« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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L’Institut Schiller, ses idées, ses engagements

6 novembre 2011

L’Institut Schiller est une association internationale rassemblant des individus (ou d’autres associations) partageant les mêmes engagements : créer les conditions où l’humanité puisse atteindre un "âge de raison" où la guerre, la pauvreté et les plaies qui nous affectent aujourd’hui apparaîtront comme les reliques d’un vieux monde dépassé. Ce défi repose sur trois composantes : une économie physique donnant la priorité à la découverte et aux capacités créatrices de l’être humain, une véritable éducation et une culture qui ne soit plus prise en otage par les égos mais qui s’adresse au faculté les plus élevées chacun d’entre nous.

Le monde est aujourd’hui prisonnier d’une logique dominante qui est celle du profit financier immédiat et d’une contreculture de l’instant (action-réaction) basée sur une soif perpétuellement inassouvie de sensations toujours plus fortes. L’éthique d’un travail humain se projetant sur le long terme et sur la nécessaire éducation du caractère a été rejetée. Il en résulte qu’une minorité s’est emparée des ressources produites par le travail de plusieurs générations et les consomme pour son seul profit. Notre raison d’être, dans ce contexte, est de redonner au monde un horizon, en créant les conditions morales, intellectuelles et civiques où les hommes puissent travailler pour les générations futures, en soutenant l’esprit de découverte, les investissements de santé publique, d’éducation et de recherche nécessaires à cette entreprise.

La situation actuelle

La crise dans laquelle nous sommes actuellement plongés se caractérise par le risque d’une nouveau krach financier bien plus grave que celui de 2007-2008 car rien n’ayant été fait pour remédier aux causes de celui-ci. De nouvelles bulles se sont créées et l’on a laissé se développer une finance de l’ombre (shadow banking) qui échappe à tout contrôle et détourne toujours plus l’argent de l’économie physique réelle vers le casino de la finance. Toutefois, bien que ces phénomènes soient aujourd’hui bien documentés, la gravité de leurs conséquences n’est pas toujours perçue dans toutes ses dimensions, notamment le découplage qui s’est effectué depuis plusieurs décennies entre production physique et finance spéculative se traduisant par l’émergence d’une société de services ne nécessitant que peu de qualification. En d’autres termes, la baisse substantielle de niveau de la population.

Ceux qui on créé les conditions de cette crise sont toujours en place et entendent conserver leur pouvoir à tout prix. Incapables - tout du moins dans les pays occidentaux - de présenter un modèle positif, ils ne peuvent justifier leurs errements qu’en cherchant à promouvoir une vision du monde basée sur la "survie du plus apte" dans une société assimilée à une jungle où l’on fait croire que l’affrontement de tous contre tous serait une fatalité.

Changement de paradigme

Contre cette conception du monde synonyme de faillite, l’Institut Schiller propose un contre-projet mobilisateur, un autre horizon, d’autant plus nécessaire que nous sommes dans une époque de changement de paradigme comme le caractérise l’émergence de la Chine et des BRICS sur la scène mondiale ou encore les défis posés par le numérique et l’intelligence artificielle. Nous ne pourrons faire face à ces immenses défis que dans la mesure où nous saurons remplacer le pessimisme culturel triomphant par l’optimisme d’une culture de la vie jetant les bases rationnelles d’un monde plus juste.

L’Institut Schiller mène son action avec les publications qui lui sont associées, Executive Intelligence Review et Alerte Stratégique. S’il dénonce ceux qui ont confisqué le pouvoir politique au nom de la loi du plus fort (il a été, avec un groupe de recherche constitué aux États-Unis, le premier à dénoncer les plans des néo-conservateurs américains), il se donne pour mission de réfléchir à ce qui constitue aujourd’hui le dessein commun de l’humanité et de rassembler les énergies autour sa réalisation.

Quelques jalons historiques

1948-1952

  • LaRouche fait une étude critique de la théorie de l’information de Norbert Wiener et développe la notion de « non-entropie » (entropie négative) qui se trouve au centre de sa théorie économique.
  • Il étudie les travaux des mathématiciens Georg Cantor et Bernhard Riemann et complète sa théorie de l’économie physique avec l’apport de leurs idées.
  • Il réfute la théorie des jeux de John von Neumann et Oscar Morgenstern, qui applique les notions statistiques de Wiener à l’économie.

1961

  • Dans ses prévisions économiques à long terme, LaRouche estime qu’une crise financière profonde aura lieu à la fin des années 60. A défaut d’un changement radical de la politique économique et monétaire alors en cours, il annonce la fin du système monétaire de Bretton Woods à plus ou moins brève échéance.

1964

  • LaRouche développe sa critique de la théorie économique de Karl Marx et réfute l’idéologie néo-malthusienne de la « nouvelle gauche » alors montante dans les milieux universitaires américains et s’apprêtant à trahir les « cols bleus », sa base productive constituée par les ouvriers qui formaient le coeur de l’Amérique du progrès.

1967

  • LaRouche attaque l’idéologie « post-industrielle » naissante et souligne l’importance primordiale de la production et des infrastructures. Il dénonce le détournement de l’argent du secteur productif vers les jeux financiers et la spéculation immobilière.

1968

  • LaRouche intervient dans le mouvement étudiant aux États-Unis. Invité à donner des cours de théorie économique dans des universités américaines, il réfute les arguments de la nouvelle gauche en faveur de la simple redistribution des richesses existantes et préconise une expansion de la production industrielle pour couvrir les besoins actuels et futurs de toutes les nations, celles du Sud comme celles qui sont déjà industrialisées.

1974

  • Fondation de la revue hebdomadaire Executive Intelligence Review (EIR), spécialisée dans les questions économiques et stratégiques internationales.
  • La Fondation pour l’énergie de fusion est également créée dans le but de défendre l’énergie nucléaire et le développement continuel de technologies nouvelles dans ce domaine.
  • LaRouche propose pour l’Europe la création d’un nouveau système de crédit, le « serpent-or », alliant les monnaies de la CEE au rouble du Comecon, qui serait désormais convertible en or, afin d’accroître les échanges Est-Ouest.

1975

  • Au cours d’une conférence de presse le 27 avril à Bonn, LaRouche propose, pour contrecarrer les effets néfastes du choc pétrolier sur les pays du Sud, de créer une Banque internationale de développement pour financer, par des prêts à bas taux d’intérêt et à long terme, l’importation des technologies nécessaires à la construction d’infrastructures modernes liées à l’eau, aux transports et à l’énergie dans ces pays.

1977

  • Dans une nouvelle série d’articles, LaRouche réhabilite le « système américain » d’économie politique d’Alexandre Hamilton pour contrer les théories d’Adam Smith et de Karl Marx associées au système britannique.
    Il rencontre également Jacques Rueff, l’ancien conseiller économique de Charles de Gaulle.

1978

  • Publication par l’EIR du bestseller Dope Inc. décrivant le rôle de l’Empire britannique dans le trafic de drogue depuis les guerres de l’opium et recensant les institutions financières impliquées dans le blanchissement de l’argent sale à l’échelle mondiale.
  • LaRouche soutient la proposition franco-allemande de système monétaire européen (SME) prévoyant des taux de change fixes et une stabilisation du commerce et de la production. Dans la Théorie du SME, il propose de créer, à partir du SME, une institution monétaire et de crédit internationale dont les buts seraient similaires à ceux de la Banque internationale de développement proposée trois ans plus tôt et qui remplacerait à terme le FMI.

1979

  • Une conférence de la Fondation pour l’énergie de fusion sur l’industrialisation de l’Afrique est organisée à Paris. Un programme global de développement pour l’infrastructure et l’industrie est mis en avant.
  • LaRouche réclame la démission du président de la Réserve fédérale Paul Volcker, responsable de la hausse des taux d’intérêt à plus de 20%, et auteur d’une stratégie de « désintégration contrôlée de l’économie mondiale » visant à engager les États-Unis et le monde sur la voie de la désindustrialisation.
  • A l’occasion du 190ème anniversaire de la naissance de l’économiste Friedrich List, l’EIR organise à Francfort une conférence sur le thème « Friedrich List et le nouvel ordre économique mondial ».

1980

  • Suite à une autre conférence, également à Francfort, sur la coopération entre l’Inde et l’Europe, l’EIR publie l’étude L’industrialisation de l’Inde, suivie d’autres programmes de ce type pour les pays en voie de développement.

1981

  • LaRouche et son ami Jacques Cheminade publient le livre La France après de Gaulle, analysant le rôle historique du colbertisme et de l’École polytechnique dans le développement de la France et en tant que source d’inspiration pour la prolongation et l’expansion géographique des trente glorieuses.

1982

  • LaRouche publie un essai, Une esquisse conceptuelle de la science économique moderne, explorant l’apport du philosophe Gottfried Leibniz dans l’émergence de la science de l’économie physique.
  • LaRouche lance une campagne d’éducation grand public autour de son concept de défense basé sur des rayons laser et à grande densité énergétique (qui sera adopté l’année suivante par le Président Reagan sous le nom d’Initiative de défense stratégique), devant être développé de manière conjointe avec l’Union soviétique pour mettre fin à la doctrine de Destruction mutuelle assurée et pour rendre les armes nucléaires obsolètes.
  • LaRouche rencontre le Président mexicain Lopez Portillo et écrit quelques semaine plus tard Opération Juarez, une proposition de moratoire sur la dette extérieure des pays d’Amérique latine et de réorganisation du système financier international.

1983

  • Publication du livre Il n’y a pas de limites à la croissance, afin de contrer la propagande néo-malthusienne du Club de Rome.
  • Publication du livre L’horrible vérité sur Milton Friedman, réfutant la vision néo-libérale de l’école de Chicago et s’opposant aux réformes économiques du Président Reagan.

Cliquer ici pour aller à la chronologie complète des principales initiatives de l’Institut Schiller.

À télécharger

Brochure publiée à l’occasion du 30e anniversaire de l’Institut Schiller, retraçant son histoire et présentant sa vision pour un nouveau paradigme pour l’humanité. Retrouvez-la parmi nos publications en vente sur ce site.

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