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LaRouche : le noeud de la crise européenne

8 août 2013

« Aucune évaluation ordinaire de la situation en Europe dans son ensemble n’est fiable pour ce qui concerne l’avenir immédiat. » C’est ainsi que Lyndon LaRouche a commencé sa déclaration du 19 juillet destinée aux Européens, en particulier aux Est-Européens.

Si le « gang de Wall Street/Londres » est battu en brèche par l’adoption des propositions de loi actuellement au Congrès prévoyant le retour à la séparation stricte des banques à la Glass-Steagall, alors une « solution négociée serait possible ». Sinon, les conséquences pour la région transatlantique seront catastrophiques. La situation en Europe centrale et de l’Est est un peu différente, selon LaRouche, mais le système de l’euro est désormais condamné.

La principale erreur de la communauté transatlantique consiste à penser qu’une « solution monétariste, ou une quasi-solution, peut fonctionner », y compris dans le court terme, alors que les « valeurs physiques, contrairement aux valeurs monétaristes, sont la seule option viable en ce moment. L’endettement monétariste du monde transatlantique est totalement intenable. »

Puisque cette dette ne sera jamais remboursée, elle sera « répudiée abruptement par des intérêts appartenant aux cercles monétaristes impériaux anglo-hollandais ». En effet, les « tyrans financiers centraux de Londres et de Manhattan », selon LaRouche, sont prêts à abandonner les obligations financières qu’ils détiennent dans le système. Même en sachant qu’un tel effondrement « mènerait à une réduction drastique de la population mondiale, du niveau actuel de quelque sept milliards de gens à un milliard ». Le précédent historique le plus pertinent d’un tel effondrement est la crise tragique de Venise qui se propagea rapidement à travers l’Europe.

Toutefois, signalait LaRouche, la population aux Etats-Unis et en Europe croit sottement que « les pouvoirs financiers en question ne permettraient jamais un tel effondrement global ». Si cette population était consciente de leur intention, « elle déroberait aux puissances oligarchiques leurs moyens de survie ».

« C’est un message dur que je vous apporte, mais c’est la vérité », conclut LaRouche. C’est le sort qui nous est réservé si les Etats-Unis, en particulier, ne mettent pas en œuvre le Glass-Steagall, une loi « que mes collaborateurs et moi-même, de même qu’une part grandissante de la population américaine, sommes déterminés à faire passer ».