer dans le domaine de l’infrastructure, des transports, de l’énergie, etc. Li Keqiang et le Président hongrois Viktor Orban ont signé dix accords relatifs notamment à l’agriculture, l’e-commerce, la finance, les télécommunications, le tourisme et l’éducation.

Par ailleurs, le gouvernement serbe a ouvert le 28 novembre le chantier de la voie ferroviaire à grande vitesse qui reliera Belgrade et Budapest. La ligne, financée par la Chine, sera la principale voie de transport pour les marchandises chinoises débarquées au Pirée en Grèce.

Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a précisé que des discussions se tiendront les 6 et 7 décembre sur le financement d’une autoroute depuis l’Adriatique jusqu’à la mer Noire via l’Albanie, la Macédoine et la Bulgarie.

Malgré la méfiance de Bruxelles envers l’influence chinoise, la Grèce, l’Autriche et la Suisse ont envoyé des observateurs à Budapest.

Avant le sommet, un article du Financial Times accusait la Chine de chercher à « diviser » l’Europe occidentale et orientale, accusation rejetée par le Global Times chinois le 28 novembre. L’article cite entre autre Wang Yiwei, analyste de l’Université Renmin, qui note que certains membres des PECO sont insuffisamment soutenus par l’UE, et précise que la collaboration avec la Chine encouragerait non seulement la prospérité mais aussi l’intégration européenne.