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Le rôle de l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre sera-t-il enfin dévoilé ?

6 janvier 2014

Le 19 décembre, la deuxième Cour d’appel de New York a renversé une décision juridique de 2005, qui avait accordé au Royaume de l’Arabie saoudite l’immunité contre toute poursuite judiciaire relative aux attentats terroristes du 11 septembre 2001.
En effet, dans le cadre de la plainte déposée en 2005 par les familles de victimes de ces attentats, le juge Richard Conway Casey avait rejeté la demande de considérer comme accusés des responsables du gouvernement saoudien et une association caritative financée par ce gouvernement (la Haute Commission), faisant valoir que même s’ils avaient financé l’organisation al-Qaïda, ils n’étaient pas pour autant responsables des attentats.
Cette décision vient donc d’être renversée par la Cour d’appel de New York au motif des « circonstances extraordinaires de cette affaire », et renvoyée à la cour de niveau inférieur pour des « poursuites conformes à cette opinion ».
Les conséquences sont potentiellement monumentales. Il s’agit de dévoiler non seulement les forces ayant orchestré les attentats du 11 septembre, qui ont servi de prétexte à la mise en place d’un État policier aux États-Unis, mais aussi tous ceux qui ont sciemment et systématiquement dissimulé ces crimes. Ceci comprend notamment George W. Bush et Barack Obama et leurs gouvernements. Encore en 2009, la Maison Blanche d’Obama est intervenue pour protéger l’Arabie saoudite de toute action judiciaire.
Un motif flagrant de cette dissimulation se trouve dans les vingt-huit pages d’un rapport de huit cents pages publié par la commission d’enquête conjointe du Congrès que le président George W. Bush a immédiatement classées « top secret », classification maintenue par le président Obama. Selon tous ceux qui les ont lues, ces vingt-huit pages traitent du financement saoudien des pirates de l’air du 11 septembre.
Le 3 décembre, les députés Walter Jones (républicain) et Stephen Lynch (démocrate) ont déposé une résolution conjointe appelant à la publication de ces pages. Leur initiative a été largement répercutée dans la presse américains, y compris par le quotidien à grand tirage le New York Post. Jones et Lynch incitent tous les élus nationaux à lire ces vingt-huit pages, qui restent interdites d’accès aux citoyens américains, y compris aux victimes des attentats.
Un rôle déterminant dans les attentats du 11 septembre et dans le terrorisme international depuis lors a été joué par le prince Bandar, ambassadeur saoudien à Washington à l’époque et actuel chef du renseignement de Riyad. Si une cour de justice américaine peut désormais prouver que les attentats de 2001 n’ont pas été orchestrés en premier lieu par un Oussama ben Laden caché au fond des montagnes d’Afghanistan, mais par le gouvernement saoudien, au nom de quoi a-t-on alors mené la guerre en Afghanistan, suivie par le bain de sang en Irak, et qui se poursuivent tous deux jusqu’à ce jour ?
Comme l’écrivait le 20 décembre Helga Zepp-LaRouche, la « guerre au terrorisme » a été non seulement un échec patent, mais une escroquerie dès le début. Le président Obama a beau prétendre que al-Qaïda a été battu en brèche, en réalité, « l’ensemble du Proche et du Moyen Orient, l’Afrique du Nord et Centrale sont devenus la pépinière de réseaux proches d’al-Qaïda. »
Faire enfin la lumière sur l’escroquerie de ces douze dernières années, estime Helga Zepp-LaRouche, contribuera aussi à renverser la politique de confrontation vis-à-vis de la Russie et la Chine.