« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Le parti de la guerre sur la défensive

23 juillet 2016

La situation stratégique a connu de profonds bouleversements au cours de la dernière semaine. L’attentat terroriste à Nice, le putsch manqué en Turquie, les rencontres de John Kerry à Moscou et la publication des 28 pages changent la donne, au moment même où s’effondre, morceau par morceau, le système financier mondial.

C’est dans ce contexte financier que Lyndon LaRouche et Helga Zepp-LaRouche ont proposé d’intervenir rapidement pour stabiliser la Deutsche Bank, et l’utiliser comme levier pour opérer un volte-face en Allemagne et dans toute l’Europe.

L’alliance anglo-saoudienne et la faction belliqueuse UE/OTAN se trouve par ailleurs sur la défensive suite à la publication de trois documents accablants :

  • les 28 pages sur l’Arabie saoudite,
  • le Rapport Chilcot sur la guerre d’Irak
  • le rapport du Congrès américain sur HSBC.

Les réunions sur la Syrie et la situation en Turquie pourraient faire basculer la situation en Asie du Sud-Ouest. Toutefois, le parti de la guerre reste actif, comme on a pu le voir dans l’attentat de Nice et les violences de caractère racial aux États-Unis.

Le point faible de l’ennemi est son système financier en faillite, avec la nouvelle crise de l’euro et plus particulièrement la situation des banques italiennes, due surtout aux mesures d’austérité imposées par Bruxelles. La crise bancaire italienne est relativement modeste, mais la législation européenne n’admet qu’un bail-in comme solution. Rome pourrait par conséquent opter pour un abandon de l’euro plutôt que de se suicider politiquement. Deutsche Bank se trouve confrontée à un choix similaire : l’érosion de son capital est telle que l’insolvabilité menace à court terme. D’autres banques, dont Crédit suisse, se trouvent dans une situation similaire. Bien qu’une réorganisation de type Glass-Steagall de l’ensemble du système bancaire soit nécessaire, une intervention ponctuelle sur Deutsche Bank, si elle est effectuée suivant la méthode prônée par Helga Zepp-LaRouche, pourrait servir de choc salutaire.