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Le gouvernement suisse vante les mérites de la Nouvelle Route de la soie

28 août 2017

Les immenses opportunités que l’Initiative chinoise Une ceinture et une Route, offre aux entreprises suisses n’ont pas échappé au gouvernement de Berne. Suite à la participation de la présidente Doris Leuthard au Forum Une ceinture et une Route à Beijing en mai dernier, et à la visite en juillet du ministre des Finances Ueli Maurer au Kazakhstan où il a exprimé la volonté de co-financer des investissements dans l’infrastructure de l’Asie centrale dans le cadre du programme chinois, l’organisme officiel de promotion des exportations suisses (la Switzerland Global Entreprise) va tenir un « webinar » (séminaire sur le web) le 6 septembre pour faire un tour d’horizon de l’initiative chinoise et des projets prévus.

On s’intéressera plus spécialement à la section de la Nouvelle Route de la soie en Asie centrale, qui constitue le lien entre l’Europe et la Chine.

L’invitation de la SGE précise :

L’initiative One Belt One Road’ (OBOR) ou ’Nouvelle Route de la soie’ est l’un des plus grands projets d’infrastructure de tous les temps. Cette initiative va bien au-delà du développement de connexions d’infrastructure et de transport entre l’Europe et l’Asie. Il est prévu de créer un réseau global d’infrastructure en Eurasie. La Chine, la force motrice et principal investisseur, a fourni 40 milliards de dollars dans le cadre du Fonds de la Route de la soie.

L’invitation souligne qu’il existe des opportunités dans le secteur de l’énergie (production, distribution, stockage), dans les ports, l’ingénierie, la logistique, la technologie ferroviaire et marine, ainsi que le secteur agro-alimentaire.

Le Neue Zürcher Zeitung de son côté a promu la Nouvelle route de la soie dans une tribune du Pr Junhua Zhang de l’université Jiao Tong de Shanghai, postée le 11 août sous le titre « La Chine, une force pour la paix ? ».

Junhua, invité en tant que professeur à la Freie Université de Berlin pour un an, souligne que la Nouvelle route de la soie, outre son objectif de connectivité infrastructurelle et commerciale, a d’autres retombées positives dans la mesure où la Chine se voit obligée de promouvoir la paix et la stabilité dans de nombreuses zones en proie à des tensions ethniques ou politiques, pour réaliser ses grands projets.

Il cite quelques exemples : Myanmar, où la Chine a construit un pipeline et un gazoduc de 800 km de long allant de l’océan Indien à la province de Yunnan, ou encore au Pakistan et en Afghanistan, où Beijing tente de négocier une politique régionale, ou encore en Afrique où elle contribue à désamorcer un conflit frontalier entre Djibouti et l’Erythrée afin d’achever ses projets.

Si la communauté internationale, conclut Junhua, peut ne pas accepter inconditionnellement le projet de Nouvelle route de la soie, elle doit reconnaître que l’initiative chinoise comporte une logique inhérente qui pourra favoriser la paix même dans les zones les plus problématiques du monde.