« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Conférence de l’Institut Schiller à Copenhague le 27 mars 2015 :

Guerre avec la Russie ou coopération avec les BRICS ?

3 avril 2015

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A la conférence de l’institut Schiller de Copenhague : le conférencier et auteur danois Jens Jørgen Nielsen (à gauche) et Tom Gillesberg (Président de l’Institut Schiller au Danemark).

Le 27 mars à Copenhague, l’Institut Schiller et la communauté russe danoise ont conjointement organisé un séminaire réunissant 85 participants parmi lesquels des représentants de six ambassades, dont plusieurs de pays asiatiques et des membres de la communauté russe du Danemark.

Le conférencier Jens Jørgen Nielsen, auteur du livre Påegne præmisser – Putins nye Rusland (Selon ses propres prémisses – la Nouvelle Russie de Poutine) et ancien correspondant du journal danois Politiken, est intervenu sur les erreurs occidentales risquant de mener le monde à un affrontement nucléaire.

La première erreur, précise Jensen, fut la volonté occidentale d’élargir sans limite l’UE et l’OTAN vers l’Est et de mettre en place un système anti-missile dirigé contre la Russie. Autre cause de tension, Nielsen pointe du doigt le coup d’Etat à Kiev, largement téléguidé par les Occidentaux.

Il décrivit dans quel état de faillite se trouvait la Russie suite au pillage d’Eltsine, l’homme des Occidentaux. Ayant hérité de cette situation catastrophique, Poutine tente de redresser la barre. Son souhait est de faire à nouveau de la Russie une grande nation, coopérant avec les Etats-Unis, l’UE et l’OTAN, mais les Occidentaux lui rendent la tâche impossible, conclut Nielsen.

Tom Gillesberg, président de l’Institut Schiller au Danemark, évoqua à son tour l’occasion historique qu’offre l’interférence entre la dynamique des BRICS et la campagne de l’Institut Schiller pour que l’UE et les États-Unis abandonnent leurs visées géopolitiques afin de s’engager dans une politique de paix par le développement mutuel.

Les deux orateurs furent submergés de questions et de commentaires. Il faut dire que l’enjeu d’un conflit nucléaire avec la Russie s’était brutalement invité dans la vie politique danoise une semaine plus tôt, lorsque l’ambassadeur de Russie à Copenhague avait précisé à la presse que si le Danemark s’associait activement au bouclier anti-missile de l’OTAN, il devait prendre conscience que ses navires deviendraient instantanément des cibles potentielles pour les missiles nucléaires russes.