« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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Conférence de l’Institut Schiller : un responsable chinois reconnaît le rôle de LaRouche dans la « route de la soie » chinoise

12 novembre 2013

La sixième conférence consacrée à « Un nouveau paradigme pour la civilisation » s’est tenue le 2 novembre près de Los Angeles. Des représentants de l’Institut Schiller et des invités d’Asie ont présenté au cours de la journée la perspective prometteuse du développement du bassin du Pacifique, dès lors que la mainmise monétariste sur l’économie réelle est stoppée.

Cette vision est diamétralement opposée au « pivot asiatique » promu par l’Administration Obama, qui vise en dernière analyse à lancer une guerre préventive contre la Chine.

L’un des intervenants à la conférence par vidéo était Ding Yifan, le directeur adjoint de l’Institut du Développement Mondial, lié au Conseil d’Etat du gouvernement, qui a décrit la politique chinoise de nouvelle route de la soie.

Il a d’abord constaté que les régions côtières de la Chine ont connu une croissance très rapide au cours des dernières années, y compris en raison des investissements de multinationales, elles-mêmes attirées par les investissements publics dans l’infrastructure. Toutefois, comme la crise financière internationale
a mené au déclin des exportations, il a été décidé de privilégier le développement du marché intérieur, notamment dans les parties centrales et occidentales du pays, a expliqué Ding, au lieu de compter sur les exportations.

De plus en plus d’industries s’installent désormais dans ces régions. Et comme elles sont loin des voies maritimes, la Chine investit dans la construction de voies ferrées pour les relier à l’Asie centrale et à l’Europe. Si le transport par rail est plus coûteux que par mer, le train est plus rapide, et moins coûteux que le transport aérien.

Ces projets ont également été discutés par le président Xi Jinping lors de ses visites récentes dans les pays d’Asie centrale et en Russie. Tous ces pays sont membres de l’Organisation de coopération de Shanghai, qui avait été fondée pour combattre l’extrémisme religieux, le séparatisme et le terrorisme dans la région. Comme ces derniers sont alimentés par la pauvreté et le mécontentement, le gouvernement chinois s’engage à y apporter le développement et la prospérité économiques.

Ding a conclu sa présentation ainsi :

« Je pense que M. LaRouche a parlé du pont terrestre – d’un pont terrestre eurasiatique – il y a bien des années déjà. Mais son analyse devance souvent le développement. Par conséquent, les gens parfois ne reconnaissent l’importance de ses prévisions que plusieurs années après. Et sa projection s’avère souvent tout à fait correcte. Et je pense que cette fois-ci la nouvelle route de la soie a démontré encore une fois que LaRouche avait raison, en ce qui concerne les efforts chinois pour conduire le développement et la coopération économiques avec les pays d’Asie centrale et la Russie, puis de faire du pont terrestre eurasiatique un axe vital de développement. »