« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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L’Institut Schiller, ses idées, ses engagements

6 novembre 2011

L’Institut Schiller est une association regroupant des individus et des groupements se battant pour un monde plus juste, dans lequel la capacité créatrice de chaque être humain et l’égalité des chances de tous seront réellement respectées. Cela suppose une économie fondée sur l’accroissement de la production par tête et par unité de surface, assurant en même temps une juste redistribution des gains réalisés. Aujourd’hui, nous en sommes loin.

La logique dominante est en effet celle du profit financier immédiat et d’une contreculture attachée aux impressions et aux instincts eux aussi immédiats, et non à une éthique du travail humain, du développement à moyen terme et de l’affermissement des caractères. Le résultat est qu’une minorité en place consomme les ressources accumulées dans le passé. Notre raison d’être est donc de redonner au monde un horizon, en créant les conditions morales, intellectuelles et civiques dans lesquelles les hommes travaillent pour les générations futures, en soutenant l’esprit d’hypothèse et de découverte et les investissements de santé publique, d’éducation et de recherche nécessaires pour assurer ce futur meilleur.

La situation actuelle : crise financière et risque de guerre

Nous sommes aujourd’hui plongés dans une crise du même ordre que celle de 1929, mais bien plus grave car la mondialisation empêche de mettre des barrières à l’onde de choc financière.

L’oligarchie en place, qui entend conserver son pouvoir, agit donc à un niveau mondial et a recours à des mesures d’exception et à la menace de guerre pour tenir ses ennemis en respect. Incapable de présenter un modèle positif, elle cherche à faire croire que l’affrontement entre êtres humains est une fatalité. La « guerre des civilisations » décrite par Samuel Huntington est son arme de dissuasion massive et la peur, son instrument.

La crise financière résulte du gonflement continu des actifs financiers alors que la production réelle de biens par tête d’habitant recule ou plafonne. Il y a donc de plus en plus un découplage entre production physique et émission de titres monétaires et financiers, avec formation de bulles dans divers secteurs : bourse, immobilier, achat-vente d’entreprises, matières premières. En bref, les spéculateurs dominent l’économie et cherchent à gagner beaucoup d’agent en très peu de temps, contaminant de proche en proche tous les comportements des autres agents économiques.

C’est ce que nous entendons changer, en rétablissant les principes de l’homme-créateur et de l’homme-producteur, pensant et agissant en termes d’au moins la durée d’une génération (25 à 30 ans) et non du cycle d’un produit (1 à 3 ans), comme c’est le cas actuellement, ou pire encore de la durée d’une prise de position sur un quelconque marché à terme (entre 1 heure et quelques semaines).

D’autre part, la grande presse et les médias de masse en général tiennent les populations dans l’ignorance de la situation. Comme dans la Rome de la décadence, ils offrent des jeux pour distraire le peuple de son sort et, en particulier, ils visent les adolescents à qui ils ôtent les repères qui leur permettaient de juger. A la société de l’économie virtuelle correspond ainsi une contre-culture de l’image, qui empêche les être humains de voir plus loin que le bout de leur nez. Vance Packard avait, il y a plusieurs années, analysé ce phénomène dans La Persuasion clandestine. Cette persuasion consiste à faire croire aux gens qu’il y a une évolution économique fatale et une pensée unique, et qu’on ne peut rien faire contre elles, même si elles paraissent injustes et nocives dans leurs conséquences. L’on joue sur leur pessimisme et leur peur.

Cependant, comme les gens tendent à se révolter, les moyens de manipulation psychologiques ne suffisent plus. L’austérité sociale devient trop criante pour être acceptée dans des circonstances normales.

C’est pourquoi les oligarchies financières créent des circonstances d’exception en désignant des boucs émissaires. D’anciens alliés, comme Slobodan Milosevitch, Saddam Hussein ou Mouhammar Kadhafi font l’affaire, et on lance contre eux des guerres punitives, destinées à justifier des mesures liberticides sous prétexte de lutte pour la démocratie et contre le terrorisme.

C’est ainsi que comme dans le 1984 de George Orwell, on supprime la démocratie au nom de la lutte pour la démocratie, et l’on applique des pressions terrorisantes à son propre peuple sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Une telle évolution conduit tout droit à une situation qui, à partir de guerres préventives, va vers des guerres permanentes, irrégulières ou asymétriques.

L’Institut Schiller se bat donc pour arrêter cette évolution, en dénonçant d’abord cette politique, en expliquant ses tenants et aboutissants, mais plus important encore en proposant un contre-projet mobilisateur, un autre horizon, pour établir l’espérance. Nous combattons le pessimisme culturel par l’optimisme d’une culture de la vie jetant les bases rationnelles d’un monde plus juste.

L’Institut Schiller, avec les publications qui lui sont associées, Executive Intelligence Review et Alerte Stratégique, dénonce ceux qui ont confisqué le pouvoir politique au nom de la loi du plus fort. Il analyse la statégie des institutions qui expriment les vues de l’oligarchie (la Heritage Foundation, le Hudson Institute, la Rand Corporation, la Olin Foundation, la Mellon-Scaiffe Foundation, l’Aspen Institute, la Commission Trilatérale, le groupe de Bilderberg, le Project Democracy, l’American Enterprise Institute...) et publie des rapports sur leurs opérations en Europe et dans le monde. Il a été, avec un groupe de recherche constitué aux États-Unis, le premier à dénoncer les plans des néo-conservateurs américains.

Quelques jalons historiques

1948-1952

  • LaRouche fait une étude critique de la théorie de l’information de Norbert Wiener et développe la notion de « non-entropie » (entropie négative) qui se trouve au centre de sa théorie économique.
  • Il étudie les travaux des mathématiciens Georg Cantor et Bernhard Riemann et complète sa théorie de l’économie physique avec l’apport de leurs idées.
  • Il réfute la théorie des jeux de John von Neumann et Oscar Morgenstern, qui applique les notions statistiques de Wiener à l’économie.

1961

  • Dans ses prévisions économiques à long terme, LaRouche estime qu’une crise financière profonde aura lieu à la fin des années 60. A défaut d’un changement radical de la politique économique et monétaire alors en cours, il annonce la fin du système monétaire de Bretton Woods à plus ou moins brève échéance.

1964

  • LaRouche développe sa critique de la théorie économique de Karl Marx et réfute l’idéologie néo-malthusienne de la « nouvelle gauche » alors montante dans les milieux universitaires américains et s’apprêtant à trahir les « cols bleus », sa base productive constituée par les ouvriers qui formaient le coeur de l’Amérique du progrès.

1967

  • LaRouche attaque l’idéologie « post-industrielle » naissante et souligne l’importance primordiale de la production et des infrastructures. Il dénonce le détournement de l’argent du secteur productif vers les jeux financiers et la spéculation immobilière.

1968

  • LaRouche intervient dans le mouvement étudiant aux États-Unis. Invité à donner des cours de théorie économique dans des universités américaines, il réfute les arguments de la nouvelle gauche en faveur de la simple redistribution des richesses existantes et préconise une expansion de la production industrielle pour couvrir les besoins actuels et futurs de toutes les nations, celles du Sud comme celles qui sont déjà industrialisées.

1974

  • Fondation de la revue hebdomadaire Executive Intelligence Review (EIR), spécialisée dans les questions économiques et stratégiques internationales.
  • La Fondation pour l’énergie de fusion est également créée dans le but de défendre l’énergie nucléaire et le développement continuel de technologies nouvelles dans ce domaine.
  • LaRouche propose pour l’Europe la création d’un nouveau système de crédit, le « serpent-or », alliant les monnaies de la CEE au rouble du Comecon, qui serait désormais convertible en or, afin d’accroître les échanges Est-Ouest.

1975

  • Au cours d’une conférence de presse le 27 avril à Bonn, LaRouche propose, pour contrecarrer les effets néfastes du choc pétrolier sur les pays du Sud, de créer une Banque internationale de développement pour financer, par des prêts à bas taux d’intérêt et à long terme, l’importation des technologies nécessaires à la construction d’infrastructures modernes liées à l’eau, aux transports et à l’énergie dans ces pays.

1977

  • Dans une nouvelle série d’articles, LaRouche réhabilite le « système américain » d’économie politique d’Alexandre Hamilton pour contrer les théories d’Adam Smith et de Karl Marx associées au système britannique.
    Il rencontre également Jacques Rueff, l’ancien conseiller économique de Charles de Gaulle.

1978

  • Publication par l’EIR du bestseller Dope Inc. décrivant le rôle de l’Empire britannique dans le trafic de drogue depuis les guerres de l’opium et recensant les institutions financières impliquées dans le blanchissement de l’argent sale à l’échelle mondiale.
  • LaRouche soutient la proposition franco-allemande de système monétaire européen (SME) prévoyant des taux de change fixes et une stabilisation du commerce et de la production. Dans la Théorie du SME, il propose de créer, à partir du SME, une institution monétaire et de crédit internationale dont les buts seraient similaires à ceux de la Banque internationale de développement proposée trois ans plus tôt et qui remplacerait à terme le FMI.

1979

  • Une conférence de la Fondation pour l’énergie de fusion sur l’industrialisation de l’Afrique est organisée à Paris. Un programme global de développement pour l’infrastructure et l’industrie est mis en avant.
  • LaRouche réclame la démission du président de la Réserve fédérale Paul Volcker, responsable de la hausse des taux d’intérêt à plus de 20%, et auteur d’une stratégie de « désintégration contrôlée de l’économie mondiale » visant à engager les États-Unis et le monde sur la voie de la désindustrialisation.
  • A l’occasion du 190ème anniversaire de la naissance de l’économiste Friedrich List, l’EIR organise à Francfort une conférence sur le thème « Friedrich List et le nouvel ordre économique mondial ».

1980

  • Suite à une autre conférence, également à Francfort, sur la coopération entre l’Inde et l’Europe, l’EIR publie l’étude L’industrialisation de l’Inde, suivie d’autres programmes de ce type pour les pays en voie de développement.

1981

  • LaRouche et son ami Jacques Cheminade publient le livre La France après de Gaulle, analysant le rôle historique du colbertisme et de l’École polytechnique dans le développement de la France et en tant que source d’inspiration pour la prolongation et l’expansion géographique des trente glorieuses.

1982

  • LaRouche publie un essai, Une esquisse conceptuelle de la science économique moderne, explorant l’apport du philosophe Gottfried Leibniz dans l’émergence de la science de l’économie physique.
  • LaRouche lance une campagne d’éducation grand public autour de son concept de défense basé sur des rayons laser et à grande densité énergétique (qui sera adopté l’année suivante par le Président Reagan sous le nom d’Initiative de défense stratégique), devant être développé de manière conjointe avec l’Union soviétique pour mettre fin à la doctrine de Destruction mutuelle assurée et pour rendre les armes nucléaires obsolètes.
  • LaRouche rencontre le Président mexicain Lopez Portillo et écrit quelques semaine plus tard Opération Juarez, une proposition de moratoire sur la dette extérieure des pays d’Amérique latine et de réorganisation du système financier international.

1983

  • Publication du livre Il n’y a pas de limites à la croissance, afin de contrer la propagande néo-malthusienne du Club de Rome.
  • Publication du livre L’horrible vérité sur Milton Friedman, réfutant la vision néo-libérale de l’école de Chicago et s’opposant aux réformes économiques du Président Reagan.

Cliquer ici pour aller à la chronologie complète des principales initiatives de l’Institut Schiller.

Nous avons créé dans le monde, de manière absolument indépendante, une organisation de veille face aux idéologies et aux manœuvres de ces intérêts destructeurs. Notre inspirateur, Lyndon LaRouche, a développé le concept de potentiel de densité démographique relative pour juger le développement d’une économie et de toute une société. Il s’agit des moyens réunis en hommes, en infrastructures et en capital pour assurer un avenir. « Il n’est de richesse que d’hommes », comme le disait Jean Bodin, et le potentiel d’accroître leur densité sur terre tient au degré de développement culturel, social et économique d’une société. Celle-ci a un avenir quand elle assure que ce potentiel soit constamment accru, sous forme de découvertes de principes physiques universels, de leur application technologique et de la préparation des hommes qui habitent cette société à comprendre et à appliquer ces principes et technologies.

La réalisation des idées doit en être au centre, et ce sont donc les chercheurs, les philosophes, les techniciens, les entrepreneurs et les travailleurs qui doivent être comme une unité multiple au service du futur. Cela exige un leadership prenant ses responsabilités et formant en particulier les jeunes pour être la garantie de ce futur. Nous organisons ainsi un mouvement de jeunes, en leur faisant revivre les grandes expériences du passé, et non apprendre des formules et des slogans tout faits. Ces jeunes sont formés à devenir les « découvreurs » du futur. Ils sont aujourd’hui un groupe de pression qui exige des dirigeants politiques qu’ils ne sabotent pas ce futur en se soumettant aux intérêts financiers malthusiens.

Des formations politiques associées à l’Institut Schiller présentent également dans certains pays des candidats aux élections pour entamer un dialogue d’idées, à la manière de Socrate, pour tenter de faire accoucher les autres du meilleur qu’ils portent en eux-mêmes. L’enseignement de l’Institut Schiller se fait donc par le mouvement et par l’exemple, en informant mais surtout en incitant chacun à connaître mieux le monde où il vit et à y intervenir pour l’améliorer.

Notre volontarisme engagé s’oppose totalement au « laissez-faire, laissez-passer » des néo-libéraux, qui ne sont que le masque de l’oligarchie financière, car la « liberté » qu’ils prétendent défendre n’est que celle également assurée pour les poules et les renards dans le poulailler, sans tenir compte de leurs intentions et de leurs capacités respectives.

Nous sommes donc totalement opposés à des organisations comme l’Institut Adam Smith et la Société du Mont Pèlerin et à ses économistes, qu’il s’agisse d’un Milton Friedman ou d’un Karl Friedrich von Hayek, dont l’influence désastreuse est devenue aujourd’hui dominante. Le régime du général Pinochet, au Chili, a été leur banc d’essai. Nous ne voulons pas qu’il se propage, sous d’autres formes, dans le monde, car il répand l’injustice et ne crée pas les ressources nécessaires pour l’avenir. Nous sommes également opposés à un écologisme qui oppose la nature à l’homme, mais nous défendons un être humain qui maîtrise les lois de l’univers pour le bien de ses semblables et fait ainsi progresser la capacité d’accueil de la terre.

Dénoncer et énoncer ne servirait cependant à rien si nous n’avions un projet mobilisateur pour définir la voie vers l’avenir.

Notre projet

Notre conception de l’homme est qu’il a la capacité de créer à l’image du Créateur, et que cette capacité le rend responsable vis à vis de ses semblables et du monde. Individuellement, il doit être créateur dans sa vie personnelle, et socialement il doit s’unir avec d’autres hommes pour créer ensemble et y prendre plaisir. Ce plaisir est d’une nature supérieure, car il se définit dans le temps long de la pensée, contrairement à celui que l’on prend en satisfaisant les inclinations de ses penchants ou de ses instincts, qui lui se situe dans le temps court du corps. Aussi, l’Institut Schiller se bat pour une culture de la vie avec un projet à long terme, et contre la sous-culture dominante qui fait appel à la satisfaction des désirs immédiats de domination ou de gain au détriment des autres.

Le projet de l’Institut Schiller est un projet de développement à moyen et long terme, se substituant à l’ordre néo-libéral actuel qui part du principe « que le plus fort gagne ». Ce projet est un projet politique, visant à redresser la vie sociale, et non un arrangement de techniciens ou de technocrates. Il oppose une économie du développement, reposant sur les facultés créatrices de l’homme, à l’économie actuelle qui vise à l’avoir et à la possession d’objets.

Ainsi, pour échapper à la faillite financière et à la fuite en avant vers la guerre décrite ci-dessus, et au nom de l’idée de l’homme que nous venons de définir, nous proposons :

Une politique de grands travaux pour relancer l’économie. Il s’agit de ramener les flux d’argent vers le développement de l’économie physique, en jetant à nouveau les bases de la paix par le progrès mutuel. L’exemple du Plan Marchall peut être inspirateur dans une première approche, mais il faut cette fois aller bien plus loin, jusqu’aux dimensions d’un « pont terrestre eurasiatique ». Ce « pont » joindrait l’Europe occidentale à la Chine et à l’Inde, en passant par la Russie et la Turquie, avec trois branches principales. Ce type de développement continental est transmetteur de productivité à l’intérieur des territoires traversés (Asie du Sud-Ouest, Asie centrale, Sibérie...) contrairement à des échanges maritimes qui ne touchent que les ports et leur environnement. Il s’agit d’un vieux projet datant du XIXe siècle, et dont le transsibérien n’a été que la réalisation partielle. La géopolitique britannique s’est toujours opposée à ce projet, craignant pour les intérêts malthusiens de la City de Londres. Raison de plus pour le faire aujourd’hui !

Ce projet devrait par ailleurs être complété par un tunnel sous le détroit de Bering, reliant la Sibérie à l’Alaska et aux Territoires du Yukon, de manière à développer les nouveaux réservoirs de matières premières qui s’y trouvent dans le cadre d’une véritable dynamique d’aménagement du territoire, d’urbanisation et de peuplement.

De grands travaux doivent aussi être mis en œuvre dans le domaine de l’eau, comme le projet de revitalisation du lac Tchad à partir du bassin versant du fleuve Congo (le projet Transaqua), ainsi que celui visant à descendre le surplus d’eau de l’Alaska vers le sud, à travers les Rocheuses puis l’ouest des États-Unis jusqu’au Mexique (le projet NAWAPA). Il faudrait également terminer le Canal de Jonglei dans le sud du Soudan. Ces projets permettront d’ouvrir de vastes régions à l’agriculture et au commerce fluvial, et d’élever la biosphère à un niveau d’organisation plus abouti.

Nous proposons finalement un grand programme de recherche européen, en prenant comme objectif la colonisation de la Lune puis de Mars, en coopération avec la Russie, l’Inde et la Chine.

Tout cela exige cependant la mise en place d’un nouveau Bretton Woods, un accord international entre États-nations assainissant le système financier actuel et rétablissant des parités fixes entre monnaies et une référence-or pour les accords de compensation entre les participants. Il permettrait une stabilité dans les anticipations et exclurait par sa nature même les bulles spéculatives.

Deux conditions sont nécessaires pour la mise en œuvre de ce système. D’une part, la mise en règlement judiciaire des agents financiers spéculateurs, en éliminant les mauvaises créances correspondant aux spéculations si extrêmes qu’il n’est possible de les rembourser qu’au détriment de l’économie. Ceci peut être fait dans le cadre d’une séparation des activités bancaires, (banques d’épargnes et banques d’investissement) comme avait permis de le faire la loi Glass-Steagall adoptée par l’administration Roosevelt aux États-Unis en 1933. D’autre part, le rétablissement de la possibilité d’émettre du crédit productif, à long terme et à faible taux d’intérêt, car le produit de l’impôt et de l’emprunt ne peut aujourd’hui suffire à assurer le financement de grands travaux. Il faut, pour le faire en évitant l’inflation, c’est-à-dire la dérive de l’argent hors du productif, rétablir une logique de banques nationales conjuguant leurs efforts pour financer de grands projets établis en commun, sous l’impulsion et le contrôle des citoyens, et non des seuls banquiers, assureurs ou fonctionnaires du Trésor public.

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