« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Evincer Obama de la présidence pour éviter la guerre

4 mai 2015

Ces deux dernières semaines, plusieurs faits sont venus nous rappeler que le monde est à deux doigts d’une guerre généralisée qui risque fort d’être thermonucléaire. La raison fondamentale en est, même si les médias se gardent bien de vous le dire, que l’oligarchie financière transatlantique et son système sont condamnés à la faillite. Considérons les éléments suivants :

  • Lors de la Quatrième conférence internationale sur la sécurité, les 18 et 19 avril à Moscou, les dirigeants russes, notamment le chef de la diplomatie Lavrov, ont souligné que le déploiement par les États-Unis et l’OTAN de systèmes de défense antimissiles en Europe de l’Est revient à menacer la Russie d’une première frappe.
  • Dans une tribune publiée le 19 avril dans le New York Times sous le titre : « Comment éviter une guerre nucléaire », le général américain James E. Cartwright, ancien vice-président du comité des chefs d’état-major interarmées, et le major-général russe Vladimir Dvorkin (cr), ancien négociateur des traités de désarmement, avertissent que la rupture du dialogue entre Washington et Moscou, depuis le coup d’état de février 2014 en Ukraine, augmente le risque d’une guerre thermonucléaire.
    Les États-Unis et la Russie ont tous deux un plan de « lancement sur alerte » en vertu duquel, dès que l’une des deux puissances détecte ce qui lui apparaît comme une première frappe imminente de la part de l’adversaire, elle réplique aussitôt en lançant ses propres missiles. Or, le risque d’un déclenchement accidentel ou basé sur de fausses informations reste très élevé, surtout en cas de coupure de communications entre les puissances en question.
  • Le Pentagone élargit et modifie profondément sa stratégie en donnant à ses bombardiers B-1 de longue portée la capacité de transporter des armes conventionnelles et des armes nucléaires stratégiques. En outre, les États-Unis mettent au point une nouvelle génération d’armes nucléaires tactiques à installer dans l’est de l’Europe et pouvant être déployées sur des bombardiers furtifs de longue portée et des drones armés de missiles de croisière. Ces deux initiatives réduisent ainsi la frontière entre guerre nucléaire et guerre conventionnelle.
  • Fortes du soutien de Washington et de Londres, les forces saoudiennes qui ont elles-mêmes commandité les attentats du 11 septembre contre les États-Unis, font la guerre au Yémen, alliées de facto avec al-Qaïda. Alors que l’on constatait une avancée dans les négociations avec l’Iran, il faudrait pour qu’elle aboutisse, désavouer l’Arabie saoudite. Or, c’est le contraire qui s’est produit jusqu’à présent.