« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

Accueil > Veille stratégique

Le « déficit zéro » de Schäuble et de l’UE submergé par la vague de réfugiés

12 novembre 2015

La crise des réfugiés en Europe et plus spécialement en Allemagne pourrait bien forcer non seulement Berlin mais aussi toute l’Union européenne, à repenser complètement leur politique économique, faute de quoi l’Allemagne et la zone euro risque d’imploser. En effet, pour relever le défi et pouvoir lancer un programme d’urgence de reconstruction à grande échelle, il faut impérativement mettre fin à la politique de « guerre permanente » de l’OTAN en Asie du sud-ouest et se débarrasser de l’idéologie de l’« équilibre budgétaire » de l’UE.

Helga Zepp-LaRouche l’a souligné de nouveau dans un article du 30 octobre : la priorité dans l’ordre du jour politique doit être une vraie perspective de développement pour l’Asie du sud-ouest et pour l’Afrique, à l’instar de celle décrite dans notre étude La nouvelle route de la soie devient le Pont terrestre mondial. Une telle stratégie de développement a déjà été adoptée par la Chine, avec sa politique de Nouvelle route de la soie. Et lors de la récente visite d’Angela Merkel en Chine, poursuit Zepp-LaRouche, le Premier ministre Li Kequiang lui a dit que son pays était prêt à aider à stabiliser les pays d’où fuient les réfugiés. La même proposition a été faite par la délégation chinoise à la conférence de Vienne sur la Syrie.

Zepp-LaRouche appelle aussi à l’abandon de la politique d’équilibre budgétaire (baptisée le « zéro noir ») du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, et du programme d’austérité que le gouvernement allemand a imposé sans merci à la Grèce et à d’autres pays.

Cette politique ne sert que « les intérêts des banques et des spéculateurs, au détriment du peuple et de l’intérêt général. Les chances qu’ont ces têtes de bois de sauver le système financier transatlantique irrémédiablement en faillite, avec des coupures budgétaires brutales, et de défendre la "forteresse Europe", grâce à un nouveau limes, sont aussi solides que l’affirmation d’Erich Honecker [le secrétaire général du Parti communiste est-allemand] dans sa célèbre déclaration du 14 août 1989 », selon laquelle rien ne pourrait arrêter l’avancée du socialisme. Trois mois plus tard, le mur de Berlin tombait.

La bonne nouvelle, c’est que l’opposition à la politique du « zéro noir » se renforce outre-Rhin.