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Barack Obama incite à une guerre mondiale

30 août 2012

Jamais le président Barack Obama n’avait aussi directement menacé de recourir à la force militaire américaine pour renverser le gouvernement syrien que la semaine dernière. Rappelant dans l’esprit des avisés les évocations par le vice-président d’alors Dick Cheney des « nuages nucléaires » que pourrait provoquer l’Irak de Saddam Hussein, le président Obama annonçait que toute indication de déplacement des armes chimiques syriennes l’amènerait à repenser complètement la politique américaine envers Damas. Ses commentaires ont été répétées après une longue discussion téléphonique avec le Premier ministre anglais David Cameron, au cours de laquelle les deux ont convenu que l’élimination de Bachar al-Assad était une mesure non sujette à négociation, malgré les vétos de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité, et malgré la déconfiture de l’opposition armée sur le terrain.

Pendant que MM. Obama et Cameron menaçaient d’intervenir militairement pour créer une zone d’interdiction aérienne et un corridor soi-disant humanitaire le long de la frontière turco-syrienne, le Premier ministre israélien brandissait la menace d’une action militaire préventive contre l’Iran dans les semaines à venir. Sur ce, le général Gabi Ashkenazi, le dernier chef d’état-major des forces de défense israéliennes, a rejoint le choeur des dirigeants de la Tashal, du Shin Bet et du Renseignement militaire, d’actif et retraités, qui ont tous pris leurs distances publiquement avec les plans d’attaque unilatérale de Benjamin Netanyahou et de son ministre de la Défense Barak.

De plus en plus d’experts israéliens en matière de sécurité en viennent à reconnaître que si le chef d’état-major américain, le général Martin Dempsey, a mis en garde contre une telle action, la seule voix susceptible d’obliger de fait Netanyahou et Barak à y renoncer – le président Obama – se tait. Le quotidien Ha’aretz précisait dans un éditorial récent que son silence est interprété comme un feu vert pour le gouvernement israélien.

Lyndon LaRouche a clairement expliqué le danger, soulignant que l’ensemble du Moyen Orient est une poudrière et que la politique du président Obama mènera en fin de compte à une guerre thermonucléaire avec la Russie et la Chine.

En effet, diverses crises couvent dans la région, dont toutes pourraient servir de prétexte à une épreuve de force stratégique entre les Etats-Unis d’un côté et la Russie et la Chine de l’autre. La situation interne en Turquie s’est dramatiquement échauffée, l’armée turque étant déjà impliquée dans des opérations de combat contre le Parti de travailleurs kurdes (PKK). Par ailleurs, l’ancien ministre israélien de la Défense Moshe Arens a proposé que l’armée de l’Air israélienne lance des attaques préventives contre les bunkers souterrains du Hezbollah dans le sud du Liban, sous prétexte que ses missiles pourraient être utilisés pour des représailles en cas d’attaque israélienne contre l’Iran.

Les dirigeants russes et chinois n’ignorent pas le danger extrême. De nombreux dirigeants militaires et de sécurité américains non plus. Un groupe formé par plusieurs d’entre eux vient de produire un rapport recommandant une coopération économique et stratégique plus intense avec la Russie (cf. ci-dessous). C’est le contraire de l’approche adoptée par le président Obama et promise par Mitt Romney.