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L’Initiative « Une Ceinture, une Route » s’étend en Afrique

3 février 2017

Fidèle à la tradition chinoise depuis 27 ans, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a consacré son premier voyage à l’étranger de l’année à l’Afrique, où il a visité cinq pays du 7 au 12 janvier.

Au Forum de la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) en 2015 à Johannesburg, le président Xi Jinping avait esquissé 10 grands projets de coopération touchant à l’industrie, l’agriculture, l’infrastructure, l’écologie, la promotion du commerce, la lutte contre la pauvreté et la santé publique. Depuis lors, la Chine a investi plus de 50 milliards de dollars dans de tels projets.

En Tanzanie cette année, Wang Yi a abordé la rénovation et la modernisation du Chemin de fer Tanzanie-Zambie long de 1860 km, un projet phare réalisé dans les années 1970 par la Chine. Il y a quelques mois, les Chinois avaient achevé la construction du Pont Nyerere à Dar es Salaam. Les 680 mètres de ce pont à six voies en font le plus long pont à haubans surplombant la mer en Afrique orientale.

Au Nigéria la Chine a récemment terminé la construction d’une voie ferrée entre Kaduna dans le nord et Abuja au centre, et a signé un protocole d’entente pour une autre ligne allant du nord jusqu’au sud. Par ailleurs, la Chine a contribué à la réalisation de cinq aéroports au Nigéria.

Dans la République du Congo la Chine s’est engagée à construire une zone économique spéciale dans la ville portuaire de Pointe Noire.

Wang Yi a également visité l’île Madagascar qui pourrait servir de lien crucial entre l’Initiative « Une Ceinture, une Route » et le continent africain, comme du temps où Zheng He naviguait dans l’océan Indien au début du XVème siècle.

Lors de son voyage, Wang a noté que le programme du FOCAC annoncé à Johannesburg se transforme progressivement pour s’orienter plus sur le marché avec une plus grande participation d’entreprises privées, et pour privilégier la coopération au niveau des capacités de production.

Si, au départ, certains craignaient que l’investissement chinois en Afrique soit uniquement motivé par la recherche de ressources énergétiques régionales, depuis les sommes considérables investies aussi dans des régions dépourvues de ressources minérales et énergétiques significatives, ces préoccupations disparaissent. Gaudence Mpangala, professeur à l’Université Catholique Ruaha en Tanzanie, a déclaré à Xinhua :

Contrairement à d’autres partenaires au développement, les Chinois investissent dans l’infrastructure et les industries qui contribueront à hausser la Tanzanie au statut de pays à revenu intermédiare d’ici 2025.