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Et si le FBI était coupable de trahison ?

23 janvier 2018

Donald Trump a toujours nié toute collusion avec la Russie en vue de gagner la campagne présidentielle de 2016, ses récentes déclarations l’affirmant de plus en plus énergiquement, alors que les révélations sur l’enquête conduite par le procureur indépendant Robert Mueller menacent désormais de faire dérailler la tentative de putsch contre Trump. La collusion entre le renseignement britannique, l’équipe de campagne d’Hillary Clinton et des responsables du renseignement américain acquis à Barack Obama se trouve progressivement dévoilée au grand public, de même que leur rôle dans la concoction du récit sur l’ingérence russe.

Dans un entretien avec le Wall Street Journal, le locataire actuel de la Maison Blanche accuse l’agent du FBI Peter Strzok d’avoir commis des actes de « trahison », comme le démontrent ses tweets à l’avocate du FBI Lisa Page. Ainsi, a déclaré Trump, « ce qu’il a tweeté à sa maîtresse est un acte de trahison », ajoutant que « ce qui s’est passé au FBI, où un homme tweete à sa maîtresse que si elle [Clinton] perd, nous allons nous rabattre sur … notre politique d’assurance qui est, si elle perd, nous allons passer à la phase 2, et nous allons virer ce type. (...) Autrement dit, renverser le Président. Je souligne que c’est du FBI dont nous parlons. Je pense qu’il s’agit de trahison. ».
Trump a également fait voler en éclat l’idée qu’il avait pu faire obstruction à la justice. En réalité, selon lui, ils ont fabriqué un crime puis prétendu qu’il y avait obstruction. « Comment peut-il y avoir obstruction, s’il n’y a pas eu de crime ? », a-t-il demandé.

Ces propos de Donald Trump ont été précédés par la diffusion d’un commentaire explosif le 8 janvier sur WMAL, le talkshow le plus populaire de la capitale, par l’ancien procureur fédéral de Washington, Joseph DiGenova. Selon lui, une « surveillance illégale » de la campagne de Trump avait été découverte par le Directeur de la NSA Mike Rogers, au début de l’année 2016. Lorsque le directeur du Renseignement national James Clapper et le directeur de la CIA John Brennan ont appris que Rogers menait une enquête sur l’affaire, ils ont tenté, sans succès, de le faire congédier.

Par ailleurs, DiGenova a également déclaré que l’administration Obama « avait menti à la Commission FISA » pour obtenir des mandats de surveillance à l’encontre de Trump, en s’appuyant sur le dossier frauduleux produit par un « ex » agent du renseignement britannique, Christopher Steele. DiGenova a qualifié cela de « coup d’état, de tentative d’espionnage à l’encontre d’un président élu ». Il a ajouté que « la véritable trahison n’était pas celle de l’équipe de campagne de Tump ou de son équipe de transition (entre son élection et sa prise de fonction officielle), mais de gens opérant au sein du ministère de la Justice et du FBI, qui ont conspiré pour piéger un Président élu des Etats-Unis et l’accuser de faux crimes. »

Entre-temps, des élus républicains au Congrès poursuivent leurs enquêtes sur la relation entre le FBI et Fusion GPS, la société payée par l’équipe de campagne de Clinton, qui a fait appel aux services de Christopher Steele, ainsi que sur le rôle d’Andrew McCabe, l’adjoint au directeur d’alors du FBI James Comey, dans l’orchestration d’opérations contre Trump. Les protestations hystériques provenant du camp Clinton, des défenseurs de Mueller et des médias au service du « deep state » indiquent qu’ils sont conscients du fait que leur complot a été éventé et qu’ils devront, comme l’a expliqué DiGenova, « rendre des comptes ».