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Face au terrorisme et à la violence : bannir les jeux vidéos violents et coopérer avec la Russie dans la lutte antiterroriste

4 août 2016

Lors d’une discussion le 24 juillet avec des collègues, Helga Zepp-LaRouche a abordé la question du carnage de Munich où un tireur isolé a tué neuf personnes, et suivi dans les trois jours par trois autres actes de violence en Allemagne.

Helga Zepp-LaRouche constatait que « l’élément nouveau est que le tueur n’était pas un extrémiste islamique ; le tireur était un fan des jeux vidéo violents », et qu’il a imité les précédents tueurs de masse, eux aussi, conditionnés par l’utilisation soutenue de ces vidéos et jeux de tir à la première personne dite en vue subjective. Helga Zepp-LaRouche propose deux mesures dont la mise en œuvre doit se faire de façon coordonnée au niveau mondial :

  • Bannir à l’échelle internationale les jeux vidéo violents et notamment leur accès par internet. En 2007, Helga Zepp-LaRouche avait déjà lancé un appel à les interdire.
  • Une coopération internationale avec la Russie contre le terrorisme, telle que le président Poutine l’a proposée lors de l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre 2015.

La Russie, a noté Mme Zepp-LaRouche dans un article du 23 juillet, meurtrie elle-même par le terrorisme, dispose :

de la plus grande compétence concernant les réseaux en Tchétchénie ainsi que leurs liens avec le Secteur droit en Ukraine et avec Daech, et qui, par son intervention militaire en Syrie, a été le seul pays à avoir réussi à faire reculer le pouvoir de Daech. (...)

Depuis la publication en Grande-Bretagne du rapport de l’enquête Chilcot, qui a révélé l’orchestration par Tony Blair d’une guerre d’agression contre l’Irak sur la base de mensonges, poursuit Zepp-LaRouche, et suite à la déclassification des 28 pages du rapport de l’enquête officielle du Congrès américain sur le 11 septembre, qui ont dissipé tout doute quant au rôle de l’Arabie saoudite dans le financement du terrorisme, toute poursuite de la même politique revient à se faire complice de tout nouvel attentat terroriste.

Les autorités allemandes ne peuvent plus se dissimuler derrière les sophismes sociologiques habituels. La crédibilité du [député CSU] Uhl et du ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière, celle des membres de la commission des Affaires intérieures du Bundestag et bien-sûr de la chancelière Merkel sera mesurée à l’aune de leur décision d’examiner dans le cadre d’une enquête officielle les implications de ces deux documents – le rapport Chilcot et les 28 pages – et d’en tirer les conséquences. Dans tout état de cause, il est inadmissible d’utiliser les attentats de Wurzburg et de Munich pour renforcer l’État policier à la Erdogan, et de coopérer précisément avec ces États dont le rôle est éclairé dans le rapport Chilcot et les 28 pages.