« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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La conférence de l’Institut Schiller à Berlin met l’accent sur le développement de l’Afrique

5 juillet 2017

L’Institut Schiller a consacré une conférence le 24 juin à Berlin à l’Initiative la Ceinture et la Route de la Chine qui devient un modèle de développement, en particulier pour l’Afrique. Ont participé à cette conférence, Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller international, le ministre conseiller de l’Ambassade de l’Ethiopie à Berlin, et un consultant en affaires originaire de Tanzanie, qui représente une alliance d’investisseurs dans l’infrastructure de plusieurs pays africains.

Dans son discours Mme Zepp-LaRouche a appelé le gouvernement allemand, à la veille du sommet du G20, à renoncer à son modèle privilégiant l’investissement privé dans l’infrastructure africaine que promeut actuellement la chancelière Merkel sous l’étiquette du « commerce équitable ». L’ordre néolibéral défendu bec et ongles par le ministre allemand des Finances Schäuble ne vaut en aucun cas la peine d’être préservé, a-t-elle souligné. Le modèle chinois d’institutions de crédit publiques, associées à la puissance technologique et industrielle, est bien plus adapté aux besoins des pays en voie de développement. Même aux Etats-Unis, le modèle chinois est de plus en plus considéré comme une alternative gagnant-gagnant.

Puis concernant la situation de l’Allemagne, elle a conclu :

Il faut faire entrer l’Allemagne dans ce nouveau paradigme, si nous ne voulons pas nous retrouver isolés et discrédités

L’Ethiopie, tournée vers l’avenir

La présentation donnée par Gebreselassie Haile, ministre conseiller de l’Ambassade d’Ethiopie, a surpris de nombreux participants : il a dressé le portrait d’un pays qui, tout en étant une ancienne civilisation, est confiant et porté vers l’avenir. Depuis quatorze ans, l’Ethiopie connaît une croissance à deux chiffres, grâce à l’investissement dans l’infrastructure de base telle que les centrales hydroélectriques, les chemins de fer, les autoroutes et les zones industrielles.

Nous ne voulons recevoir d’ordres de personne, nous cherchons des partenaires prêts à investir dans notre projet, qui consiste à devenir le principal centre manufacturier d’Afrique.

Les problèmes, selon lui, comme les réfugiés, la pauvreté et le terrorisme ne peuvent être résolus que par une politique d’emploi productif.

La Nouvelle Route de la soie passe par la Tanzanie

Le consultant tanzanien a décrit de son côté les quinze voyages fructueux qu’il a effectués en Chine, incluant celui qu’il a fait dans le cadre du Forum Une Ceinture, une Route, ainsi que ses rencontres avec des représentants des grandes institutions de crédit dont le Fonds de la Nouvelle Route de la soie. Il a opposé cette expérience aux nombreuses déceptions qu’il a rencontrées avec les pays européens : ces pays sont dominés par la culture des ONG, leurs gouvernements n’allouent aucun fonds et les investisseurs privés ont les mains liées par des procédures bureaucratiques en matière de « droits de l’Homme » et de « bonne gouvernance ».