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LaRouche : le monde au bord de la guerre thermonucléaire

10 décembre 2011

Le monde est si près d’une Troisième Guerre mondiale qu’elle pourrait éclater à la moindre provocation, et pour l’éviter, les Américains doivent se débarrasser de Barack Obama. C’est l’essentiel du message transmis par Lyndon LaRouche le 30 novembre, lors d’une interview radio avec Alex Jones.

« Nous sommes au bord de la guerre thermonucléaire. Savoir si elle se produira ou non est une autre chose, mais la probabilité qu’elle se produise est grande. » En particulier à cause de la configuration des forces américaines actuellement déployées en Méditerranée orientale et dans le golfe Persique.

Cependant, le danger de guerre ne vient ni du régime syrien accusé de massacrer l’opposition, ni de la prétendue tentative de Téhéran de mettre au point une bombe nucléaire, ni d’un quelconque autre pays de cette région, mais du fait que le système financier transatlantique (et le système de l’euro avec lui) est en pleine désintégration. Comme nous le montre l’histoire, devant la menace de perdre son pouvoir, la réponse classique de l’oligarchie consiste à fomenter des guerres.

Ceci n’a pas échappé aux dirigeants russes et chinois, entre autres, qui ont tracé une ligne rouge autour de la Syrie et de l’Iran, sachant que toute intervention dans ces pays mènerait à une escalade gagnant rapidement toute l’Asie. Les deux pays prennent d’ailleurs des mesures militaires concrètes pour contrer cette menace.

Le China Daily, quotidien associé au gouvernement, s’inquiétait le 1er décembre de ce que les menaces ouvertes de recourir à la force contre la Syrie et l’arrivée d’un porte-avions américain dans la région aient considérablement augmenté « la possibilité d’une intervention militaire de type libyen ». Or toute action de ce genre, ajoute le quotidien, entraînerait une succession de conflits.

Le Global Times du 3 décembre estime, quant à lui, que la Chine ne devrait pas se laisser intimider par les sanctions économiques renforcées contre l’Iran, votées par le Sénat américain, qui menacent aussi des pays tiers ayant des relations avec la République islamique. Pour ce quotidien proche du Parti communiste chinois, « la Chine ne devrait pas reculer devant un éventuel affrontement avec l’Ouest, mais rechercher plutôt une solution avantageuse pour elle ».

De même, la Russie et la Chine ont dénoncé l’initiative du Conseil des droits de l’homme visant à alourdir les sanctions contre la Syrie, la jugeant contreproductive. Le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a également dénoncé le financement et l’armement par des puissances étrangères de certains groupes d’opposition au régime syrien.

Des Etats-Unis, des sources proches du Pentagone ont confié à EIR que les chefs militaires craignent avant tout d’être entraînés malgré eux dans la guerre suite à une attaque israélienne contre l’Iran, suivie de représailles iraniennes contre Israël, les alliés américains et les forces américaines stationnées dans le golfe Persique. Les Etats-Unis sont liés à plusieurs pays membres du Conseil de coopération du Golfe par traités bilatéraux, dont les dispositions seraient activées en cas d’attaque iranienne.

En effet, une attaque israélienne contre l’Iran reste une option très discutée. Mais la guerre « oblique » a déjà lieu. Le 28 novembre, une explosion a secoué la ville d’Ispahan, qui abrite une installation de préparation de l’uranium pour l’enrichissement. Si le gouvernement iranien a démenti les faits, selon le Times de Londres du 30 novembre, une « installation nucléaire a été frappée par une immense explosion, la deuxième de ce genre en un mois ».

La première, causée par une bombe sur une base militaire non loin de Téhéran, a fait une trentaine de morts parmi les Gardiens de la Révolution, ainsi que le général Hassan Moghaddam, le directeur du programme de missiles balistiques iraniens. Par ailleurs, quatre scientifiques iraniens travaillant sur des programmes de missiles ou afférents au nucléaire ont été assassinés depuis 2007, tandis qu’un cinquième a survécu de justesse après un attentat à la voiture piégée.

Si ces actes n’ont jamais été revendiqués, les principaux suspects sont Israël, l’Arabie saoudite ou des agents britanniques et américains opérant sur le sol iranien.

Les provocations potentielles sont donc nombreuses dans la région. Mais pour neutraliser le danger de guerre, il faut en éliminer la cause première, à savoir la crise d’effondrement du système financier transatlantique.