« la plus parfaite de toutes les oeuvres d’art est l’édification d’une vraie liberté politique » Friedrich Schiller

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New York, Etats-Unis, 28 mars 2015Les BRICS : une option sûre pour éviter une troisième guerre mondiale

Près de deux cents personnes ont assisté à la conférence de l’Institut Schiller à New York, le 28 mars 2015, sur le thème : « Nouvel âge de ténèbres ou nouvelle Renaissance ? Les BRICS, une option sûre pour éviter une troisième guerre mondiale. »

Accueillis par Dennis Speed de l’Institut Schiller de New York, ont pris la parole :

  • Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente internationale de l’Institut Schiller
  • James Chie Hsuing : professeur de politique et de droit international à l’Université de New York
  • Le père Thémistocle Adamopoulos, missionnaire en Sierra Leone
  • Dr Abdul Alim Muhammad, directeur du centre médical Abundant Life
  • Megan Beets, membre de l’équipe scientifique de Lyndon LaRouche (Etats-Unis)

La vidéo complète de la conférence (en anglais).

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Helga Zepp-LaRouche à New-York

Ouvrant la conférence, Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller, dressa le tableau sombre, faits à l’appui, de la menace de troisième guerre mondiale qui pèse aujourd’hui sur le monde en raison de la géopolitique occidentale en Ukraine.

A l’origine de cette menace, la dérive des États-Unis, à travers leur relation privilégiée avec l’Empire britannique, après la chute du mur de Berlin en 1989. A l’époque, se prenant pour les grands vainqueurs de la Guerre froide et sous l’influence des cercles néoconservateurs autour de Bush père et fils, les États-Unis se mirent à rêver d’un Empire mondial à une seule tête.

Selon leur doctrine, énoncée par le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) créé en 1997 et reprise à son tour par Obama, aucune puissance ne doit se reconstituer dans les zones d’influence de l’ancienne URSS et en Asie de l’Est ou du Sud-ouest, susceptible de remettre en cause l’hégémonie des États-Unis.

Or, comme l’expliqua Mme LaRouche, la Russie s’est relevée de sa chute, la Chine est désormais la deuxième puissance économique du monde et les BRICS représentent, avec leurs alliés, plus de la moitié de la population mondiale. Il serait pourtant facile d’éviter une telle conflagration mondiale !

Il suffirait que les États-Unis rejettent les théories d’Empire que leur allié britannique leur souffle à l’oreille et rejoignent la dynamique de croissance économique et infrastructurelle, lancée par les BRICS à Fortaleza en juillet 2014.

Helga Zepp-LaRouche décrivit le basculement saisissant du monde vers cette perspective : la myriade d’accords économiques signés entre tous ces pays et surtout, la création d’institutions bancaires, comme la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII), la Nouvelle banque de développement (NBD) des BRICS, etc., pour financer ces projets vitaux.

Elle développa ensuite les bases philosophiques de leur approche westphalienne du monde, issue des conceptions de Nicolas de Cues à la Renaissance : des États-nations, tels des microcosmes, travaillant en harmonie dans ce macrocosme qu’est le monde – et les points communs de cette philosophie avec les idées confucéennes chinoises.
Son discours complet (en anglais).

Deux messages importants furent reçus, émanant de la conférence annuelle du Forum mondial russe, organisée au Sénat américain le 26 mars pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire dans la Deuxième guerre mondiale.

Le premier, adressé par Edward Lozansky, président de l’Université américaine à Moscou :

C’est la trente-cinquième fois que nous nous rencontrons au Sénat pour discuter des questions importantes concernant les relations États-Unis/Russie. Je pense que nous sommes à une époque très dangereuse. Je ne me souviens de rien de pire, même durant la Guerre froide. Il est donc temps pour tous ceux qui veulent éviter une catastrophe, d’agir. Ne restez pas passifs. Tâchez de faire quelque chose : une conférence, des éditoriaux, envoyez des lettres à vos congressistes... Car nous approchons d’un moment de non retour. (…) Rejoignez ce groupe !

L’autre d’Igor Okunev, de l’Institut public des relations internationales de Moscou (MGIMO) et vice-doyen de l’École des sciences politiques, pour qui il est préférable,

que dans l’arène internationale, on n’assiste pas à un monologue d’Etat ; mieux vaut un dialogue entre États, au cours duquel nous (…) trouverions des solutions acceptables par toutes les parties.